mercredi 24 juin 2026

Quand le Congo brûle, le Prince danse

 

Quand le Congo brûle, le Prince danse

Denis Sassou Nguesso avec Judith Suminwa Tuluka, Premier ministre de la République Démocratique du Congo

Quand le Congo brûle, le Prince danse

ToPeSA — Réflexion de Modeste Boukadia, Président du CDRC — Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSALe 24 juin 2026 – 05h28

Depuis quelques jours, les réseaux sociaux congolais et de la diaspora sont envahis d’images et de vidéos : celles du mariage d’une fille de Denis Sassou Nguesso, où l’on voit le chef de l’État danser, le sourire satisfait, tour à tour dans les bras de Judith Suminwa Tuluka, Premier ministre de la République Démocratique du Congo, et dans ceux de Cécilia Attias, ex-épouse de Nicolas Sarkozy.

La scène est belle, dira-t-on. Mais que dit-elle, en réalité, de l’état d’un pays et de ses dirigeants ?

Une fête, et tant de questions sans réponse

Qui a financé ce mariage ? Question légitime, question que ToPeSA pose sans détour, d’autant que tous les enfants de Denis Sassou Nguesso sont nés de liaisons adultérines non suivies de mariage subséquent du père et des mères. La République a-t-elle, une fois encore, mis ses moyens au service d’une cérémonie privée pendant que ses citoyens manquent de tout ?

Madame le Premier ministre de la République Démocratique du Congo n’avait-elle pas d’obligations plus urgentes ? Le débat sur la révision constitutionnelle secoue son pays. La guerre dans l’Est de la RDC continue de faucher des vies congolaises, chaque jour, chaque nuit. Un évènement privé, si protocolaire soit-il, pèse-t-il plus lourd que les morts de Goma, de Bukavu, de l’Est meurtri ?

Quant à Madame Cécilia Attias, ancienne Première dame de la République française, sait-elle qu’au Congo où elle danse avec un sourire heureux, les malades refusent d’aller dans les hôpitaux car ces lieux sont devenus des mouroirs, et que l’homme avec lequel elle danse pardonne volontiers aux ministres qui violentent leurs épouses ? Sait-elle que sa présence, en ces lieux et en ce moment, alimente malgré elle la défiance grandissante envers la France en Afrique ? À l’heure où les agissements de certains acteurs politiques et économiques français sur le continent sont dénoncés comme relevant d’un néocolonialisme persistant, chaque image de complaisance avec un pouvoir contesté nourrit le sentiment anti-français et intensifie la guerre informationnelle qui, déjà, fragilise l’image de la France en Afrique.

Denis Sassou Nguesso avec Cécilia Attias, ex-épouse de Nicolas Sarkozy

Le sourire d’un président, la misère d’un peuple

Comment Denis Sassou Nguesso peut-il afficher, sans gêne apparente, un sourire aussi satisfait, quand le pays qu’il dirige depuis 42 ans accumulés manque de l’essentiel ? Pas d’eau potable pour tous. Pas d’école digne de ce nom pour des générations entières. Pas d’hôpitaux dignes d’accueillir les malades. Pas de routes pour relier les villes et les villages. Pas d’investissement pour préparer l’avenir d’une jeunesse laissée, chaque jour davantage, sur le bord de la route. Que dire des salaires, des pensions et des bourses impayés depuis des lustres ? Un pays sans chemin de fer digne de ce nom ?

Le pays est hors contrôle dans la gestion de ses finances publiques — ce n’est pas ToPeSA qui le dit, c’est le FMI qui le constate.

Alors, est-ce cela chez Denis Sassou Nguesso, être président de la République ? Ou être Kani ? Ou encore être Franc-maçon ? Quelqu’un connaissant tout cela peut-il nous l’expliquer ? Je dis ça, je ne dis rien. Juste des questions pour tenter de comprendre pourquoi une telle cour autour de Denis Sassou Nguesso n’arrive pas à lui faire entendre raison que la maison brûle… Et l’on peut légitimement s’interroger sur le rôle de la Fondation Brazzaville, présidée par le prince Michael de Kent, cousin du roi Charles III, accusée par plusieurs enquêtes journalistiques britanniques de servir au blanchiment de l’image de Denis Sassou Nguesso sur la scène internationale.

Deux rives, une même indécence

Quel regard les dirigeants des nations partenaires peuvent-ils porter sur deux Congo dont les chefs, Judith Suminwa Tuluka (dont le nom Tuluka signifie « grandis et sois mature ») et Denis Sassou Nguesso, s’élancent dans la danse, pendant que leurs deux pays s’enfoncent dans des difficultés économiques et financières majeures ? Pendant que leurs populations manquent de sécurité, de santé, de quoi se nourrir, d’éducation, et que leur jeunesse — l’avenir même des deux rives du fleuve Congo — est sacrifiée sur l’autel de l’indifférence ?

Une image ne vaut rien en elle-même. Mais celle-ci, projetée au monde, dit tout d’une gouvernance qui a perdu le sens des priorités, et peut-être le sens du peuple lui-même.

Le Congo a une autre voie

Ce constat n’est pas une fatalité. Pendant que certains dansent, ToPeSA construit. Notre mouvement porte un programme structurel, pensé pour transformer le Congo autour de quatre piliers : la décolonisation mentale d’un peuple trop longtemps maintenu dans la résignation ; l’État de droit, seul rempart contre l’arbitraire ; la réconciliation nationale, sans laquelle aucune paix durable n’est possible ; et le développement souverain, qui replace enfin les Congolais au centre des décisions qui les concernent.

Congolaises, Congolais, de l’intérieur comme de la diaspora : l’heure n’est plus à regarder danser ceux qui devraient gouverner. Elle est de se lever, de s’unir, et de porter une alternative crédible, pacifique et structurée.

ToPeSA est cette voix et cette voie — le pont vers le Congo Nouveau. Rejoignez-le.

ToPeSA le redit avec gravité : le Congo n’a pas besoin de princes qui dansent. Il a besoin de dirigeants qui se lèvent — et d’un peuple qui se lève avec eux.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC — Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

mardi 23 juin 2026

ToPeSA : pour la restauration de l'Etat pour la transparence de la dette congolaise

ToPeSA : pour la restauration de l’État pour la transparence de la dette congolaise

Matthieu Pigasse, au mois de mai 2026, s’est longuement exprimé dans la presse française sur le contrat exceptionnel et polémique pour restructurer la dette du Venezuela. Mais aucun mot sur celle que le ministre Andely, du Congo, encore récemment, à quelques mois d’être remplacé par Christian Yoka, cédait — la dette intérieure congolaise — à Matthieu Pigasse, comme d’autres avant lui probablement.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Matthieu Pigasse est le neveu de Jean-Paul Pigasse, le néocolonialiste, l’ancien journaliste de L’Express présenté à Denis Sassou Nguesso par Jean-François Probst. Cela ressemble fortement à une mainmise de la famille Pigasse sur le Congo, c’est-à-dire de la Françafrique — ce qui, évidemment, porte préjudice à la France, suspectée d’être le donneur d’ordre visant à mettre le Congo sous domination française, à travers toutes ces opérations de rachat de la dette et la présence omniprésente d’acteurs tels que Vincent Bolloré, que le président François Hollande qualifiait lui-même de « fossoyeur de l’Afrique ». Fort heureusement, la majorité des Français ne partagent pas cette vision néocolonialiste.

Quel est le montant de cette dette ? À long terme, selon les modèles économétriques, la dette publique de la République du Congo par rapport au PIB devrait se situer autour de 98,00 % du PIB en 2027 et 99,00 % du PIB en 2028. Quelle est la contrepartie de cette cession ? C’est confidentiel.

Pour être complet, selon le compte-rendu qui nous a été fait sur les discussions en cours actuellement entre le FMI et le Congo, il en ressort que « le Congo est le maillon le plus faible de la CEMAC ». Rappelons-nous de la dernière décision de rapatrier les avoirs déposés dans les banques étrangères et dans les paradis offshore : rien n’est encore fait. Malgré l’émission des eurobonds, la situation s’est encore fortement dégradée, portant la dette publique du Congo à plus de 9 165 milliards de FCFA. Où va donc tout cet argent, alors que le pays reste privé d’eau courante, d’électricité, d’hôpitaux et d’écoles, et que le CFCO est laissé à l’abandon malgré la dernière visite de Christian Yoka, qui avait promis un « plan de sortie de crise » ? Rien n’est fait. Le parc des locomotives reste vide…

Mais chaque Congolaise et chaque Congolais savent ce que deviennent les dettes contractées par Denis Sassou Nguesso, soi-disant au nom du Congo. Or nous savons tous que c’est pour sa seule et unique jouissance et celle de sa famille et de son clan.

Que chacun se rappelle le dossier Hojeij. Il faut s’attendre à ce que, lorsque Denis Sassou Nguesso ne sera plus là, Matthieu Pigasse se précipite pour exiger les remboursements, des dédommagements, et ne manque pas de multiplier les saisies sur les biens du Congo — comme si l’endettement du Congo avait servi à investir dans les infrastructures du pays pour le bien des Congolais.

C’est pourquoi, plus que jamais, les Congolaises et les Congolais doivent soutenir davantage ToPeSA pour la restauration de l’État, afin de garantir la transparence de la dette congolaise et de déterminer quelle dette sera garantie et quelle dette sera rejetée.

L’Afrique a changé. Sa population est très jeune. Les liens entre l’Afrique et la France ne sont plus perçus de la même manière.

ToPeSA, la voix et la voie du Congo nouveau.

ToPeSA, pour rétablir des relations d’État à État respectueuses des peuples.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 23 juin 2026 – Mis en ligne : 16h10

lundi 22 juin 2026

ToPeSA : la main tendue. Vers le Congo nouveau

Le 27 septembre 2015, à Brazzaville. AFP

ToPeSA : La main tendue. Vers le Congo nouveau

« Celui qui s’expose volontairement ne peut reprocher aux autres de voir ce qu’il montre lui-même. »

Je m’interroge.

Denis Sassou Nguesso est-il revenu au pouvoir pour trahir la République de nos Pères-Fondateurs ? A-t-il encore à cœur la passion pour le Congo et le peuple congolais, ou sa seule passion est-elle réduite à la danse et à la promotion de sa propre cour matrimoniale, au bénéfice de ses enfants et de son clan ?
« L’accélération de la marche vers le développement » concerne-t-elle vraiment l’avenir du pays et du peuple congolais ?
Notons que, sous Denis Sassou Nguesso conseillé par Jean-Paul Pigasse, à la tête d’un pays pourtant pétrolier, la population congolaise nage dans la pire des pauvretés et la misère la plus criante.

C’est ce régime, qui brime et terrorise son propre peuple, que Jean-Paul Pigasse encourage par des propos blessants et méprisants : « Le peuple congolais est docile et ne descendra jamais dans la rue pour manifester. »

De tels propos peuvent être perçus comme une marque de mépris envers le peuple congolais et comme un encouragement à la confrontation politique. Engagent-ils uniquement leur auteur, ou traduisent-ils une vision plus large des relations entre la France et le Congo ?

Ancien journaliste de L’Express, Jean-Paul Pigasse exprime, à travers ses prises de position, sa conception des relations franco-africaines fondée sur une logique néocoloniale. Ce journaliste sait-il que le Congo a une histoire, une mémoire et un peuple dont la maturité mérite d’être saluée ? C’est cette maturité, fondée sur la responsabilité, le dialogue et la préservation de la vie humaine, plutôt que sur les chemins de la confrontation, qui constitue le fondement de l’union nationale pour construire notre nation.

Jean-Paul Pigasse, très récemment, a conseillé à Denis Sassou Nguesso de ne pas céder face à ToPeSA, par cette même phrase de mépris envers tout un peuple.

Aujourd’hui, voilà que Jean-Paul Pigasse semble souhaiter que les Congolais manifestent.

Très bien. Mais où ? Et dans quel but ? Pour brûler quoi ?

Peut-être ne regarde-t-il pas les chaînes de télévision françaises les soirs de grandes rencontres de football. Bien souvent, au lieu de scènes de joie, les images montrent des vitrines brisées, des commerces incendiés, du mobilier urbain saccagé, des forces de l’ordre sous tension et des commerçants plongés dans l’inquiétude.

Est-ce réellement ce scénario qu’il souhaite voir se reproduire au Congo ?

Veut-il que les Congolais descendent dans la rue, au risque d’offrir au pouvoir le prétexte qu’il attend pour réprimer dans le sang, comme beaucoup estiment que cela s’est déjà produit à Ikonongo ou dans le Pool, où certains allaient jusqu’à déclarer que « le ciel n’est pas tombé » ?

Force est de constater que, lorsqu’il s’agit de l’Afrique, il se comporte en véritable mercenaire avec des propos indignes et condamnables qu’il ne pourrait pas se permettre dans son propre pays. Ce fut déjà le cas lorsqu’il déclarait, sur LCI en 2005 : « On pouvait s’en sortir avec au moins 2 000 morts. » Une phrase qui révèle sa part de responsabilité dans les massacres de populations survenus au Congo. Imaginons un seul instant qu’il eût tenu de tels propos s’il s’agissait de la France…

La France doit sortir de l’étau de la Françafrique

C’est précisément ce type de déclarations qui nourrit le sentiment anti-français et alimente la guerre informationnelle contre la France, en donnant aux Africains une raison de plus de dire que la France reste, au fond, colonialiste. Et ce n’est certainement pas Jean-Paul Pigasse ni Vincent Bolloré qui diront le contraire.

Car rester dans la configuration que défend Jean-Paul Pigasse, c’est choisir une impasse. Le monde a changé, l’Afrique a changé, et les peuples africains n’acceptent plus d’être regardés à travers le prisme du mépris ou de la condescendance. En s’arrimant à des relais qui méprisent ouvertement la maturité des peuples qu’ils prétendent connaître, la France fragilise sa propre présence et son influence sur le continent. Elle laisse le champ libre à d’autres partenaires, plus respectueux et plus à l’écoute, et elle prive ses propres entreprises et sa diplomatie des relations de confiance dont elles auraient besoin pour durer.

Une relation franco-congolaise digne de ce nom ne peut plus se construire sur les schémas d’hier. Elle doit reposer sur des partenariats équilibrés, respectueux de la souveraineté congolaise, et adaptés aux enjeux actuels : sécurité régionale, transition énergétique, formation des jeunesses, et coopération économique fondée sur l’intérêt mutuel plutôt que sur la tutelle.

Les propositions de ToPeSA pour le Congo nouveau

Face à ce mépris et à cette insouciance, ToPeSA ne se contente pas de dénoncer : ToPeSA propose. Car un peuple ne se rassemble pas autour de la seule colère ; il se rassemble autour d’un projet.

C’est pourquoi ToPeSA propose :

  • l’ouverture d’une transition inclusive pour bâtir ensemble les conditions de la restauration de l’État pendant la transition apaisée ;
  • une redistribution équitable des richesses pétrolières, afin que la rente nationale serve enfin l’école, la santé et les infrastructures plutôt que les seuls intérêts d’un clan ;
  • la garantie, pour chaque Congolaise et chaque Congolais, d’une identité reconnue par des documents fiables et accessibles à tous, condition première de la dignité et de la sécurité nationale ;
  • une gouvernance transparente, débarrassée des conseillers qui poussent à la confrontation et tournée vers la réconciliation entre tous les fils et filles du Congo ;
  • des partenariats internationaux rééquilibrés, fondés sur le respect mutuel plutôt que sur les réflexes d’un autre temps ;
  • la construction d’une union nationale fondée non sur la peur, mais sur la responsabilité partagée de chaque Congolais dans l’avenir du pays.

C’est cette voie, et non celle de la confrontation suggérée par certains, qui permettra au Congo de se relever dans la dignité — et qui permettra aussi à la France de retrouver, sur le continent africain, une place fondée sur le respect plutôt que sur la nostalgie.

Enfin, je félicite le peuple congolais pour sa maturité, qui lui permet de ne pas répondre à des sollicitations hasardeuses entraînant fatalement des pertes en vies humaines. Car toute vie est sacrée, y compris celle de ceux qui, par leurs discours ou leurs intérêts, poussent les Congolais vers la confrontation.

Notre conviction reste entière : c’est par la main tendue, et non par le poing levé, que le Congo se relèvera et bâtira son union nationale.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 22 juin 2026 – Mise en ligne : 14h53

samedi 20 juin 2026

Mise au point sur les propos de Jean-Paul Pigasse

Mise au point sur les propos de Jean-Paul Pigasse

Jean-Paul Pigasse s’est cru autorisé à conseiller à Denis Sassou Nguesso : « À moins que Boukadia n’aille chercher des armes en Iran ! » Cette formule, sans doute destinée à amuser, révèle pourtant une réalité bien plus sérieuse que celle qu’elle prétend tourner en dérision : celle des liens troublants entre le régime des Mollahs et le pouvoir du PCT.

Je rappelle donc à Jean-Paul Pigasse que, selon plusieurs sources diplomatiques et des révélations relayées par des services de renseignement occidentaux, Denis Sassou Nguesso a facilité la distribution de passeports diplomatiques, de service et ordinaire congolais à des membres ou proches du Hezbollah, du Hamas et des Houthis, leur permettant ainsi de circuler librement en Afrique centrale, en Afrique de l’Ouest et dans certains États du Golfe. Un ministre français des Affaires étrangères, devenu par la suite ministre des Armées, avait d’ailleurs personnellement mis en garde Denis Sassou Nguesso contre sa « trop grande facilité » à délivrer ces documents.

Pourtant, la grande majorité des Congolais — dont moi-même — n’ont accès ni à ces passeports ni, bien souvent, à une simple carte nationale d’identité. Ce constat nous conduit à plaider pour une refonte complète de ces documents : chaque Congolaise et chaque Congolais doit pouvoir disposer d’un passeport biométrique et rétinien, gage de sécurité pour notre pays et de dignité pour chacun de ses citoyens.

Dès lors, si quelqu’un entretient des accointances avec l’Iran, ce n’est assurément pas Modeste Boukadia, mais bien Denis Sassou Nguesso, qui a ouvert les portes diplomatiques congolaises aux relais de Téhéran.

Cette situation a conduit les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, à inscrire le Congo sur liste noire, plaçant le pays dans un isolement préoccupant sur la scène internationale et compliquant durablement ses relations avec Washington. Pour tenter de désamorcer cette crise, Denis Sassou Nguesso a nommé Jean Olessongo Ondaye ministre de l’Intérieur et Basile Ikouebe ambassadeur du Congo aux États-Unis. Parviendront-ils à inverser la tendance ? L’avenir nous le dira.

Je rappelle enfin à Jean-Paul Pigasse que le Congo a toujours été un ami d’Israël, depuis son premier président, Fulbert Youlou. C’est cette voie, fidèle à notre tradition diplomatique, que j’entends poursuivre.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 20 juin 2026 – 08h36

ToPeSA : Denis Sassou Nguesso a-t-il d'autres choix ?

ToPeSA : Denis Sassou Nguesso a-t-il d’autres choix ?

ToPeSA dénonce la complicité entre Brazzaville et la France d’Afrique de Pigasse et Bolloré, et appelle à la vérité historique comme chemin de réparation. Du stade de Kintélé au silence sur l’assassinat de Marien Ngouabi et du cardinal Biayenda, l’initiative ToPeSA fait ressortir que le maintien de Denis Sassou Nguesso au pouvoir repose sur une alliance avec une France néocoloniale qui méprise le peuple congolais. Face à cette logique héritée du Code Noir, ToPeSA propose une autre voie : celle de la vérité, de la dignité retrouvée pour les victimes, et de partenariats fondés sur le respect réciproque des peuples.

Le Congo est plongé dans la popopologie — ni popopo, ni dingui-dingui — ce silence de mort qui a suivi le brouhaha, identique à celui de l’oiseau de chez nous au Congo appelé popori, de la prestation de serment au stade de Kintélé, rebaptisé par Denis Sassou Nguesso « Stade de l’union du Nord », en opposition au stade Massamba-Débat, qualifié, lui, de stade des Bakongo.

C’est dans ce contexte que la France d’Afrique des humanistes Jean-Paul Pigasse et Vincent Bolloré — ce dernier surnommé jadis « le fossoyeur de l’Afrique » — encourage Denis Sassou Nguesso à maintenir le cap de la répression au Congo.

À la suite de l’abstention massive du peuple congolais, qui exprimait ainsi son rejet de Denis Sassou Nguesso, la France elle-même a qualifié cette opération de maintien au pouvoir de « fiasco », lançant à Denis Sassou Nguesso cet avertissement sans détour : « Nous vous conseillons de le rencontrer, de discuter et d’aller vers la transition. Vous n’avez fait qu’à votre tête et aujourd’hui vous vous plaignez de lui. Mais c’est sans nous ! »

De leur côté, Jean-Paul Pigasse — dont Matthieu Pigasse contrôle la dette congolaise —, qui avait déclaré sur la télévision du Groupe Bouygues : « On pouvait s’en sortir avec au moins 2 000 morts » (LCI, 2005), une allusion aux 750 000 Congolais qui manquent à l’appel en 2014 dans les classes d’âge de 20 à 40 ans, sans compter les 353 jeunes gens disparus du Beach et les 350 familles enterrées à Kimaza, au Bas-Congo en RDC, associé au « fossoyeur de l’Afrique », détenteur de parts importantes dans le Groupe Total qui contrôle la société Perenco qui vient d’être mise en examen pour « financement de la Françafrique », encouragent Denis Sassou Nguesso par des propos d’un mépris total envers le peuple congolais : « Le peuple congolais est docile et ne descendra jamais dans la rue pour manifester… »

On voit qu’en France s’opposent deux France : celle qui soutient l’Ukraine et qui lâche Denis Sassou Nguesso pour ses atteintes aux droits de l’homme, lui conseillant de privilégier la solution de la Transition Politique Structurelle Apaisée — ToPeSA — et celle des Français d’Afrique, Jean-Paul Pigasse et Vincent Bolloré, qui soutiennent la dictature congolaise.

De son côté, Denis Sassou Nguesso ne dit mot de l’agression du soi-disant humaniste Jean-Paul Pigasse envers le peuple congolais — sauf à reconnaître lui-même : « Nous l’avons mis en prison pour l’humilier, mais il en est ressorti encore plus puissant. Il est comme Ousmane Sonko, qui sème le désordre au Sénégal. »

Cette vérité est effroyable, car elle dit tout.

L’assassinat du commandant Marien Ngouabi, par la manipulation de l’ancien président Alphonse Massamba-Débat lui-même piégé — comme l’ont témoigné Mizele et Lazare Mouanga : « Mbuta-Muntu (le Vieux, entendre Alphonse Massamba-Débat) a été piégé » — et comme l’expliquait aux militaires dans les casernes le capitaine Pierre Anga ; l’assassinat du cardinal Émile Biayenda, pour le remplacer par un évêque plus docile à leurs intérêts ; et tant d’autres tragédies encore : tout cela n’avait qu’un seul but, livrer le Congo à la France d’Afrique de Jean-Paul Pigasse et Vincent Bolloré, pendant que le clan Denis Sassou Nguesso occupait son temps en danses et en mariages, masquant un arrière-projet de destruction des Kongo Landa Rails et de fracture entre eux et les Kongo Boko.

Or ce rappel historique n’est pas un règlement de comptes : c’est la voie de la guérison. Tant que la vérité sur Ngouabi, sur Massamba-Débat, sur le cardinal Biayenda et sur toutes les victimes de cette histoire confisquée reste tue, leurs familles et notre nation entière restent prisonnières du déni. Dire cette vérité, c’est permettre aux victimes de retrouver leur dignité par la réparation — car leur vie a la même valeur que toute autre vie, et aucune raison d’État ne peut justifier qu’on l’efface du récit national. D’où la nécessité impérieuse de la convocation d’un procès en révision du procès Marien Ngouabi, afin de laver l’honneur des Bakongo et de libérer la conscience de nos compatriotes du Nord, pour réinstaller la confiance dans l’unité du pays.

Plus que jamais, la vérité ne doit pas se négocier à travers la nomination à des postes ministériels à vie — elle doit se dire, pour que notre histoire nous reconstruise et nous permette de mieux vivre ensemble.

C’est cela, ToPeSA.

ToPeSA, la voie de l’union nationale.
ToPeSA, pour la restauration de l’État.
ToPeSA, pour reconstruire des relations dignes avec nos partenaires — des relations de partenariat réel, fondées sur le respect réciproque des peuples, et non sur la logique de domination que perpétuent Jean-Paul Pigasse et Vincent Bolloré, héritiers d’un esprit qui n’a jamais rompu avec celui du Code Noir.

Le comportement de ces deux hommes donne, hélas, raison au président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko.

Car il faut le redire sans détour : Denis Sassou Nguesso n’est pas venu au pouvoir pour servir le Congo, mais pour s’emparer du Trésor public et s’enrichir, lui et son clan, pendant que le peuple s’enfonce dans la misère. Alors la question se pose : le choix que lui propose Jean-Paul Pigasse — « À moins que Boukadia aille chercher des armes en Iran ! » —, cette fuite en avant vers la confrontation et la répression, va-t-il vraiment lui permettre de conserver ses Biens Mal Acquis ? Rien n’est moins sûr. Car la vérité, elle, ne se négocie pas — et tôt ou tard, elle rattrape ceux qui croient pouvoir l’acheter avec des armes ou des promesses de chaos.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 19 juin 2026 – 18h16

ToPeSA : le choix politique

 Le

ToPeSA : le choix politique

Du popori — jacasserie de l’oiseau appelé popori — pendant l’opération de maintien au pouvoir, à la popopologie — ni popopo, ni dingui-dingui — de l’Après

Du popori complaisant qui accompagnait la campagne de l’opération le maintien au pouvoir, au silence de mort de la popopologie qui lui a succédé, le constat est sans appel : le pouvoir est à terre, dépassé par l’ampleur de son propre échec. Pendant que Brazzaville étouffe les dossiers qui dérangent — des passeports controversés aux vérités enfouies sur l’assassinat de Marien Ngouabi — le peuple, lui, exige de se réapproprier son histoire. Face à cette impasse, le CDRC pose ToPeSA comme choix politique : ni capitulation, ni trahison, mais le pont vers le Congo Nouveau.

Depuis longtemps déjà, nous avions attiré l’attention sur la nécessité de savoir s’arrêter à temps, la main tendue, pour une sortie honorable par la grande porte. Nous l’avons payé au prix de notre liberté : condamnés arbitrairement à des années de prison pour avoir simplement exigé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, seul rempart capable d’empêcher la dégringolade que nous voyions déjà venir. Que nenni : on nous opposait la rhétorique du « chien aboie, la caravane passe ». Pendant ce temps, le pays s’enfonçait, jour après jour, un peu plus dans l’abîme.

Les grandes orientations promises par le soi-disant projet de société « L’accélération de la marche vers le développement », annoncé à grand renfort de jacasseries, restent à ce jour introuvables. Vint alors la popopologie : un silence de mort sur toute l’étendue du territoire. Le pouvoir s’est muré dans le silence, occupé à des futilités privées, dépassé par l’ampleur de son propre échec après cinquante ans de règne sans le moindre coup d’État pour s’en justifier. Silence absolu de l’action gouvernementale — un silence qu’il a lui-même voulu, en s’entourant d’aventuriers payés pour jouer les garants d’un pluralisme de façade. Oui, c’est le « ni popopo, ni dingui-dingui » : un silence de mort, comme s’il n’y avait plus ni pouvoir ni président. Échec et mat.

L’Après se précise…

C’est comme au match de boxe. Celui que le système PCT a poussé à se maintenir sur le ring, en champion, ne répond plus. Dopé par les promesses de ses soutiens — la situation financière s’arrangerait, les investissements seraient au rendez-vous pour financer « L’accélération de la marche vers le développement » — il a fini par croire à son propre mythe.

Comment faire pour se relever ? Il tente d’actionner Jean Olessongo Ondaye en le nommant ministre de l’Intérieur, à qui il ordonne de trouver une issue au dossier des passeports « distribués comme des petits pains à des groupes terroristes tels le Hamas, le Hezbollah et les Houthis du Yémen », alors que les Congolais eux-mêmes en sont privés — un dossier qui empoisonne désormais les relations entre le Congo et la Grande Puissance sous la présidence de Donald Trump. Mais rien n’y fait : ce dossier reste sous le contrôle direct de Denis Sassou Nguesso lui-même, via l’ancien ministre de l’Intérieur Raymond Zéphyrin Mboulou. De l’autre côté, son directeur de cabinet, Florent Tsiba, fait pression pour que le dossier de la manipulation de l’ancien président Alphonse Massamba-Débat — manipulation qui a conduit à l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, puis à celui de Massamba-Débat lui-même et du cardinal Émile Biayenda — connaisse une autre issue.

Mais le peuple veut savoir. Le peuple veut se réapproprier son histoire, comme le voulait déjà le capitaine Pierre Anga lorsqu’il s’adressait aux officiers de l’armée pour leur demander de ne jamais taire la vérité, mais d’éclairer le peuple sur ce qui était advenu. Mizele et Lazare Mouanga ont fini eux-mêmes par concéder : « Mbuta-Muntu (le Vieux) [Alphonse Massamba-Débat] a été piégé. » Nous le rappelons à l’attention des historiens, car il nous faut guérir de notre histoire, fût-elle blessante et sanglante — non pas l’effacer, mais l’affronter en face, comme un peuple qui choisit de se regarder dans la glace plutôt que de se mentir à lui-même.

En somme, il nous faut, à l’image de Chartres — où repose, au pied du Glaive Brisé, la mémoire de Jean Moulin et des martyrs des camps de concentration nazis — tracer notre propre chemin de mémoire, pour que notre conscience collective soit sans cesse interpellée et que nous ne recommencions plus jamais les mêmes erreurs.

ToPeSA : la solution politique

Que faire ?

Se retrouver en forêt pour fabriquer le tam-tam, et le faire résonner au cœur du village… Un choix politique — ni capitulation, ni trahison — car la politique est l’art du compromis pour avancer, pour le seul bénéfice du peuple.

ToPeSA : la voix et la voie, le pont vers le Congo Nouveau.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 18 juin 2026 – 13h17

ToPeSA : le chemin de l'unité

ToPeSA : le chemin de l’unité

Je m’interroge : entre l’inné et l’acquis, quel choix pour nous qui nous disons Congolaises et Congolais ?

Cette question n’est pas accessoire. Elle dit si nous sommes vraiment, dans les actes autant que dans les mots, des Congolaises et des Congolais unis. Car comment comprendre que certains veuillent répondre par la violence à un régime lui-même né et se perpétue par la violence et la mort d’hommes ?

Tous critiquent le régime PCT et le sang versé. Et pourtant, on me sollicite, moi, pour agir par la force afin d’en finir avec Brazzaville. Mais l’histoire parle déjà, et elle parle clair.

Ce sont ceux-là mêmes qui, hier, poussaient Guy Parfait Kolélas au combat — enterré aujourd’hui en France, loin de sa terre natale.

Qu’en est-il du général Jean-Marie Michel Mokoko, adulé, qui paie seul aujourd’hui, dans sa cellule, au prix de sa liberté, le rêve pourtant partagé de tout un peuple ?

Et voilà qu’on me dit, je cite : « Il faut activer la solution militaire pour en finir avec eux, c’est ce qu’ils ont fait contre Pascal Lissouba, pourtant démocratiquement élu. »

On condamne, à juste titre, les dérives de Denis Sassou Nguesso et les atteintes aux droits de l’homme. Mais ceux qui appellent à la solution militaire savent-ils seulement ce qu’ils invoquent ? Sont-ils prêts à voir deux, trois, cinq hommes s’emparer du pouvoir et l’imposer à tout un pays, sans autre légitimité que la cartouche et la baïonnette ? Ils se réjouiront, sans doute, du départ de Denis Sassou Nguesso — comme ils se réjouiront, un jour, du départ de celui qui l’aura chassé. Et entre-temps, sinon pour longtemps, le peuple congolais, lui, attendra. Il attendra de savoir quand le développement et le respect des droits de l’homme éliront enfin domicile au Congo. Car activer la solution militaire, c’est se préparer à voir un pouvoir de fait.

Le Congo a-t-il besoin d’une solution militaire, ou de l’union nationale pour enfin traverser le pont vers le Congo Nouveau, par ToPeSA — avec la restauration d’un État garant de la sécurité de toutes les Congolaises et de tous les Congolais, y compris ceux du régime actuel ?

C’est dire que la solution militaire, si elle a existé, n’a pas été écartée par une quelconque considération puérile mais par les vrais enjeux qui doivent sous-tendre notre Nation.

Le développement, c’est la stabilité et la justice au service d’une vraie politique de réformes et de relations diplomatiques responsables, qui respectent les peuples.

ToPeSA n’est dirigé contre personne.

ToPeSA veut mettre fin à la popopologie, pour que chacune et chacun retrouve la parole.

ToPeSA appelle à l’union des forces politiques et du peuple.

ToPeSA veut unir le pays et ses régions, dans le respect de toutes les ethnies qui, par leurs traditions multiples, constituent notre richesse nationale.

ToPeSA propose, tout en comprenant fondée l’ultime solution militaire, que nous nous retrouvions au cœur de la forêt pour fabriquer le tam-tam rituel de l’unité, celui qui se joue à la place du village autour du peuple rassemblé.

ToPeSA appelle l’esprit d’un seul peuple. Un seul pont. Un seul Congo.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 17 juin 2026 – 20h29