AFRICA HUMAN VOICE NEWS - LE BLOG D'AFRIQUE VOIX HUMAINE CONTRE LE NEO-COLONIALISME ET LE NEO-ESCLAVAGISME DE L'OCCIDENT ET SES "PREFETS-GOUVERNEURS NOIRS" LOCAUX.
Le programme d’action du gouvernement (PAG) inspiré du programme
présidentiel de Denis Sassou Nguesso présenté par Anatole Collinet Makosso se
décline désormais en missions. Exit les batailles,
place aux missions. Le Congo-Brazzaville est tombé de charybde en scylla. On
dira de quelqu’un qu’il « est tombé de Charybde en Scylla »
dans deux cas précis : ou bien une personne a vu sa situation se dégrader
de pire en pire ; ou bien une personne, en voulant éviter un malheur, en
rencontre un plus grand encore. Brazzaville est passé de 12 batailles en 20
missions.
Du réchauffé
Rien de nouveau sous le soleil du Congo-Brazzaville, habitué par le
fils de « Mama Mouébara », Denis Sassou Nguesso au
replâtrage et aux slogans creux, à l’instar de la « nouvelle
espérance », du « chemin d’avenir »,
de « la marche vers le développement ».
Le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, protégé d’Antoinette
Sassou, a présenté, le 22 juin 2026 à Brazzaville, le Programme d’action du
gouvernement (PAG) devant l’Assemblée nationale toute ouïe. Articulé autour de
dix priorités, six axes et vingt missions, ce programme qui couvre le
quinquennat 2026-2031 est tiré du projet de société à la base duquel le
Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a été réélu, à savoir
« L’accélération de la marche vers le développement » (Les
dépêches de Brazzaville ADIAC.com, 23 juin 2026).
Bilan
Un chapelet de promesses sans lendemain. C’est l’arbre qui cache la
forêt. Entre 2021 et 2026, le tandem Sassou-Makosso est parti de la récession à
la résilience, aujourd’hui la troïka Sassou-Makosso-Yoka franchi une nouvelle
étape : le passage de la résilience à la relance. En matière de politique
économique, le triumvirat a oscillé entre grandes promesses et renoncements et
entre batailles et missions. La triade Sassou-Makosso-Yoka n’a tenu aucun cap.
Anatole Collinet Makosso, qui a été envoyé au charbon, élude la question du
bilan. Combien de batailles sur douze ont été remportées ? Quelles sont
les batailles perdues transformées en missions ? Les batailles se
confondent-elles en missions ? Les missions et les batailles sont-elles
les deux mamelles du programme de Denis Sassou Nguesso ? Les deux faces
d’une même pièce ?
Les populations du Congo-Brazzaville qui ne se font pas d’illusions sur
les missions ont la liste des batailles perdues : eau, électricité,
écoles, routes, emplois, bourses, retraites, pénuries de carburants, agents
fictifs, hôpitaux, inflation, malversations financières, dilapidation des
deniers publics, clanisme, clientélisme, népotisme, corruption... Le triptyque
Sassou-Makosso-Yoka entouré de mêmes acteurs gouvernementaux revient avec de
gros sabots. On ne peut pas relever le défi du développement du
Congo-Brazzaville avec les outils du passé. Peut-on tirer du vin dans de
vieilles outres ?
ToPeSA pour le Congo nouveau et des relations diplomatiques et des partenariats renouvelés
Dans cette nouvelle contribution au débat
national autour de l’initiative ToPeSA, je propose une réflexion sur les
blessures historiques, politiques et humaines qui continuent de
traverser la société congolaise, dont certaines pourraient relever
d’investigations de la justice internationale. Au-delà des divergences,
des responsabilités à établir et des débats qu’elles suscitent,
j’appelle les Congolaises et les Congolais à engager un effort collectif
de vérité, de justice, de réconciliation et de reconstruction
nationale. Mon ambition est de contribuer à jeter les bases d’un Congo
nouveau, uni, souverain et attractif, fondé sur une décentralisation
administrative et financière effective des régions, afin de libérer les
énergies locales, renforcer la cohésion nationale et favoriser un
développement équilibré du territoire. Ce Congo nouveau devra également
être capable de bâtir des partenariats internationaux renouvelés, fondés
sur le respect mutuel, la confiance et l’intérêt partagé.
« Fungola makolo mpo mwana abima » (Ouvre les cuisses pour que le bébé sorte !)
« Te, nakoki kofungola makolo te, Papa azali awa » (Non, je ne peux pas les ouvrir, Papa est là.)
Cette image, aussi simple qu’elle puisse
paraître, contient une part essentielle de la solution permettant au
Congo de s’en sortir, aussi bien sur le plan intérieur que dans ses
relations avec l’extérieur.
Le peuple congolais a exprimé, le 15 mars
2026, par une abstention massive, une profonde aspiration au changement.
Au-delà des lectures partisanes, ce signal politique traduit également
le rejet d’une certaine conception du pouvoir, de sa transmission et de
sa perpétuation. Il est temps d’entendre ce message.
Depuis des années, nous attirons
l’attention sur une réalité incontournable : aucun groupe ethnique,
aucune région, aucun parti politique, pris isolément, ne peut prétendre
apporter seul les solutions aux difficultés du Congo. Notre pays est
profondément fragmenté, marqué par les blessures de l’histoire, les
méfiances accumulées et les préjugés hérités de décennies de divisions
politiques et sociales.
J’ai également, depuis longtemps, plaidé
pour une refondation des relations entre l’Afrique et la France, ainsi
qu’entre le Congo et la France. Car les Africains d’aujourd’hui ne sont
plus ceux des indépendances des années 1960. La jeunesse africaine
aspire à la justice, à la liberté, à la souveraineté et à un partenariat
international fondé sur le respect mutuel, loin de toute forme de
paternalisme.
Le Congo porte encore les stigmates de
nombreux drames humains, politiques et militaires qui ont profondément
marqué sa mémoire collective. Des violations graves des droits humains
ont été dénoncées au fil des décennies. Des prisonniers politiques ont
perdu la vie, comme Marcel Tsourou. D’autres personnalités continuent
d’incarner, aux yeux d’une partie de l’opinion nationale, des questions
non résolues concernant la justice et la réconciliation nationale, à
l’instar du général Jean-Marie Michel Mokoko ou d’André Okombi Salissa.
Des événements tragiques ont également
marqué la vie politique congolaise, notamment le décès de Guy Brice
Parfait Kolélas pendant la campagne présidentielle de 2021, suscitant
encore aujourd’hui de nombreuses interrogations au sein de la société
congolaise.
Plus récemment, le décès de l’ancien
vice-Premier ministre Firmin Ayessa a, lui aussi, ravivé des
questionnements et des réflexions au sein de l’opinion publique.
Aujourd’hui, les débats autour de la démission de Jean-Dominique Okemba
tendent à occuper le devant de la scène politique, au risque d’éclipser
les véritables enjeux auxquels le Congo est confronté.
Pourtant, le message exprimé par une forte
abstention lors du scrutin du 15 mars 2026 a été interprété par de
nombreux Congolais comme le rejet d’une certaine conception de la
succession du pouvoir. Cette réalité politique mérite d’être entendue.
Aucun partenaire extérieur, y compris la France, ne saurait durablement
s’inscrire en contradiction avec les aspirations profondes du peuple
congolais sans prendre le risque d’accentuer la distance entre les
peuples et leurs partenaires.
L’histoire contemporaine du Congo reste
aussi marquée par le drame des Disparus du Beach, par les violences des
conflits armés successifs et par les nombreuses victimes civiles
recensées au cours des décennies de crises politiques et militaires. Les
rapports nationaux et internationaux produits à différentes périodes
témoignent de l’ampleur des traumatismes qui continuent de peser sur
notre conscience collective.
L’assassinat du président Marien Ngouabi
et celui du cardinal Émile Biayenda demeurent également parmi les
blessures les plus profondes de notre histoire nationale, dont les
conséquences politiques, sociales et psychologiques continuent
d’alimenter les interrogations et les divisions.
Face à cette histoire douloureuse, une
évidence s’impose : le Congo ne pourra construire son avenir sans
regarder son passé avec courage. Cela ne signifie ni vengeance ni
règlement de comptes. Cela signifie vérité, justice, reconnaissance des
souffrances, mémoire partagée et volonté collective de dépasser les
fractures.
Nous devons avoir le courage, aussi
difficile soit-il, de regarder ensemble notre histoire en face,
d’assumer nos responsabilités individuelles et collectives, de
reconnaître nos blessures respectives et de nous accepter enfin comme
des Congolais à part entière.
Cependant, les Congolais ne veulent plus
des intrigues de palais, des rivalités de clans ni des divisions
entretenues pour détourner le peuple des véritables enjeux nationaux.
Près de cinquante années de gâchis politique, économique, social et
humain constituent un lourd tribut payé par notre Nation.
Il est désormais temps de sortir
définitivement de la politique des slogans, inaugurée par le célèbre «
Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain », sans que le peuple
n’ait jamais su quand arriverait ce fameux lendemain. Ce lendemain doit
commencer maintenant.
Le moment est venu d’opérer le grand
virage vers le Congo nouveau. Tel est le choix historique que je propose
aux Congolaises et aux Congolais, mais également à l’ensemble de nos
partenaires internationaux : celui d’un Congo réconcilié avec lui-même,
capable de transformer ses blessures en force collective et son histoire
en projet d’avenir.
C’est à cette condition que nous pourrons entreprendre ensemble la traversée vers le Congo nouveau.
Ce Congo nouveau devra être un Congo
réconcilié avec lui-même, uni dans sa diversité, fort de ses
institutions, respectueux des libertés publiques et capable d’offrir à
sa jeunesse des perspectives de dignité, d’emploi et d’espérance, afin
qu’elle puisse s’émanciper, s’épanouir, réussir sa vie et ne plus être
condamnée à vivre éternellement chez papa et maman faute d’avenir.
Ce Congo nouveau devra également bâtir des
relations internationales renouvelées, fondées sur la souveraineté, le
respect mutuel, la transparence et l’intérêt partagé. Aucun pays ne se
développe seul. Le Congo aura besoin de ses partenaires historiques, de
nouveaux partenaires stratégiques et d’alliances multiples pour réussir
sa reconstruction économique, sociale, institutionnelle et culturelle.
La France, comme l’ensemble des
partenaires internationaux du Congo, est appelée à comprendre que
l’Afrique contemporaine aspire désormais à des relations équilibrées
entre partenaires égaux, fondées sur le respect des peuples et de leurs
aspirations.
Dès le 5 mai 2022, lors de l’émission L’Intégrale sur la radio Art-Mada,
j’appelais la France à tourner la page des logiques héritées du passé
pour ouvrir une nouvelle ère de coopération avec l’Afrique. Les
évolutions géopolitiques observées aujourd’hui sur le continent
démontrent que les peuples africains recherchent désormais des relations
internationales fondées sur la souveraineté, le respect mutuel et des
partenariats équilibrés.
Le défi qui se présente à nous est immense. Mais il est aussi historique.
ToPeSA propose précisément cette ambition :
construire un Congo nouveau, réconcilié avec son histoire, réuni dans
sa diversité, ouvert sur le monde et capable de nouer des relations
diplomatiques et des partenariats renouvelés au service exclusif du
peuple congolais.
Car au-delà de nos différences, de nos
blessures et de nos divisions, nous partageons une même responsabilité :
transmettre aux générations futures un héritage : le Congo nouveau.
ToPeSA pour le Congo nouveau et des relations diplomatiques et des partenariats renouvelés.
ToPeSA
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation pour Tous Initiateur de ToPeSA
ToPeSA : pour le rassemblement de toutes les forces politiques
Comme le disait Georges Embana : « Bandeko na ngai, lisapo bógɛ, bógɛɛ !» (« Mes compatriotes, mes frères et sœurs, écoutez bien cette histoire ! »)
Au Congo, aucun parti, seul, ne peut
aujourd’hui conduire le pays au-delà des clivages et des préjugés
entretenus pendant des décennies par Denis Sassou Nguesso. Face à l’état
de délitement du pays, seul un large rassemblement de toutes les forces
politiques peut galvaniser l’unité nationale et ouvrir la voie au Congo
nouveau. Partout dans le monde, la peur a une date
d’expiration. Au Congo, la fin du bruit du popori et le silence de mort
dans lequel le pays est plongé appellent un sursaut national. C’est
ensemble, en dépassant nos divisions, que nous devons nous lever et
retrousser les manches pour bâtir ce Congo nouveau. C’est le sens du
rassemblement que porte ToPeSA.
La France avait remis les clés du Congo à Denis Sassou Nguesso, non à Madame Françoise Joly.
Pourquoi a-t-elle poussé Jean-Dominique
Okemba à démissionner, d’abord de la Franc-Maçonnerie ? Serait-ce pour
appliquer au Congo la politique de Paul Kagame ?
Pour mémoire : Jean-Dominique Okemba était
l’aide de camp entrant qui accompagnait Denis Sassou Nguesso partout,
jusqu’au Maroc, dans la préparation du coup d’État du 5 juin 1997. Jean
Olessongo Ondaye et Jean-Dominique Okemba ont été, tous deux, des
fidèles de Denis Sassou Nguesso dans sa marche vers le pouvoir.
Après avoir écarté Norbert Dabira — sans
que la véritable raison n’ait jamais été connue — voici qu’il écarte
aujourd’hui Jean-Dominique Okemba. Et demain, serait-ce le tour du
nouveau ministre de l’Intérieur, Jean Olessongo Ondaye, pour l’affaire
des Disparus du Beach, dont l’artisan fut Pierre Oba, rappelé
entre-temps comme ministre à la Présidence chargé des Affaires
politiques ? Ces nominations de Pierre Oba et de Jean Olessongo Ondaye,
ne seraient-elles faites que pour mieux les surveiller ?
Denis Sassou Nguesso reproche-t-il
vraiment à Jean-Dominique Okemba d’avoir dit : « Nous avons brûlé le
Pool et le ciel n’est pas tombé » ? N’est-ce pas lui-même qui, le 4
novembre 2025, lors de l’inauguration du Lycée de la Liberté, a rappelé
avoir « instruit la DGSP d’aller dans le Pool » faire ce qu’il fallait ?
Et comment s’en offusquer encore, quand dans le même temps il instruit
de nouveau Serge Oboa de remettre le couvert ?
Pour Nianga Ngatsé Mbouala qui aurait
remis des armes de guerre qui ont servi dans le Pool notamment en
fauchant la vie de deux à cinq policiers, tandis que quatre
commissariats de police (PSP) auraient été incendiés comme cela avait
été reconnu devant le Procureur Oko Ngakala dont les parents des
victimes attendent toujours des réponses et des explications, Denis
Sassou Nguesso va-t-il le lui reprocher et envisager des sanctions ? Ou
va-t-il seulement se satisfaire de la sanction du directeur de cabinet
de Nianga Ngatsé Mbouala qui a servi de bouc émissaire et qui a passé
trois ans en prison en attendant un hypothétique jugement, sans que les
convocations du parquet d’Oko Ngakala n’aient jamais été suivies d’effet
?
Entre celui qui donne l’ordre et celui qui
en rapporte l’exécution, qui porte la première responsabilité ? Celui
qui donne les ordres — son propre conseiller, Jean-Paul Pigasse, l’avait
d’ailleurs reconnu sur LCI en 2005 : « On pouvait s’en sortir avec au
moins 2 000 morts. »
Pourquoi Denis Sassou Nguesso traque-t-il
les cadres du PCT ? Parce que le PCT s’était opposé à la nomination de
son fils, Denis Christel Sassou Nguesso, au poste de Secrétaire Général
du PCT — que je rappelle n’être pas congolais d’origine, mais un enfant
adultérin accueilli dans la famille par la volonté d’Edith Lucie Sassou
Nguesso, parce qu’il était le seul garçon. Si le PCT s’est opposé à
cette nomination, c’est dire qu’au sein même du PCT, il existe encore de
vrais cadres qui cherchent des solutions pour que le pays s’en sorte.
Malheureusement, une chape de plomb pèse sur eux et les réduit au
silence.
Nous savons tous que Denis Sassou Nguesso à
qui les clés du Congo avaient été confiées a largement échoué. Ces
zones d’ombre, ces silences entretenus et ces boucs émissaires sacrifiés
sur l’autel d’une justice à deux vitesses ne sauraient être l’horizon
du Congo. Car au-delà des responsabilités à établir et des comptes à
rendre, c’est bien l’avenir du pays qui est en jeu — un avenir qui ne se
construira ni dans la vengeance, ni dans l’exclusion, mais dans le
rassemblement de toutes les filles et fils de la nation, y compris ceux
qui, au sein même du PCT, aspirent sincèrement au changement. Le Congo
n’a plus le temps des calculs partisans : il a besoin d’union.
ToPeSA est pour l’union nationale. ToPeSA est pour le rassemblement de toutes les forces politiques, afin de conduire le pays vers le Congo nouveau. ToPeSA, pour l’unité de la République.
ToPeSA
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
Le 28 juin 2026 – Mis en ligne : 06h16 – Mise à jour 11h17
Rencontre avec les Congolaises et les Congolais à Washington (DC : District de Colombia) – Mars 2018.
Sortir du popori du PCT pour l’Autre Politique du CDRC — ToPeSA
Le PCT a fait son temps de bruit. Trente
années de slogans — l’Espérance, la Nouvelle Espérance, l’Émergence,
l’accélération de la marche vers le développement — pour un pays
pétrolier toujours privé d’eau, d’électricité, de routes, d’écoles et
d’hôpitaux. Aujourd’hui, le silence qui a succédé au bruit en dit plus
long que les discours : c’est la popopologie, le silence de mort d’un
pouvoir à bout de souffle. L’Après n’est plus à chercher dans ce système
qui s’épuise à se survivre. L’Après est du côté de ToPeSA — non pour
juger ou régler des comptes, mais pour que le passé, miroir de nos
erreurs, devienne le tremplin de notre unité. Traverser le pont, sans
chasse aux sorcières, c’est restaurer l’État comme socle de la sécurité
de chaque Congolaise et de chaque Congolais, et bâtir des relations
diplomatiques à la hauteur des bouleversements imposés par les
États-Unis, la Russie, la Chine et Israël. Le Congo et l’Afrique ne
peuvent rester spectateurs d’un monde qui se redessine : ils doivent en
être les acteurs.
Na na motuna bandeko na ngai.
NDenguet, Obara, Mboulou, Mondjo mpe sikoyo Jean-Dominique Okemba;
nzokande bango nyonso bazalaki kati na bato oyo basungaki bozwi ya
bokonzi na sanza ya motoba 1997, mpe Jean-Dominique Okemba azalaki
kolanda ye bisika nyonso kino na Maroc. Nini ezali mpenza kosalema ?
(J’ai une question à poser à mes
compatriotes. NDenguet, Obara, Mboulou, Mondjo et maintenant
Jean-Dominique Okemba : tous étaient de la prise du pouvoir de juin
1997, et Jean-Dominique Okemba accompagnait le pouvoir partout, jusqu’au
Maroc. Que se passe-t-il réellement ?)
Le PCT, par sa politique du popori, a
conduit le pays à la division et à la faillite — économique, sociale,
culturelle, financière et morale — derrière des slogans creux :
l’Espérance, la Nouvelle Espérance, l’Émergence, le Congo émergent, et
pour bouquet final, « l’accélération de la marche vers le développement
». Comment accélérer vers un développement qu’on n’a jamais amorcé, dans
un pays pétrolier sans eau, sans électricité, sans routes, sans
hôpitaux, sans écoles de formation générale ni centres de formation
professionnelle ?
Voilà ce qu’est la politique du popori :
du bruit pour distraire et amuser. Le PCT est la fabrique du bruit sans
résultat — un parti structuré sur la manipulation du président Alphonse
Massamba-Débat (« Le Vieux » a été piégé, selon Mizelé et Lazare
Mouanga), utilisé pour atteindre le président Marien Ngouabi et son
confident le cardinal Émile Biayenda, avant d’accuser à tort « les
Bakongo d’avoir tué Marien » (Bakongo ba bomi Marien) — une
accusation destinée à culpabiliser les ressortissants du Sud et à rendre
les compatriotes du Nord hostiles à leur égard, au service de sa
politique de division nationale. C’est ce que le capitaine Pierre Anga a
voulu combattre — lui et les populations d’Ikongono l’ont payé de leur
vie. Après avoir piégé le président Massamba-Débat, le PCT a accentué la
fracture des ressortissants du Pool entre « Kongo Boko » et « Kongo
Landa Rails », nommant des ministres à vie d’un côté, menant des
exécutions punitives contre des civils non armés de l’autre.
Cette politique du popori a fini par engendrer la popopologie — un silence de mort (Kimia makasi lokola na liwa), ni suisuisui, ni popopo, ni dingui-dingui, ni yoyiii.
Bref, le PCT et ses mensonges sont sur le tapis. Échec et mat.
Que va-t-il faire ? Frapper trois coups
sur le tapis pour que l’arbitre arrête le match ? Va-t-il se relever par
la politique de l’amusement — mariages, danses — pour continuer à
distraire le peuple congolais et rassurer ses soutiens à l’étranger que
tout va bien, jusqu’à la présidentielle en France qui inquiète tant
Denis Sassou Nguesso, tant l’élection française s’annonce ouverte ? Pour
prouver qu’il tient encore les rênes, il n’a rien trouvé de mieux que
de divulguer des informations sur le départ de Jean-Dominique Okemba de
son cercle privé — était-il nécessaire de les médiatiser, sinon pour
l’humilier ? Des informations qui, par principe, ne devraient rester que
dans ce cercle. Le pouvoir se parjure lui-même. Un tel pouvoir peut-il
encore prétendre à la crédibilité ? Est-ce là l’attitude d’un chef
responsable, qui de surcroît se dit Kani ?
Alors comment sortir le Congo du bruit du PCT ? Comment sortir de la politique du popori qui a engendré la popopologie ?
ToPeSA est la réponse pour aller vers le Congo nouveau.
Car ToPeSA n’est pas un parti politique
mais une vision proposée à toutes les Congolaises et à tous les
Congolais pour marcher ensemble vers l’union nationale. Cette union
nationale est notre ADN : elle nous donne la force de surmonter les
peurs, les préjugés, de nous guérir de nos lâchetés et de nos
faiblesses, d’avoir laissé le choix ethnique nous être imposé.
ToPeSA est notre force commune, celle qui
nous permet d’être enfin pleinement Congolaises et Congolais tout en
conservant nos traditions et nos cultures propres, pour en faire la
tradition et la culture congolaises.
ToPeSA ne place aucune ethnie, aucune
région au-dessus des autres. ToPeSA, c’est comme les BRICS : tous
ensemble pour le Congo, chacun conservant sa dignité. ToPeSA porte la
décentralisation administrative et financière, pour que chaque région
participe pleinement au développement du pays.
ToPeSA est la voix et la voie vers le
Congo nouveau, pour que le passé ne soit plus un obstacle mais un repère
et un miroir — afin qu’il ne vienne plus jamais nous hanter, mais
consolide notre avenir.
Car le peuple congolais est un peuple
fort, courageux, travailleur. Et le Congo dispose de toutes les
ressources indispensables à son développement.
ToPeSA, la voix et la voie du Congo nouveau.
Notre conviction reste entière : c’est par
la main tendue, et non par le poing levé, que le Congo se relèvera, car
la peur a une date d’expiration.
ToPeSA
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
Le 26 juin 2026 – 16h08
Source site officiel : https://cdrccg.wordpress.com/2026/06/26/sortir-du-popori-du-pct-pour-lautre-politique-du-cdrc-topesa/
La France creuse-t-elle sa propre tombe en Afrique ?
Pendant que Paris s’interroge sur son
avenir africain, le Congo, lui, a déjà tranché. Le 15 mars 2026, par une
abstention massive, le peuple congolais a signifié son congé à un
pouvoir que 70 % des Congolais jugent otage de la France. Entre les
saillies méprisantes de Jean-Paul Pigasse et le rachat de la dette
congolaise par son neveu Matthieu Pigasse, la Françafrique continue
d’écrire, à elle seule, le roman de son propre naufrage. Face à ce vide,
une seule réponse structurée existe : ToPeSA, la voix et la voie du
Congo nouveau.
70 % de la population congolaise est aujourd’hui contre la politique de la France au Congo. Faut-il s’en étonner ?
Le journal La Croix nous apprend
qu’en Côte d’Ivoire, l’ancien ministre de Laurent Gbagbo devenu
conseiller du patronat russe, Ahoua Don Mello, pilote la création d’un
parti souverainiste soutenu par Moscou, précisant qu’un parti pro-russe
en gestation veut capitaliser sur le rejet de la France dans la région.
Une information que l’on peut également lire relayée sur la page
Facebook de notre compatriote Hervé Mahicka, où un internaute commentait
: « Ça s’arrange pas, l’Afrique… » Retour de manivelle après
le départ manu militari de Laurent Gbagbo ? Ou simple conséquence d’un
désamour qui s’étend désormais à tout le continent, porté par une guerre
informationnelle qui ne fait que s’intensifier contre Paris ?
L’Afrique d’aujourd’hui n’est plus celle
des années 1960. La jeunesse africaine actuelle n’a connu ni enseignants
ni prêtres français pour façonner sa vision du monde en lien avec la
culture française. Elle n’a donc aucune dette morale, aucune
reconnaissance à l’endroit de la France. On ne lui présente que les
mauvais souvenirs laissés dans la conscience africaine par des régimes
que Paris a choisi de soutenir, au prix de laisser cette même jeunesse
sur le bas-côté de la route du développement et de l’accès à la
connaissance. C’est ce qui ressort de nos échanges constants avec cette
jeunesse.
Au Congo, comme je l’ai déjà souligné et
exposé au Quai d’Orsay à maintes reprises, les déclarations de Denis
Sassou Nguesso — « Ce que je fais, c’est la France qui me le demande » —
ont ouvert la porte à un divorce désormais consommé entre la France et
la jeunesse congolaise.
Le 15 mars 2026, le peuple congolais a
donné congé à Denis Sassou Nguesso par une abstention massive, et ce
malgré l’opération « maintien au pouvoir » à laquelle se sont précipités
Claude Chirac, Jean-Louis Borloo, Jacques Godfrain, Bruno Le Roux,
Michel Terrot, Michel Roussin et François Loncle. Cette mobilisation,
pilotée depuis la France, en dit long sur qui tire réellement les
ficelles. Après l’échec, Paris a qualifié cette abstention massive de «
fiasco ». C’est précisément ce double langage qui alimente et renforce
le sentiment anti-français : 70 % des Congolais sont aujourd’hui
hostiles à la France, et même une partie de ceux qui sont au pouvoir
estiment que les échecs de gouvernance de Denis Sassou Nguesso
s’expliquent par une prise en otage par la France. Faut-il y voir la
conséquence logique de « Ce que je fais, c’est la France qui me le
demande » ?
À ce sentiment populaire s’ajoutent les
saillies de certains relais français de ce système. Jean-Paul Pigasse,
figure médiatique proche du pouvoir congolais, n’a pas hésité à affirmer
que « le peuple congolais est docile et ne descendra jamais dans la rue
pour manifester ». Plus grave encore, ces propos qu’il a lui-même tenus
sur la chaîne LCI en 2005 — « On pouvait s’en sortir avec au moins 2
000 morts » — résument à eux seuls le mépris d’une certaine France pour
la vie congolaise. Une déclaration publique, sur une chaîne nationale
française, qui se suffit à elle-même. Que dire, enfin, du rachat d’une
partie de la dette du Congo par son neveu, Matthieu Pigasse ? Comment ne
pas y voir la continuité d’un système où les mêmes réseaux profitent,
en silence, de la dette d’un pays qu’ils prétendent par ailleurs
incapable de se gouverner seul ?
Aujourd’hui, dans un pays pétrolier comme
le Congo, la pauvreté est telle que les gens ont du mal à payer une
baguette de pain de 120 g — dont le poids officiel est de 180 g, mais
qui, compte tenu des taxes, varie de 80 à 120 g — au prix de 100 CFA,
soit 0,15 €.
Dans ces conditions, comment cette
jeunesse pourrait-elle ne pas se tourner vers d’autres puissances, peu
importe les conséquences ?
Au lieu de répéter « Ça s’arrange pas, l’Afrique
», il faudrait peut-être s’interroger sur la vision réelle de la
politique française sur le continent, et se demander qui, au bout du
compte, a le plus à perdre. J’ai souvent posé la question : quelle
plus-value l’investissement dans la formation de jeunes a-t-il
réellement apporté ?
La Russie soutient tous ceux qui
soutiennent sa vision en Afrique. La France, elle, continue de soutenir
des régimes autoritaires qui rejettent une jeunesse devenue majoritaire
et qui tiendra, demain, la destinée du continent entre ses mains. Dès
lors, faut-il s’étonner qu’elle traverse le Rubicon pour aller voir si
l’herbe n’est pas plus verte ailleurs ? Après tout, se dit-elle, quelle
différence ?
L’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine
sont les continents de demain. Pour exister dans le nouvel ordre mondial
que dessinent les États-Unis, la Russie, la Chine et Israël, il devient
urgent de se ressaisir. L’Afrique est déjà engagée dans cette
dynamique.
Le Congo, avec ToPeSA, s’inscrit dans
cette perspective : pas de rupture stérile, mais une refondation
souveraine fondée sur la décolonisation mentale, l’État de droit, la
réconciliation nationale et le développement souverain. L’Afrique
centrale suivra-t-elle ce sillage, ou prendra-t-elle la voie déjà tracée
par les pays de l’AES ?
La réponse, pour une part, se trouve
encore à Paris. Mais elle se trouve aussi, et surtout, dans la capacité
des Congolais à se rassembler autour d’une alternative crédible. Car
ToPeSA n’est pas une simple tribune d’analyse : c’est un projet
politique structuré, qui place la sécurité, la dignité et le mieux-être
des Congolaises et des Congolais au cœur de son action, et qui entend
rétablir, sur des bases saines et respectueuses, des relations
diplomatiques équilibrées avec tous les États partenaires.
Notre conviction reste entière :
c’est par la main tendue, et non par le poing levé, que le Congo se
relèvera, car la peur a une date d’expiration.
ToPeSA, la voix et la voie du Congo nouveau.
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
Les populations du Congo-Brazzaville désabusées,
soumises à l’inanition , dépourvues d’infrastructures médicales,
scolaires, universitaires, routières de qualité, appauvries et témoin
impuissantes du vol à ciel ouvert, n’y croient pas un seul instant.
Traque et traquenards
Brazzaville est devenu un havre de paix pour les auteurs des
malversations financières et des détournements des deniers publics. Dans
la lutte contre la criminalité financière, l’argent est souvent le nerf
de la guerre. Au Congo-Brazzaville, l’argent est le sel de la
corruption. Conscient que les réseaux criminels prospèrent avant tout
grâce aux profits qu’ils génèrent, le Congo entend désormais frapper les
délinquants là où cela fait le plus mal : leur patrimoine. Personne n’y
prête attention aussi longtemps que cette posture relèvera de
l’incantation et des déclarations d’intention.
Ursus Fred Otsoa Andely
C’est dans cette perspective que l’Agence Nationale d’Investigation
Financière (ANIF), dirigée par Ursus Fred Otsoa Andely, a lancé, lundi
15 juin 2026 à Brazzaville, une session de formation de six jours
consacrée à l’identification, à la saisie et au recouvrement des avoirs
criminels. Une trentaine d’officiers de police judiciaire, de gendarmes
et de magistrats ont pris part à cet atelier stratégique qui s’est
achèvé le 20 juin 2026.
Soutenue par le programme SecFin Africa avec l’appui
de l’Union européenne, cette initiative intervient dans un contexte où
les États africains sont appelés à renforcer leurs capacités face aux
flux financiers illicites, à la corruption, au blanchiment d’argent et
aux différentes formes de criminalité organisée qui fragilisent les
économies nationales. Selon plusieurs experts internationaux, la saisie
des biens issus d’activités criminelles constitue aujourd’hui l’un des
leviers les plus efficaces pour démanteler durablement les réseaux
délictueux.
Au-delà des aspects techniques, cette formation traduit une évolution
profonde de la politique pénale congolaise. Il ne s’agit plus seulement
d’identifier et de poursuivre les auteurs d’infractions financières,
mais également de retrouver, geler, saisir puis restituer à la
collectivité les richesses acquises illégalement. Une approche qui
s’inscrit dans les standards internationaux de gouvernance et de
transparence financière (geoafriquemedia, 16 juin 2026).
Silvaire Dangou Zidane
A Brazzaville et à Pointe-Noire en passant par Oyo où les maisons à
plusieurs étages ont poussé comme des champignons, la mission serait
facile, il suffit de se baisser et de ramasser. Curieusement, au
Congo-Brazzaville, personne ne connaît cette institution ni le nom de
son patron Ursus Fred Otsoa Andely. La haute autorité
de lutte contre la corruption (HALC) et son patron Olita Ondongo commis à
cette tâche brillent par leur dilettantisme et par leur manque de
volonté caractérisés par une inefficacité flagrante. N’est-ce pas au
Congo-Brazzaville que les populations ont observé le Procureur André Oko
Ngakala en grande conversation avec Silvaire Dangou Zidane, présenté un
moment comme fugitif ? Dangou Zidane serait propriétaire d’un grand
complexe immobilier à Gamboma. Les populations du Congo-Brazzaville
attendent des actes. N’est-ce pas Denis Sassou Nguesso qui est monté au
créneau pour défendre les détenteurs des biens mal acquis ?
Juges et parties
Au Congo-Brazzaville où plusieurs proches de Denis Sassou Nguesso
sont épinglés dans les scandales financiers au retentissement
international ( panama papers,paradis papers, enquêtes de Global witness…), peut-on faire travailler ensemble policiers, magistrats, services financiers et ONG dans la traque des fortunes illicites ?
Rien
n’est moins sûr au regard des relations incestueuses existant entre ces
institutions. Dans un pays qui a fait disparaître 14 mille milliards de
francs CFA sans autre forme de procès, derrière chaque compte bancaire
suspect, chaque bien immobilier dissimulé ou chaque transfert financier
opaque se joue une bataille plus vaste : celle de la confiance des
citoyens dans les institutions publiques.
Denis Sassou Nguesso avec Judith Suminwa Tuluka, Premier ministre de la République Démocratique du Congo
Quand le Congo brûle, le Prince danse
ToPeSA — Réflexion de Modeste Boukadia,Président du CDRC — Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA – Le 24 juin 2026 – 05h28
Depuis quelques jours, les réseaux sociaux
congolais et de la diaspora sont envahis d’images et de vidéos : celles
du mariage d’une fille de Denis Sassou Nguesso, où l’on voit le chef de
l’État danser, le sourire satisfait, tour à tour dans les bras de
Judith Suminwa Tuluka, Premier ministre de la République Démocratique du
Congo, et dans ceux de Cécilia Attias, ex-épouse de Nicolas Sarkozy.
La scène est belle, dira-t-on. Mais que dit-elle, en réalité, de l’état d’un pays et de ses dirigeants ?
Une fête, et tant de questions sans réponse
Qui a financé ce mariage ? Question
légitime, question que ToPeSA pose sans détour, d’autant que tous les
enfants de Denis Sassou Nguesso sont nés de liaisons adultérines non
suivies de mariage subséquent du père et des mères. La République
a-t-elle, une fois encore, mis ses moyens au service d’une cérémonie
privée pendant que ses citoyens manquent de tout ?
Madame le Premier ministre de la
République Démocratique du Congo n’avait-elle pas d’obligations plus
urgentes ? Le débat sur la révision constitutionnelle secoue son pays.
La guerre dans l’Est de la RDC continue de faucher des vies congolaises,
chaque jour, chaque nuit. Un évènement privé, si protocolaire soit-il,
pèse-t-il plus lourd que les morts de Goma, de Bukavu, de l’Est meurtri ?
Quant à Madame Cécilia Attias, ancienne
Première dame de la République française, sait-elle qu’au Congo où elle
danse avec un sourire heureux, les malades refusent d’aller dans les
hôpitaux car ces lieux sont devenus des mouroirs, et que l’homme avec
lequel elle danse pardonne volontiers aux ministres qui violentent leurs
épouses ? Sait-elle que sa présence, en ces lieux et en ce moment,
alimente malgré elle la défiance grandissante envers la France en
Afrique ? À l’heure où les agissements de certains acteurs politiques et
économiques français sur le continent sont dénoncés comme relevant d’un
néocolonialisme persistant, chaque image de complaisance avec un
pouvoir contesté nourrit le sentiment anti-français et intensifie la
guerre informationnelle qui, déjà, fragilise l’image de la France en
Afrique.
Denis Sassou Nguesso avec Cécilia Attias, ex-épouse de Nicolas Sarkozy
Le sourire d’un président, la misère d’un peuple
Comment Denis Sassou Nguesso peut-il
afficher, sans gêne apparente, un sourire aussi satisfait, quand le pays
qu’il dirige depuis 42 ans accumulés manque de l’essentiel ? Pas d’eau
potable pour tous. Pas d’école digne de ce nom pour des générations
entières. Pas d’hôpitaux dignes d’accueillir les malades. Pas de routes
pour relier les villes et les villages. Pas d’investissement pour
préparer l’avenir d’une jeunesse laissée, chaque jour davantage, sur le
bord de la route. Que dire des salaires, des pensions et des bourses
impayés depuis des lustres ? Un pays sans chemin de fer digne de ce nom ?
Le pays est hors contrôle dans la gestion
de ses finances publiques — ce n’est pas ToPeSA qui le dit, c’est le FMI
qui le constate.
Alors, est-ce cela chez Denis Sassou
Nguesso, être président de la République ? Ou être Kani ? Ou encore être
Franc-maçon ? Quelqu’un connaissant tout cela peut-il nous l’expliquer ?
Je dis ça, je ne dis rien. Juste des questions pour tenter de
comprendre pourquoi une telle cour autour de Denis Sassou Nguesso
n’arrive pas à lui faire entendre raison que la maison brûle… Et l’on
peut légitimement s’interroger sur le rôle de la Fondation Brazzaville,
présidée par le prince Michael de Kent, cousin du roi Charles III,
accusée par plusieurs enquêtes journalistiques britanniques de servir au
blanchiment de l’image de Denis Sassou Nguesso sur la scène
internationale.
Deux rives, une même indécence
Quel regard les dirigeants des nations
partenaires peuvent-ils porter sur deux Congo dont les chefs, Judith
Suminwa Tuluka (dont le nom Tuluka signifie « grandis et sois mature »)
et Denis Sassou Nguesso, s’élancent dans la danse, pendant que leurs
deux pays s’enfoncent dans des difficultés économiques et financières
majeures ? Pendant que leurs populations manquent de sécurité, de santé,
de quoi se nourrir, d’éducation, et que leur jeunesse — l’avenir même
des deux rives du fleuve Congo — est sacrifiée sur l’autel de
l’indifférence ?
Une image ne vaut rien en elle-même. Mais
celle-ci, projetée au monde, dit tout d’une gouvernance qui a perdu le
sens des priorités, et peut-être le sens du peuple lui-même.
Le Congo a une autre voie
Ce constat n’est pas une fatalité. Pendant
que certains dansent, ToPeSA construit. Notre mouvement porte un
programme structurel, pensé pour transformer le Congo autour de quatre
piliers : la décolonisation mentale d’un peuple trop longtemps maintenu
dans la résignation ; l’État de droit, seul rempart contre l’arbitraire ;
la réconciliation nationale, sans laquelle aucune paix durable n’est
possible ; et le développement souverain, qui replace enfin les
Congolais au centre des décisions qui les concernent.
Congolaises, Congolais, de l’intérieur
comme de la diaspora : l’heure n’est plus à regarder danser ceux qui
devraient gouverner. Elle est de se lever, de s’unir, et de porter une
alternative crédible, pacifique et structurée.
ToPeSA est cette voix et cette voie — le pont vers le Congo Nouveau. Rejoignez-le.
ToPeSA le redit avec gravité : le Congo
n’a pas besoin de princes qui dansent. Il a besoin de dirigeants qui se
lèvent — et d’un peuple qui se lève avec eux.
ToPeSA
Modeste Boukadia Président du CDRC — Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA