AFRICA HUMAN VOICE NEWS - LE BLOG D'AFRIQUE VOIX HUMAINE CONTRE LE NEO-COLONIALISME ET LE NEO-ESCLAVAGISME DE L'OCCIDENT ET SES "PREFETS-GOUVERNEURS NOIRS" LOCAUX.
Les
coups de menton ne suffisent pas à restaurer la crédibilité financière d’un
pays. En dépit des déclarations lénifiantes des autorités en charge des
finances publiques, le petit pays pétrolier, forestier, minier et gazier de la
communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) peine à faire
face au remboursement des dettes arrivées à maturité. Brazzaville n’est pas à
son premier défaut de paiement. C’est devenu comme une habitude, une routine et
une coquetterie. Être aux abonnés absents pour le Congo-Brazzaville au moment
de passer à la caisse, c’est la règle.
Panne
technique
Brazzaville
affiche 13,59 milliards de francs CFA de nouveaux arriérés sur sa dette
extérieure en avril 2026. Les raisons sont vite trouvées : incidents
techniques. Lorsqu’on cherche des prétextes pour se disculper, on est rarement
à court. Il se passe ce qui s’est passé et évoqué à l’occasion des précédents
défauts de paiement. Le Congo-Brazzaville devra mobiliser 1298 milliards de
francs CFA d’ici à décembre 2026 au titre du remboursement de la dette.
L’encours de la dette fin avril 2026 s’élevait à 9 273,6 milliards de francs
CFA (Ecomatin, 9 juillet 2026). Le compteur de la dette continue
de tourner. Brazzaville n’est pas à l’abri de nouveaux défauts de paiement en
cette période d’asséchement financier. Ces nouveaux arriérés sont concentrés
sur le volet extérieur : 8,21 milliards de francs CFA dus à des créanciers
bilatéraux et 5,38 milliards de francs CFA dus à des créanciers multilatéraux.
Inclusion
numérique
Le caractère
technique à bon dos. Brazzaville signe, insiste et persiste sur le caractère
technique du défaut de paiement passant sous silence la mauvaise gouvernance
des finances, les difficultés de mobilisation financière relative à la faible
collecte des recettes publiques entraînant l’incapacité de paiement de la
puissance publique. D’où l’impérieuse nécessité de lutter énergiquement contre
les malversations financières, l’évasion financière et la corruption. C’est
l’occasion pour Denis Sassou Nguesso flanqué d’Anatole Collinet Makosso et
Christion Yoka d’accélérer la digitalisation et la numérisation des régies
financière en vue de sécuriser les recettes publiques.
L’après… : ni modèle gabonais, ni modèle tchadien, mais ToPeSA
Le Congo nouveau : un changement politique fondé sur une réforme structurelle de l’Étatet
de l’économie, portée par la décentralisation administrative et
financière effective, l’autonomie partielle des régions qui n’est plus
un obstacle, et le HDC comme moteurs du développement. « Kulukutu tzia kazu ngua ngolo ka sé » / « Soki ozali na mayele mpe makasi, kela, sala, mpe kende liboso; komitungisa na makambo ya bato mosusu te »
L’autonomie partielle des régions et le HDC, les leviers du développement économique
L’économie sera l’un des piliers de la
réussite de ToPeSA. En faisant de la décentralisation administrative et
financière effective un instrument de création de richesses et en
intégrant le principe du Hors Différentiel de Charge (HDC) dans ses
relations économiques, ToPeSA propose une nouvelle stratégie de
développement fondée sur l’initiative des territoires, l’investissement
productif et la souveraineté économique. Une vision qui place les
régions, les entrepreneurs et l’État au cœur d’un même projet : bâtir le
Congo nouveau.
L’autonomie partielle des régions et le
HDC constituent les deux leviers de la pensée économique qui met
l’accent sur l’initiative privée, la responsabilité locale et la
valorisation des capacités nationales. Cette vision s’inspire de
l’aphorisme kongo : « Kulukutu tzia kazu ngua ngolo ka sé » dont l’équivalent en lingala serait : « Soki ozali na mayele mpe makasi, kela, sala, mpe kende liboso; komitungisa na makambo ya bato mosusu te
» Autrement dit, celui qui possède l’intelligence et la force doit
créer, entreprendre et avancer, sans se laisser détourner par les
agissements des autres. Ce principe de l’initiative privée au service du
développement économique que j’avais formalisé dès 1983, alors que
j’exerçais les fonctions de Secrétaire général du Mouvement Patriotique
Congolais (MPC).
Dans la vision portée par ToPeSA – le pont vers le Congo nouveau,
l’économie constitue le socle de la restauration de notre pays. Il ne
peut y avoir ni réconciliation durable, ni justice sociale, ni
développement équilibré sans une économie forte, créatrice de richesses,
d’emplois durables et d’opportunités pour tous.
ToPeSA qui place la décentralisation administrative et financière effective
au cœur de sa politique économique, se félicite que l’autonomie
partielle des régions ne soit plus un obstacle. Cette réforme permettra à
chaque région de définir ses priorités, de valoriser ses ressources
naturelles, humaines et culturelles et de devenir un véritable pôle de
création de valeur au service de la Nation.
Dans le même esprit, la politique économique s’appuiera, dans les échanges avec nos partenaires, sur le principe du HDC (Hors Différentiel de Charge).
Ce mécanisme devra permettre de bâtir des relations économiques plus
justes, plus compétitives et plus avantageuses pour les deux parties, en
garantissant que chaque partenariat contribue effectivement à la
croissance nationale, à la création d’emplois et au renforcement de
notre souveraineté économique.
Le temps est venu pour les Congolaises et
les Congolais de se préparer à cette nouvelle dynamique. Chacun est
appelé, dès aujourd’hui, à développer une véritable culture de la
création d’entreprises afin d’anticiper les opportunités qu’offrira
l’autonomie partielle des régions. Cette démarche s’inscrit dans la
continuité des orientations proposées lors des débats préparatoires de
la Conférence internationale qui, malheureusement, n’a pu aboutir. Elle
reposait notamment sur la mise en place de cahiers des charges que
j’avais demandé à chaque délégué régional d’élaborer, afin de disposer
d’une vision structurée du développement économique propre à chaque
territoire.
L’objectif est clair : faire émerger, dans
chaque région, un tissu d’entreprises répondant aux besoins économiques
et sociaux du territoire, afin de créer massivement des emplois
contractuels par des entreprises à objets sociaux, de générer des
revenus stables, de stimuler l’innovation, de fixer les populations sur
leurs terres et de réduire les disparités régionales.
Dans ce cadre, chaque région bénéficiera
de mécanismes de financement destinés à soutenir la création et le
développement d’entreprises, selon des modalités qui seront définies à
l’adoption des textes organisant l’autonomie partielle des régions.
L’État jouera pleinement son rôle d’État
stratège. Il demeurera le principal investisseur dans les secteurs
d’intérêt national et les infrastructures stratégiques. Là où
l’investissement privé sera plus pertinent, l’État accompagnera les
Congolaises et les Congolais au moyen de dispositifs de financement, de
garantie, de formation et d’appui technique favorisant l’émergence d’un
entrepreneuriat national fort.
Une priorité sera accordée à la création, dans toutes les régions, de paradis agricoles,
véritables bassins de production destinés à garantir d’abord la
sécurité alimentaire nationale. La première richesse d’un pays est sa
capacité à nourrir son peuple. Produire pour nourrir les Congolais,
transformer localement les productions et créer de la valeur ajoutée sur
notre territoire constitueront les premières étapes de la souveraineté
économique du Congo nouveau.
Pour les produits qui ne pourront pas encore être fabriqués ou cultivés sur notre territoire dans un premier temps, des centrales d’achat
seront créées. Elles auront vocation à sécuriser les approvisionnements
du pays, tout en privilégiant un actionnariat majoritairement congolais
afin que la richesse générée profite d’abord aux Congolaises et aux
Congolais.
Avec ToPeSA, projet global de transformation du Congo,
chaque région devient un acteur du développement national. Chaque
Congolaise et chaque Congolais devient un bâtisseur de la prospérité
collective. Ensemble, faisons de l’autonomie partielle des régions le
moteur d’un Congo nouveau, souverain, prospère et solidaire.
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
C’est inédit et lunaire dans les annales
de la République du Congo. Le beau plumage de monsieur Denis Sassou
Nguesso vient de prendre un sacré coup de plomb.
Loin de la terre de nos ancêtres devenue
une prison à ciel ouvert, un mouroir, nous avons et continuerons
toujours à dénoncer la mauvaise gouvernance qui sévit au
Congo-Brazzaville au nom du sacro-saint principe de la liberté
d’expression garantie par la Constitution congolaise, dans les
démocraties, et crainte par les dictatures.
Parler de madame Françoise Joly,
ministre et Représentante personnelle de monsieur Denis Sassou Nguesso,
personnalité politiquement exposée, nous a valu un communiqué de la
présidence de la République du Congo le 01 mars 2024. Pourquoi seulement
cette collaboratrice quand bon nombre des membres du gouvernement
congolais sont critiqués pour leur incurie ou frasque depuis l’existence
de la République du Congo ? Il y a anguille sous roche.
Il sied de rappeler aux autorités
congolaises en place qu’il est de notre devoir en tant que vigie de la
République, citoyen du Congo-Brazzaville de se questionner et
s’interroger sur le fonctionnement de nos institutions qui hélas jour
après jour tire notre pays vers les bas-fonds de l’indicible ; c’est le
cas au vu du communiqué de la Présidence de la République.
À l’heure où le Rwanda fait feu de toute
part afin d’infiltrer et prendre le contrôle de nos institutions au nez
et à la barbe de nos autorités, signe des accords (notamment de
Défense) non ratifiés par le parlement congolais, s’accapare de nos
terres portant ainsi atteinte à notre souveraineté en mettant en péril
notre cohésion nationale, la présence de madame Françoise Joly d’origine
rwandaise au côté de monsieur Denis Sassou Nguesso suscite de vives
inquiétudes qui relèvent de la haute trahison car notre pays le
Congo-Brazzaville est en pilotage automatique depuis le Rwanda.
Le dessein funeste du Rwanda au
Congo-Brazzaville, nonobstant nos relations fraternelles, est une
opération à long terme qui vise dans les décennies à venir à placer dans
les plus hautes sphères de l’État congolais des sujets congolais
d’origine rwandaise, au service du Rwanda comme cela se fait déjà en
République démocratique du Congo (RDC) avec la guerre qui sévit dans
l’Est de la RDC. « L’Histoire ne se répète pas, elle bégaie ».
Le Rwanda est un petit pays (26338 km²
de superficie) avec une population de 13,46 millions d’habitants (2021).
Ne pouvant légitiment pousser ses frontières, ce dernier se livre à une
politique expansionniste à travers l’acquisition des terres dans les
pays tiers en y exportant sa population qui sert aussi de mercenaires à
travers des accords militaires, à l’ingérence dans la politique
intérieure par le placement des personnalités influentes telles que
madame Françoise Joly au Congo-Brazzaville, à l’annexion des terres pour
l’exploitation des ressources naturelles pour le compte des Occidentaux
comme dans l’Est de la RDC provoquant ainsi des guerres inutiles avec
des millions des morts. Notre culture bantoue incite au bon voisinage et
non à la perfidie.
Aucune attaque injustifiée ni xénophobe
ne vise madame Françoise Joly ni des Sang-mêlé congolais, à moins que la
Présidence de la République du Congo ne reconnaisse à demi-mot que nos
inquiétudes sont fondées, notre pays progressant à hue et à dia ; en
tout cas elles le sont au vu du communiqué belliqueux, menaçant à
l’endroit des Congolaises et des Congolais que nous sommes, signé par le
ministre d’État, directeur de Cabinet de monsieur Denis Sassou Nguesso.
Pour rappel le mois de mars est de triste mémoire pour le peuple
congolais car il donne lieu à toutes les exactions et magouilles de
l’histoire tragique de notre pays.
Nous avons été peinés comme d’habitude
du fiasco du séjour de monsieur Denis Sassou Nguesso aux Émirats arabes
unis. Ce dernier n’était pas attendu par les autorités locales, comme ce
fût le cas lors de la vraie-fausse visite à monsieur Donald Trump,
Président élu des États-Unis d’Amérique (USA). Ce fiasco diplomatique
aux Émirats arabes unis est l’œuvre de madame Françoise Joly en charge
des réseaux émiratis ; à noter lors de cette escapade touristique
l’absence très remarquée des ministres des Affaires étrangères et de la
Coopération internationale. C’est la diplomatie des pieds nickelés. Dans
ce contexte, l’on ne peut que s’étonner de la loyauté, du
professionnalisme et du dévouement de madame Françoise Joly qui
ridiculise notre beau pays le Congo-Brazzaville à l’international. Les
femmes de l’URFC (Union révolutionnaires de femmes du Congo) auraient
fait mieux et ce ne sont pas des talents qui manquent parmi elles.
Le Congo-Brazzaville va mal du fait de
la mauvaise gouvernance clanique et tribaliste de ses dirigeants qui de
scandale en scandale abîme l’image de notre pays sur la scène
internationale.
Le vol des 14 milles milliards de francs
CFA des générations futures, les frasques financières de la famille
Sassou Nguesso et du clan, les détournements des deniers publics tels
que le Figagate censés aider la jeunesse, l’exploitation anarchique du
pétrole et du gaz par des sociétés fictives, la vraie-fausse
inauguration de l’exportation du GNL « italien » en tournant un
« volant » du pipeline de la Compagnie Électrique du Congo (CEC S.A.) de
Pointe-Noire, l’insécurité galopante perturbant la tranquillité des
paisibles citoyens, l’injustice sociale, l’incarcération des prisonniers
politiques, la violation quotidienne des droits humains, le non-respect
des institutions publiques par les membres de la nomenklatura qui se
croient au-dessus des lois, la corruption, la gabegie, le vol des
deniers publics en bande organisée, la tribalisation de la fonction
publique et de l’armée, les exécutions extra-judiciaires sont entre
autres autant de faits qui nuisent au rayonnement de notre pays et à sa
concorde nationale.
Madame Françoise Joly, l’arbre qui cache
la forêt de la déchéance de notre pays, peut avoir la confiance aveugle
de monsieur Denis Sassou Nguesso, mais ce dernier a perdu la confiance
du peuple congolais qui vit un calvaire au quotidien sans eau potable,
ni d’électricité, ni de systèmes de soins de santé basiques, ni de
structures scolaires décentes, ni d’infrastructures dignes, etc.
Nous aurions préféré un communiqué de la
Présidence de la République du Congo annonçant un dialogue national
inclusif avec la libération des prisonniers politiques et le
rétablissement des libertés fondamentales, au lieu de nous distraire
avec un communiqué sur madame Françoise Joly dont les compétences avec
engagement et abnégation restent à démontrer devant le délabrement de
notre pays.
Le peuple congolais n’est ni xénophobe,
ni haineux, ni ordurier, ni calomnieux, mais soucieux de son avenir qui
s’écrit en pointillé car pris en otage par la pieuvre qui nous étrangle.
En aucun cas nous ne sommes les ennemis
de la République lorsque nous dénonçons avec véhémence les manquements
constatés dans la gestion de la chose publique.
À partir du moment où l’on s’est engagé
politiquement, nous assumons les conséquences et le risques de nos
actes. La République du Congo doit rassembler ses filles et ses Fils au
lieu de les menacer sans vergogne afin de les réduire au silence par la
paix des cimetières tant chère à cette dictature.
Le vent du changement souffle sur le
continent africain et personne n’y échappera pour le bien-être de nos
populations. En démocratie, seul le peuple, le souverain primaire, juge
ses dirigeants car le pouvoir rend fou, et le fou ne rend pas le pouvoir
que le peuple lui a confié par délégation.
Nous avons le Congo-Brazzaville en
partage, et la balle est dans votre camp n’ayant pas des armes pour vous
faire déguerpir au prix des cadavres de nos compatriotes. Vous n’êtes
pas nos ennemis, mais nos adversaires politiques.
L’affaire de madame Françoise Joly n’est
qu’un épiphénomène qui n’a pour seul but que de nous distraire quand
l’essentiel est ailleurs, le Congo-Brazzaville d’abord.
C’est feu le Président Marien Ngouabi
qui disait le 13 mars 1977, son dernier discours à la place de l’hôtel
de ville de Brazzaville : « Lorsque ton pays est sale et manque de paix
durable, tu ne peux lui rendre sa propreté et son unité qu’en le lavant
avec ton sang ».
La suite on la connait, on peut tuer des gens, mais les idées ne meurent jamais.
Découvrons le logo officiel de ToPeSA : le pont vers le Congo nouveau
Chaque grand projet a besoin d’un symbole
capable d’en exprimer l’esprit, les valeurs et la vision. Après la
chanson de sensibilisation invitant le peuple congolais à choisir la
Transition Politique Structurelle Apaisée (ToPeSA) pour ouvrir la voie
vers le Congo nouveau, nous franchissons aujourd’hui une nouvelle étape
avec le dévoilement de son logo officiel. Pensé comme un emblème porteur
de sens, ce logo est le vôtre. Il incarne une ambition nationale et
marque l’ouverture d’une nouvelle séquence de communication destinée à
faire découvrir, à travers chacun de ses symboles, la vision du Congo
nouveau que ToPeSA propose de construire avec l’ensemble des Congolais.
Aujourd’hui, nous sommes heureux de présenter au peuple congolais le logo officiel de ToPeSA, un symbole qui traduit la vision d’un Congo nouveau : un Congo uni, réconcilié, souverain, prospère et résolument tourné vers l’avenir.
Ce logo est bien plus qu’une identité
visuelle. Il est l’expression graphique d’un projet de Nation. Chaque
trait, chaque couleur et chaque symbole ont été pensés pour représenter
les valeurs, les ambitions et l’espérance qui fondent le Congo nouveau.
Il s’articule autour de symboles qui
évoquent le Congo et son avenir, laissant à chacun le soin d’en
apprécier la richesse et d’en découvrir la signification.
ToPeSA a progressivement trouvé un écho
favorable auprès du peuple congolais ainsi qu’auprès de nos partenaires.
À travers ce symbole, ToPeSA affirme une vision nouvelle de notre pays,
fondée sur l’Union nationale, la réconciliation, la restauration de
l’État et une décentralisation administrative et financière effective,
garantissant une autonomie partielle des régions. Cette organisation
permettra à chaque territoire de valoriser pleinement ses compétences,
ses ressources et son savoir-faire au service de la Nation. Elle repose
également sur la justice, les libertés, la solidarité et un
développement harmonieux de l’ensemble des régions de la République.
ToPeSA n’est pas seulement un
projet politique. C’est un projet de Nation. C’est un engagement
collectif pour bâtir un État fort, une société réconciliée et un avenir
partagé. Il constitue le pont entre le Congo d’hier et le Congo nouveau
que nous voulons léguer aux générations présentes et futures.
Ensemble, faisons de ToPeSA le chemin du rassemblement, de l’espérance et du renouveau.
ToPeSA – Le pont vers le Congo nouveau.
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
Le programme d’action du gouvernement (PAG) inspiré du programme
présidentiel de Denis Sassou Nguesso présenté par Anatole Collinet Makosso se
décline désormais en missions. Exit les batailles,
place aux missions. Le Congo-Brazzaville est tombé de charybde en scylla. On
dira de quelqu’un qu’il « est tombé de Charybde en Scylla »
dans deux cas précis : ou bien une personne a vu sa situation se dégrader
de pire en pire ; ou bien une personne, en voulant éviter un malheur, en
rencontre un plus grand encore. Brazzaville est passé de 12 batailles en 20
missions.
Du réchauffé
Rien de nouveau sous le soleil du Congo-Brazzaville, habitué par le
fils de « Mama Mouébara », Denis Sassou Nguesso au
replâtrage et aux slogans creux, à l’instar de la « nouvelle
espérance », du « chemin d’avenir »,
de « la marche vers le développement ».
Le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, protégé d’Antoinette
Sassou, a présenté, le 22 juin 2026 à Brazzaville, le Programme d’action du
gouvernement (PAG) devant l’Assemblée nationale toute ouïe. Articulé autour de
dix priorités, six axes et vingt missions, ce programme qui couvre le
quinquennat 2026-2031 est tiré du projet de société à la base duquel le
Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a été réélu, à savoir
« L’accélération de la marche vers le développement » (Les
dépêches de Brazzaville ADIAC.com, 23 juin 2026).
Bilan
Un chapelet de promesses sans lendemain. C’est l’arbre qui cache la
forêt. Entre 2021 et 2026, le tandem Sassou-Makosso est parti de la récession à
la résilience, aujourd’hui la troïka Sassou-Makosso-Yoka franchi une nouvelle
étape : le passage de la résilience à la relance. En matière de politique
économique, le triumvirat a oscillé entre grandes promesses et renoncements et
entre batailles et missions. La triade Sassou-Makosso-Yoka n’a tenu aucun cap.
Anatole Collinet Makosso, qui a été envoyé au charbon, élude la question du
bilan. Combien de batailles sur douze ont été remportées ? Quelles sont
les batailles perdues transformées en missions ? Les batailles se
confondent-elles en missions ? Les missions et les batailles sont-elles
les deux mamelles du programme de Denis Sassou Nguesso ? Les deux faces
d’une même pièce ?
Les populations du Congo-Brazzaville qui ne se font pas d’illusions sur
les missions ont la liste des batailles perdues : eau, électricité,
écoles, routes, emplois, bourses, retraites, pénuries de carburants, agents
fictifs, hôpitaux, inflation, malversations financières, dilapidation des
deniers publics, clanisme, clientélisme, népotisme, corruption... Le triptyque
Sassou-Makosso-Yoka entouré de mêmes acteurs gouvernementaux revient avec de
gros sabots. On ne peut pas relever le défi du développement du
Congo-Brazzaville avec les outils du passé. Peut-on tirer du vin dans de
vieilles outres ?
ToPeSA pour le Congo nouveau et des relations diplomatiques et des partenariats renouvelés
Dans cette nouvelle contribution au débat
national autour de l’initiative ToPeSA, je propose une réflexion sur les
blessures historiques, politiques et humaines qui continuent de
traverser la société congolaise, dont certaines pourraient relever
d’investigations de la justice internationale. Au-delà des divergences,
des responsabilités à établir et des débats qu’elles suscitent,
j’appelle les Congolaises et les Congolais à engager un effort collectif
de vérité, de justice, de réconciliation et de reconstruction
nationale. Mon ambition est de contribuer à jeter les bases d’un Congo
nouveau, uni, souverain et attractif, fondé sur une décentralisation
administrative et financière effective des régions, afin de libérer les
énergies locales, renforcer la cohésion nationale et favoriser un
développement équilibré du territoire. Ce Congo nouveau devra également
être capable de bâtir des partenariats internationaux renouvelés, fondés
sur le respect mutuel, la confiance et l’intérêt partagé.
« Fungola makolo mpo mwana abima » (Ouvre les cuisses pour que le bébé sorte !)
« Te, nakoki kofungola makolo te, Papa azali awa » (Non, je ne peux pas les ouvrir, Papa est là.)
Cette image, aussi simple qu’elle puisse
paraître, contient une part essentielle de la solution permettant au
Congo de s’en sortir, aussi bien sur le plan intérieur que dans ses
relations avec l’extérieur.
Le peuple congolais a exprimé, le 15 mars
2026, par une abstention massive, une profonde aspiration au changement.
Au-delà des lectures partisanes, ce signal politique traduit également
le rejet d’une certaine conception du pouvoir, de sa transmission et de
sa perpétuation. Il est temps d’entendre ce message.
Depuis des années, nous attirons
l’attention sur une réalité incontournable : aucun groupe ethnique,
aucune région, aucun parti politique, pris isolément, ne peut prétendre
apporter seul les solutions aux difficultés du Congo. Notre pays est
profondément fragmenté, marqué par les blessures de l’histoire, les
méfiances accumulées et les préjugés hérités de décennies de divisions
politiques et sociales.
J’ai également, depuis longtemps, plaidé
pour une refondation des relations entre l’Afrique et la France, ainsi
qu’entre le Congo et la France. Car les Africains d’aujourd’hui ne sont
plus ceux des indépendances des années 1960. La jeunesse africaine
aspire à la justice, à la liberté, à la souveraineté et à un partenariat
international fondé sur le respect mutuel, loin de toute forme de
paternalisme.
Le Congo porte encore les stigmates de
nombreux drames humains, politiques et militaires qui ont profondément
marqué sa mémoire collective. Des violations graves des droits humains
ont été dénoncées au fil des décennies. Des prisonniers politiques ont
perdu la vie, comme Marcel Tsourou. D’autres personnalités continuent
d’incarner, aux yeux d’une partie de l’opinion nationale, des questions
non résolues concernant la justice et la réconciliation nationale, à
l’instar du général Jean-Marie Michel Mokoko ou d’André Okombi Salissa.
Des événements tragiques ont également
marqué la vie politique congolaise, notamment le décès de Guy Brice
Parfait Kolélas pendant la campagne présidentielle de 2021, suscitant
encore aujourd’hui de nombreuses interrogations au sein de la société
congolaise.
Plus récemment, le décès de l’ancien
vice-Premier ministre Firmin Ayessa a, lui aussi, ravivé des
questionnements et des réflexions au sein de l’opinion publique.
Aujourd’hui, les débats autour de la démission de Jean-Dominique Okemba
tendent à occuper le devant de la scène politique, au risque d’éclipser
les véritables enjeux auxquels le Congo est confronté.
Pourtant, le message exprimé par une forte
abstention lors du scrutin du 15 mars 2026 a été interprété par de
nombreux Congolais comme le rejet d’une certaine conception de la
succession du pouvoir. Cette réalité politique mérite d’être entendue.
Aucun partenaire extérieur, y compris la France, ne saurait durablement
s’inscrire en contradiction avec les aspirations profondes du peuple
congolais sans prendre le risque d’accentuer la distance entre les
peuples et leurs partenaires.
L’histoire contemporaine du Congo reste
aussi marquée par le drame des Disparus du Beach, par les violences des
conflits armés successifs et par les nombreuses victimes civiles
recensées au cours des décennies de crises politiques et militaires. Les
rapports nationaux et internationaux produits à différentes périodes
témoignent de l’ampleur des traumatismes qui continuent de peser sur
notre conscience collective.
L’assassinat du président Marien Ngouabi
et celui du cardinal Émile Biayenda demeurent également parmi les
blessures les plus profondes de notre histoire nationale, dont les
conséquences politiques, sociales et psychologiques continuent
d’alimenter les interrogations et les divisions.
Face à cette histoire douloureuse, une
évidence s’impose : le Congo ne pourra construire son avenir sans
regarder son passé avec courage. Cela ne signifie ni vengeance ni
règlement de comptes. Cela signifie vérité, justice, reconnaissance des
souffrances, mémoire partagée et volonté collective de dépasser les
fractures.
Nous devons avoir le courage, aussi
difficile soit-il, de regarder ensemble notre histoire en face,
d’assumer nos responsabilités individuelles et collectives, de
reconnaître nos blessures respectives et de nous accepter enfin comme
des Congolais à part entière.
Cependant, les Congolais ne veulent plus
des intrigues de palais, des rivalités de clans ni des divisions
entretenues pour détourner le peuple des véritables enjeux nationaux.
Près de cinquante années de gâchis politique, économique, social et
humain constituent un lourd tribut payé par notre Nation.
Il est désormais temps de sortir
définitivement de la politique des slogans, inaugurée par le célèbre «
Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain », sans que le peuple
n’ait jamais su quand arriverait ce fameux lendemain. Ce lendemain doit
commencer maintenant.
Le moment est venu d’opérer le grand
virage vers le Congo nouveau. Tel est le choix historique que je propose
aux Congolaises et aux Congolais, mais également à l’ensemble de nos
partenaires internationaux : celui d’un Congo réconcilié avec lui-même,
capable de transformer ses blessures en force collective et son histoire
en projet d’avenir.
C’est à cette condition que nous pourrons entreprendre ensemble la traversée vers le Congo nouveau.
Ce Congo nouveau devra être un Congo
réconcilié avec lui-même, uni dans sa diversité, fort de ses
institutions, respectueux des libertés publiques et capable d’offrir à
sa jeunesse des perspectives de dignité, d’emploi et d’espérance, afin
qu’elle puisse s’émanciper, s’épanouir, réussir sa vie et ne plus être
condamnée à vivre éternellement chez papa et maman faute d’avenir.
Ce Congo nouveau devra également bâtir des
relations internationales renouvelées, fondées sur la souveraineté, le
respect mutuel, la transparence et l’intérêt partagé. Aucun pays ne se
développe seul. Le Congo aura besoin de ses partenaires historiques, de
nouveaux partenaires stratégiques et d’alliances multiples pour réussir
sa reconstruction économique, sociale, institutionnelle et culturelle.
La France, comme l’ensemble des
partenaires internationaux du Congo, est appelée à comprendre que
l’Afrique contemporaine aspire désormais à des relations équilibrées
entre partenaires égaux, fondées sur le respect des peuples et de leurs
aspirations.
Dès le 5 mai 2022, lors de l’émission L’Intégrale sur la radio Art-Mada,
j’appelais la France à tourner la page des logiques héritées du passé
pour ouvrir une nouvelle ère de coopération avec l’Afrique. Les
évolutions géopolitiques observées aujourd’hui sur le continent
démontrent que les peuples africains recherchent désormais des relations
internationales fondées sur la souveraineté, le respect mutuel et des
partenariats équilibrés.
Le défi qui se présente à nous est immense. Mais il est aussi historique.
ToPeSA propose précisément cette ambition :
construire un Congo nouveau, réconcilié avec son histoire, réuni dans
sa diversité, ouvert sur le monde et capable de nouer des relations
diplomatiques et des partenariats renouvelés au service exclusif du
peuple congolais.
Car au-delà de nos différences, de nos
blessures et de nos divisions, nous partageons une même responsabilité :
transmettre aux générations futures un héritage : le Congo nouveau.
ToPeSA pour le Congo nouveau et des relations diplomatiques et des partenariats renouvelés.
ToPeSA
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation pour Tous Initiateur de ToPeSA