samedi 31 octobre 2026

Congo : Cabale contre Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouaou





 

Est-ce que Denis Sassou Nguesso comprendrait-il ce qu'il dit ?

 


𝐄𝐬𝐭-𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐃𝐞𝐧𝐢𝐬 𝐒𝐚𝐬𝐬𝐨𝐮 𝐍𝐠𝐮𝐞𝐬𝐬𝐨 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐚𝐢𝐭-𝐢𝐥 𝐜𝐞 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐝𝐢𝐭 ?
 
𝗡𝗮 𝗹𝗼𝗯𝗮 𝗹𝗼𝗯𝗮 𝗽𝗮𝗺𝗯𝗮 𝘁𝗲 ! « Je ne parle pas en vain ! »
 
À Moscou, lors du troisième Sommet Russie-Afrique, Denis Sassou Nguesso a déclaré qu’« aucun développement durable ne peut s’épanouir sans paix ni sécurité ». Il a ensuite sollicité le soutien des États africains à la candidature de la République du Congo pour un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2030-2031.
 
Mais une question s’impose : 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗮𝗹𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗲𝘀 𝗱𝗲́𝗰𝗹𝗮𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗲𝘀 𝗹𝗼𝗿𝘀𝗾𝘂𝗲, 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘀𝗼𝗻 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗿𝗲 𝗽𝗮𝘆𝘀, 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗲́𝗹𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗱𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗳𝗼𝗻𝘁 𝗱𝗲́𝗳𝗮𝘂𝘁 ?
Le Congo est à la 𝘀𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 : 𝗔𝗿𝗿𝗲̂𝘁 𝘁𝗼𝘁𝗮𝗹.
 
Pas d’eau disponible de manière régulière pour une grande partie de la population. Pas d’électricité conforme et stable. Des hôpitaux qui peinent à fonctionner. Des lignes téléphoniques défaillantes. Des routes insuffisantes. Des villes qui restent à construire ou à réhabiliter. Et, au XXIᵉ siècle, des Congolais contraints de recourir encore aux latrines et aux forages pour accéder à l’eau, pourtant indispensable à la vie.
 
𝗖𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗮𝗿𝗹𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗽𝗮𝗶𝘅, 𝗱𝗲 𝘀𝗲́𝗰𝘂𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗱𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗹𝗼𝗿𝘀𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗲́𝗹𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘃𝗶𝗲 𝗾𝘂𝗼𝘁𝗶𝗱𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲 𝗻𝗲 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗴𝗮𝗿𝗮𝗻𝘁𝗶𝗲𝘀 ?
 
La paix et la sécurité ne peuvent pas être réduites à la protection d’un pouvoir et de son entourage. Elles doivent être celles de toute la Nation. Or, pendant que la jeunesse congolaise est laissée au bas-côté de la route, la sécurité intérieure demeure principalement pensée sous l’angle du contrôle et de la surveillance, notamment à travers la DGSP.
 
𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗮̀ 𝘁𝗼𝘂𝘁𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗮𝗱𝗶𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱’𝘂𝗻 𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗺𝗲 𝗮𝗿𝗿𝗶𝘃𝗲́ 𝗮𝘂 𝗯𝗼𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗻 𝗺𝗼𝗱𝗲̀𝗹𝗲.
 
𝐋𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐝𝐞́𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞𝐧𝐭
 
Lors du sommet de Moscou, Denis Sassou Nguesso était venu parler de développement durable, de paix, de sécurité et de multilatéralisme.
 
Mais les questions essentielles demeurent : 𝗾𝘂’𝗲𝘀𝘁 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝘂 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗖𝗼𝗻𝗴𝗼 𝗮𝗽𝗿𝗲̀𝘀 𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗱’𝗮𝗻𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗼𝘂𝘃𝗼𝗶𝗿 ? 𝗤𝘂’𝗲𝘀𝘁 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝘂 𝗹’𝗮𝗿𝗴𝗲𝗻𝘁 𝗺𝗼𝗯𝗶𝗹𝗶𝘀𝗲́ 𝗮𝘂𝗽𝗿𝗲̀𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗲𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝘂𝘅 𝗱𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗙𝗠𝗜 ? 𝗤𝘂’𝗲𝘀𝘁 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝘂 𝗹𝗲 𝗽𝗲́𝘁𝗿𝗼𝗹𝗲 𝗱’𝘂𝗻 𝗽𝗮𝘆𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗱𝘂𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗽𝗲́𝘁𝗿𝗼𝗹𝗲 ? 𝗘𝘁 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗲𝗿 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗲𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗽𝗿𝗶𝘀 𝗹𝗼𝗿𝘀𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲 𝗽𝗮𝘆𝘀 𝗻𝗲 𝗱𝗶𝘀𝗽𝗼𝘀𝗲 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝗿𝗲𝘀𝘀𝗼𝘂𝗿𝗰𝗲𝘀 𝗱𝗶𝘀𝗽𝗼𝗻𝗶𝗯𝗹𝗲𝘀 ?
 
Des éléments rapportés de cette rencontre avec les autorités russes font état de questions particulièrement directes qui auraient été adressées à Denis Sassou Nguesso : les investissements réalisés depuis l’époque du président Marien Ngouabi, notamment dans le domaine hospitalier avec la Maternité Blanche Gomez ; les financements successifs du FMI qui refuse aujourd'hui de remettre de l'argent au Congo ; la capacité du Congo à rembourser ; ses ressources pétrolières ; et, plus largement, la capacité réelle de l’État congolais à honorer ses engagements.
 
𝗙𝗮𝗰𝗲 𝗮̀ 𝗰𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗿𝗼𝗴𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀, 𝗗𝗲𝗻𝗶𝘀 𝗦𝗮𝘀𝘀𝗼𝘂 𝗡𝗴𝘂𝗲𝘀𝘀𝗼 𝗮 𝗽𝗼𝗶𝗻𝘁𝗲́ 𝗹𝗮 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗼𝗻𝘀𝗮𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝘂 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰̧𝗮𝗳𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲, 𝗝𝗲𝗮𝗻-𝗣𝗮𝘂𝗹 𝗣𝗶𝗴𝗮𝘀𝘀𝗲, 𝗾𝘂𝗶 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲𝗶𝗹𝗹𝗮𝗶𝘁.
 
D’où notre question : 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗗𝗲𝗻𝗶𝘀 𝗦𝗮𝘀𝘀𝗼𝘂 𝗡𝗴𝘂𝗲𝘀𝘀𝗼 𝗮-𝘁-𝗶𝗹 𝗽𝘂 𝗼𝗯𝗲́𝗶𝗿 𝗮𝘃𝗲𝘂𝗴𝗹𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮̀ 𝗽𝗿𝗶𝘃𝗲𝗿 𝘀𝗮 𝗽𝗼𝗽𝘂𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱'𝗲𝗮𝘂, 𝗱'𝗲́𝗹𝗲𝗰𝘁𝗿𝗶𝗰𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝘁 𝗺𝗲𝘁𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗵𝗼̂𝗽𝗶𝘁𝗮𝘂𝘅 𝗮̀ 𝗹'𝗮𝗿𝗿𝗲̂𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗶𝗻𝘀 ? 𝗘𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗽𝗼𝘂𝘀𝘀𝗲𝗿 𝘀𝗮 𝗽𝗼𝗽𝘂𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮̀ 𝗹'𝗲𝘅𝗶𝗹 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗾𝘂𝗲𝗹 𝗼𝗯𝗷𝗲𝗰𝘁𝗶𝗳 ? 𝗘𝘁 𝗼𝘂̀ 𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁 𝘀𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝗿𝘀 𝗲𝘁 𝘀𝗲𝘀 𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝘁𝗼𝘂𝘁𝗲𝘀 𝗰𝗲𝘀 𝗮𝗻𝗻𝗲́𝗲𝘀 ?
 
Car la responsabilité politique ne peut pas être continuellement reportée sur les autres.
Ces interrogations rejoignent une réalité que nul discours diplomatique ne peut durablement masquer : 𝘂𝗻 𝗽𝗮𝘆𝘀 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝗺𝘂𝗹𝘁𝗶𝗽𝗹𝗶𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗲𝗻𝗮𝗿𝗶𝗮𝘁𝘀, 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗺𝗺𝗲𝘁𝘀 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗮𝗻𝗱𝗶𝗱𝗮𝘁𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗲𝘀 ; 𝘀’𝗶𝗹 𝗻𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗱𝘂𝗶𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲 𝗿𝗶𝗰𝗵𝗲𝘀𝘀𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘀𝗼𝗻 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲 𝗲𝘁 𝗻𝗲 𝗴𝗮𝗿𝗮𝗻𝘁𝗶𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗲𝗿𝘃𝗶𝗰𝗲𝘀 𝗲𝘀𝘀𝗲𝗻𝘁𝗶𝗲𝗹𝘀, 𝗶𝗹 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗲 𝗮̀ 𝗹’𝗮𝗿𝗿𝗲̂𝘁.
 
𝐔𝐧 𝐫𝐞́𝐠𝐢𝐦𝐞 𝐚̀ 𝐛𝐨𝐮𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐟𝐟𝐥𝐞
 
Le problème du Congo n’est donc plus seulement celui d’un homme ou d’un gouvernement. Il est celui d’un 𝘀𝘆𝘀𝘁𝗲̀𝗺𝗲 𝗮𝗿𝗿𝗶𝘃𝗲́ 𝗮̀ 𝗯𝗼𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗳𝗳𝗹𝗲, incapable de répondre aux besoins fondamentaux du peuple et de préparer l’avenir.
 
Le Congo ne peut pas rester prisonnier de cette contradiction : parler au monde de paix, de sécurité et de développement durable tout en laissant son propre peuple sans eau, sans électricité, sans infrastructures suffisantes, sans formation et sans véritables perspectives économiques.
 
𝗟’𝗔𝗿𝗿𝗲̂𝘁 𝘁𝗼𝘁𝗮𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗮𝘁. 𝗜𝗹 𝗻𝗲 𝗱𝗼𝗶𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀𝘁𝗶𝗻.
 
C’est à partir de cet Arrêt total que le peuple congolais doit reprendre en main son destin.
Il nous faut alors regarder notre histoire non pour y revenir, mais pour y retrouver les fondations sur lesquelles reconstruire.
 
C’est dans cet esprit qu’il faut 𝗺𝗲𝘁𝘁𝗿𝗲 𝗮̀ 𝗻𝗶𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗹𝗲 𝗣𝗮𝗰𝘁𝗲 𝗿𝗲́𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗰𝗮𝗶𝗻 𝗲𝘁 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹 𝗶𝗻𝗶𝘁𝗶𝗲́ 𝗽𝗮𝗿 𝗝𝗮𝗰𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗢𝗽𝗮𝗻𝗴𝗮𝘂𝗹𝘁 𝗲𝘁 𝗙𝘂𝗹𝗯𝗲𝗿𝘁 𝗬𝗼𝘂𝗹𝗼𝘂, afin de l’adapter aux réalités du Congo d’aujourd’hui et de nous projeter vers le Congo nouveau.
 
𝐓𝐨𝐏𝐞𝐒𝐀 : 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐨𝐫𝐭𝐢𝐫 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐫𝐫𝐞̂𝐭 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥
 
𝗧𝗼𝗣𝗲𝗦𝗔 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲 𝗿𝗲𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀.
 
Le recours pour reconstruire l’État, restaurer la République, réconcilier la Nation et remettre l’économie au service du peuple.
 
Le recours pour renouveler et consolider les relations du Congo avec la 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲, 𝗹𝗮 𝗥𝘂𝘀𝘀𝗶𝗲, 𝗹𝗲𝘀 𝗘́𝘁𝗮𝘁𝘀-𝗨𝗻𝗶𝘀, 𝗜𝘀𝗿𝗮𝗲̈𝗹, 𝗹𝗮 𝗖𝗵𝗶𝗻𝗲 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗮𝘆𝘀 𝗳𝗿𝗲̀𝗿𝗲𝘀 𝗮𝗳𝗿𝗶𝗰𝗮𝗶𝗻𝘀, dans le cadre de partenariats dynamiques, équilibrés et ambitieux.
 
L’objectif est concret : permettre aux populations congolaises d’avoir enfin accès à l’eau, à l’électricité, aux soins, à l’éducation, à l’enseignement et à la formation professionnelle et artisanale.
 
Notre jeunesse ne doit plus être laissée 𝗮𝘂 𝗯𝗮𝘀-𝗰𝗼̂𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗿𝗼𝘂𝘁𝗲. Elle doit être formée, qualifiée et accompagnée afin de participer à la création de richesses et à l’émergence d’un véritable marché intérieur.
 
𝗧𝗼𝗣𝗲𝗦𝗔 𝗲𝘀𝘁 𝗮𝘂𝘀𝘀𝗶 𝗹𝗮 𝘃𝗼𝗶𝗲 𝗱𝗲 𝗹’𝘂𝗻𝗶𝗼𝗻 𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗲.
 
Une union qui ne nie pas nos diversités, mais les rassemble autour d’une même Nation.
Une union qui ne cherche pas à opposer les régions, mais à 𝘂𝗻𝗶𝗿 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘀𝘁 𝗲́𝗽𝗮𝗿𝘀.
Une union qui ne cherche pas à prolonger un système à bout de souffle, mais à ouvrir la voie au 𝗖𝗼𝗻𝗴𝗼 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂.
 
𝗡𝗮 𝗹𝗼𝗯𝗮 𝗹𝗼𝗯𝗮 𝗽𝗮𝗺𝗯𝗮 𝘁𝗲 ! « Je ne parle pas en vain ! »
Le temps n’est plus aux candidatures qui se répètent.
 
𝗟𝗲 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 𝗲𝘀𝘁 𝘃𝗲𝗻𝘂 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗿𝘂𝗶𝗿𝗲.
 
𝗧𝗼𝗣𝗲𝗦𝗔 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘂𝗻𝗶𝗿 𝗹𝗲 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗴𝗼𝗹𝗮𝗶𝘀 𝗲𝘁 𝗮𝗹𝗹𝗲𝗿 𝘃𝗲𝗿𝘀 𝗹𝗲 𝗖𝗼𝗻𝗴𝗼 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂.
𝐔𝐧 𝐩𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞 𝐮𝐧𝐢.
𝐔𝐧 𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐞́.
𝐔𝐧𝐞 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞́𝐭𝐚𝐛𝐥𝐢𝐞.
𝐔𝐧𝐞 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐛𝐨𝐮𝐭.
 
𝐓𝐨𝐏𝐞𝐒𝐀
 
 
Initiateur de ToPeSA
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Ancien candidat à l’élection présidentielle en 1997 et 2009
 
Le 31 octobre 2026 – 10 h 44

vendredi 30 octobre 2026

Le racisme d'Etat en France, autopsie d'un mal récurrent

 





LE RACISME D’ÉTAT EN FRANCE, autopsie d’un mal récurrent

« Le racisme fait partie de l’ADN de la France. Et tant que nous fermerons les yeux sur la douleur de ceux qui souffrent de son oppression, nous ne pourrons jamais nous affranchir de ses origines. »

Une égalité républicaine encore à conquérir. En ce XXIᵉ siècle, en octobre 2026, une question fondamentale demeure : peut-on encore, en France, mourir dans la rue, être victime de violences, de discriminations ou d’exclusion en raison de sa couleur de peau, de son origine réelle ou supposée, ou de son apparence physique ?

Pour de nombreux citoyens noirs et arabes, la réponse se nourrit d’expériences douloureuses, de témoignages et de situations dans lesquelles ils estiment être traités différemment en raison de leur origine. Ces préoccupations concernent aussi bien l’espace public que l’accès à l’emploi, les démarches administratives, les institutions judiciaires et certaines instances professionnelles.

Lorsque des personnes ont le sentiment que leur couleur de peau détermine leur accès aux droits, leur avenir professionnel ou leur place dans la société, c’est la promesse républicaine d’égalité qui se trouve directement mise à l’épreuve.

La question mérite donc d’être posée sans détour : les principes proclamés par la République française de liberté, d’égalité et de fraternité sont-ils effectivement garantis à tous, sans distinction d’origine ou de couleur de peau ?

De l’héritage colonial aux discriminations contemporaines, rien n’a vraiment changé. L’apartheid, institutionnalisé en Afrique du Sud au XXᵉ siècle, reposait sur un système légal de ségrégation raciale. La France contemporaine ne peut être assimilée mécaniquement à ce régime historique. Toutefois, cette distinction ne doit pas empêcher d’examiner avec rigueur les discriminations raciales alléguées, les inégalités de traitement et les mécanismes institutionnels susceptibles de les entretenir.

La question du racisme systémique renvoie précisément à la possibilité que des pratiques, des règles ou des fonctionnements institutionnels produisent des désavantages répétés pour certaines catégories de la population, même en l’absence d’une intention discriminatoire explicitement formulée.

C’est dans cette perspective que doit être interrogé le fonctionnement des administrations, des institutions judiciaires, des ordres professionnels et, plus largement, des services publics.

L’héritage de l’esclavage et de la colonisation ne saurait être considéré comme une question définitivement close au seul motif que les régimes juridiques qui les organisaient ont disparu. Leur mémoire impose également de s’interroger sur la persistance éventuelle de préjugés, de pratiques discriminatoires et de représentations hiérarchisant les individus selon leur origine. L’époque où les esclaves ne pouvaient même pas choisir leur religion, où les lois avaient rendu illégales que les Noirs et les Blancs soient enterrés dans le même cimetière, ou les esclaves étaient marqués de la fleur de Lys ou étaient punis de peines afflictives et même de peine de mort, est encore vive ; il n’y a jamais eu ni repentance ni réparation à ce jour.

La France a aboli le Code Noir de Louis XIV de 1685 dans les textes par le Parlement (le 28 mai 2026 par l'Assemblée nationale, puis le 20 octobre 2026 par le Sénat), mais pas dans les faits et ni dans les consciences car le racisme a la vie dure.

Il est donc indispensable de distinguer l’abolition juridique des systèmes de domination de l’évaluation de leurs éventuelles conséquences contemporaines.

Le poids des mots et la responsabilité des institutions sont de notre devoir. Il existe des mots qui blessent, humilient et excluent. Le racisme exprimé ouvertement, banalisé ou présenté comme acceptable participe à la dégradation du lien social et porte atteinte à la dignité des personnes qui en sont victimes.

Mais la lutte contre le racisme ne peut se limiter à condamner les propos ouvertement haineux. Elle doit également porter sur les pratiques et les décisions susceptibles de produire des discriminations dans l’accès aux droits, à l’emploi, au logement, à la justice et aux services publics.

Lorsqu’une personne estime avoir été victime d’un traitement discriminatoire, elle doit pouvoir saisir une autorité compétente, faire examiner sa situation et obtenir une réponse motivée dans le respect des garanties procédurales.

Le droit de se défendre constitue une garantie fondamentale. Il ne doit dépendre ni de la couleur de peau, ni de l’origine, ni de la situation sociale du justiciable.

Un système judiciaire digne de la confiance des citoyens doit offrir à chacun la possibilité effective de faire valoir ses droits, de contester les décisions qui le concernent et de demander réparation lorsqu’une violation est établie.

La promesse de 1789 est la liberté et l’égalité en droits pour toutes les citoyennes et tous les citoyens.

L’article premier de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 dispose : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »

Cette disposition constitue l’un des fondements de l’idéal républicain français. Elle rappelle que la dignité et les droits ne peuvent légitimement être subordonnés à une hiérarchie raciale.

Pourtant, la proclamation d’un principe ne suffit pas à garantir son application effective. Encore faut-il que chaque citoyen puisse en bénéficier concrètement, que les discriminations soient prévenues, que les manquements soient examinés et que les recours soient accessibles.

L’écart éventuel entre les principes constitutionnels et l’expérience vécue par certains citoyens doit ainsi conduire à une réflexion sur l’efficacité des mécanismes de protection et de contrôle.

La République ne peut se satisfaire d’une égalité simplement proclamée. Elle doit veiller à ce que cette égalité se traduise dans les décisions administratives, les pratiques professionnelles et le fonctionnement de la justice.

Les difficultés administratives et l’exclusion sociale sont récurrentes. Les difficultés rencontrées par certaines personnes étrangères dans leurs démarches de séjour illustrent les conséquences humaines que peuvent avoir des procédures administratives iniques, complexes, des délais de traitement prolongés et des difficultés d’accès aux services compétents.

Lorsqu’un retard administratif compromet le renouvellement d’un titre de séjour ou la régularité d’une situation professionnelle, ses conséquences peuvent être considérables : perte d’emploi, précarité financière, difficultés de logement et impossibilité de subvenir convenablement aux besoins de sa famille.

Ces situations doivent être examinées avec attention, notamment lorsque les personnes concernées estiment subir un traitement discriminatoire.

Il importe toutefois de distinguer les difficultés administratives liées au droit applicable, les dysfonctionnements éventuels des services publics et les discriminations fondées sur l’origine ou la couleur de peau. Cette distinction est indispensable pour identifier les responsabilités et apporter des réponses adaptées.

Aucune personne ne devrait être réduite à une existence précaire ou privée de la possibilité effective de faire valoir les droits que la loi lui reconnaît.

La dignité humaine exige que les procédures administratives soient accessibles, que les décisions soient prises dans des délais raisonnables et que les voies de recours puissent être effectivement exercées.

L’égalité des droits ne peut plus être une promesse différée. Face aux discriminations raciales et aux inégalités de traitement, il n’existe pas de solution durable sans justice, sans responsabilité institutionnelle et sans égalité effective devant la loi.

L’égalité ne saurait être renvoyée indéfiniment à demain. Elle doit constituer une exigence présente, concrète et vérifiable.

Quelle société voulons-nous construire si des personnes continuent de penser que leur couleur de peau constitue un obstacle à leur reconnaissance, à leur protection ou à leur participation pleine et entière à la vie collective ?

Une République fidèle à ses principes doit garantir que nul ne soit considéré comme inférieur en raison de son origine, de sa couleur de peau ou de sa religion. Elle doit combattre les préjugés racistes et les discriminations, mais également veiller à ce que toute accusation soit examinée avec sérieux, impartialité et respect des droits de chacun.

Il n’existe aucune justification à une hiérarchie entre les êtres humains. Ni la couleur de peau, ni la religion, ni l’origine ne peuvent fonder une prétendue supériorité naturelle.

De même, les actes criminels doivent être examinés à partir des faits, des preuves et du droit applicable, sans préjugés raciaux et sans traitement de faveur. La justice doit garantir l’égalité de traitement, la présomption d’innocence et la responsabilité individuelle.

Des droits civiques doivent être pleinement effectifs pour tous. Les droits civiques et les libertés fondamentales constituent des garanties essentielles de la participation à la vie démocratique. Ils comprennent notamment, dans les conditions prévues par la loi, la liberté d’expression, la liberté de réunion, le droit de participer aux affaires publiques, la lutte contre les discriminations et les droits politiques attachés à la citoyenneté.

Il convient cependant de distinguer les droits reconnus aux citoyens français de ceux dont bénéficient les étrangers résidant en France, car leur régime juridique n’est pas identique. Cette distinction ne saurait justifier aucune discrimination raciale : toute personne doit bénéficier des droits et protections que lui reconnaît le droit applicable.

L’expression « Français de papier », lorsqu’elle sert à contester la légitimité de personnes pourtant françaises, révèle une interrogation plus profonde sur la reconnaissance sociale de la citoyenneté. Être français ne devrait pas conduire à devoir constamment démontrer que l’on mérite les mêmes droits et le même respect que les autres citoyens.

La citoyenneté ne peut être appréciée à partir de la couleur de peau ou de l’apparence physique. Elle doit être reconnue conformément au droit, et l’égalité devant la loi doit être une réalité pour tous.

C’est pourquoi les combats menés par Martin Luther King aux États-Unis et Nelson Mandela en Afrique du Sud conservent une portée universelle : ils rappellent que la lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits ne s’arrête pas avec l’adoption de textes juridiques. Elle exige une vigilance constante, des institutions responsables et une société déterminée à faire respecter la dignité humaine.

Une exigence universelle de justice est le fondement de tout État de droit.

Montesquieu est souvent associé à cette formule : « Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous. »

Martin Luther King a, quant à lui, écrit dans sa Lettre de la prison de Birmingham : « L’injustice, où qu’elle se produise, est une menace pour la justice partout. »

Ces paroles expriment une exigence qui dépasse les frontières et les appartenances. Une injustice qui touche une personne concerne les principes sur lesquels repose l’ensemble de la société.

La France dispose d’un héritage juridique et politique fondé sur la liberté, l’égalité et la fraternité. Cet héritage doit être évalué à l’aune de la réalité vécue par celles et ceux qui invoquent ces principes pour dénoncer des discriminations.

Il ne suffit pas d’affirmer que tous les citoyens sont égaux. Il faut garantir que chacun puisse effectivement accéder à ses droits, être entendu par les institutions, bénéficier d’une justice impartiale et obtenir réparation lorsqu’un préjudice est établi.

La lutte contre le racisme n’est pas une revendication contre la France. Elle est une exigence de cohérence entre les valeurs proclamées par la République et les pratiques de ses institutions.

L’égalité des droits ne doit être ni une faveur ni un privilège. Elle est une exigence de justice, de dignité et de démocratie. La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen est de 1789, c’est maintenant il y a 240 ans, et nous pensons qu’il est réellement temps de garantir ces droits à tous nos citoyens Noirs, Blancs ou Arabes qui vivent en France.

Est-ce dans cette France de la discrimination, du racisme ambiant systémique que les personnes sensées veulent vivre ? Un pays où la couleur de peau a plus d’importance que l’humanité du fait du privilège Blanc, de l’inégalité naturelle où les Blancs sont supérieurs aux Noirs, la religion catholique supérieure à la religion musulmane, où les crimes odieux commis par les Blancs envers les Noirs sont assimilés aux maladies mentales, aux troubles mentaux pour bien les excuser par la justice ?

L’égalité des droits, maintenant et pour toutes et tous.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Les vilains petits mots d'Isidore Mvouba

 

LES VILAINS PETITS MOTS D'ISIDORE MVOUBA 

To Ko tika té 

Le khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso est au début de son dernier mandat présidentiel conformément à la Constitution de 2015. 

Le coup d'après

On n’est jamais bien servi que par soi-même. Le député de Kiindamba dans la région du Pool pense déjà au coup d’après. Pour assurer ses arrières et une éternité au pouvoir du natif d’Edou-Penda, Denis Sassou Nguesso, le changement, la révision ou la modification de ladite Constitution est dans toutes les têtes. Le change avait été donné par Placide Moudoudou et Par Dominique Basseyla bien avant le Professeur de Droit administratif. Il a été saisi au bond par l’ineffable Président de l’Assemblée Nationale du Congo-Brazzaville, Isidore Mvouba en de termes on ne peut plus provocants et provocateurs. A la quête du mot qui fait mouche, Isidore Mvouba, à la tête du perchoir, tribun hors pair, a jeté un pavé dans la mare en convoquant des expressions qui tranchent avec la situation économique, sociale et financière du petit pays pétrolier, forestier et minier d’Afrique centrale, membre de la CEMAC, le Congo-Brazzaville. 

« Je dis et répète, Denis Sassou N’Guesso est l’homme de la situation, l’homme d’aujourd’hui, de demain, et d’après-demain, au-delà de 2031. Cet objectif demande que nous mettions en œuvre les réformes constitutionnelles qui l’exigent. Nécessité fait loi, comme a dit Démocrite », a-t-il conclu (Les dépêches de Brazzaville ADIAC.com, 17 octobre 2026). 

Moins ça marche, plus ils s’accrochent 

Les indicateurs macro-économiques ont viré au rouge. Les eurobonds ont ouvert la boîte de Pandore. La mobilisation des ressources publiques tourne au casse-tête en raison des prêts gagés et de l’impunité vis à vis de la corruption et des malversations financières. Les populations du Congo-Brazzaville confrontées à la pénurie d’eau, d’électricité, de carburants, vivant dans un environnement insalubre, soumises à l’inanition, au manque de soins de qualité, aux arriérés de salaires, de bourses, pensions de retraites attendent les réponses de l’exécutif dirigé par le triumvirat Denis Sassou Nguesso-Anatole Collinet Makosso-Christian Yoka. Isidore Mvouba, au teint jaune papaye, sert aux Congolais un plat indigeste : le changement de la Constitution de 2015 qui a valu à Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, l’incarcération à la maison d’arrêt de Brazzaville. 

Benjamin BILOMBOT BITADYS

 

mardi 27 octobre 2026

ToPeSA : vivre citoyen dans la République

 

Logo de ToPeSA représentant un pont surplombant un paysage avec un soleil levant, une rivière et des figures humaines colorées, symbolisant le développement et la connexion au Congo.

ToPeSA : vivre citoyen dans la République

La République n’est pas seulement une institution : elle est l’espace dans lequel chaque Congolaise et chaque Congolais doit pouvoir vivre librement, avec ses droits politiques, économiques et sociaux. De l’héritage de Jacques Opangault et Fulbert Youlou à la construction du Congo de l’Après, il nous appartient de consolider cet élan et de restaurer la citoyenneté. ToPeSA propose cette voie : sortir de l’Arrêt total, restaurer la République et construire, ensemble, le Congo nouveau.

Une déclaration qui interroge notre histoire politique

Avec Jacques Opangault et Fulbert Youlou, nous sommes sortis de l’indigénat pour entrer dans la citoyenneté.
Avec Denis Sassou Nguesso et Pierre Oba, à travers cette conception de la « Maison-Mère » et de ses filiales politiques, veut-on nous faire revenir d’un régime de citoyens à un régime de Maître à sujets ?

La question mérite d’être posée.

Dans notre dernier document du 26 octobre 2026, « Notre objectif : le Congo nouveau, le futur du peuple congolais », nous avons relevé une déclaration particulièrement importante de Pierre Oba, faite au siège de l’UPADS devant Pascal Tsaty-Mabiala : il affirme avoir été « cofondateur de l’UPADS et de plusieurs partis de gauche pour équilibrer la vie politique congolaise ».

Cette affirmation ne peut être considérée comme une simple déclaration parmi d’autres. Elle apporte, à elle seule, un éclairage nouveau et interroge notre lecture de l’histoire politique du Congo depuis la Conférence Nationale Souveraine de 1991.

Si Pierre Oba affirme avoir participé à la fondation de l’UPADS et d’autres partis de gauche, comment comprendre les rapports politiques qui ont structuré le Congo depuis cette période ?

Et surtout, pourquoi cette affirmation n’a-t-elle suscité aucune clarification publique de la part de Pascal Tsaty-Mabiala, président de l’UPADS ?

Peut-on alors considérer que l’élection d’août 1992, présentée comme l’avènement de la démocratie, de la liberté et de la transparence électorale, mérite aujourd’hui d’être relue à la lumière de ces nouvelles déclarations ?

Peut-on également s’interroger sur les rapports qui auraient pu exister entre le PCT et l’UPADS, et sur leur influence éventuelle dans le fonctionnement politique du Congo après la Conférence Nationale Souveraine ?

Le coup d’État du 5 juin 1997, puis le passage sous l’autorité de Denis Sassou Nguesso de responsables issus des institutions de la République de l’époque, posent eux aussi des questions auxquelles l’histoire devra répondre.

Nous ne réécrivons pas l’Histoire. Nous demandons qu’elle soit regardée en face.

Car si la déclaration de Pierre Oba devait être confirmée et documentée, elle donnerait une autre lecture des mécanismes politiques qui ont fonctionné au Congo depuis 1991.

Elle permettrait notamment de comprendre autrement les relations entre le PCT, l’UPADS et les autres forces politiques dites de gauche créées par Pierre Oba, selon ses dires, ainsi que les conditions dans lesquelles la vie politique congolaise s’est structurée après la Conférence Nationale Souveraine.

C’est dans ce contexte que le retour de Pierre Oba au premier plan politique mérite également d’être observé avec attention.

S’agit-il simplement d’un retour au bon souvenir de Denis Sassou Nguesso ?

Ou bien d’une volonté de réactiver des liens politiques anciens entre une « Maison-Mère » et des formations considérées comme ses filiales, afin de reprendre le contrôle de l’ensemble du champ politique congolais ?

Là encore, la question est posée.

Car derrière les partis, les sigles et les arrangements politiques, il y a une question fondamentale : quel statut voulons-nous pour le peuple congolais ?

De l’indigénat à la citoyenneté

Avec Jacques Opangault et Fulbert Youlou, le Congo a connu une étape historique majeure : le passage de l’indigénat à la citoyenneté, avec la reconnaissance progressive de droits politiques, économiques et sociaux.

Il nous faut tenir compte des aléas de l’Histoire et du temps qui est passé. Mais il nous appartient surtout de consolider cet élan, à peine entamé et déjà combattu, pour le rendre pleinement actuel et irréversible.

Car ce n’est pas tant le passé qui nous fascine que l’abnégation, le courage et la clairvoyance des femmes et des hommes qui l’ont rendu possible.

À nous maintenant d’être à leur hauteur.
L’avenir nous le commande.

Être à la hauteur de ceux qui ont construit la République

Le Congo ne peut pas rester prisonnier de son passé politique.

Nous devons connaître notre histoire, en tirer les enseignements et regarder la vérité en face. Mais nous devons surtout être capables de construire ensemble ce qui vient après.

C’est tout le sens de notre démarche.

Nous ne voulons être ni les hommes d’une revanche, ni ceux d’une chasse aux sorcières ou d’un règlement de comptes. Nous voulons être les artisans de la construction du Congo de l’Après.

L’Après, ce n’est pas la continuité du système avec de nouveaux arrangements entre les mêmes acteurs.

L’Après, ce n’est pas non plus la revanche d’un camp sur un autre.

L’Après, c’est le retour de la République, le retour de l’État, le retour de la citoyenneté et le retour de la Nation.

Construire l’Après

C’est pourquoi ToPeSA propose une transition politique structurelle et apaisée, permettant de remettre le pays debout, de restaurer les institutions, de rétablir la confiance, de reconstruire l’économie et de préparer les conditions d’une véritable vie démocratique.

Il ne s’agit pas de savoir qui sera vainqueur ou vaincu.

Il s’agit de savoir comment le Congo peut redevenir une Nation où chaque citoyenne et chaque citoyen compte.

La Politique est l’art du compromis sans compromission.

C’est dans cet esprit que nous voulons construire le Pacte républicain et social, dans la continuité de l’esprit qui avait rapproché Jacques Opangault et Fulbert Youlou : dépasser les divisions pour mettre la République et l’intérêt national au-dessus des intérêts particuliers.

Le Congo nouveau ne sera pas la propriété d’un parti, d’un clan ou d’une génération. Il sera celui de tous les Congolais.

La République, notre Maison commune

C’est cela, l’Après.

C’est cela, ToPeSA.

ToPeSA pour sortir de l’Arrêt total.
ToPeSA pour restaurer la République.
ToPeSA pour l’union nationale.
ToPeSA pour construire le Congo nouveau.

Un peuple uni. Une Nation debout.

ToPeSA.

Pour le CDRC,
Modeste Boukadia
Initiateur de ToPeSA
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous

Le 27 octobre 2026 – Mis en ligne : 10 h 23

Mots-clés :

ToPeSA, République, citoyenneté, Congo nouveau, l’Après, transition politique, transition politique structurelle apaisée, union nationale, Pacte républicain et social, Jacques Opangault, Fulbert Youlou, Modeste Boukadia