AFRICA HUMAN VOICE NEWS - LE BLOG D'AFRIQUE VOIX HUMAINE CONTRE LE NEO-COLONIALISME ET LE NEO-ESCLAVAGISME DE L'OCCIDENT ET SES "PREFETS-GOUVERNEURS NOIRS" LOCAUX.
ToPeSA : les deux étapes pour construire le Congo nouveau
Le Congo nouveau ne naîtra ni de la
vengeance ni de la répétition du passé, mais d’une vision politique
capable de restaurer l’État, de réconcilier la Nation et de rendre au
peuple sa souveraineté. ToPeSA propose deux étapes : cinq années de
transition pour remettre l’État et les institutions en ordre, puis un
dialogue national de nouvelle génération pour construire durablement
l’union nationale.
L’homme politique doit avoir une vision
L’homme politique n’a qu’une véritable arme : sa vision politique.
Cette vision doit conduire à la paix, à
l’épanouissement, à l’émancipation et à l’indépendance du peuple. Elle
doit permettre de tirer les leçons de l’histoire sans condamner le pays à
la revivre.
L’histoire doit rester un repère : elle est comme le bord de la route qui indique les limites à ne pas franchir.
C’est dans cet esprit que le CDRC, Cercle des Démocrates et Républicains du Congo, parti politique de gouvernement, poursuit la vision qui a présidé à sa création.
Le mouvement politique CDRC a été créé le 18 août 1992 à Boissy-Saint-Léger, en France, avant son enregistrement comme parti politique le 10 mars 1998 sous le N° 002/MISAT-CAB-DGAT-SAAB.
Son objectif est de proposer une politique
nouvelle, fondée sur les valeurs démocratiques, républicaines et
économiques autour de la décentralisation administrative et financière
effectives des régions sous la gestion des gouverneurs afin de faire
triompher la devise nationale : Unité, Travail, Progrès.
Aujourd’hui, cette vision se traduit par ToPeSA – Transition Politique Structurelle Apaisée, le pont vers le Congo nouveau.
EZA KA MOTUNA : (ce n’est qu’une question) : de la grogne sociale à la révolution politique
Youlou aurait « tout volé » : mais combien ?
Pour comprendre ce qui s’est réellement joué autour de Fulbert Youlou et des événements des 13, 14 et 15 août 1963, il faut revenir à l’origine de la crise et ne pas la réduire aux slogans construits après les événements.
La grogne des fonctionnaires et des travailleurs avait notamment pour toile de fond une question sociale et salariale précise : le prélèvement à la source de la part patronale destinée au financement des retraites.
Cette mesure a nourri le mécontentement
des travailleurs et contribué à créer un climat social tendu. Les
revendications professionnelles ont progressivement rejoint la
contestation syndicale et politique.
Les responsables syndicaux ont alors joué
un rôle déterminant dans la mobilisation. Mais, au fur et à mesure que
la crise s’est développée, la revendication sociale a été
rejointe, puis progressivement instrumentalisée par des responsables et
des mouvements politiques porteurs d’un projet révolutionnaire, soutenu
notamment par Ernest Ndalla dit Graille et Ambroise Noumazalaye.
La crise syndicale s’est ainsi transformée
en crise politique. Le projet d’instaurer un parti unique, la
dissolution envisagée des organisations syndicales et l’arrestation de
plusieurs dirigeants syndicaux ont encore aggravé la confrontation.
C’est dans ce contexte qu’une évolution idéologique s’est opérée : du socialisme bantou, présenté comme une voie adaptée aux réalités africaines, vers le socialisme scientifique, puis vers le socialisme marxiste-léniniste.
Il faut donc distinguer les différentes étapes : une
revendication sociale, une mobilisation syndicale, une confrontation
politique, puis une orientation révolutionnaire et idéologique portée
par des hommes et des organisations politiques.
C’est cette évolution qui permet de mieux comprendre comment une grogne sociale a pu déboucher sur la rupture politique des 13, 14 et 15 août 1963.
Le problème n’est pas de réhabiliter ou de condamner un homme à partir des récits construits après les événements. Il est de réexaminer
les faits avec suffisamment de recul pour distinguer les revendications
légitimes des travailleurs, l’action syndicale et le projet politique
révolutionnaire qui s’est progressivement greffé sur la crise.
C’est aussi dans ce contexte qu’est apparu et s’est diffusé le slogan :
« Youlou a tout volé ! »
Mais une question demeure : combien Fulbert Youlou aurait-il réellement soustrait au Trésor public ?
Quels documents comptables, quels audits et quelles enquêtes permettaient d’établir précisément ces accusations ?
Il faut poser ces questions non pour
réécrire l’histoire au profit d’un camp, mais pour sortir des slogans
qui ont longtemps tenu lieu d’analyse politique.
Une même exigence de vérité pour tous
Si l’on veut construire sereinement le Congo nouveau, il faut accepter de regarder toute notre histoire politique en face.
La question n’est donc plus seulement : qu’a fait Fulbert Youlou ?
Elle doit également être : qu’ont fait les partis et les hommes qui lui ont succédé à la tête du pays ?
Quelle a été la responsabilité de l’UDDIA ? Quelle a été celle du MNR ? Quelle a été celle du PCT ? Quelle a été celle de l’UPADS ? Quelle a été celle des autres formations politiques qui ont exercé le pouvoir ou participé à sa gestion ?
Qui a apporté quoi au Congo ? Qui lui a fait du bien ? Qui lui a fait du mal ? Et à quel moment ?
Cette interrogation ne doit pas être une
chasse aux responsables, encore moins une vengeance politique. Elle doit
permettre d’établir un bilan national, fondé sur les faits, les archives, les comptes publics et les résultats obtenus pour le peuple.
Depuis l’avènement du PCT en décembre 1969 jusqu’à aujourd’hui, la même exigence de transparence doit être appliquée.
Les dossiers des Biens Mal Acquis (BMA)
posent à leur tour une question essentielle : comment les patrimoines
se sont-ils constitués et quelle a été l’origine des richesses
accumulées par certains responsables et leurs entourages ?
Que les économistes, les financiers, les magistrats et les historiens congolais établissent les faits.
La vérité historique ne peut pas être sélective.
Elle doit être la même pour tous, quelles que soient les appartenances politiques, idéologiques ou familiales.
Car il ne peut y avoir de véritable réconciliation sans vérité, ni de véritable union nationale sans justice.
Connaître notre passé, établir les
responsabilités, tirer les leçons et tourner enfin la page : voilà la
condition pour construire sereinement le Congo nouveau.
C’est précisément parce que nous voulons préparer cet avenir que ToPeSA ne propose ni revanche ni restauration du passé, mais une méthode pour remettre le Congo debout et permettre au peuple de reprendre en main son destin.
ToPeSA : deux étapes pour remettre le Congo en mouvement
Le Congo nouveau exige une méthode.
ToPeSA propose donc deux étapes complémentaires.
Première étape : une transition de cinq ans pour restaurer l’État
La première étape est une Transition Politique Structurelle Apaisée de cinq ans.
Sa mission sera de :
restaurer l’État et ses organes ;
reconstruire les institutions de la République ;
rétablir leur fonctionnement normal ;
remettre en marche l’administration ;
restaurer les services publics ;
rétablir la confiance ;
préparer les conditions d’un véritable État de droit.
Cette étape devra notamment permettre de connaître réellement le Congo.
Un recensement général de la population et de l’habitat donnera une cartographie précise de la population, des territoires, des ressources et du potentiel économique national.
Le pays doit savoir ce qu’il possède pour pouvoir planifier ce qu’il veut devenir.
L’État devra également retrouver sa vocation première : servir le citoyen.
L’eau, l’électricité, l’éducation, la
santé, la justice, la sécurité, les transports et les infrastructures ne
peuvent plus être considérés comme des privilèges, mais comme les
manifestations concrètes d’un État qui fonctionne.
Deuxième étape : un dialogue national de nouvelle génération
Une fois l’État restauré et les institutions remises en fonctionnement, viendra la deuxième étape :
un véritable dialogue national, ou une Conférence nationale de nouvelle génération.
Il ne devra pas reproduire les travers des
précédentes rencontres politiques : partage de perdiems, marchandages
de postes ou arrangements entre acteurs.
Ce dialogue devra être celui du peuple, de la République et de la Nation.
Il devra surtout éviter la bipolarisation
politique qui a fragilisé le consensus national et donc installé la
division du pays lors de la Conférence Nationale Souveraine, notamment
autour de l’affrontement entre l’AND associée au PCT et les Forces du
Changement.
Le Congo doit désormais dépasser les clivages partisans, régionaux et personnels.
L’objectif sera clair :
construire l’union nationale, sceller la réconciliation et donner au Congo un nouveau contrat républicain.
Le pont vers le Congo nouveau
ToPeSA ne propose pas de revenir au passé.
Il propose de tirer les leçons du passé pour construire l’avenir.
La première étape remet l’État debout.
La deuxième réunit la Nation.
Entre les deux, il y a une exigence : rendre au peuple congolais sa capacité à décider de son avenir.
C’est la voie que propose le CDRC.
C’est la voie de ToPeSA.
C’est la voie et la voix du peuple congolais, à travers tout le territoire national.
Restaurer l’État.
Réconcilier la Nation.
Construire le Congo nouveau.
Voilà le chemin vers le Congo nouveau.
ToPeSA
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
Le 29 août 2026 – 10 h 15
Mots-clés : ToPeSA, CDRC,
Congo nouveau, Modeste Boukadia, transition politique, union nationale,
réconciliation, État de droit, Fulbert Youlou, PCT, Biens Mal Acquis,
BMA.
Face aux difficultés quotidiennes
que vivent les Congolaises et les Congolais, il est temps de se
rassembler pacifiquement, de défendre nos droits élémentaires et de
remettre l’État et la République en marche.
Citoyennes et Citoyens Congolais,
Je m’adresse aujourd’hui à vous, à toutes celles et à tous ceux qui vivent, au quotidien, les difficultés d’un pays à l’arrêt.
Je m’adresse à celles et ceux qui manquent
d’eau potable, qui vivent sans électricité ou avec une électricité
distribuée de manière aléatoire, mais qui continuent pourtant à recevoir
des factures d’électricité.
Je m’adresse à celles et ceux qui, lorsqu’il fait nuit, sont contraints d’acheter des lampes torches chinoises à 500 ou 1 000 FCFA, simplement pour pouvoir s’éclairer chez eux.
Je m’adresse aux travailleurs dont les
salaires ne sont plus régulièrement payés, aux retraités qui attendent
leurs pensions, aux étudiants qui attendent leurs bourses et aux agents
de l’État dont certains ministères entiers connaissent des retards de
paiement.
Voilà la réalité du Congo d’aujourd’hui.
Un pays, ce sont ses villes, ses villages et ses campagnes
Un pays, ce ne sont pas seulement les bureaux de la capitale.
Un pays, ce sont ses villes, ses villages et ses campagnes.
Un pays, c’est son peuple.
Un pays, c’est la solidarité entre les citoyens et ceux qui sont chargés de sa sécurité.
C’est pourquoi je m’adresse particulièrement aux citoyens de la
Likouala, de la Sangha, de la Cuvette-Ouest, de la Cuvette Centrale,
des Plateaux, de la Lékoumou, du Niari, de la Bouenza, du Kouilou et du
Pool, sans oublier Brazzaville, Dolisie, Owando, Impfondo, Ewo, Sibiti, Kinkala, Boko, Boundji, Mindouli, Makoua, Ouesso, Pointe-Noire, Lékana, etc.
Aucune région du Congo ne doit être oubliée.
Toutes connaissent, à des degrés
différents, les mêmes difficultés : manque d’infrastructures,
insuffisance d’eau potable, déficit d’électricité, chômage, pauvreté,
dégradation des services publics et absence de perspectives.
La souffrance des Congolais n’a ni région, ni ethnie, ni département.
Elle est nationale.
Citoyennes et Citoyens, l’avenir du Congo est entre vos mains
C’est à vous que la République et l’État doivent répondre.
C’est vous qui avez droit à l’eau, à l’électricité, à la santé, à l’éducation, à la sécurité, au travail et à la dignité.
C’est vous qui êtes les citoyens d’une même République.
Et c’est de vous que dépend l’avenir de notre pays.
Lorsqu’un pouvoir ne répond plus aux
besoins essentiels de son peuple, lorsque les institutions ne
remplissent plus leur mission et lorsque l’État cesse de fonctionner
normalement, les citoyens ont le droit de se rassembler
pacifiquement pour défendre leurs droits et demander la restauration de
la République.
C’est dans cet esprit que j’appelle les Congolaises et les Congolais à se rassembler, pacifiquement et dans l’unité, pour faire entendre leur voix.
Pas pour opposer une région à une autre.
Pas pour opposer une communauté à une autre.
Pas pour opposer les civils aux militaires, aux policiers ou aux gendarmes.
Mais pour dire ensemble :
STOP à la souffrance ! STOP à l’abandon des services publics ! STOP au dépérissement de l’État ! STOP à la division du peuple congolais !
Nous l’avons dit et répété : l’Après sera difficile.
Le pays est à l’arrêt.
Mais l’arrêt du Congo ne doit pas devenir la fin du Congo.
C’est précisément maintenant qu’il faut le remettre sur les rails.
Aux Forces armées, à la Police et à la Gendarmerie
Je m’adresse également aux militaires, aux policiers et aux gendarmes.
Vous êtes des Congolais.
Vous avez des familles.
Vous vivez dans les mêmes villes et les mêmes villages.
Vous connaissez les mêmes difficultés que vos compatriotes.
Vous aussi, vous avez besoin d’un État qui fonctionne, d’une République respectée et d’un avenir pour vos enfants.
Je me souviens du 3 mai 2017, lorsque j’ai comparu devant le Tribunal de Grande Instance de Pointe-Noire.
Il y avait ce jour-là de nombreux militaires, policiers et gendarmes déployés autour de moi.
Lorsque j’ai expliqué devant le juge que ma volonté était celle de l’union nationale et d’un gouvernement d’union nationale, ils ont compris qu’il ne s’agissait d’aucun complot contre la République ni contre l’État.
Ils ont compris que mon combat était politique : changer les conditions de vie des Congolaises et des Congolais et restaurer le fonctionnement normal de l’État.
Cet épisode m’a conforté dans une conviction :
nos forces de défense et de sécurité ne doivent pas être opposées au peuple.
Elles doivent être au service de la République, de l’État et de la Nation.
Je leur demande donc de ne jamais oublier leur mission constitutionnelle et républicaine : protéger la Nation et le peuple, et non servir les intérêts particuliers d’un pouvoir.
Jusqu’à quand ?
Jusqu’à quand allons-nous assister à la noyade de notre pays ?
Jusqu’à quand allons-nous accepter le dépérissement de nos conditions de vie ?
Jusqu’à quand allons-nous voir des familles vivre sans eau, sans électricité et sans revenus réguliers ?
Jusqu’à quand ?
Le Congo ne peut plus attendre.
Mais attention :
la réponse ne doit pas être la partition du pays.
Nous ne devons pas reproduire les erreurs du passé.
La Conférence Nationale Souveraine avait
malheureusement installé une logique de confrontation entre deux blocs
idéologiques qui a contribué à fausser la mise en place véritable de
l’union nationale.
Le Congo n’a pas besoin d’une nouvelle division.
Il a besoin de rassemblement.
Il a besoin de réconciliation.
Il a besoin d’un État qui fonctionne.
Il a besoin d’institutions républicaines légitimes.
Il a besoin d’une véritable union nationale.
ToPeSA : d’abord restaurer l’État, ensuite rassembler la Nation
C’est précisément pour éviter les erreurs du passé que ToPeSA – Transition Politique Structurelle Apaisée propose une démarche différente.
Première étape : une Transition de cinq (5) ans
pour restaurer l’État, remettre en place les organes de l’État,
reconstruire les institutions de la République et rétablir leur
fonctionnement normal.
Il faut remettre en marche la machine administrative, économique et sociale du pays.
Il faut restaurer les services publics.
Il faut rétablir la confiance.
Il faut préparer les conditions d’un véritable État de droit.
Deuxième étape : un dialogue national véritable,
ou une conférence nationale de nouvelle génération, qui ne reproduira
pas les mécanismes des précédentes rencontres politiques transformées en
partage de perdiems et en arrangements entre acteurs.
Ce dialogue devra être celui du peuple, de la République et de la Nation.
Il devra permettre de construire durablement l’union nationale, la réconciliation et le Congo nouveau.
Citoyennes et Citoyens du Congo, il est temps !
Il est temps de sortir de l’immobilisme.
Il est temps de nous rassembler pacifiquement.
Il est temps de défendre nos droits élémentaires.
Il est temps de restaurer l’État.
Il est temps de remettre la République en marche.
Il est temps de mettre le Congo en mouvement.
Il est temps de faire fonctionner la machine Congo.
Il est temps d’ouvrir la voie au Congo nouveau.
ToPeSA
Le pont vers le Congo nouveau
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
Après
les émeutes de février 1959 à Brazzaville, du 15 au 18 février, les
Opangaultistes et les Youlistes avaient su dépasser leurs divergences
pour sceller l’Union nationale.
C’est cette voie qu’il nous faut aujourd’hui retrouver.
Aux
Youlistes, il revient de défendre et de rétablir la vérité sur le bilan
du Président de la République, l’Abbé Fulbert Youlou, auquel l’Histoire
a trop longtemps fait porter la responsabilité d’échecs et de maux
qu’il n’avait pas commis. Il est temps, et il est urgent, de réhabiliter
pleinement l’œuvre de Fulbert Youlou dans la consolidation de la
République et dans la construction des fondations de notre État.
Aux
Opangaultistes, il revient de défendre la mémoire et la loyauté du
Président Jacques Opangault, qui fut coresponsable de la gestion de la
République aux côtés du Président Fulbert Youlou et qui, dans un geste
politique d’une grande portée, se constitua volontairement et librement
prisonnier à ses côtés.
C’est
cela, l’Union nationale : reconnaître l’histoire de l’autre,
réhabiliter ce qui doit l’être et dépasser les fractures pour
reconstruire ensemble.
Youlistes
et Opangaultistes, mais aussi toutes les filles et tous les fils du
Congo, retrouvons à travers ToPeSA cette voie de l’Union nationale.
ToPeSA
ne propose pas de prolonger les querelles du passé. Il propose de
fermer définitivement le cycle des divisions politiques et d’ouvrir une
nouvelle page de notre histoire.
Il
s’agit de réhabiliter pleinement la République du 28 novembre 1958, de
restaurer ses principes fondateurs et de réconcilier les Congolais avec
leur histoire, afin de clore définitivement la parenthèse ouverte par
les journées des révolutionnaires des 13, 14 et 15 août 1963.
L’Union nationale n’est donc pas un slogan : elle est le chemin du Congo nouveau.
Modeste Boukadia : « La rédemption du Congo passe par la réhabilitation historique du Président Fulbert Youlou »
Le Congo est à l’arrêt. Partout, le
silence s’est installé, comme le dernier souffle d’un État moribond.
Derrière les apparences d’une agitation sans lendemain, c’est toute une
République qui semble s’éteindre. Mais c’est précisément dans ce moment
de silence et d’épuisement que peut naître la rédemption : le sursaut national capable de sauver l’État, de restaurer la République et de rendre au peuple congolais son destin.
Face à l’agonie d’un système arrivé à bout de souffle, il est temps que toutes les forces de notre histoire et de notre conscience nationale se lèvent
: les Matsouanistes, les Kimbanguistes, les héritiers de Tata
Ma-Ngounza et de Saint-Martin, les vrais et authentiques Enfants de la
Veuve, ainsi que les Chrétiens de toutes confessions.
Tous doivent se lever pour
redresser le cou de l’Abbé Fulbert Youlou, Premier Président de la
République, et réhabiliter la République du 28 novembre 1958.
Ce geste n’est pas celui d’un clan, d’une confession ou d’un parti. C’est un acte de réparation historique et de réconciliation nationale. Car un peuple qui ne réconcilie pas son histoire avec son avenir demeure prisonnier de ses divisions.
C’est tout le sens de ToPeSA :
rassembler au-delà des appartenances, restaurer l’État, rétablir la
République, réconcilier la Nation et permettre au peuple congolais de
retrouver son destin.
ToPeSA se veut le rempart, le pont et la voie de la renaissance du Congo : le Congo nouveau.
Tout est lié. Quand c’est sceller, il faut
savoir délier. Il faut se rappeler l’un des actes politiques les plus
marquants de l’histoire du Congo : celui du Président Jacques Opangault
qui en 1963, depuis l’étranger, rentre d’une mission pour se constituer
volontairement et librement prisonnier aux côtés du Président de la
République, l’Abbé Fulbert Youlou.
Cet acte dépasse les clivages politiques
de son époque. Il témoigne d’une véritable maturité politique et
démontre qu’en politique, lorsque l’intérêt supérieur de la Nation est
en jeu, tout devient possible.
Jacques Opangault a ainsi montré le chemin. Son geste demeure une référence majeure : l’union
nationale n’est ni une utopie ni un slogan. Elle est une volonté
politique capable de transcender les antagonismes pour préserver la
Nation, consolider la République.
C’est précisément dans cet esprit que ToPeSA propose aujourd’hui de renouer avec cette exigence historique.
Réhabiliter la République du 28 novembre 1958
Car tout ce que le Président de la
République, l’Abbé Fulbert Youlou, avait annoncé et redouté en 1963
s’est progressivement vérifié dans l’histoire du Congo. Dès lors, il
devient essentiel de regarder notre histoire en face, sans falsification
ni esprit de vengeance.
La rédemption du Congo passe par
la réhabilitation de la République du 28 novembre 1958 et, avec elle,
par la réhabilitation historique de son Premier Président, l’Abbé
Fulbert Youlou.
Réhabiliter cette République, c’est
restaurer la continuité historique de l’État congolais et reconnaître
que la construction nationale ne commence pas avec les événements des
13, 14 et 15 août 1963.
C’est la raison pour laquelle, il est donc
temps de refermer la parenthèse des « trois journées révolutionnaires »
et de sortir d’une lecture de notre histoire fondée sur la rupture, la
revanche et la division.
Le Congo ne pourra véritablement se réconcilier avec lui-même qu’en réconciliant son peuple avec sa propre histoire.
Fulbert Youlou et Jacques Opangault : le chemin de l’union nationale
L’histoire nous enseigne ainsi que l’affrontement politique n’est pas une fatalité.
Le geste de Jacques Opangault auprès de
l’Abbé Fulbert Youlou demeure la preuve qu’au-delà des divergences, deux
responsables politiques peuvent placer l’intérêt supérieur du Congo
au-dessus de leurs propres intérêts et de leurs appartenances
politiques.
Fulbert Youlou et Jacques Opangault sont les piliers de l’union nationale et les symboles d’une République à réconcilier.
Cette réhabilitation n’est donc pas un
retour au passé. Elle constitue, au contraire, le point de départ d’une
nouvelle page de notre histoire : celle d’une République réconciliée
avec ses fondations, consciente de ses erreurs et capable de construire
son avenir dans l’unité.
ToPeSA : la résilience, le pont vers le Congo nouveau
Aujourd’hui, alors que le Congo semble
paralysé et que le silence traduit l’épuisement d’un État arrivé au bout
de son cycle, il faut transformer ce dernier souffle en sursaut
national.
Ce qui semble être la fin peut devenir le commencement. Ce qui paraît être l’agonie peut devenir l’occasion d’une renaissance.
Chacune et chacun de nous, quelle que soit
sa famille ou son appartenance politique, a pu se tromper, être déçu ou
désappointé par ce qui se passe. En politique, nul n’est
infaillible ; mais il faut savoir se ressaisir, reconnaître ses erreurs
et regarder l’avenir avec lucidité. C’est tout le sens de ToPeSA, qui s’adresse à toutes celles et tous ceux qui croient en la République et veulent œuvrer à son avenir pour restaurer l’État, rétablir la République, réconcilier la Nation et permettre au peuple congolais de retrouver son destin.
ToPeSA ne propose pas de prolonger les divisions du passé. ToPeSA
propose de bâtir le pont entre l’histoire et l’avenir, entre la
République à réhabiliter et le Congo nouveau à construire.
La rédemption du Congo passe par la vérité historique, la réconciliation nationale et la restauration de la République.
ToPeSA est le rempart contre l’effondrement, le pont vers la réconciliation et la voie vers le Congo nouveau.
ToPeSA !
Modeste Boukadia
Chartres (France), le 24 août 2026 – 06 h 04
Mots-clés :
ToPeSA, CDRC, Congo-Brazzaville,
République du 28 novembre 1958, Fulbert Youlou, Jacques Opangault,
réhabilitation historique, rédemption du Congo, union nationale,
réconciliation nationale, restauration de la République, restauration de
l’État, histoire du Congo, 13 août 1963, Congo nouveau, Transition
Politique Structurelle Apaisée
ToPeSA : revenir là où le Président Fulbert Youlou nous a laissés
Le Congo ne manque ni de filles ni de fils
capables de relever le pays : il lui faut leur force, leur courage,
leur détermination et leur volonté de servir la Nation. ToPeSA est
l’aboutissement de l’évolution politique du Congo depuis la déclaration
de la République, le 28 novembre 1958, jusqu’à nos jours, malgré les
aléas des différents régimes. En restituant la République aux
Congolaises et aux Congolais, ToPeSA ouvre une ère nouvelle : celle du
Congo nouveau.
Mon objectif en faisant de la
politique : « Le peuple est mon Dieu et chaque vie, d’une Congolaise et
d’un Congolais, est sacrée car elle doit participer à la construction du
Congo et le défendre partout où qu’elle soit. »
Quand on se perd en chemin, il n’y a aucune honte à revenir en arrière… pour retrouver son chemin.
Le Congo s’est fourvoyé pendant les « trois glorieuses » révolutionnaires des 13, 14 et 15 août 1963. Dès lors, un désordre durable s’est installé, que l’on a immortalisé par une chanson : « Youlou a tout volé ! », sans que l’on sache combien il aurait prétendument dérobé au Trésor public. Mais l’intention manifeste était de l’humilier, de le bannir et de faire taire les siens, tout en promettant : « Nous allons reconstruire. »
Cette reconstruction annoncée n’a pourtant
pas conduit à la prospérité. Elle s’est, au contraire, manifestée par
la faillite progressive du Congo.
Il nous faut donc tourner cette page,
cette parenthèse de plus de six décennies qui a conduit à l’un des plus
grands échecs politiques de notre histoire.
Au lieu de gérer la Nation, de faire vivre
la République et de gouverner avec l’État au service de l’ensemble du
peuple, depuis 1963, on a surtout géré les divisions pour mieux
maintenir le pouvoir, au prix de l’appauvrissement du pays.
Il est désormais temps de gérer la Nation.
Il est temps de fermer cette parenthèse et d’écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays : celle du Congo nouveau.
Il nous faut repartir à la croisée des chemins, là où le Président Fulbert Youlou nous a laissés, pour reprendre le chemin interrompu de la République.
Retrouver l’esprit de 1960
Revenir là où le Président Fulbert Youlou nous a laissés ne signifie pas revenir à 1960 comme si le temps s’était arrêté.
Cela signifie retrouver une
démarche politique : celle d’un Congo capable de comprendre les enjeux
de son époque, de défendre ses intérêts et de construire des alliances
et des partenariats à la hauteur des réalités du moment.
En 1960, au lendemain de l’indépendance,
le Président Fulbert Youlou avait compris que le Congo ne pouvait pas
rester spectateur des bouleversements qui transformaient l’Afrique et le
monde.
Dans le contexte de la guerre froide, des
indépendances africaines, de la crise congolaise et de la recomposition
de l’Afrique centrale, Brazzaville entendait jouer un rôle politique et
diplomatique. Youlou proposait notamment une conférence des chefs d’État
africains pour rechercher collectivement une solution à la crise
congolaise. Il avait également engagé une réflexion sur une Union équatoriale des États issus de l’ancienne Afrique équatoriale française.
Cette démarche révèle une chose essentielle : le Congo de 1960 cherchait à se positionner dans les enjeux géopolitiques de son temps.
C’est cette capacité de projection qu’il nous faut retrouver aujourd’hui.
Car les enjeux ont changé.
Le monde de 2026 n’est plus celui de 1960.
Les rapports de puissance se sont transformés. Les enjeux énergétiques,
sécuritaires, alimentaires, numériques, technologiques et économiques
prennent une dimension nouvelle. L’Afrique centrale est au cœur de
nouvelles concurrences, mais aussi de nouvelles opportunités.
Le Congo nouveau doit donc avoir une diplomatie nouvelle.
Une diplomatie qui ne soit ni dans la
dépendance, ni dans le rejet de l’autre ; une diplomatie qui sache
parler avec la France, les États-Unis, Israël, l’Europe, la Chine, la
Russie, les pays du Golfe, les puissances émergentes et, surtout, avec
ses voisins africains, en fonction des intérêts supérieurs du Congo et de l’Afrique centrale.
Nous ne voulons pas revenir en
arrière. Nous voulons retrouver le chemin de l’histoire pour reprendre
notre marche vers l’avenir.
Notre histoire avec la France
C’est aussi dans cette perspective qu’il faut comprendre la place particulière de Brazzaville dans notre histoire.
Le Congo est un pays dédié à la Sainte
Vierge Marie, avec la Cathédrale Sainte-Anne, mais il est également
porteur d’une histoire intimement liée à celle de la France Libre.
Brazzaville fut au cœur de la France Libre
et devint un symbole majeur de la liberté et de la résistance. Cette
histoire commune entre le Congo et la France appartient à notre
patrimoine historique.
C’est cela, notre histoire.
Mais cette histoire a été progressivement dévoyée et confisquée par la Françafrique.
La nouvelle page de notre histoire exige donc de dépasser nos liens historiques avec la France pour construire une nouvelle relation avec elle.
Il ne s’agit ni de renier notre histoire,
ni de tourner le dos à la France. Il s’agit de regarder l’avenir avec
lucidité et de promouvoir une autre politique française en Afrique, fondée sur le respect des peuples, la souveraineté des États, la responsabilité et l’intérêt mutuel.
Il faut sortir définitivement des liaisons incestueuses de la Françafrique, de ces réseaux et pratiques qui ont trop souvent permis que les Biens Mal Acquis et les intérêts particuliers se construisent au détriment des peuples africains, et notamment du peuple congolais.
Le temps est venu d’établir entre le Congo et la France des partenariats respectueux, responsables, transparents et ambitieux, à la hauteur des nouveaux enjeux géopolitiques, économiques, sécuritaires, énergétiques et technologiques.
Le Congo ne demande pas à la France de choisir entre son histoire et son avenir. Il lui demande de construire avec lui une relation nouvelle, fondée sur la confiance, la réciprocité et le respect des intérêts de chacun.
Car c’est précisément cette rupture avec
les pratiques de la Françafrique qui permettra de restaurer ce qui a été
profondément abîmé : la confiance du peuple congolais à l’endroit de la France.
La France doit pouvoir être un partenaire du Congo, et non le partenaire d’un système au détriment du peuple congolais.
C’est ainsi que notre histoire commune
pourra retrouver son sens et que pourra s’ouvrir une nouvelle étape des
relations entre le Congo et la France, adaptée aux réalités et aux
nouveaux enjeux géopolitiques du XXIe siècle.
Fermer la parenthèse, ouvrir une nouvelle page
Oui, il ne faut pas avoir peur de fermer cette parenthèse qui a commencé les 13, 14 et 15 août 1963.
Il ne faut pas avoir peur de regarder en
face le gâchis terrible de ces décennies, d’en tirer les leçons et de
tourner définitivement cette page sombre.
Car un peuple qui refuse de regarder son histoire ne peut pas construire sereinement son avenir.
Le Congo doit désormais retrouver la maîtrise de son destin.
Cette responsabilité appartient aux filles et aux fils du pays.
Le Congo ne manque ni de compétences, ni
d’intelligence, ni de ressources humaines. Ce qui lui a manqué, c’est
une vision politique capable de rassembler ces forces autour d’un projet
national.
ToPeSA porte cette vision.
ToPeSA : le pont vers le Congo nouveau
ToPeSA est le pont qui permet d’ouvrir cette nouvelle page.
ToPeSA est la restitution de la République aux Congolaises et aux Congolais.
ToPeSA est l’expression de la force, de la volonté et de la détermination des filles et des fils du Congo à reconstruire leur pays.
ToPeSA est la promesse de construire une Nation Pour Tous.
ToPeSA est la restauration de l’État au service de toutes les filles et de tous les fils du pays.
ToPeSA est le résultat de
l’évolution politique du Congo depuis la déclaration de la République,
le 28 novembre 1958, jusqu’à ce jour, malgré les aléas des différents
régimes qui se sont succédés à la tête du pays.
ToPeSA est la passerelle entre notre histoire et notre avenir.
ToPeSA ouvre une ère nouvelle : celle du Congo nouveau.
ToPeSA, la voie et la voix du Congo nouveau.
ToPeSA
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
Bucarest (Roumanie), le 19 août 2026 — 11 h 57
Mots-clés : ToPeSA, Congo
nouveau, Fulbert Youlou, CDRC, Modeste Boukadia, République du Congo,
diplomatie congolaise, France-Afrique, Françafrique, Biens Mal Acquis,
Afrique centrale.
ToPeSA : du Congo nouveau à l’Afrique centrale, pour une Afrique à la table des négociations
Dans un monde en pleine mutation
géopolitique, l’Afrique ne peut plus rester spectatrice des
recompositions qui s’opèrent autour d’elle. Du Congo nouveau à l’Afrique
centrale, ToPeSA porte une ambition : faire émerger un nouveau phare
africain, capable d’éclairer une jeunesse avide de savoir,
d’entreprendre et de prendre toute sa place dans le monde. Le Sénégal
montre qu’une démocratie peut constituer un modèle et un point d’appui
pour son environnement régional ; l’Afrique centrale doit, elle aussi,
faire émerger son propre exemple. Dans cette perspective, le Congo a
vocation à redevenir un moteur régional et à contribuer à la
reconstruction d’un axe stratégique Kampala–Lubumbashi–Pointe-Noire,
embryon d’un marché trilatéral ouvert sur l’Afrique de l’Est, l’Afrique
centrale et l’Atlantique. L’enjeu dépasse ainsi les frontières du Congo :
il s’agit de préparer une Afrique capable de parler d’égal à égal avec
le monde et de prendre enfin sa place à la table des négociations.
CONGO, L’AFRIQUE CENTRALE ET LES NOUVELLES OPPORTUNITÉS DU MONDE
C’est pour moi une grande joie de tracer,
depuis la Roumanie, pays d’une grande histoire, la voie de l’avènement
du Congo nouveau.
Le Congo, mais aussi l’Afrique centrale,
constituent aujourd’hui un enjeu majeur de la nouvelle géopolitique
mondiale, notamment dans le cadre de la nouvelle politique des
États-Unis d’Amérique.
C’est également une opportunité pour les
pays de l’Europe de l’Est, comme la Roumanie, de mieux s’ouvrir à ce
continent et, particulièrement, à l’Afrique centrale, qui possède des
ressources considérables, une position géographique stratégique et une
jeunesse qui aspire à prendre pleinement sa place dans le monde.
Car l’histoire nous enseigne une chose
essentielle : les relations entre les peuples précèdent souvent les
grandes transformations politiques et économiques.
I. LE CONGO : UNE HISTOIRE D’OUVERTURE AU MONDE
Après la proclamation de la République du
Congo, le 28 novembre 1958, le pays, sous l’impulsion de son premier
président, l’Abbé Fulbert Youlou, s’est ouvert au monde par une
politique diplomatique d’avant-garde.
Il a notamment établi des relations
privilégiées avec les États-Unis d’Amérique, avec la visite d’État du
président Fulbert Youlou aux États-Unis en 1960, où il fut reçu par le
président John F. Kennedy.
Il a ensuite été, en 1960, le premier pays
d’Afrique subsaharienne à établir des relations diplomatiques avec
l’État d’Israël, puis à signer un traité d’amitié entre Israël et le
Congo en 1962.
Le Congo voulait alors être à
l’avant-garde de l’Afrique, après que sa capitale, Brazzaville, eut été
celle de la France Libre, contribuant ainsi à empêcher que le monde ne
soit dominé par l’idéologie nazie.
La Première République fut donc le phare d’une nouvelle diplomatie entre l’Afrique, les États-Unis, Israël et le reste du monde.
Il ne s’agissait pas seulement de
rechercher des partenaires. Il s’agissait de faire du Congo un pays
ouvert sur le monde, capable de dialoguer avec les grandes puissances
tout en affirmant sa souveraineté.
Mais malheureusement, cette avancée
diplomatique fut stoppée par l’arrivée des « révolutionnaires au pouvoir
», en 1963, à la suite du coup d’État contre le président Fulbert
Youlou, sous l’appellation fallacieuse des « Trois Glorieuses », par
référence aux « Trois Glorieuses » qui se déroulèrent les 27, 28 et 29
juillet 1830 : la révolution parisienne qui dura exactement trois jours
et entraîna la chute du roi Charles X.
Le Congo a fini par basculer dans une
instabilité politique et économique, jusqu’à l’avènement du Parti
congolais du travail, d’obédience marxiste-léniniste, en 1969.
Depuis cette date, le Congo est balloté par une démocratie dévoyée.
Mais l’histoire du Congo ne doit pas être condamnée à se répéter.
Elle doit être réorientée.
Et c’est précisément là que se situe
l’ambition de ToPeSA : renouer avec l’esprit d’ouverture, de
souveraineté et de rayonnement qui avait permis au Congo de se
positionner, dès les premières années de son indépendance, comme un pays
tourné vers le monde.
II. REBÂTIR UN CONGO OUVERT SUR L’AFRIQUE ET SUR LE MONDE
Notre vision, elle, est celle de l’avenir.
Rebâtir un Congo nouveau, profondément
ancré dans le respect des droits de l’homme, dans l’État de droit et
dans la démocratie, mais aussi ouvert à de nouveaux partenaires afin
d’établir des relations diplomatiques, économiques et humaines durables
et fraternelles.
Car le monde actuel, confronté à de
nouveaux enjeux géopolitiques, a besoin d’une Afrique ouverte ; d’une
Afrique qui ne soit plus seulement regardée comme un espace de
ressources, mais comme un espace d’initiatives, de production,
d’innovation et de partenariats.
Et au sein de cette Afrique, l’Afrique centrale occupe une position particulière.
Elle est au cœur du continent. Elle
dispose de ressources énergétiques, minières, forestières, agricoles et
humaines considérables. Elle est bordée par l’Atlantique. Elle possède
des voies fluviales majeures. Et elle constitue un espace de connexion
entre l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique de l’Est, l’Afrique australe et le
cœur du continent.
Cette position stratégique ouvre une
possibilité exceptionnelle : faire de l’Afrique centrale un espace de
coopération, de stabilité et de nouvelles opportunités.
Mais pour que cette ambition devienne réalité, il faut davantage qu’une accumulation de ressources.
Il faut une vision.
Il faut des hommes et des femmes capables de porter cette vision.
Il faut surtout un phare.
III. UNE JEUNESSE QUI A BESOIN D’UN PHARE
Le Congo de demain, ce n’est pas seulement un territoire. C’est d’abord un peuple. Et ce peuple est jeune.
Selon le recensement général de la
population de 2023, peu importe la manière dont il a été réalisé, le
Congo compte environ 6,1 millions d’habitants, dont 76 % ont moins de 35
ans.
C’est l’une des structures démographiques les plus jeunes du continent africain.
Cette jeunesse n’est plus une jeunesse
recluse. Elle est connectée au monde. Elle observe ce qui se fait à
Kampala, à Dakar, à Accra, à Nairobi, mais aussi ailleurs en Afrique et
dans le monde.
Et elle se demande légitimement pourquoi
le Congo, pays fondateur, pays pionnier de la diplomatie africaine des
années 1960, est aujourd’hui à la traîne.
Cette jeunesse ne veut plus subir l’histoire.
Elle veut l’écrire.
Elle a soif de savoir. Elle veut
apprendre, comprendre, entreprendre, créer et participer aux décisions
qui détermineront son avenir.
Mais une jeunesse qui aspire à l’avenir a besoin d’un horizon.
Elle a besoin d’un exemple.
Elle a besoin d’un phare.
C’est pourquoi l’Afrique centrale doit
faire émerger un modèle capable d’inspirer sa jeunesse, de lui montrer
que la démocratie, le savoir, le travail, l’entrepreneuriat et la
responsabilité politique peuvent constituer les fondations d’un avenir
nouveau.
Un pays qui ne donne pas d’avenir à sa
jeunesse la pousse vers l’exil ou vers le désespoir. C’est pourquoi le
remède est la désimmigration : le retour des immigrés à la maison, vers
la terre natale où les attend leur destinée.
Un pays qui investit dans sa jeunesse —
dans l’éducation, la formation professionnelle, l’apprentissage,
l’entrepreneuriat et l’innovation — se donne les moyens de son propre
relèvement.
Mais cette ambition ne concerne pas seulement le Congo. Elle concerne toute l’Afrique centrale, voire toute l’Afrique.
Car une jeunesse africaine formée,
entreprenante et connectée constitue l’un des plus grands marchés et
l’un des plus grands potentiels de croissance du XXIe siècle.
L’enjeu est donc de créer les conditions
pour que cette jeunesse ne soit plus seulement consommatrice de modèles
venus d’ailleurs, mais qu’elle devienne elle-même productrice de savoir,
de richesse, de technologie, de culture et de solutions.
Le phare que nous appelons de nos vœux n’est pas celui d’un pays qui prétend dominer les autres.
C’est celui d’un pays qui montre la voie.
IV. LE SÉNÉGAL : UN EXEMPLE, L’AFRIQUE CENTRALE : UN NOUVEAU DÉFI
L’Afrique francophone dispose d’exemples
qui démontrent qu’une culture démocratique peut s’enraciner dans la
durée, malgré les crises, les tensions et les péripéties politiques.
Le Sénégal est, sans le contester, l’un de ces exemples.
Au-delà des péripéties qui ont pu opposer
le président et l’ancien Premier ministre, il demeure une référence
démocratique importante dans l’espace francophone africain.
L’enseignement que nous devons en tirer
n’est pas de copier un modèle extérieur, mais de comprendre qu’une
nation peut construire, consolider et défendre des institutions capables
de résister aux crises politiques.
L’Afrique centrale doit, elle aussi, faire émerger un tel exemple.
Et ToPeSA s’y projette.
Le Congo nouveau doit pouvoir devenir l’un
des points d’appui de cette nouvelle culture démocratique en Afrique
centrale : une démocratie fondée sur l’État de droit, la responsabilité,
la transparence, l’alternance, la réconciliation nationale et le
respect de la dignité humaine.
Nous ne pouvons pas demander à l’Afrique
d’être respectée dans le monde si nous ne sommes pas capables de
construire chez nous des institutions que nos propres peuples
respectent.
Le leadership régional ne se décrète pas.
Il se mérite.
Et il commence par l’exemplarité.
V. DES RESSOURCES NATURELLES HORS NORMES
Le Congo dispose d’atouts que peu de nations peuvent revendiquer simultanément.
Sur le plan forestier, d’abord : les
forêts couvrent une grande partie du territoire national, et le pays
fait partie intégrante du bassin du Congo, deuxième massif forestier
tropical du monde après l’Amazonie.
Mais le bassin du Congo ne s’arrête pas
aux frontières du Congo. Il constitue un patrimoine partagé par
plusieurs États d’Afrique centrale.
Cela signifie que la protection de cet
espace, sa valorisation économique et son développement durable ne
peuvent être pensés uniquement à l’échelle nationale. Ils doivent être
pensés à l’échelle régionale.
Sur le plan énergétique, ensuite, le pétrole demeure le pilier de l’économie congolaise.
À cela s’ajoutent le gaz naturel, les
ressources minières, ainsi que les immenses possibilités agricoles,
hydrauliques et forestières.
Mais ces ressources, aussi importantes
soient-elles, ne valent que si elles sont mises au service des peuples
et non captées par des logiques de rente et de prédation.
Le vrai capital du Congo, ce n’est pas seulement ce qui est sous son sol.
C’est ce qui est dans la tête et dans les mains de ses enfants.
Et c’est également ce qui est dans les mains des peuples d’Afrique centrale et de l’Afrique.
Notre région ne doit plus seulement
exporter ses matières premières. Elle doit pouvoir transformer,
produire, créer de la valeur ajoutée et, lorsque la consommation locale
est enfin assurée, exporter des produits finis.
C’est pour cela que je propose la création
de paradis agricoles, en lien avec l’autonomie partielle des régions,
dans le cadre d’une décentralisation administrative et financière
effective.
C’est là que se trouve l’une des grandes opportunités de notre génération.
VI. LE CONGO, PORTE D’ENTRÉE ET PÔLE RÉGIONAL
Le Congo a vocation, par son histoire, par
sa position géographique au cœur de l’Afrique centrale et par son accès
stratégique à l’océan Atlantique via le port de Pointe-Noire, à
retrouver un rôle moteur dans sa sous-région.
Mais je veux aller plus loin.
Le Congo peut être une porte d’entrée de l’Afrique centrale vers le monde.
Et l’Afrique centrale peut devenir une porte d’entrée du monde vers de nouveaux marchés africains.
Nous devons regarder au-delà des frontières nationales.
Le Congo, la République démocratique du
Congo, le Gabon, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad et
les autres pays de notre espace régional ont chacun leurs spécificités,
leurs ressources et leurs potentiels.
Mais, ensemble, ils représentent un espace géographique, économique et humain considérable.
Cette sous-région a besoin d’un nouveau
souffle. Elle a besoin de corridors de transport, d’énergie et
d’infrastructures. Elle a besoin de ports, de chemins de fer, de routes,
de numérique, de formation professionnelle et d’industries de
transformation.
Elle a surtout besoin de stabilité politique et de confiance entre les peuples.
VII. KAMPALA–LUBUMBASHI–POINTE-NOIRE : L’EMBRYON D’UN MARCHÉ TRILATÉRAL
Plus que jamais, nous devons recréer l’axe Kampala–Lubumbashi–Pointe-Noire.
Cet axe ne doit pas être considéré comme une simple ligne sur une carte.
Il peut devenir l’un des premiers embryons
d’un véritable marché trilatéral africain reliant l’Afrique de l’Est,
l’Afrique centrale et la façade atlantique.
Kampala représente une ouverture vers l’Afrique de l’Est.
Lubumbashi constitue un carrefour majeur au cœur de l’Afrique centrale et vers l’espace minier de la région.
Pointe-Noire ouvre l’accès à l’océan Atlantique et aux marchés internationaux.
Relier ces trois pôles, c’est penser autrement la géographie économique du continent.
C’est créer des corridors de circulation
pour les personnes, les marchandises, l’énergie, les capitaux, les
savoirs et les technologies.
C’est permettre à nos économies de mieux se compléter.
C’est favoriser les échanges entre producteurs africains, entrepreneurs africains et consommateurs africains.
C’est aussi créer les conditions d’un
marché régional suffisamment important pour attirer de nouveaux
partenaires internationaux.
Cette vision nécessite des infrastructures
modernes, des routes, des chemins de fer, des réseaux énergétiques, des
infrastructures numériques et des procédures commerciales simplifiées.
Mais elle nécessite surtout une volonté politique.
Car les frontières ne doivent plus être
des murs qui empêchent les peuples de commercer, de travailler et de
construire ensemble.
Elles doivent devenir des passerelles.
L’Afrique centrale ne peut pas attendre que le monde construise à sa place les corridors de son développement.
Elle doit les concevoir, les négocier et les construire elle-même, avec des partenaires choisis sur la base d’intérêts mutuels.
C’est dans cette perspective que le Congo
nouveau peut devenir l’un des points d’ancrage de cette nouvelle
architecture régionale.
VIII. UN LEADERSHIP RÉGIONAL QUI DOIT ÊTRE RETROUVÉ
La sous-région a besoin d’un pôle de
stabilité, d’un pôle capable de parler avec assurance à Washington, à
Bruxelles, à Pékin, à Abu Dhabi, à Bucarest et à toutes les autres
capitales du monde, sans jamais renoncer à sa souveraineté ni à sa
dignité.
Redevenir ce pôle suppose cependant un préalable : la refondation démocratique.
On ne bâtit pas un leadership crédible sur une gouvernance contestée.
La crédibilité internationale du Congo se
gagnera d’abord à l’intérieur de ses frontières, par des institutions
fortes, un État de droit respecté et une réconciliation nationale
sincère entre tous les fils et toutes les filles du pays.
Et ce principe vaut également pour l’Afrique centrale. Et pourquoi pas pour toute l’Afrique.
La stabilité politique n’est pas l’ennemie du développement économique : elle en est la condition.
Le Congo ne pourra prétendre jouer un rôle
moteur dans la région que s’il devient lui-même un exemple de stabilité
institutionnelle, de liberté, de responsabilité et de développement.
C’est ainsi qu’un leadership national peut se transformer en leadership régional.
IX. FACE AUX NOUVEAUX ENJEUX GÉOPOLITIQUES
Le monde change de visage. Il est en
mutation. Les rapports de force se recomposent. Les puissances
traditionnelles sont challengées. De nouveaux acteurs frappent à la
porte du continent africain.
Dans ce contexte, l’Afrique n’est plus un simple terrain de compétition entre puissances extérieures.
Elle doit devenir actrice de ses propres choix.
Et l’Afrique centrale doit prendre toute sa place dans cette nouvelle donne.
Le Congo, fort de son histoire de pionnier
diplomatique, a une carte à jouer : celle d’un pays qui diversifie
intelligemment ses partenariats ; qui ne s’enferme dans aucune
dépendance exclusive ; qui négocie et s’ouvre ; et qui fait le choix de
la transparence, de la bonne gouvernance et de la souveraineté.
Mais cette nouvelle ouverture ne doit pas être comprise comme un changement de dépendance.
Nous ne voulons pas remplacer une dépendance par une autre.
Nous voulons construire des partenariats équilibrés.
Des partenariats qui créent de la valeur ajoutée pour toutes les parties.
Des partenariats qui permettent aux peuples africains de devenir producteurs, entrepreneurs et décideurs d’un avenir certain.
Et surtout, nous voulons que l’Afrique soit autour de la table lorsque se négocie l’avenir du monde.
Pas dans l’antichambre.
Pas dans les couloirs.
Pas comme simple spectatrice.
À LA TABLE DES NÉGOCIATIONS.
X. UNE NOUVELLE OPPORTUNITÉ POUR L’AFRIQUE CENTRALE
Nous sommes peut-être à un moment particulier de l’histoire.
Un moment où les cartes se redistribuent.
Un moment où les anciennes certitudes sont remises en question. Un
moment où de nouvelles alliances, de nouveaux partenariats et de
nouvelles opportunités peuvent émerger.
Et dans cette nouvelle configuration, l’Afrique centrale ne doit pas rester spectatrice.
Elle doit se préparer. Elle doit
s’organiser. Elle doit ouvrir ses portes. Elle doit ouvrir ses marchés.
Elle doit investir dans sa jeunesse. Elle doit sécuriser ses
territoires. Elle doit développer ses infrastructures. Elle doit
transformer ses ressources. Et surtout, elle doit restaurer la
confiance.
Car lorsqu’un investisseur, un étudiant,
un entrepreneur ou un partenaire étranger regarde l’Afrique centrale, il
ne doit plus voir seulement des difficultés.
Il doit voir des possibilités.
Il doit voir des hommes et des femmes capables de construire.
Il doit voir des États capables de tenir leurs engagements.
Il doit voir une région capable de dialoguer avec le monde.
Et il doit voir une Afrique centrale prête à saisir les nouvelles opportunités qui s’offrent à elle.
C’est cette Afrique centrale que nous voulons contribuer à construire.
Une Afrique centrale capable de s’appuyer sur ses propres forces, tout en s’ouvrant au monde.
Une Afrique centrale capable de construire ses propres corridors, ses propres marchés et ses propres chaînes de valeur.
Une Afrique centrale capable de faire de sa jeunesse une force et de ses ressources un levier de développement.
Une Afrique centrale capable, enfin, de
produire non seulement des richesses, mais aussi des modèles politiques,
économiques et démocratiques.
CONCLUSION — OUVRIR LE CHAPITRE DU CONGO NOUVEAU
57 années de pouvoir démocratique dévoyé, et 66 ans après son indépendance, ce n’est pas une fatalité.
C’est une parenthèse.
Une parenthèse que notre génération a le devoir historique de refermer pour ouvrir enfin le chapitre du Congo nouveau.
Un Congo réconcilié avec lui-même.
Réconcilié avec son histoire.
Réconcilié avec son peuple.
Et pleinement réconcilié avec le monde.
Mais au-delà du Congo, c’est toute l’Afrique centrale qui doit désormais écrire une nouvelle page.
Et, au-delà de l’Afrique centrale, c’est toute l’Afrique qui doit se retrouver autour de la table des négociations.
Une page dans laquelle nos pays ne seront
plus seulement considérés pour leurs matières premières, mais pour leurs
peuples, leur intelligence, leur jeunesse, leur capacité d’innovation,
leur position stratégique et leur volonté de construire ensemble.
Nous voulons une Afrique centrale ouverte, souveraine, stable et entreprenante.
Nous voulons une Afrique capable de dialoguer avec toutes les puissances sans appartenir à aucune.
Une Afrique centrale capable d’accueillir de nouveaux partenaires et de créer de nouvelles opportunités.
Une Afrique qui ne demande pas au monde de venir faire son histoire à sa place, mais qui lui dit :
Venez construire avec nous.
C’est cette conviction qui anime notre engagement à travers ToPeSA, la voix et la voie du Congo nouveau.
Du Congo nouveau à l’Afrique centrale, nous voulons ouvrir une nouvelle voie.
Une voie où la démocratie devient une
force, où la jeunesse devient le premier capital, où les ressources
deviennent des leviers de transformation, où les infrastructures relient
les peuples et où les partenariats servent des intérêts mutuels.
Une voie où Kampala, Lubumbashi et
Pointe-Noire ne sont plus seulement trois villes séparées par les
frontières, mais les points d’ancrage d’une nouvelle dynamique
économique africaine.
Une voie où le Congo retrouve sa vocation de phare.
Une voie où l’Afrique centrale retrouve son rôle.
Une voie où l’Afrique tout entière cesse d’attendre que les autres écrivent son histoire.
Car notre ambition est simple :
faire du Congo nouveau le point de
départ d’une Afrique centrale nouvelle, et contribuer à faire asseoir
l’Afrique à la table des négociations dans un monde en mutation.
Et c’est cette conviction que nous partageons avec toutes les filles et tous les fils :
Le Congo est prêt.
L’Afrique centrale est prête.
L’Afrique est prête.
Elle est prête à s’inscrire pleinement dans les nouvelles opportunités du monde.
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA