mardi 11 août 2026

Anatole Collinet Makosso, le fossoyeur du développement au Congo-Brazzaville

 


Monsieur Anatole Collinet Makosso, le fossoyeur du développement au Congo-Brazzaville.
 
Le scandale qui entoure actuellement la gestion des passeports congolais pose une question simple, mais fondamentale : qui assume la responsabilité politique d’un tel dysfonctionnement de l’administration publique ?
 
À la tête du gouvernement depuis le 12 mai 2021, monsieur Anatole Collinet Makosso devrait, au minimum, tirer les conséquences politiques de cette situation. Lorsque l’administration d’un État est incapable de délivrer à ses propres citoyens un document aussi essentiel qu’un passeport après en avoir perçu le paiement, c’est la crédibilité même de l’action gouvernementale qui est mise en cause. La prestidigitation politique a ses limites.
 
Une démission ne serait ni un diktat ni une condamnation. Elle constituerait, dans une démocratie attachée à la responsabilité politique, un acte de dignité et de reddition de comptes lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous.
 
Un Premier ministre doit gouverner, pas applaudir. Monsieur Anatole Collinet Makosso exerce les fonctions de Premier ministre depuis plus de cinq ans. Pourtant, les Congolaises et les Congolais peinent à identifier les améliorations concrètes que son action gouvernementale aurait apportées à leur quotidien.
 
La politique ne peut être réduite à la fidélité personnelle à un chef, à des slogans ou à des exercices de communication. La politique est d’abord une affaire de convictions, de décisions et de résultats.
 
Un Premier ministre n’est pas un griot chargé de célébrer son bienfaiteur. Il est le chef du gouvernement et, à ce titre, il porte la responsabilité politique de la conduite de l’action gouvernementale.
 
La finalité de la politique devrait être claire : améliorer les conditions de vie de la population, renforcer l'État de droit, garantir l'efficacité des services publics et créer les conditions du développement économique et social.
 
Le scandale des passeports est une faillite administrative qui exige des explications. La récente intervention de monsieur Jean Olessongo Ondaye, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, devant le Sénat a mis en lumière l’ampleur des difficultés liées à la délivrance des passeports congolais. Si le chiffre de 50 000 dossiers déjà payés mais toujours en attente est confirmé, nous sommes face à une situation extrêmement grave. Sur la base d’un coût officiel de 50 000 francs CFA par dossier, cela représenterait environ 2,5 milliards de francs CFA déjà encaissés sans que le service correspondant ait été rendu aux usagers concernés.
 
Cette situation appelle des réponses précises :
Où est passé l’argent ?
Pourquoi les documents n’ont-ils pas été délivrés ?
Qui était responsable du dispositif ?
Quelles mesures ont été prises pour réparer le préjudice subi par les citoyens ?
Et surtout, qui devra rendre des comptes ?
 
Ce ne sont pas des questions partisanes. Ce sont des questions de bonne administration, de transparence et de respect du citoyen.
 
La responsabilité politique ne peut être diluée. Monsieur Jean Olessongo Ondaye a succédé, le 24 avril 2026, à Monsieur Raymond Zéphirin Mboulou en poste au ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation du 30 décembre 2007 au 24 avril 2026 (18 ans, 3 mois et 25 jours). Pendant de nombreuses années, ce département ministériel avait donc la responsabilité de la politique publique relative notamment aux documents administratifs et aux passeports.
 
Il appartient désormais aux institutions compétentes d'établir précisément les responsabilités administratives, financières et politiques dans cette affaire. Ces pratiques douteuses ont fermé la porte des États-Unis d’Amérique (USA) aux ressortissants de la République du Congo du fait de l’incurie de ses dirigeants.
 
Dans un véritable État de droit, une telle situation devrait donner lieu à une commission d’enquête parlementaire, associant l’Assemblée nationale et le Sénat, afin d’établir les faits, d’identifier les éventuels dysfonctionnements et de déterminer les responsabilités.
 
Personne ne devrait être condamné avant qu’une enquête sérieuse n’ait établi les faits. Mais personne ne devrait non plus être soustrait à l’obligation de rendre des comptes lorsqu’une responsabilité est établie. C’est précisément cela, l’État de droit.
 
Des passeports pour les Congolais pas dans plusieurs mois, mais maintenant. La réponse consistant à commander de nouveaux documents ne saurait constituer, à elle seule, une politique publique. Si l’achat annoncé de 100 000 documents est confirmé, avec une première livraison annoncée de 25 000 unités en septembre 2026 et le solde à la fin de l’année, une question demeure : que fait-on des dizaines de milliers de citoyens qui attendent déjà un passeport qu’ils ont payé ?
 
Le problème est connu. La solution doit donc être à la hauteur. Le Congo est parfaitement capable de prévoir ses besoins, de sécuriser ses chaînes de production et de constituer des stocks suffisants pour éviter que ses citoyens ne soient pris en otage par les défaillances administratives.
 
Un État sérieux anticipe, un État responsable planifie, un État moderne délivre à ses citoyens les documents auxquels ils ont droit.
 
Nous sommes devant une affaire de gouvernance, pas un simple problème technique. Le scandale des passeports ne doit pas être traité comme une simple panne administrative. Il révèle une question beaucoup plus profonde : celle de la qualité de la gouvernance au Congo-Brazzaville. À cela s’ajoute la vente à des ressortissants étrangers des pièces d’état civil permettant l’obtention de la nationalité congolaise. Ça constitue un délit puni par la loi constitutif de l'infraction de faux, usage de faux ou d'obtention frauduleuse de documents administratifs. Monsieur Jean Olessongo Ondaye l’a dénoncé et nous en prenant acte. Mais en politique, il faut prendre ses responsabilités et traduire devant les juridictions compétentes les vrais responsables de ce chaos.
 
Depuis des décennies, les Congolais entendent des promesses de modernisation, de transformation et aujourd’hui d’accélération au développement. Pourtant, les difficultés les plus élémentaires demeurent : accès à l’eau potable, électricité, santé, éducation, emploi, infrastructures, pouvoir d’achat et désormais délivrance normale des documents administratifs.
 
Comment prétendre bâtir un État moderne lorsque le citoyen qui a payé son passeport est incapable de savoir quand il le recevra ? La puissance d’un État ne se mesure pas à ses discours, à ses cérémonies ou à ses inaugurations. Elle se mesure à la qualité du service rendu à ses citoyens.
 
L’argent public doit servir le peuple. Pendant que les Congolais attendent leurs documents administratifs, le pays continue de donner l’impression que certaines dépenses somptuaires bénéficient d’une priorité que les besoins fondamentaux de la population n’ont pas. Les mariages somptueux de la famille présidentielle et les villégiatures à Miami deviennent la norme, ce qui est anormal dans une République. Cette perception nourrit légitimement la colère et le sentiment d’injustice.
 
Le peuple ne demande pas des privilèges. Il demande simplement que l’argent public serve d’abord l’intérêt général. Il demande de l’eau potable, de l’électricité, des écoles, des hôpitaux, des routes, des emplois et des services publics qui fonctionnent.
 
Le fonctionnement actuel du pouvoir congolais rappelle malheureusement le célèbre principe de Peter, selon lequel, dans une hiérarchie, les personnes peuvent être conduites à atteindre leur niveau d’incompétence. Une démocratie saine doit précisément permettre d’éviter cette dérive : les responsabilités doivent être évaluées à l’aune des résultats.
 
Lorsqu’un responsable échoue, il doit pouvoir être remplacé, lorsqu’une politique échoue, elle doit pouvoir être corrigée, lorsqu’une faute est établie, elle doit être sanctionnée. C’est ainsi que fonctionne une République responsable.
 
Il est temps de renouveler la classe dirigeante pour éviter que la situation ne devienne toxique, car le pouvoir corrompt avec le temps. Une vieille formule politique affirme que les dirigeants, comme les couches des bébés, doivent être changés régulièrement, et pour les mêmes raisons. La formule est volontairement provocatrice, mais elle contient une vérité politique : aucun pouvoir ne devrait devenir permanent, aucun responsable ne devrait être considéré comme irremplaçable et aucune fonction publique ne devrait être transformée en privilège à vie.
 
Le pouvoir prolongé sans contrôle finit par produire l'arrogance, l'impunité et l'aveuglement.
 
Le Congo-Brazzaville mérite mieux. Il mérite une République dans laquelle les dirigeants rendent des comptes, où les citoyens sont respectés et où l'État fonctionne au service de tous.
 
Monsieur Anatole Collinet Makosso, le temps des explications est venu. Si votre gouvernement assume la responsabilité de l’action gouvernementale, alors il doit également assumer la responsabilité politique de ses échecs.
 
La République ne demande pas des miracles. Elle exige des résultats.
 
Et lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous, l’honneur commande parfois de savoir partir.
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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

lundi 10 août 2026

Les jérémiades du général Olessongo Ondaye

 

Il faut appeler un chat par son nom. L’administration du Congo-Brazzaville est gangrenée par la corruption. Le mal est profond, n’a cessé de maugréer le locataire du Ministère de l’Intérieur, le général Olessongo Ondaye sans jamais , par solidarité maçonnique et/ou solidarité tribalo-clanique, citer Raymond Zéphirin Mboulou ni brandir la sanction des contrevenants dans le scandale des passeports.

Népotisme

A la tête des administrations centrales se trouvent des chefs de gang solidement installés. Parmi eux, figurent en bonne place Raymond Zéphirin Mboulou, pendant plusieurs années à la tête du Ministère de l’Intérieur et Albert Ngondo, au Trésor public.

Pourquoi le général Olessongo Ondaye ne pointe pas du doigt la responsabilité de l’ancien Ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou devenu ministre de la Défense qui a transformé la délivrance des passeports en véritable parcours du combattant pour les populations du Congo-Brazzaville et une manne financière pour les agents de la Préfecture ainsi que le personnel de l’Immigration ?

Le fils de « Mama Mouébara » Denis Sassou Nguesso a maintenu à leur poste Raymond Zéphirin Mboulou et Albert Ngondo en dépit de l’éclatement de l’affaire des jeunes filles de la RDC, des sujets de l’Afrique de l’Ouest et des Libanais exhibant leurs passeports pendant que les étudiants du Congo-Brazzaville manifestaient pour dénoncer la mafia des passeports.

Taule

Un militant associatif, Ondélé Kanga Guilain croupit en prison de la CID pour avoir mis à nu les filières de la mafia des passeports qui s’étendent de l’Intérieur au Trésor public en passant par les Affaires étrangères pour les passeports diplomatiques.

Questions d’argent

Où sont passés les 2,500 milliards de francs CFA pour les 50 mille passeports ? Et, pourtant, les occasions ne manquaient pas pour dégager du plancher Raymond Zéphirin Mboulou et ainsi donner un coup de pied dans la fourmilière. Pourquoi la Justice du Congo-Brazzaville n’est-elle pas saisie ? Pourquoi Emmanuel Olita Ondongo (HACL) et André Oko Ngakkala (Procureur de la République) sont-ils muets comme une carpe ? Aucun franc des passeports ne doit être touché par les fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur. Tout doit transiter sur un compte séquestre domicilié dans une banque privée de la place. Pourquoi n’y avoir pas pensé plus tôt ? Que va donc devenir le Trésor public d’Albert Ngondo si tant est que toutes les administrations se passaient des services du Caissier de l’Etat ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

samedi 8 août 2026

Le Congo mérite mieux (2/2) : ToPeSA, le pont vers le Congo nouveau

Le Congo mérite mieux (2/2) : ToPeSA, le pont vers le Congo nouveau

Reprendre notre destin en main

Notre pays doit désormais retrouver toute sa place dans le concert des Nations.

Cela suppose de reconstruire des relations équilibrées, fondées sur le respect mutuel et les intérêts réciproques avec la France, les États-Unis, Israël, l’Europe, la Chine, la Russie, l’Arabie saoudite ainsi qu’avec l’ensemble des pays frères d’Afrique.

Cela implique également de rétablir des relations exemplaires avec nos voisins : la République démocratique du Congo, l’Angola, le Gabon, la République centrafricaine, le Tchad et le Cameroun.

Le Congo nouveau sera un partenaire respecté parce qu’il sera un État souverain, crédible et stable.

Le peuple congolais a exprimé, le 15 mars 2026, sa volonté de tourner une page.

Il lui appartient désormais de confirmer ce choix dans le calme, la paix, sans règlement de comptes, sans esprit de vengeance et sans chasse aux sorcières.

C’est ainsi que les grandes Nations écrivent les plus belles pages de leur histoire.

Le 15 août doit devenir le jour de la souveraineté retrouvée

Le 15 août ne doit plus être seulement la commémoration d’événements du passé.

Il doit devenir le symbole de la reconquête de notre souveraineté nationale.

Peuple congolais,

Nous ne sommes pas ici pour faire le procès de l’histoire ni celui des hommes.

Nous ne sommes ni historiens ni magistrats.

Notre responsabilité est d’offrir au pays une perspective, une méthode et une espérance.

Cette espérance existe.

Elle s’appelle ToPeSA.

ToPeSA n’est dirigée contre personne.

Elle est destinée à toutes les Congolaises et à tous les Congolais.

Son ambition est de tourner définitivement la page des divisions afin d’ouvrir ensemble celle du Congo nouveau.

Depuis toujours, j’appelle à l’union nationale.

Car seule l’union permettra de reconstruire notre État, notre économie, nos institutions, notre école, notre justice et notre cohésion nationale.

Je connais le peuple congolais.

Je sais qu’il n’est pas animé par la haine.

Je sais qu’il possède la force morale, le courage et la générosité nécessaires pour reconstruire son pays lorsque l’espérance renaît.

Cette espérance porte aujourd’hui un nom :

ToPeSA

ToPeSA est le pont vers le Congo nouveau.

Elle rassemble.

Elle restaure l’État.

Elle rétablit l’autorité de la République.

Elle remet les institutions au service exclusif de la Nation.

Elle redonne à chaque Congolaise et à chaque Congolais sa place dans une République véritablement juste, impartiale et protectrice.

Elle prolonge l’idéal porté par les pères fondateurs le 28 novembre 1958 et ouvre une nouvelle étape de notre histoire : celle d’une Nation Pour Tous.

Le temps de la reconstruction nationale

Le peuple congolais n’a pas besoin d’un homme providentiel.

Il a besoin d’un État fort, juste et impartial, d’institutions crédibles et d’une République qui protège chaque citoyenne et chaque citoyen, sans distinction d’origine, de région, d’opinion ou de condition sociale.

Notre ambition n’est pas de remplacer un pouvoir par un autre.

Notre ambition est de restaurer l’État afin que le pouvoir revienne définitivement à son véritable détenteur : le peuple souverain.

C’est tout le sens de ToPeSA.

Restaurer l’autorité de l’État.

Garantir l’État de droit.

Réconcilier les Congolaises et les Congolais.

Reconstruire la confiance entre les citoyens et leurs institutions.

Remettre l’économie au service du développement national.

Redonner au Congo toute sa place en Afrique et dans le concert des Nations.

Le Congo nouveau ne se construira ni dans la vengeance, ni dans l’exclusion, ni dans les règlements de comptes.

Il se construira dans l’union nationale, la responsabilité, le travail, la justice, le pardon lorsque celui-ci est possible et le respect de la dignité humaine.

L’histoire nous appelle désormais à dépasser nos divisions pour accomplir ensemble la mission léguée par nos pères fondateurs : bâtir une République véritablement Une et Indivisible, une Nation Pour Tous, où chaque Congolaise et chaque Congolais pourra regarder l’avenir avec confiance.

Ainsi, le 15 août prochain ne devra plus être perçu comme la simple commémoration d’un passé qui divise.

Il devra devenir le point de départ d’une République restaurée, souveraine, réconciliée avec elle-même et résolument tournée vers l’avenir.

C’est cette ambition que porte ToPeSA.

C’est cette espérance que nous devons transmettre aux générations présentes et futures.

Le temps de ToPeSA

Le temps est venu de refermer une longue parenthèse de notre histoire.

Le temps est venu de reconstruire notre État, de réconcilier notre peuple et de rendre à la République toute sa dignité.

Le Congo mérite mieux.

Le Congo peut mieux.

Le Congo fera mieux.

À la veille du 15 août, j’appelle chaque Congolaise et chaque Congolais à choisir l’unité plutôt que la division, l’espérance plutôt que la résignation, le rassemblement plutôt que les affrontements.

Car notre avenir ne se construira pas les uns contre les autres.

Il se construira ensemble.

Ensemble pour restaurer l’État.

Ensemble pour reconstruire la République.

Ensemble pour bâtir le Congo nouveau.

Que vive ce nouveau départ !

Que vive l’union nationale !

Que vive la restauration de l’État !

Vive la République !

Vive le Congo nouveau !

ToPeSA est le pont vers le Congo nouveau.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Mis en ligne le 08 août 2026 – 09 h 23

jeudi 6 août 2026

Le Congo mérite mieux (1/2) : Les symboles ne remplacent plus les résultats

Le Congo mérite mieux : le temps de reprendre notre souveraineté

À soixante-six ans de l’indépendance, le 15 août doit marquer le point de départ du Congo nouveau.

À l’approche de la célébration du 15 août, une question essentielle se pose : que signifie aujourd’hui l’indépendance du Congo lorsque tant de défis demeurent sans réponse et que les attentes du peuple restent insatisfaites ?

Depuis des décennies, les Congolais assistent aux mêmes cérémonies, aux mêmes discours et aux mêmes promesses, tandis que les difficultés quotidiennes persistent. Le moment est venu de regarder la réalité en face, non pour raviver les divisions, mais pour ouvrir une nouvelle page de notre histoire.

Cette nouvelle page porte un nom : ToPeSA, le pont vers le Congo nouveau.

Une indépendance qui reste à construire

Comme chaque année, le pouvoir prépare la célébration du 15 août avec son traditionnel défilé militaire et sa revue des troupes.

Pourtant, cette célébration continue de susciter une interrogation profonde.

Soixante-six ans après, notre pays semble toujours commémorer davantage le renversement du premier Président de la République, l’abbé Fulbert Youlou, que l’accomplissement d’une souveraineté nationale pleinement assumée.

La véritable question est ailleurs :

Le Congo est-il réellement indépendant lorsque tant de décisions stratégiques semblent encore influencées par des intérêts extérieurs ?

Depuis de nombreuses années, je rappelle que la Françafrique a fonctionné comme un système de concessionnaires coloniaux. Son président fut notamment Jean-Paul Pigasse.

Aujourd’hui, les profondes mutations géopolitiques engagées dans le monde conduisent progressivement au démantèlement de ces anciens réseaux d’influence.

Le Congo doit saisir cette opportunité historique pour retrouver toute sa liberté de décision et redevenir pleinement maître de son destin

Les responsabilités ne peuvent plus être éternellement report

Depuis soixante-six ans, certains continuent de répéter :

« Youlou a tout volé. »

Pendant ce temps, les scandales se sont multipliés.

Les interrogations concernant le patrimoine de Denis Sassou Nguesso, de son épouse et de plusieurs membres de sa famille alimentent depuis longtemps le débat public.

Pourtant, aucun refrain officiel ne semble dénoncer ces affaires avec la même vigueur que les accusations constamment ressassées contre les dirigeants d’hier.

Une Nation ne peut durablement avancer en regardant uniquement dans son rétroviseur.

Chaque génération doit également répondre de son propre bilan.

Quand on s’en prend aux plus faibles

Dans notre tradition, un proverbe dit :

« Ha mahé ma kufi… »

Autrement dit, on s’en prend aux petites herbes.

On s’attaque aux plus faibles.

À ceux qui ne peuvent se défendre.

À celles et ceux qui accomplissent pourtant leur mission avec compétence et connaissent véritablement le fonctionnement de l’État.

Cette image traduit une réalité que beaucoup de Congolais connaissent : trop souvent, les serviteurs compétents de l’État sont marginalisés, tandis que les véritables responsables des échecs demeurent protégés.

Où sont passées les compétences nationales ?

Le Congo est un pays pétrolier.

Le Congo est traversé par de nombreux cours d’eau.

Pourtant, des millions de Congolaises et de Congolais continuent de vivre sans eau potable et subissent quotidiennement les coupures d’électricité.

Que sont devenus tous ces cadres que l’on faisait venir autrefois en urgence grâce aux communiqués diffusés sur la radio nationale ?

Qui ne se souvient de cet appel devenu célèbre :

« Yaka noki noki, ticket eko futama awa. »

Après l’épuration de nombreux cadres du Pool, où sont passées les compétences qui devaient bâtir le Congo moderne ?

Cette question demeure entière.

Comment expliquer qu’un pays aussi riche en ressources naturelles demeure confronté à des pénuries aussi élémentaires ?

C’est bien la gouvernance qui est aujourd’hui en cause, bien davantage que les richesses dont dispose notre pays.

Cette première partie dresse un constat. Dans le second volet, je présenterai la voie que je propose pour sortir durablement de cette impasse : ToPeSA, le pont vers le Congo nouveau.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Mis en ligne le 06 août 2026 – 11 h 01

"Les jeunes doivent se prendre en charge", selon monsieur Denis Sassou Nguesso


« Les jeunes Congolais doivent se prendre en charge », selon monsieur Denis Sassou Nguesso.
 
Mais « Sarah m’a tuer ».
 
Quid des jeunes de la famille Nguesso qui affichent sur les réseaux sociaux une vie de luxe au frais du trésor public congolais.
 
Un pays de plus en plus riche avec une population de plus en plus pauvre, tel est le dilemme que tous ensemble devrions résoudre pour ne pas voir notre pays sombrer dans l’indicible car il n’est jamais trop tard d’agir en unissant nos forces quand notre État est en péril.
 
Le fossé s’allonge au jour le jour entre le peuple congolais et ses dirigeants. Les mensonges politiques ne suffisent plus à masquer les manquements dans la réalisation des différents projets de société supposés apporter le bien-être au peuple congolais.
 
Nous sommes devant la tragédie des Sarah au Congo-Brazzaville, une forme de malédiction. Après les frasques de Sarah Ndenguet s’en prenant à un greffier, et voilà maintenant que c’est Sarah Nguesso qui nous fait les siennes en étalant un train de vie fastueux au-delà de l’endentement du citoyen congolais lambda qui tire le diable par la queue. Ces dernières font partie du clan mafieux qui dirigent le Congo-Brazzaville depuis 43 années cumulées de pouvoir. Ces frasques découlent de la mauvaise gouvernance que connait notre pays notamment en matière de corruption et de gabegie.
 
Quand les nouveaux riches congolais exhibent leur richesse à l’extérieur aussi bien qu’à l’intérieur du pays avec de l’argent public, le contraste est saisissant entre la saleté, la pollution et la misère vécue par la population congolaise au regard des lieux idylliques occidentaux.
 
Le message était pourtant simple : l'État ne peut plus recruter tous les jeunes, chacun doit désormais entreprendre, créer son activité et construire son avenir avec l’appui du gouvernement. Sur le principe, qui pourrait s'opposer à l'entrepreneuriat ? Une jeunesse dynamique, innovante et autonome constitue une richesse pour toute nation.
 
Mais un discours politique ne vaut que par l'exemple qu'il donne.
 
Comment convaincre une jeunesse confrontée au chômage, à la précarité et au manque d'opportunités lorsque l'image renvoyée par les dirigeants et la famille présidentielle est celle d'un train de vie luxueux largement relayé sur les réseaux sociaux ? C'est ce décalage qui nourrit aujourd'hui l'incompréhension et le ressentiment d'une partie de l'opinion publique.
 
Au Congo-Brazzaville, de nombreux jeunes diplômés peinent à trouver un emploi, à accéder au crédit ou à créer une entreprise. Dans le même temps, les images de cérémonies fastueuses, de voyages prestigieux et d'un mode de vie privilégié alimentent le sentiment d'une fracture grandissante entre les gouvernants et les gouvernés.
 
Le problème n'est pas seulement économique ; il est aussi moral. L’hubris du pouvoir a créé un manque d'empathie de nos gouvernants face à la détresse du peuple.
 
La confiance entre un peuple et ses dirigeants repose sur l'exemplarité. Lorsque cette exemplarité est remise en cause dans le débat public, les discours les plus volontaristes perdent de leur force.
 
Depuis plusieurs décennies, les Congolais entendent des promesses de transformation, de modernisation et d'émergence. Pourtant, beaucoup continuent de vivre avec des difficultés d'accès à l'eau potable, à l'électricité, aux soins de santé, à une éducation de qualité et à des emplois durables.

Ce contraste nourrit une interrogation légitime, les priorités nationales correspondent-elles réellement aux attentes de la population ?
 
Il n’y a aucune adhésion populaire à la vision floue et incertaine de monsieur Denis Sassou Nguesso car le peuple désespère toujours de survivre dans une misère indescriptible, et de voir les tenants du pouvoir vivre dans de la luxure avec l’organisation des mariages somptueux, des escapades à travers le monde dans des jets privés luxueux. Ils narguent le peuple qui ne sait plus à quel saint se vouer.
 
À l'approche de chaque grande échéance politique ou institutionnelle notamment la fête d’indépendance du 15 août 2026, les inaugurations et les annonces se multiplient. Elles peuvent témoigner d'une volonté d'agir, mais elles ne suffisent pas, à elles seules, à convaincre une population qui attend avant tout des résultats durables et mesurables.
 
La véritable prise en charge de la jeunesse ne consiste pas seulement à l'encourager à entreprendre. Elle suppose de créer un environnement où chacun peut réussir grâce à son travail : un État de droit, une économie ouverte, des institutions crédibles, un accès au financement, une justice impartiale et une administration au service de tous.
 
Le défi du Congo-Brazzaville dépasse les personnes. Il est celui d'un modèle de gouvernance capable de réconcilier les citoyens avec leurs institutions et de redonner confiance à une jeunesse qui aspire simplement à vivre de son travail et de son mérite.
 
Le discours à l’adresse du pays de monsieur Denis Sassou Nguesso du 15 août 2026 a pris du plomb dans l’aile. Car en dehors de l’inauguration d’une bâche à eau et des lampions dans le département du Pool, de la mise en service officielle du réseau électrique de la ville de Mossaka le 17 juillet 2026, les villégiatures de « Sarah m’a tuer » à Miami ont fini par anéantir une séquence de communication savamment élaborée afin d’endormir le peuple congolais à travers des réalisations bidons sans commune mesure avec les aspirations du peuple.
 
Thomas Sankara déclarait devant l'Assemblée générale des Nations unies, le 4 octobre 1984 : « L'esclave qui n'est pas capable d'assumer sa révolte ne mérite pas que l'on s'apitoie sur son sort. »
 
Cette révolte, dans une République, ne peut être que celle des consciences : une mobilisation citoyenne, pacifique et démocratique, fondée sur le débat, la responsabilité et l'engagement de chacun pour construire un État plus juste.
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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA


 

Sassou en mission de mariage à Libreville

 

La capitale gabonaise, Libreville, a volé la vedette à la bourgade d’Oyo, le petit village des pêcheurs situé au bord du fleuve Alima. Les deux tourtereaux qui ont fait les choux gras de la presse à scandale ont snobé Dubaï.

Libreville d’Omar Bongo Ondimba a joué un rôle central en 1997 dans la chute de Brazzaville incarné par Pascal Lissouba.

Budget bâclé

Brazzaville s’est vidée de son beau monde qui avait la tête ailleurs, en expédiant les affaires courantes à l’instar du budget rectificatif qui est passé comme une lettre à la poste. L’Assemblée nationale et le Sénat ont respectivement adopté, le 23 juillet à Brazzaville, la loi de finances rectificative pour l’année 2026 arrêtée en recettes à la somme de 2 778 milliards 016 millions FCFA et en dépenses à la somme de 2 561 milliards 069 millions FCFA.

 Le budget de l’Etat rectifié de l’exercice 2026 dégage, en effet, un excédent budgétaire prévisionnel de 216 milliards 947 millions FCFA. Le déficit de trésorerie estimé à 216 milliards 947 millions FCFA est résorbé par l’excédent budgétaire prévisionnel. L’équilibre global de cette loi de finances sera garanti par le recours aux instruments financiers dont les Bons du Trésor assimilables et les Obligations du Trésor assimilables à hauteur de 1 041 milliards 574 millions FCFA.

Le choix du conjoint

Le gotha de Brazzaville s’est déversée à Libreville. Un pont aérien a été érigé entre Brazzaville et Libreville. Les deux capitales de l’Afrique centrale sont unies aussi par des liens de mariage en sus des liens politiques. Brazzaville et Libreville entretiennent des liens incestueux. Brazzaville et Libreville ne sont pas à leur premier mariage. Il y a eu le mariage d’Omar Bongo Ondimba avec Edith Sassou, Lemboumba et Claudia Sassou, Christel Sassou avec Danielle, première épouse et Junior Bongo convolant en premières noces avec Julia Otto Mbongo.

Le clan Sassou qui s’est accaparé les richesses du sol et du sous-sol du Congo-Brazzaville n’a pas la fiesta modeste. Brazzaville qui danse et Brazzaville qui broie du noir se regardent en chiens de faïence.

Visite de travail

Le Président Denis Sassou N’Guesso est arrivé à Libreville au Gabon jeudi 23 juillet 2026 en fin d’après-midi, pour un séjour privé et familial présenté comme une visite de travail au cours duquel le khalife d’Oyo prendra part ce vendredi 24 juillet 2026 au mariage à l’état civil de Omar Denis Junior Bongo Ondimba avec Julia Otto Mbongo. Certains Chefs d’État et anciens présidents de la sous-région à l’instar de Félix Tshisédédi et Alpha Condé assisteront à cette cérémonie civile (Les échos du Congo-Brazzaville, 24 juillet 2026).

Pas de danse

Denis Sassou Nguesso et les courtisans qui l’accompagnent sont en visite privée à Libreville aux frais de la princesse, même s’ils peuvent faire d’une pierre deux coups. Parions que les nouveaux mariés et leurs invités ont esquissé quelques pas de danse sur l’air de « Yamboula mabanza » de Gustavie Mbemba, actuelle heureuse élue de la musique Congolaise.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

mercredi 5 août 2026

ToPeSA : inexorablement engagé vers le Congo nouveau

 Le

ToPeSA : inexorablement engagé vers le Congo nouveau

L’avènement du Congo nouveau doit se faire sans drame ni tragédie inutiles.

Chacune et chacun peut aujourd’hui constater le grand silence qui s’est abattu sur le Congo. Un silence assourdissant, un silence de mort. Chez nous, on dirait : ni popopo, ni yoyi, ni sui-sui-sui, ni dingui-dingui.

Le popori s’est définitivement tu, car plus rien ne va.

Alors, pour donner l’illusion que tout continue normalement, on multiplie les mariages, les cérémonies et les apparitions publiques. Comme la mue abandonnée par un serpent, ces mises en scène peuvent tromper une première fois. Mais très vite, chacun comprend que le serpent n’est plus là. Les apparences ne remplacent jamais la réalité.

Choisir la santé ou le tribunal correctionnel ?

Une nouvelle fois, on préfère quitter discrètement le pays, via la Belgique, pour aller se faire soigner ailleurs, plutôt que d’assumer son propre destin et d’affronter son histoire pour le bien de tous.

Le courage fait malheureusement défaut.

Aujourd’hui, après l’opération manquée du 15 mars dernier, que certains ont voulu présenter comme une élection présidentielle, les Congolaises et les Congolais seront bientôt appelés à se distraire avec des élections législatives.

Pour faire quoi ?

Alors que l’après préoccupe déjà tous les esprits.

Les robinets restent désespérément à sec, au point de voir un Chef de l’État inaugurer… une simple bâche d’eau.

Les salaires deviennent une source d’inquiétude permanente. Comme l’a récemment rappelé notre compatriote, l’économiste Alphonse Ndongo, tous les indicateurs sociaux virent progressivement à l’orange. Les retraités cumulent désormais cinquante-trois mois d’arriérés de pensions, dont cinq pour la seule année 2026. Une situation qui devrait mobiliser toute l’attention des pouvoirs publics tant elle compromet l’avenir du pays.

L’électricité, quant à elle, est distribuée par secteurs et par tranches horaires : de 6 heures à 12 heures ici, de 12 heures à 18 heures ailleurs, et ainsi de suite.

L’économie continue de s’effondrer. Les grandes enseignes de distribution et plusieurs banques commerciales étrangères ont quitté le Congo depuis longtemps, laissant place à des établissements de microfinance pratiquant parfois des taux de crédit avoisinant 40 %.

Comment un pays peut-il durablement fonctionner dans de telles conditions ?

Voilà la réalité quotidienne du Congo.

Une réalité soigneusement dissimulée aux Congolaises et aux Congolais, alors même que notre pays est riche de son pétrole, de son immense potentiel agricole, d’une pluviométrie abondante et de ressources hydrauliques exceptionnelles grâce au fleuve Congo, à l’Oubangui, à la Likouala, à l’Alima et à de nombreux autres cours d’eau.

Pendant ce temps, ce que l’on donne à voir, ce sont les fêtes, les danses, les mariages fastueux et les déplacements en jets privés des enfants de Denis Sassou Nguesso, sans la moindre retenue, tandis que la majorité de nos compatriotes continue de vivre dans une misère insoutenable.

Ce contraste est devenu insupportable.

Mais le plus inquiétant demeure ce silence.

Car lorsqu’un peuple cesse de parler, ce n’est pas nécessairement qu’il accepte sa situation. Ce silence est celui d’un peuple qui retient son souffle avant le changement. Il traduit moins la résignation que l’attente d’un avenir différent.

Le peuple congolais doit aujourd’hui se ressaisir.

Car c’est la peur qui entretient et prolonge l’agonie de ce pouvoir.

Le peuple doit retrouver confiance en lui-même.

Il doit s’unir afin d’ouvrir une nouvelle page de son histoire.

Mais cette nouvelle page ne devra être ni celle de la vengeance, ni celle des règlements de comptes, ni celle des chasses aux sorcières.

Le passé ne doit plus hypothéquer notre avenir, celui de nos enfants et des générations futures.

J’appelle également les Forces Armées, la Gendarmerie et la Police, qui accomplissent leur mission dans le respect de la chaîne de commandement, à demeurer avant tout les protectrices du peuple congolais.

Leur première mission est d’assurer la sécurité des personnes, des biens et de la Nation. Elles sont les Forces de souveraineté de la République ; à ce titre, leur responsabilité historique est de garantir une transition apaisée, de préserver la paix civile et d’empêcher que notre pays revive des tragédies semblables à celles de février 1959.

Le moment est venu de tourner définitivement cette page sombre de notre histoire afin que nous avancions ensemble vers un avenir de paix, de justice et de prospérité.

C’est dans cet esprit que j’appelle les Forces de souveraineté à accompagner la Transition Politique Structurelle Apaisée (ToPeSA) qui s’annonce pour une durée exceptionnelle de cinq (5) ans, conduite par un Premier ministre, Chef du Gouvernement et Chef de l’État, exerçant pleinement l’autorité suprême de l’État durant cette période de refondation.

Cette transition permettra de restaurer l’État, de réconcilier les Congolaises et les Congolais, de rétablir les institutions républicaines, de relancer l’économie, de restaurer la justice, de garantir durablement la sécurité des personnes et des biens, tout en préparant des élections véritablement libres, transparentes et crédibles.

Le Congo nouveau ne pourra être construit que dans l’unité, la responsabilité et le respect de notre destin commun.

C’est notre destin commun.

Vive la restauration de l’État !

Vive la République !

Vive le Congo nouveau !

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Mis en ligne le 05 août 2026 – 13 h 58