AFRICA HUMAN VOICE NEWS - LE BLOG D'AFRIQUE VOIX HUMAINE CONTRE LE NEO-COLONIALISME ET LE NEO-ESCLAVAGISME DE L'OCCIDENT ET SES "PREFETS-GOUVERNEURS NOIRS" LOCAUX.
Pendant que l’attention internationale se
focalise sur les tensions croissantes au Moyen-Orient, notamment autour
du détroit d’Ormuz, une autre réalité s’est imposée avec force : le 15 mars dernier, le peuple congolais s’est exprimé pour dire NON
au maintien au pouvoir de Denis Sassou Nguesso, soutenu par des réseaux
d’influence et des conseillers de l’ombre, parmi lesquels figure
notamment Jean-Paul Pigasse.
Dans le même temps, la famille de l’ancien vice-Premier ministre Firmin Ayessa
poursuit sa quête de vérité, en exigeant des éclaircissements sur les
circonstances de sa disparition, interpellant directement les
responsables de la communication du pouvoir.
En exprimant ce refus, le peuple congolais a également fait un choix : celui de ToPeSA,
comme voie de sortie de crise. Une transition politique apaisée, d’une
durée de cinq ans, placée sous la responsabilité d’un Premier ministre,
chef du gouvernement, assumant également les fonctions de chef de l’État et garant de l’Autorité de l’État, y compris comme chef des Armées.
De la Likouala au Kouilou, en passant par
la Sangha, la Cuvette Centrale, la Cuvette-Ouest, les Plateaux, le Pool,
la Lékoumou, la Bouenza et le Niari, tout un peuple longtemps abusé
s’est levé pour dire NON au système en place et OUI à ToPeSA.
ToPeSA, c’est :
Non aux logiques d’influence et aux réseaux de
conseil qui accompagnent et soutiennent le maintien au pouvoir, y
compris ceux portés par des acteurs comme Jean-Paul Pigasse auprès de
Denis Sassou Nguesso.
Oui à la recherche de la vérité sur la mort de Firmin Ayessa.
Oui à une transition de cinq ans avec un Premier ministre, chef du gouvernement, assumant pleinement les fonctions de chef de l’État et garant de l’autorité de l’État, y compris comme chef des Armées.
Oui à l’union nationale, sans chasse aux sorcières, pour bâtir un Congo nouveau.
Oui à l’engagement des héritiers de l’histoire politique nationale — Jacques Opangault, Simon-Pierre Kikhounga Ngot et Félix Tchicaya — dans un esprit de réconciliation et de restauration de la République du 28 novembre 1958.
Oui à une jeunesse actrice, fer de lance de la reconstruction nationale.
Oui à la relance économique et à l’établissement de relations diplomatiques équilibrées, au service des peuples.
15 mars 2026 : après l’auto-proclamation, un système à nu
Après que Denis Sassou Nguesso
s’est proclamé réélu, le Congo se trouve à un carrefour décisif. Pour
éviter un naufrage irréversible et offrir un avenir digne à la jeunesse,
il est urgent de bâtir une transition nationale, de renforcer l’union du peuple et d’engager une véritable relance économique.
Et après ? L’après commence ici et maintenant.
La dignité ne s’attend pas, elle se conquiert. Le temps n’est plus à
l’attentisme. Le moment d’agir pour le Congo est arrivé, pour
transformer cette crise en une opportunité historique de renaissance nationale, fondée sur l’union, la responsabilité et le courage.
La réalité s’impose désormais avec
brutalité : le système vacille, y compris parmi ses soutiens
historiques. La crédibilité politique s’effondre, tandis que l’économie
encaisse un choc majeur. Les coupures d’internet, d’électricité et
d’eau, survenues lors de ce qui a été présenté comme une élection, ont
aggravé une économie déjà fragilisée, plongeant ménages et petits
acteurs économiques dans des pertes immédiates et profondes.
Dans le même temps, la jeunesse paie le prix le plus lourd. L’« année de la jeunesse » s’est transformée en une jeunesse sacrifiée,
sans emploi, sans perspective, trop souvent réduite à survivre dans les
marges d’un système qui l’exclut en devenant des « simba sacs »
(porteurs de cartable de billets de banque de ceux qui les réduisent en
esclavage).
Les signaux économiques viennent confirmer cette dérive. Ils se sont notamment aggravés à la suite des coupures des communications électroniques, dont notre compatriote Alphonse Ndongo, journaliste économiste, a analysé les conséquences dans sa chronique « Les pertes occasionnées par les coupures de communication ».
Ces prises de position traduisent une réalité préoccupante : au-delà des perturbations immédiates, ces décisions envoient un message négatif aux investisseurs, fragilisent l’économie et détériorent durablement la crédibilité du pays.
Les faits viennent le confirmer. Des
entreprises françaises, longtemps considérées comme des repères du
fonctionnement économique, enregistrent des reculs significatifs de leur activité au moment même de l’auto-proclamation. Ce signal est sans équivoque : il est fort, clair, et porteur de sens.
Dès lors, une question fondamentale se pose : pourquoi avoir procédé à ces coupures, alors même que des engagements avaient été pris pour les éviter, comme en témoignent les notes de service émises en ce sens ?
Alors que des démentis gouvernementaux disaient le contraire à la suite d’une note massivement publiée sur les réseaux ?
Quel danger réel justifiait une telle décision au nom de la sécurité ? Rien, sinon une mesure aux conséquences lourdes pour le pays.
Car au lieu de protéger la nation, ces coupures ont surtout contribué à :
perturber l’activité économique,
pénaliser les entreprises et les commerçants,
plonger les citoyens dans des difficultés inutiles,
et affaiblir davantage l’image du Congo à l’international.
Ainsi, loin d’être neutre, cette décision
apparaît comme un facteur aggravant d’une crise déjà profonde, dont le
coût est, une fois encore, supporté par le peuple congolais.
À travers lui, chacun doit entendre ce qu’exprime, en creux, le partenaire historique : un fiasco.
Ce constat ne fait que confirmer ce que le peuple congolais exprime déjà avec lucidité : une perte de confiance généralisée, profonde et durable, envers un système à bout de souffle.
Un fiasco politique aux conséquences économiques
Ce qui s’est produit le 15 mars 2026 dépasse le cadre électoral.
Abstention massive
Coupures d’internet et de communication
Auto-proclamation dans un climat de rejet
Une dégradation économique désormais mesurable
Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
De magasins de Grande Distribution de Brazzaville :
Du 1er janvier au 17 mars 2025 : 302 636 562 F CFA
Du 1er janvier au 17 mars 2026 : 121 721 079 F CFA
Soit une baisse de -13,42 % en un an.
Sur une base annuelle :
Grande Distribution(2025) : environ 11 milliards F CFA
Grande Distribution (2025) : environ 4 milliards F CFA
Un écart de -7 milliards F CFA, révélateur d’un déséquilibre économique profond et d’un affaiblissement inquiétant d’un pôle stratégique comme Pointe-Noire.
Ce signal économique ne peut être ignoré.
Il traduit une contraction de la consommation, un affaiblissement du
tissu économique et une défiance croissante des acteurs.
Mais au-delà de ces chiffres, une autre réalité doit être posée avec lucidité : celle des distorsions structurelles du marché.
À Pointe-Noire, souvent présentée comme un
pôle stratégique lié aux intérêts économiques étrangers, notamment
français, le secteur de la grande distribution est aujourd’hui largement
dominé par des réseaux commerciaux étrangers (indiens, pakistanais,
libanais). Ceux-ci évoluent dans un environnement marqué par des avantages fiscaux et douaniers opaques,
fréquemment perçus comme disproportionnés, au détriment non seulement
des opérateurs nationaux, mais aussi de certains acteurs économiques
historiques comme la France. Surtout que ces réseaux commerciaux
étrangers sont dominés par des organisations terroristes islamistes
comme le Hamas, le Hezbollah et les Houthis du Yémen ce qui a valu au
Congo d’être inscrit sur le liste noire des États-Unis.
Cette situation alimente un sentiment
profond d’injustice et de déséquilibre, dans un contexte où les règles
du jeu économique semblent ne plus être les mêmes pour tous. Elle
soulève également des interrogations persistantes sur la transparence des circuits commerciaux et financiers, dans un environnement international de plus en plus exigeant en matière de traçabilité et de régulation.
Ces perceptions, largement partagées dans
l’opinion, contribuent à fragiliser l’image du Congo sur la scène
internationale et à nourrir la défiance des partenaires économiques.
Dès lors, une question politique majeure se pose : quel modèle de développement est aujourd’hui proposé au peuple congolais ?
Et au-delà, quelle vision les partenaires
internationaux, notamment la France et son président Emmanuel Macron,
entendent-ils soutenir dans un pays en quête de souveraineté, d’équité
et de justice économique en apportant leur soutien à Denis Sassou
Nguesso rejeté par la population ?
Cette interrogation renvoie à une question plus profonde encore : celle du sens de l’État,
de la protection des intérêts nationaux et du respect des équilibres
culturels et historiques du Congo, hérités notamment des premières
heures de son indépendance sous Fulbert Youlou.
Face à la montée en puissance de réseaux
commerciaux étrangers dans le secteur de la grande distribution, dont
certains sont perçus comme liés à des sphères d’influence religieuses ou
idéologiques, de nombreux acteurs économiques locaux dénoncent :
des exonérations douanières étendues,
une opacité dans certains mécanismes de régulation économique,
des distorsions de concurrence persistantes,
un accès inégal aux circuits d’importation et de distribution
des abattements exceptionnels,
et des relations privilégiées avec certains cercles du pouvoir, créant une concurrence profondément déséquilibrée.
Cette perception d’un système à deux
vitesses s’étend également à une partie des circuits d’importation, où
certains opérateurs bénéficieraient de protections informelles,
renforçant le sentiment d’injustice économique largement partagé au sein
de la population.
Dans ce contexte, des interrogations persistent aussi sur la traçabilité de certaines activités commerciales,
notamment dans les secteurs de l’hôtellerie, de la distribution et des
services, où l’absence de régulation stricte alimente les soupçons de
dérives (fraude, économie parallèle, activités illicites : prostitution
et drogue).
Un système économique déséquilibré
Ce climat fragilise durablement l’économie nationale :
il décourage l’investissement local,
il pénalise les commerçants congolais,
et il alimente une perte de confiance généralisée dans les règles du jeu économique.
Ce signal économique ne peut être ignoré. Il traduit une contraction de la consommation, mais aussi une crise de gouvernance économique, où l’équité, la transparence et la régulation ne sont plus garanties.
Le coût réel pour le peuple
Mais au-delà des chiffres, il y a la réalité humaine.
Chacun doit mesurer l’ampleur des répercussions sur les ménages, les petits commerçants, les acteurs des marchés de proximité, notamment lors des coupures d’Internet et d’électricité.
Derrière ces décisions, une réalité s’impose :
des chaînes de froid brisées,
des denrées périssables détruites,
des revenus anéantis en quelques heures.
Combien de chiffres d’affaires ont été perdus ? Combien d’activités paralysées ? Combien de familles plongées dans l’incertitude ?
Ces pertes constituent le coût réel, payé
par le peuple, d’une opération de maintien au pouvoir conclue par une
auto-proclamation à 94,82 %, accompagnée d’une satisfaction personnelle affichée, sans considération pour le désastre économique et humain ainsi provoqués.
Elles traduisent une contraction brutale de l’activité économique sur l’ensemble du territoire, ainsi qu’une fragilisation inquiétante de pôles pourtant stratégiques, à l’image de Pointe-Noire, cœur économique du pays.
Un signal d’alerte politique et économique
Ce signal économique ne peut être ignoré. Il est concret, chiffré, vérifiable. Il
traduit une réalité plus profonde : une contraction de la consommation,
une perte de dynamisme économique et une défiance croissante des
acteurs.
Chacun doit comprendre ce que cela signifie réellement : au-delà des discours officiels, c’est un désaveu silencieux mais puissant du système en place.
Ce constat rejoint ce que le peuple congolais exprime depuis longtemps : une perte de confiance généralisée, qui touche désormais non seulement le champ politique, mais aussi le cœur même de l’économie.
Le résultat : un fiasco politique devenu crise économique et institutionnelle.
Elle met en lumière une réalité profonde : celle d’un système fondé sur la captation des ressources, au détriment du développement économique et social du pays.
Ce travail d’analyse a le mérite de révéler les contradictions d’un modèle porté par le PCT,
censé valoriser le travail comme levier de prospérité, mais dont les
résultats exposent, au contraire, les limites et les incohérences.
Un pays pétrolier à bout de souffle
Le Congo illustre aujourd’hui les limites d’un modèle PCT :
richesse pétrolière concentrée entre les mains du clan-PCT
pauvreté massive (52 % de la population)
jeunesse exclue (chômage élevé)
La rente ne développe pas. Elle confisque.
Une jeunesse sacrifiée, un avenir confisqué
Le paradoxe est brutal :
une majorité de jeunes dans la population (60 % de la population ont au moins 25 ans).
un système qui les exclut durablement.
Une jeunesse nombreuse ne signifie pas une jeunesse au pouvoir. Pas
plus qu’elle ne garantit une jeunesse libre de son destin. L’attentisme
de cette jeunesse, soumise à la bière frelatée et à la drogue, continue
sa perte. Combien de fois, des jeunes instruits, porteurs de diplômes,
n’ont-ils pas capitulé, devenant les serviteurs zélés de ceux du
système, incapables de rivaliser par leurs seules compétences ? On les a
rendus esclaves pour qu’ils obéissent.
Aussi, quand l’avenir est bloqué, quand l’emploi est inaccessible, quand les rêves sont étouffés,
la jeunesse subit.
Alors la jeunesse se retrouve prisonnière d’un cercle vicieux où la révolte est remplacée par la résignation.
Mais il existe une voie de sortie : celle
de la conscience collective et de l’action organisée. Une jeunesse qui
se libère commence par se connaître, se former, et s’unir autour
d’objectifs clairs et ambitieux. C’est dans cette mobilisation que naît
le pouvoir réel, celui qui ne s’achète pas, qui ne se mendie pas, mais
qui se conquiert.
C’est une confiscation générationnelle de l’avenir.
Un système verrouillé, une République fragilisée
Ce modèle produit :
concentration du pouvoir
logique de succession fermée
affaiblissement des institutions
Le risque : une transformation de la République en système patrimonial.
La responsabilité collective, y compris celle de la diaspora
Face à cette situation, une vérité doit être dite :
La diaspora, malgré ses atouts, n’a pas su jouer pleinement son rôle.
divisions
absence de stratégie commune
manque d’organisation
Une occasion historique a été manquée.
Mais rien n’est irréversible. Il est encore temps de se ressaisir.
Le 15 mars : un NON historique du peuple
Malgré tout, le peuple a tenu.
Sans violence. Sans bruit. Mais avec détermination.
Il a dit NON.
Ce non est un point de départ, pas une ligne d’arrivée. Pas une finalité.
ToPeSA : transformer la crise en opportunité
ToPeSA propose une voie claire :
unir les Congolais
organiser une transition apaisée
restaurer l’État
refonder la République
La clé : une jeunesse engagée et consciente
Aucune transformation ne sera possible sans la jeunesse.
Mais une chose doit être dite clairement :
L’avenir ne se donne pas. Il se conquiert.
Ce n’est pas par l’assistanat, mais par l’engagement, par la responsabilité, par la lutte pour la dignité.
Construire la transition nationale
Le moment est venu :
de dépasser les divisions
de rassembler les forces vives
de structurer une véritable alliance nationale
Faire du refus une construction politique.
Conclusion : un tournant historique
Le 15 mars 2026 n’est pas une fin. C’est une révélation.
Révélation d’un système à bout de souffle. Révélation d’un peuple lucide. Révélation d’une jeunesse en attente.
ToPeSA
Pour l’union nationale Pour rendre l’avenir à la jeunesse Pour la transition Vers le Congo nouveau
Monsieur Denis Sassou Nguesso, Roi du Congo-Brazzaville.
Certaines élections présidentielles ressemblent davantage à des
cérémonies de couronnement. Le Congo-Brazzaville vient, une fois de
plus, d’en offrir une illustration troublante.
Au-delà du scrutin, c’est le fonctionnement global du système électoral qui interroge.
Monsieur Denis Sassou Nguesso, dirigeant au pouvoir depuis de nombreuses
années, vient d’être réélu avec 94,82 % des voix à l’issue d’un scrutin
marqué par la présence d’opposants largement perçus comme complaisants,
dont le rôle s’est limité à donner une apparence
de crédibilité à une élection dont l’issue semblait connue d’avance.
Ainsi, le Congo-Brazzaville, loin de fonctionner comme une véritable
République, donne le sentiment de s’apparenter à un système quasi
monarchique, où le pouvoir repose sur des logiques familiales, claniques
et tribales. L’unité nationale s’efface au profit
d’intérêts particuliers, tandis que les promesses de développement et
d’émergence restent sans effet concret.
Annus horribilis 2026 apparaît comme une période sombre pour le peuple
congolais, qui espérait des changements significatifs mais se retrouve
confronté à la perspective de nouvelles années de difficultés
économiques et sociales. C’est un nouveau quinquennat
de souffrances qui précipitera le pays vers le chaos social.
Dans un contexte international marqué par le réalisme politique, les
puissances occidentales applaudiront sans doute leur allié local, un
pouvoir qui continue d’exploiter et de brader les ressources du pays
pour leurs propres intérêts stratégiques au détriment
de la population.
Par ailleurs, le contraste entre le train de vie ostentatoire des
dirigeants et les conditions de vie précaires de nombreux citoyens
renforce le sentiment d’injustice. Cette mise en scène du pouvoir,
marquée par le luxe et la proximité familiale au sommet de
l’État, souligne davantage les dérives d’un système où la gouvernance
apparaît comme une affaire privée.
Le couronnement a révélé une indécence flagrante dans l'affichage du
luxe des dirigeants congolais, tandis que le peuple souffre dans une
misère indescriptible. Notre nouveau souverain, couronné par son
ministre de l'Intérieur, un membre de sa famille, incarne
un système politique où la famille et les cercles proches du pouvoir
priment. L'unité nationale est absente, un système ne valorisant plus le
travail et le mérite s’est installé, tandis que les promesses
d’émergence demeurent sans effet.
Le climat de peur, alimenté par des atteintes graves aux droits humains
et marqué par des exécutions extrajudiciaires des jeunes, limite
fortement toute contestation interne. Dans ces conditions, dénoncer les
dérives du régime peut exposer à des risques considérables
pour sa vie. Sous l'empereur Jean-Bedel Bokassa, ce sont les chevaux
qui tombaient, mais sous Denis Sassou Nguesso, ce sont les Congolais qui
souffrent. Le cynisme face à la vie humaine a atteint des sommets, avec
des crimes contre l’humanité qui ne resteront
pas impunis. Cependant, le temps est un allié de la justice, et les
responsables devront un jour rendre des comptes devant des juridictions
compétentes.
Après plus de quatre décennies d’exercice cumulées du pouvoir, le pays
semble s’enfoncer dans une forme de gouvernance marquée par le
clientélisme, le tribalisme et la concentration des richesses entre les
mains d’une minorité. Le Parti congolais du travail
(PCT) apparaît, dans ce contexte, comme un instrument au service
d’intérêts restreints plutôt qu’un vecteur d’un projet collectif. Ce
sectarisme et ce tribalisme ne constituent pas un véritable projet de
société, mais une réunion de ceux qui exploitent la
République au détriment du peuple.
Pour la jeunesse congolaise, les perspectives restent limitées,
notamment en raison de l’accès restreint aux emplois publics et d’une
dette croissante insoutenable qui hypothèque leur avenir. La gestion
économique et sociale suscite ainsi de nombreuses inquiétudes.
Cette situation s’inscrit dans un contexte économique marqué par une
forte dépendance aux revenus pétroliers et des contraintes budgétaires
importantes, limitant la capacité de l’État à répondre aux besoins
sociaux.
Face à cette situation, le peuple congolais se retrouve confronté à ses
responsabilités. Les changements ne pourront intervenir sans une prise
de conscience collective et un engagement citoyen fort. La politique
doit intéresser chacun d'entre nous, car elle
concerne la gestion de la cité.
La liberté implique également la responsabilité et la capacité à assumer
les risques nécessaires pour la défendre. Dans un tel contexte, un
pouvoir centré sur lui-même peine à reconnaître pleinement les
aspirations et la dignité du peuple.
Malgré les difficultés, l’espoir subsiste. Une évolution favorable
demeure envisageable à condition de consolider l’indépendance des
institutions, de mettre en place des mécanismes de transition fiables et
de replacer l’intérêt général au cœur de l’action publique.
Ce n’est qu’à ce prix que la stabilité politique pourra s’inscrire dans
la durée et profiter pleinement à l’ensemble des Congolaises et des
Congolais.
ET MAINTENANT : QUE FAISONS-NOUS ? – TRANSFORMER LE REFUS EN TRANSITION
Mes chers compatriotes, Peuple congolais,
Le 15 mars 2026, vous avez parlé. Et vous avez parlé avec force.
Vous n’avez pas voté. Vous avez dit NON.
Ce NON n’est pas une absence. Ce NON est un acte. Un acte de dignité. Un acte de résistance. Un acte de vérité.
De la Likouala à la Sangha, de la Cuvette
Centrale à la Cuvette-Ouest, des Plateaux au Pool, de la Lékoumou à la
Bouenza, du Niari au Kouilou, vous avez porté un même message :
NON au maintien au pouvoir.
Peuple congolais, ce que vous avez accompli est historique.
Car lorsque tout un peuple, dans sa diversité, dans ses régions, dans ses générations, se lève dans un même élan, ce n’est plus un simple refus. C’est le début d’un changement.
Et aujourd’hui, la vérité s’impose. Même ceux qui, hier encore, soutenaient ou observaient en silence, reconnaissent la réalité.
Un mot circule : FIASCO.
Mais face à cette réalité, une question demeure.
Ceux qui ont la charge de proclamer les résultats entendront-ils la voix du peuple ? Ou choisiront-ils de l’ignorer ?
À eux, je le dis avec gravité : le peuple vous regarde.
Mes chers compatriotes,
L’heure n’est plus seulement au constat. L’heure est à l’action.
Le peuple a ouvert la voie. Il nous revient désormais de transformer ce refus en espérance, et cette espérance en projet politique.
C’est le sens de notre engagement à tous dans notre diversité d’opinions.
ToPeSA est aujourd’hui une réalité nationale. Une dynamique. Un rassemblement.
Un chemin vers l’essentiel : l’union nationale.
Dans l’esprit de nos pères fondateurs, dans l’esprit de celles et ceux qui ont rêvé d’un Congo libre, juste et prospère, nous devons nous lever.
Nous lever ensemble.
Forces politiques, organisations syndicales, jeunesse, confessions religieuses, société civile, le moment est venu de dépasser nos différences pour construire :
L’Alliance pour l’Union Nationale.
Peuple congolais,
Je vous le dis avec conviction :
Oui, vous êtes prêts. Oui, vous êtes prêts pour le changement. Oui, vous êtes prêts pour une transition.
Une transition responsable. Une transition apaisée. Une transition au service du peuple.
Et cette transition, nous allons la construire ensemble.
Pas dans la division, mais dans l’unité.
Pas dans la peur, mais dans le courage.
Pas dans le renoncement, mais dans l’espérance.
Alors, je vous appelle, toutes et tous,
à vous mobiliser, à vous rassembler, à vous engager.
Car l’histoire est en marche.
Et cette fois-ci, c’est le peuple qui écrit son destin.
ToPeSA pour l’union nationale, pour préparer la transition, vers le Congo nouveau.
Je vous remercie.
Modeste Boukadia Initiateur de ToPeSA 17 mars 2026 – 10h14
Appel à la Nation | Peuple congolais, construisons l’Alliance pour l’union nationale
Peuple de la République du Congo,
Le 15 mars 2026, vous avez écrit une page importante de notre histoire nationale.
Face à ce qui apparaissait comme une
opération de maintien au pouvoir de Denis Sassou Nguesso, vous avez
choisi de vous exprimer avec dignité et responsabilité : par une abstention massive et historique.
Ce choix n’est ni une indifférence, ni une résignation.
La victoire exprimée par l’abstention massive du 15 mars 2026 est la vôtre.
Il est un message politique clair.
Depuis la Likouala, la Sangha, la Cuvette Centrale, la Cuvette-Ouest, les Plateaux, le Pool, la Lékoumou, la Bouenza, le Niari et le Kouilou, le peuple congolais a fait entendre la même voix.
Malgré la distribution d’argent destinée à corrompre les consciences, malgré les pressions et les manipulations, le peuple congolais a dit NON.
Non à la confiscation de la démocratie. Non à l’humiliation d’un peuple digne. Non à un système politique qui a épuisé la confiance nationale.
Quelles que soient les proclamations officielles que pourraient faire Auguste Iloki ou Henri Bouya, une vérité demeure :
le peuple congolais s’est exprimé.
Mais un peuple qui s’exprime doit maintenant transformer ce signal en avenir politique.
C’est pourquoi je lance aujourd’hui un appel solennel :
J’appelle toutes les forces politiques, les organisations syndicales, les étudiants et les élèves, les organisations de la société civile, ainsi que les confessions religieuses de toutes les croyances,
à s’unir autour d’un objectif national : préparer l’alternance et conduire le pays vers une transition pacifique à travers ToPeSA.
Le système incarné par le clan-PCT ne peut plus gouverner comme si rien ne s’était passé.
Le peuple a rendu son verdict.
Il est désormais temps que le courage politique l’emporte sur les calculs et les peurs, afin de construire une grande alliance pour l’union nationale.
Car l’avenir du Congo ne peut se bâtir dans la division.
Il doit se construire dans l’unité, dans la restauration de l’État et dans la réconciliation nationale, afin que chaque Congolaise et chaque Congolais puisse vivre en sécurité, dans la dignité et dans la justice.
Peuple congolais,
vous avez montré la voie.
À nous maintenant de transformer ce 15 mars 2026 en point de départ d’un nouveau chapitre de notre histoire nationale.
À nous maintenant de transformer
cette victoire populaire en une dynamique nationale pour reconstruire
l’État, rassembler la Nation et préparer le Congo nouveau.
Un chapitre où le Congo retrouvera l’unité, la République et la confiance en son avenir.
Pour l’union nationale.ToPeSA.
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
15 mars 2026 | Congo : l’abstention massive, le véritable vote du peuple
"Le 15 mars 2026 restera comme une date
révélatrice dans la vie politique de la République du Congo. Face à une
élection largement perçue comme une opération de maintien au pouvoir de
Denis Sassou Nguesso, une grande partie du peuple congolais a choisi une
autre forme d’expression politique : l’abstention massive.
Loin d’être un simple désintérêt, cette abstention apparaît comme un
message politique clair adressé au système en place. Elle pose désormais
une question essentielle pour l’avenir du pays : que faire après ce signal envoyé par le peuple ?"
Dans mon analyse sur la situation politique du Congo : « 15 mars 2026 : élections municipales transparentes en France vs opération de maintien au pouvoir au Congo »,
publié sur Facebook, je soulignais le contraste frappant entre des
élections municipales organisées dans la transparence en France et ce
qui apparaît en République du Congo comme une simple opération de maintien au pouvoir de Denis Sassou Nguesso, davantage qu’une véritable consultation démocratique.
Je m’interrogeais notamment sur
l’opportunité de l’envoi d’observateurs français au Congo, alors même
que la France se réclame historiquement de l’héritage des droits de l’homme et du citoyen, fondé sur la transparence électorale et le respect des règles démocratiques.
Comment, dès lors, comprendre que ces
observateurs, et pas des moindres, certains se revendiquant de
l’héritage gaulliste, puissent assister à ce qui apparaît davantage
comme une opération de maintien au pouvoir que comme une véritable
élection ?
Car chacun sait que ce régime est régulièrement accusé de graves dérives : bafouement
des droits de l’homme, violences faites aux femmes, pauvreté organisée
d’une population que l’on humilie ensuite en distribuant quelques
billets de banque, comme en témoignent de nombreuses vidéos circulant
sur les réseaux sociaux.
La question mérite donc d’être posée : la
France mesure-t-elle pleinement la perception que peut produire, en
Afrique, la présence d’observateurs français dans un tel contexte ?
Pour beaucoup de citoyens africains, cette
présence peut être interprétée comme une forme de caution politique.
Elle contribue ainsi, malheureusement, à accentuer la perte de crédibilité internationale de la France, notamment sur le continent africain.
Elle alimente également la montée du sentiment anti-français dans plusieurs pays d’Afrique,
tout en nourrissant la guerre informationnelle qui se déploie
aujourd’hui autour des influences internationales sur le continent.
C’est pourquoi il est regrettable de voir
un pays comme la France, qui a longtemps porté un discours universel sur
les droits de l’homme, s’exposer à un tel discrédit en Afrique.
Certes, chaque État défend ses intérêts
stratégiques. Mais lorsque ces intérêts semblent primer sur la condition
humaine et la dignité des peuples, le prix à payer est souvent une perte durable de confiance.
Aujourd’hui, une réalité s’impose :
le peuple congolais s’est exprimé en masse par une abstention historique.
Cette abstention n’est pas un silence. Elle est un message politique clair.
Elle signifie que le peuple ne se
reconnaît plus dans un système politique qui ne lui offre ni
perspectives, ni confiance, ni justice.
La question devient alors inévitable :
Que fait-on maintenant ? Et surtout : que fait-on après ?
Pour le Congo et pour le peuple congolais, l’enjeu est désormais ailleurs : préparer l’avenir, restaurer l’État et reconstruire la Nation.
C’est précisément le sens de ToPeSA qui propose de rassembler les Congolaises et les Congolais autour d’un objectif commun : la restauration de l’État, l’unité nationale et la refondation républicaine.
Car l’histoire nous enseigne une chose essentielle : aucun peuple ne peut être indéfiniment tenu à l’écart de son destin.
Le temps vient toujours où une nation décide de se relever.
Le Congo devra lui aussi écrire cette nouvelle page de son histoire.
ToPeSA.
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA