jeudi 23 juillet 2026

ToPeSA : La solution de l'unité, de la réconciliation nationale et de la transition apaisée vers le Congo nouveau

 

ToPeSA : la solution de l'unité, de la réconciliation nationale et de la transition apaisée vers le Congo nouveau 

Robert Ebaka disait dans son émission Ebaka show du 4 juillet dernier, à l'attention de ses intervenants qui font des procès d'intention à l'endroit de Modeste Boukadia : « Parfois, vous devez quand même avoir honte ! Lui, au moins, il propose des solutions. » 

On a vu Denis Sassou Nguesso se rendre à Boko. Fort bien. Mais que se passe-t-il réellement là-bas, au-delà de la chanson « Tata Sassou Mwuana Moundélé, Muyuleno », alors qu'il avait promis de ne jamais permettre l'électrification de la région du Pool tant qu'il serait Président de la République ? 

Qu'est-ce qui a changé depuis que le président Alphonse Massamba-Débat a été « piégé », comme l'ont suffisamment affirmé Mizele et Mouanga Lazare lors de leur incarcération arbitraire : « Le Vieux (Alphonse Massamba-Débat) a été piégé. » 

Les conséquences de cette opération sont connues et continuent d'interroger les Congolais. Elles ont profondément détruit le tissu social de notre pays : l'assassinat du Commandant Marien Ngouabi, du Cardinal Émile Biayenda et du président Alphonse Massamba-Débat lui-même. Cette tragédie avait révolté le capitaine Pierre Anga, avec pour conséquence le génocide des habitants d'Ikongono. 

Ce déplacement à Boko aurait pu constituer un moment d'apaisement national, un moment de vérité permettant enfin au peuple congolais de faire le deuil de l'ancien président Alphonse Massamba-Débat. Mais il n'en a rien été. Denis Sassou Nguesso a préféré humilier une nouvelle fois les Congolais en jetant des billets de banque par terre afin que la population se précipite pour les ramasser. 

Le Congo a suffisamment souffert des divisions. Le Pool a payé le prix fort avec une politique sciemment entretenue des « Kongo Boko » et des « Landa Rails ». Aujourd'hui, le jeu politique doit être clair, transparent et responsable afin que plus jamais une région ou une ethnie ne soit accusée d'avoir porté atteinte à la vie de Denis Sassou Nguesso. 

Le Congo veut se réconcilier avec lui-même. Que cette visite à Boko ne devienne pas le prétexte à une nouvelle tragédie, ni à la résurgence d'un discours du type : « Bakongo ba bomi Denis. » 

Si Denis Sassou Nguesso veut quitter le Congo avec l'appui des pays limitrophes et de ses nouveaux gardiens russes, qui lui ont été recommandés, qu'il le fasse depuis Oyo et non depuis Boko, qu'il a fait électrifier avant tout pour sa propre sécurité, et non pour répondre aux besoins des populations locales. 

Le Congo ne veut plus de discorde. 

Denis Sassou Nguesso doit sortir par la grande porte, et non en se faufilant par les pays voisins, afin d'éviter les possibles répercussions qu'un départ mal préparé pourrait entraîner pour le Congo et pour la sous-région. 

ToPeSA est la solution de l'unité, de la réconciliation nationale et de la transition apaisée vers le Congo nouveau. 

ToPeSA appelle le peuple à rester vigilant et à ne pas tomber dans le piège d'une division supplémentaire qui lui est tendu. 

ToPeSA appelle le peuple congolais à l'unité.

ToPeSA appelle les forces armées à assurer la sécurité du peuple.

ToPeSA est le pont vers le Congo nouveau.

ToPeSA 

Modeste Boukadia

Président du CDRC – Une Nation Pour Tous

Initiateur de ToPeSA 

Le 23 juillet 2026 - 10h52 

SOURCE : https://www.facebook.com/share/p/19ZPkiLNcB/?mibextid=wwXIfr

 

 

mercredi 22 juillet 2026

ToPeSA : L'heure est venue pour le peuple congolais de s'unir

ToPeSA : L’heure est venue pour le peuple congolais de s’unir

ToPeSA : unir le peuple, restaurer l’État, reconstruire la Nation

Le Congo ne retrouvera ni une paix durable, ni le développement, ni sa pleine dignité dans la division. Pendant trop longtemps, les querelles, les fractures et les oppositions stériles ont affaibli notre Nation et détourné les Congolaises et les Congolais de l’essentiel : bâtir ensemble un État fort, juste, impartial et respectueux de tous.

Aujourd’hui, l’heure est venue de se rassembler autour d’un même idéal : restaurer l’État, réconcilier la Nation et construire un Congo souverain, uni et prospère. ToPeSA n’est pas le projet d’un camp contre un autre ; c’est le projet de tout un peuple qui refuse la résignation et choisit le courage, l’unité, la responsabilité et l’espérance.

J’en appelle à toutes les Congolaises et à tous les Congolais, où qu’ils se trouvent, ainsi qu’aux Forces armées congolaises, dans le respect de leur mission républicaine au service de la Nation, afin que chacun apporte sa contribution à la reconstruction de notre pays.

Le Congo appartient à tous. Son avenir se construira avec toutes ses filles et tous ses fils. Car l’avenir d’une Nation ne se bâtit ni dans la haine ni dans la vengeance, mais dans la cohésion, le dialogue, le respect mutuel et l’engagement de chacun.

ToPeSA, c’est le pont vers le Congo nouveau.

Un peuple uni. Une Nation debout. Un avenir partagé.

Un Président, Grand-Maître Franc-Maçon et Kani, agit d’abord dans l’intérêt supérieur de son peuple et de la Nation.

Après quarante-deux années d’exercice du pouvoir, sans interruption par un coup d’État, une question essentielle mérite d’être posée :

Quel bilan pouvons-nous collectivement dresser de l’évolution de la vie quotidienne des Congolaises et des Congolais dans chacune des régions de notre pays ?

Pour beaucoup de nos compatriotes, le constat demeure préoccupant.

Trop de familles vivent encore dans la précarité.

Trop de jeunes voient leurs ambitions freinées.

Trop de deuils ont marqué notre histoire nationale.

Comme le rappelle lui-même Denis Sassou Nguesso : « Quand il n’y a pas de gardien de but, on ne peut pas manquer le penalty. »

Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui expriment le souhait de voir l’État retrouver pleinement sa capacité à protéger les citoyens, à organiser l’action publique, à garantir l’égalité devant la loi et à servir l’intérêt général.

La véritable question est désormais la suivante :

Comment construire ensemble l’avenir ?

Notre réponse tient en un mot :

ToPeSA.

Cette conviction n’est pas seulement celle de nombreux Congolais. Elle est également partagée par des femmes et des hommes qui observent avec lucidité la situation de notre pays et s’interrogent sur son devenir.

À ce propos, une citoyenne française m’a récemment écrit ces quelques lignes, que je reproduis avec son autorisation tant elles traduisent un regard extérieur empreint de bon sens et d’humanité :

« Bravo Modeste !

Quel courage ! Mais c’est tellement vrai !

Il y a tant de jeunes ambitieux au Congo qui sont empêchés parce que rien n’a été mis en place pour leur permettre de s’émanciper : éducation, formation professionnalisante…

Seule une minorité profite réellement des richesses du pays.

Beaucoup de jeunes ne peuvent même pas créer leur propre activité.

Pas de financement.

Pas d’emplois.

Pas d’infrastructures à la hauteur d’un pays aussi riche en ressources minières.

Pas de véritable politique agricole.

Comment construire l’avenir sans réflexion collective ?

Le peuple congolais mérite le respect.

Les jeunes ne devraient pas être contraints de partir par désespoir.

Ceux qui souhaitent revenir produire, entreprendre et développer leur pays devraient être encouragés.

À Paris, on organise régulièrement des rencontres sur les immenses potentialités minières du Congo. Pourtant, lorsqu’on échange quelques minutes avec des Congolais, on constate que très peu de projets se traduisent concrètement dans leur quotidien.

C’est profondément affligeant.

Comment regarder son peuple dans les yeux sans lui offrir de perspectives ?

Comment espérer la paix, la concorde et la liberté dans un tel contexte ? »

Elle concluait son message par cette pensée de Nelson Mandela, qui résume parfaitement le défi auquel notre Nation est aujourd’hui confrontée :

« Together we stand, divided we fall. »

« Unis, nous tenons debout ; divisés, nous tombons. »

C’est précisément l’esprit de ToPeSA.

Non pas un projet contre des Congolais.

Mais un projet pour tous les Congolais.

Un projet de rassemblement.

Un projet de restauration de l’État.

Un projet de réconciliation nationale.

Un projet qui redonne confiance à la jeunesse.

Un projet qui permette à notre diaspora de revenir investir, produire et transmettre son expérience.

Un projet qui garantisse l’égalité des chances, sans discrimination ethnique, régionale, politique ou sociale.

ToPeSA, c’est une transition politique structurelle apaisée de cinq années destinée à restaurer l’État, reconstruire les institutions de la République, rétablir l’autorité de la loi, restaurer la confiance entre les citoyens et préparer l’avènement d’une démocratie stable, crédible et durable.

ToPeSA, c’est le pont vers le Congo nouveau.

Un Congo souverain.

Un Congo réconcilié.

Un Congo uni.

Un Congo où chaque enfant pourra croire en son avenir.

Un Congo où chaque jeune pourra entreprendre.

Un Congo où chaque famille pourra vivre dignement du fruit de son travail.

J’en appelle à toutes les Congolaises et à tous les Congolais.

Au-delà de nos sensibilités politiques, de nos origines, de nos régions et de nos appartenances, notre destin est commun.

J’en appelle également aux Forces armées congolaises et aux forces de sécurité républicaines afin qu’elles poursuivent, dans le respect de leur mission constitutionnelle, leur engagement au service de la Nation, de son unité, de son intégrité territoriale et des institutions de la République dans le cadre de ToPeSA.

Le Congo appartient à tous les Congolais.

Son avenir se construira avec toutes ses filles et tous ses fils.

Ensemble, retrouvons le chemin de l’unité.

Ensemble, retrouvons le courage de reconstruire notre Nation.

Ensemble, faisons de ToPeSA le pont vers le Congo nouveau.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 22 juillet 2026 – Mis en ligne 13h30

mardi 21 juillet 2026

ToPeSA : rassembler ce qui est épars pour construire le Congo nouveau

 ToPeSA : rassembler ce qui est épars pour construire le Congo nouveau

ToPeSA : rassembler ce qui est épars pour construire le Congo nouveau

Le Congo ne manque ni de terres, ni d’eau, ni de ressources, ni d’intelligence. Ce qui lui manque, c’est un État au service de la Nation et un peuple rassemblé autour d’un projet commun. Avec ToPeSA, les Congolaises et les Congolais doivent dépasser les divisions entretenues depuis des décennies pour restaurer l’État, préserver l’intégrité du territoire national et faire de chaque région un pôle de développement agricole. L’après-Sassou, qui se profile, ne sera ni la vengeance ni la revanche : il sera celui de l’unité, du travail et de la reconstruction du Congo nouveau.

Sous le Commandant Marien Ngouabi, le Parti dirigeait l’État. Sous Denis Sassou Nguesso, c’est la Franc-Maçonnerie qui dirige l’État, après s’être progressivement substituée aux institutions de la République. Ce faisant, ce n’est pas seulement la Grande Loge Nationale Française qui s’est discréditée en procédant à son initiation à l’insu des dignitaires de cette obédience alors présents au Congo, mais également l’ensemble des obédiences maçonniques qui ont accepté d’être associées, directement ou indirectement, à une gouvernance dont les résultats sont aujourd’hui sous les yeux de tous.

Depuis des années, les slogans officiels prétendent que le peuple est rassemblé derrière Denis Sassou Nguesso et que le pays connaît une « accélération de la marche vers le développement ». Pourtant, la réalité quotidienne est tout autre.

Le Congo manque de l’essentiel. Les infrastructures demeurent insuffisantes. Dans un pays traversé par d’innombrables cours d’eau et abondamment arrosé toute l’année, l’accès à l’eau potable reste un défi, au point que Denis Sassou Nguesso en vient à inaugurer une simple bâche à eau. L’électricité est devenue un luxe et de nombreuses villes vivent dans une obscurité quasi permanente.

Cette contradiction entre les discours officiels et la réalité doit conduire les Congolaises et les Congolais à ouvrir les yeux et à refuser les mensonges d’État. Celui qui prétend gouverner au nom du progrès de l’homme du fait de son appartenance à la Franc-Maçonnerie devrait d’abord placer le bien-être de son peuple au-dessus de toute autre considération.

Or, chaque jour apporte son lot de révélations sur une gestion des richesses nationales qui profiterait essentiellement à la famille présidentielle, à ses proches et à son clan. La dernière en date concerne Julienne Sassou Nguesso, dite « Joujou » (ex-Johnson), à qui il est attribué qu’elle se réserve 15 % sur les revenus du pétrole congolais, représentant, selon ces informations, près de 11 milliards de francs CFA par an.

Après quarante-deux années de pouvoir, un tel constat nourrit une interrogation fondamentale : ces décennies auront-elles servi à bâtir le Congo ou uniquement à assurer la prospérité d’un cercle familial, sans se soucier de l’avenir du pays ?

Comment, dans ces conditions, peut-on encore parler d’accélération de la marche vers le développement ? À moins qu’il ne s’agisse, une fois de plus, du vacarme du popori, cet oiseau présent dans toutes les régions du Congo, dont le bruit est si fort que personne ne comprend réellement ce qu’il annonce.

C’est pourquoi je lance aujourd’hui un appel solennel à toutes les Congolaises et à tous les Congolais.

Ce que nous vivons aujourd’hui est la conséquence directe des divisions entretenues depuis des décennies. On nous a fait croire qu’une région constituait une menace pour une autre, qu’une ethnie devait dominer les autres ou qu’une partie du pays pouvait prospérer au détriment de l’autre.

Cette logique doit prendre fin.

Le Congo est un, indivisible et son intégrité territoriale ne saurait souffrir d’aucune remise en cause. Notre force ne réside ni dans nos appartenances régionales ni dans nos différences ethniques ; elle réside dans notre unité nationale.

Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, chaque Congolaise et chaque Congolais connaissent les mêmes difficultés. Partout, les populations souffrent de l’abandon de l’État. Partout, les attentes sont les mêmes : vivre dignement, travailler, se soigner, envoyer ses enfants à l’école et espérer un avenir meilleur.

C’est précisément parce que nous partageons les mêmes souffrances que nous devons désormais partager le même destin.

ToPeSA est ce pont qui relie tous les Congolais.

ToPeSA est le chemin qui conduit vers la restauration de l’État, la réconciliation nationale et le Congo nouveau.

Demain, dans le cadre de l’autonomie partielle des régions, chacune d’elles sera administrée par un gouverneur élu et deviendra un véritable moteur du développement national.

Chaque région aura vocation à devenir un paradis agricole, valorisant ses terres, ses ressources naturelles, ses savoir-faire et ses potentialités propres. Cette nouvelle organisation permettra de renforcer la production agricole, d’assurer la sécurité alimentaire, de créer des milliers d’emplois, de fixer les populations sur leurs terres et de contribuer durablement à la richesse nationale.

Loin d’affaiblir l’unité nationale, cette autonomie partielle renforcera la République en permettant à chaque région de participer pleinement au développement du pays, dans le respect de l’autorité de l’État et de l’intégrité du territoire national.

Peuple congolais, rien n’est impossible dès lors que nous décidons de marcher ensemble.

Notre avenir concerne chacun d’entre nous.

Qu’il s’agisse des Forces armées, des confessions religieuses, des organisations syndicales, des élèves, des étudiants, des femmes, des hommes, des jeunes, des travailleurs, des chômeurs ou des retraités, c’est le destin de notre Nation qui est en jeu.

La solution ne viendra ni d’un homme providentiel, ni d’une ethnie, ni d’une région.

Elle viendra d’un peuple réconcilié avec lui-même.

Elle viendra d’une Nation rassemblée autour d’un projet commun.

Elle viendra de notre volonté collective de reconstruire le Congo.

C’est pourquoi ToPeSA tend la main à toutes les Forces armées afin qu’elles soient pleinement associées à la restauration de l’État républicain et jouent leur rôle au service exclusif de la Nation.

ToPeSA tend la main aux libres-penseurs de toutes obédiences ainsi qu’aux confessions religieuses.

ToPeSA tend la main à l’ensemble des organisations syndicales.

ToPeSA tend la main à toutes les régions, à toutes les ethnies et à tous les Congolais sans distinction.

ToPeSA est la voie de l’union nationale.

ToPeSA est le chemin de la restauration de l’État.

ToPeSA est la reconstruction du Congo sans chasse aux sorcières, sans règlement de comptes et sans esprit de revanche.

ToPeSA est le pont vers le Congo nouveau.

Une Nation pour Tous. Un Peuple debout.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 21 juillet 2026 Mis en ligne 16 h 17

Monsieur Denis Sassou Nguesso, l'oiseau de mauvais augure

 

Monsieur Denis Sassou Nguesso, l'oiseau de mauvais augure 

Il est des oiseaux dont la présence annonce le malheur. Les charognards ne précèdent pas la catastrophe, ils prospèrent sur ses conséquences. Aujourd'hui, c'est le Congo-Brazzaville qui ressemble à cette charogne politique, économique et sociale dont chacun constate chaque jour un peu plus la décomposition. 

Dans une démocratie, la critique du pouvoir est un droit fondamental. Les citoyens peuvent librement exprimer leur désaccord, dénoncer les défaillances de l'État et demander des comptes à leurs dirigeants. Cette liberté constitue le socle même de la vie démocratique. 

Dans un régime autoritaire, en revanche, toute voix discordante est souvent perçue comme une menace. L'opposant devient un ennemi, le journaliste un gêneur, le citoyen critique un suspect. La contradiction n'est plus considérée comme une richesse démocratique, mais comme un danger qu'il faudrait réduire au silence. 

Le Congo-Brazzaville paie aujourd'hui le prix de plusieurs décennies d'un pouvoir fortement centralisé. Les attentes de la population en matière d'emploi, d'éducation, de santé, d'accès à l'eau, à l'électricité ou encore aux infrastructures demeurent, pour beaucoup, largement insatisfaites. 

Face à cette réalité, il est naturel que les Congolaises et les Congolais expriment leur lassitude. Critiquer la gestion des affaires publiques n'est pas un acte d'hostilité envers la Nation ; c'est exercer un droit citoyen et rappeler aux gouvernants leur devoir de rendre des comptes. 

Depuis des années, les slogans se succèdent, les promesses se renouvellent et les grands projets sont annoncés avec emphase. Pourtant, beaucoup de citoyens peinent à percevoir une amélioration durable de leurs conditions de vie. 

Hier, il était question des « municipalisations accélérées ». Aujourd'hui, un nouveau vocabulaire promet une nouvelle « accélération ». Mais une question demeure : accélérer vers quel objectif ? Vers quel projet de société ? Et surtout, au bénéfice de qui ? 

Après plusieurs décennies d'exercice du pouvoir, le véritable débat ne devrait plus porter sur les intentions, mais sur les résultats. Les citoyens sont en droit d'évaluer les politiques publiques à l'aune de leurs effets concrets sur leur quotidien. 

Lorsque le discours officiel célèbre des réussites que beaucoup ne retrouvent pas dans leur expérience quotidienne, un fossé se creuse entre la parole politique et la réalité vécue. Aucun slogan, aussi ambitieux soit-il, ne peut durablement remplacer un bilan. 

Être une vigie de la République consiste précisément à observer, analyser, alerter et interpeller. Ce rôle ne procède ni de l'animosité ni de l'esprit de polémique ; il relève de l'exercice de la citoyenneté et de la vigilance démocratique. 

Aucune intimidation, aucune campagne de discrédit, aucune tentative de dissuasion ne saurait nous détourner de cette exigence qui consiste à rappeler que le pouvoir existe pour servir le peuple, et non l'inverse. 

Le peuple congolais endure depuis trop longtemps les conséquences d'une crise économique, sociale et institutionnelle profonde. Son aspiration est simple, vivre dignement dans un État où les libertés sont garanties, où les institutions fonctionnent au service de tous et où l'intérêt général prime sur les intérêts particuliers. 

Le temps finit toujours par avoir raison des pouvoirs qui se croient éternels. En revanche, les peuples, eux, demeurent. C'est pourquoi il est urgent d'entendre le cri d'une population qui réclame moins de discours et davantage de résultats, moins de propagande et plus de gouvernance, moins de promesses et plus de justice. 

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA