
« Ce Modeste qui nous cause des soucis… »
dixit un membre du clan-PCT
Alors même que les tensions s’expriment aussi bien au Nord qu’au Sud du pays, et dans un contexte où il aurait été déclaré : « Faites ce que vous voulez, mais s’il y a des problèmes, nous ne serons pas présents », la formule « Ce Modeste qui nous cause des soucis…« , rapportée telle quelle, interpelle profondément. Elle semble traduire une approche de la gouvernance qui s’éloigne de l’intérêt général pour s’inscrire dans des lectures identitaires, au risque d’affaiblir durablement la cohésion nationale. Alors que c’est le moment que doit s’imposer le Compromis Politique historique.
À l’instant précis où le Congo a besoin d’apaisement, de responsabilité et de hauteur de vue, c’est au contraire le temps d’un Compromis politique historique qui doit s’imposer : un compromis fondé sur l’inclusion, la reconnaissance mutuelle et la primauté de la Nation sur les intérêts particuliers, afin de préserver l’unité du pays et d’ouvrir une voie crédible vers la stabilité et l’avenir.
Depuis plusieurs décennies, le Congo est confronté à une gestion différenciée de ses territoires et de ses populations. Cette situation a nourri frustrations, incompréhensions et divisions, donnant parfois le sentiment que certains citoyens sont perçus moins comme des Congolais à part entière que comme des appartenances à surveiller ou à contenir.
À l’approche d’une échéance présidentielle particulièrement sensible, toute forme de stigmatisation — qu’elle soit réelle ou ressentie — ne peut qu’exacerber les tensions et détourner la Nation de ses priorités fondamentales : la stabilité, la justice et le développement.
Les Congolais, où qu’ils se trouvent, expriment des attentes claires et légitimes :
- l’accès effectif aux documents d’identité,
- l’égalité devant les droits civiques,
- la sécurité pour tous,
- l’amélioration des conditions de vie,
- la relance des services publics essentiels,
- l’emploi pour la jeunesse,
- une armée véritablement républicaine, au service exclusif de la Nation,
- une économie tournée vers l’autosuffisance et la création durable de richesses.
Force est de constater que ces aspirations demeurent, pour une large part, insatisfaites.
Après la forfaiture de l’élection présidentielle de mars 2026, voie sans issue :
- y aura-t-il de l’eau potable et de l’électricité pour les ménages ?
- la dette sociale sera-t-elle apurée ?
- l’argent détourné sera-t-il rapatrié ?
- des entreprises et des emplois seront-ils créés pour la jeunesse ?
- les hôpitaux répondront-ils enfin aux besoins des malades ?
- une politique éducative adaptée aux enjeux contemporains verra-t-elle le jour ?
- les Forces Armées Congolaises seront-elles indépendantes du pouvoir politique ?
- l’autosuffisance alimentaire sera-t-elle amorcée ?
La réponse est claire : non.
Depuis la création du PCT en 1969 et au fil des décennies de gouvernance, une partie du peuple congolais a le sentiment que la préservation du pouvoir a parfois primé sur la construction patiente et équitable de l’État. Or, aucun pays ne peut se bâtir durablement sur la défiance, la division ou la peur.
C’est précisément pour rompre avec cette trajectoire que ToPeSA a été conçu.
ToPeSA est un projet de restauration de l’État, entendu comme :
- un État impartial,
- un État protecteur,
- un État garant de l’unité nationale,
- un État respectueux de ses partenaires internationaux.
Dans cette perspective, plus que jamais, les Forces armées congolaises doivent demeurer un pilier de la République : unies, professionnelles et exclusivement tournées vers la défense de la Nation et de l’intégrité territoriale. Leur cohésion, fondée sur la fraternité d’armes et le respect de la hiérarchie républicaine, constitue une condition essentielle de la stabilité nationale. Il appartient au commandement militaire de veiller, avec responsabilité et hauteur de vue, à ce que l’institution reste au-dessus de toute division, dans l’intérêt supérieur du Congo.
ToPeSA n’est ni un projet de revanche, ni une entreprise d’exclusion.
Il ne s’oppose à aucun peuple, à aucune nation, à aucun partenaire.
Il propose une refondation apaisée, responsable et inclusive.
Dans cet esprit, je tends la main à toutes les consciences patriotiques, héritières de l’engagement républicain de Jacques Opangault, Simon-Pierre Kikhounga-Ngot et Félix Tchicaya, afin d’ouvrir ensemble la voie du Congo nouveau :
un Congo réconcilié, fort de son unité et résolument tourné vers l’avenir.
Modeste Boukadia
Initiateur de ToPeSA
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Le 7 février 2026




