mercredi 23 septembre 2026

Congo : Sassou Nguesso, encore et toujours le changement de constitution

 


Monsieur Denis Sassou Nguesso : encore et toujours le changement de Constitution

Et voilà que se profile à nouveau ce qui semble être devenu la constante de la longue carrière politique de monsieur Denis Sassou Nguesso, changer la Constitution pour prolonger ou réorganiser l’exercice de son pouvoir.

Après plus de quatre décennies cumulées à la tête du Congo-Brazzaville, le pouvoir politique semble encore vouloir présenter le changement de Constitution comme une réponse aux difficultés du pays.

Une citation largement attribuée à Albert Einstein affirme : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. » Cette formule devrait nous interpeller.

Car une question simple mérite d’être posée : comment une modification supplémentaire de la Constitution pourrait-elle, à elle seule, produire les résultats que les politiques publiques menées depuis tant d’années n’ont pas permis d’obtenir ?

Changer les textes fondamentaux d’un État ne suffit pas à créer la prospérité, à améliorer les conditions de vie de la population, à garantir l’emploi des jeunes, à assurer l’accès à l’eau potable ou à électrifier durablement le pays.

La Constitution n’est pas un instrument au service d’un homme. Ce qui devrait nous préoccuper n’est donc pas seulement la modification éventuelle de telle ou telle disposition constitutionnelle. C’est la conception même du pouvoir politique qui est en jeu.

La Constitution doit être le cadre juridique qui organise la République, protège les libertés, garantit l’alternance et encadre l’exercice du pouvoir. Elle ne devrait jamais devenir un instrument permettant d’adapter les règles de la République aux ambitions ou aux intérêts d’un dirigeant.

Les institutions appartiennent au peuple. Elles ne sont la propriété d’aucun homme, d’aucune famille, d’aucun clan et d’aucune région.

C’est pourquoi toute réforme constitutionnelle touchant aux conditions d’exercice du pouvoir doit être examinée avec la plus grande vigilance, notamment lorsqu’elle pourrait mener à la création d’un poste de Vice-président en vue d’assurer une succession dynastique.

Un dirigeant politique n’exerce pas le pouvoir en vertu d'un droit de propriété sur l'État. Il l'exerce dans le cadre d'une délégation politique et constitutionnelle du peuple, nécessairement limitée dans le temps.

Le Congo-Brazzaville se dirige vers une vers une succession organisée dans laquelle le peuple serait écarté de facto. Dans ce contexte, les discussions autour de la création éventuelle d’un poste de Vice-président de la République, notamment lorsqu’il serait pourvu par nomination présidentielle, méritent d’être examinées avec la plus grande attention. Une telle réforme ne devrait jamais être conçue comme un mécanisme destiné à organiser, directement ou indirectement, une succession personnelle, familiale ou dynastique. La République n’est pas une monarchie.

Le Congo-Brazzaville ne doit pas devenir un système dans lequel les institutions seraient progressivement aménagées pour garantir la continuité d’un pouvoir autour d’une personne, d’une famille ou d’un cercle politique. Le Congo est une République et doit le rester dans ses principes comme dans ses pratiques.

L'intelligence doit être au service de la République, notre bien commun. Il faut également avoir le courage de poser la question du rôle des universitaires dans cette entreprise. Au Congo-Brazzaville, le diplôme est parfois présenté comme une garantie de compétence universelle. Or, posséder des titres universitaires ne dispense ni de la conscience civique, ni de l’éthique, ni du sens de l’intérêt général. François Rabelais nous rappelait : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. » La connaissance, lorsqu’elle n’est pas accompagnée d’une exigence morale et d’une responsabilité envers la collectivité, peut devenir un simple instrument au service du pouvoir.

Le rôle de l’intellectuel n’est pas de justifier toutes les décisions du pouvoir. Il est aussi de questionner, d’alerter, de défendre les principes et de rappeler que l’État est au service de la société, et non l’inverse.

Le changement de Constitution ne nourrit pas un peuple. Il faut poser une question élémentaire : quelle modification constitutionnelle a, à elle seule, apporté la prospérité à un peuple ? La Constitution peut organiser les institutions. Elle peut garantir les libertés. Elle peut encadrer le pouvoir. Mais elle ne produit ni eau potable, ni électricité, ni emplois, ni écoles performantes, ni hôpitaux fonctionnels.

Pendant que le débat constitutionnel revient au premier plan, les difficultés économiques et sociales demeurent. La dette publique, la gestion des finances de l'État, le chômage des jeunes, l'accès à l'eau potable, l'électrification, la qualité de l'éducation, l'accès aux soins et la création d'activités économiques devraient pourtant constituer les priorités nationales. Le peuple congolais a besoin de résultats, pas de nouvelles manœuvres institutionnelles.

Dépassons enfin les divisions régionales. Il faut également sortir définitivement du vieux paradigme selon lequel les uns chercheraient à prendre le pouvoir aux autres en fonction de leur région d'origine. Cette lecture du Congo est dangereuse et dépassée. Le Congo n'appartient ni au Nord, ni au Sud, ni à une ethnie, ni à une famille politique. Le Congo appartient à tous les Congolais.

Nous devons construire un État dans lequel chacun puisse se reconnaître, quelles que soient son origine régionale, son appartenance ethnique, sa confession religieuse ou son orientation politique. Il ne s'agit pas de préparer des règlements de comptes. Il ne s'agit pas d'organiser une revanche régionale. Il ne s'agit pas de remplacer une domination par une autre. Il s'agit de construire une République dans laquelle la loi s'applique à tous et où l'État sert l'intérêt général.

Nous devons avoir la lucidité de comprendre que les Congolais sont condamnés à vivre ensemble et qu'ils ont donc intérêt à construire ensemble.

Le souvenir douloureux du référendum du 25 octobre 2015 avec nos morts est encore présent dans nos mémoires. Le débat actuel rappelle nécessairement ces événements du 25 octobre 2015, date du référendum constitutionnel qui a conduit à l'adoption de la dernière Constitution promulguée le 6 novembre de la même année. Cet épisode demeure douloureux dans la conscience collective congolaise, notamment en raison des violences et des pertes humaines qui l'ont accompagné.

Il doit nous rappeler une chose essentielle, les modifications constitutionnelles ne sont jamais de simples opérations techniques lorsqu'elles touchent aux règles fondamentales d'exercice du pouvoir. Elles engagent l'avenir de la République et doivent, par conséquent, faire l'objet d'un débat public véritable, transparent et contradictoire.

Il est particulièrement regrettable de voir certains acteurs politiques qui avaient hier tenu des discours très critiques à l'égard du pouvoir se retrouver aujourd'hui à ses côtés. La mémoire politique d'un dirigeant ne devrait pourtant pas être à géométrie variable. Pendant ce temps, les véritables urgences demeurent.

Pendant que certains s'emploient déjà à préparer l'opinion à une nouvelle réforme constitutionnelle, les préoccupations quotidiennes des Congolais demeurent.
Où est l'eau potable ?
Où sont les emplois pour notre jeunesse ?
Où est l'électricité disponible de manière régulière sur l'ensemble du territoire ?
Où est l'éducation publique de qualité ?
Où sont les infrastructures sanitaires dignes de ce nom quand les dirigeants se font soigner dans des pays étrangers ?
Où est la transparence dans la gestion des ressources publiques ?
Voilà les véritables questions auxquelles le pouvoir doit répondre.

La Constitution ne doit pas servir de diversion aux échecs des politiques publiques. Le Congo n'a pas besoin d'une République perpétuellement réécrite au gré des circonstances politiques. Il a besoin d'institutions solides, prévisibles et respectées ; d'une justice indépendante ; d'une administration efficace ; d'une gestion rigoureuse des finances publiques ; d'une économie productive et d'une véritable politique en faveur de la jeunesse.

Notre responsabilité collective est celle de savoir jusqu'à quand accepterons-nous de rester spectateurs de notre propre histoire ? Le Congo-Brazzaville est notre patrimoine commun. Nous avons donc une responsabilité partagée dans sa reconstruction. Il nous faut dépasser les peurs, les divisions régionales, les réflexes communautaires et les calculs individuels. Nous devons apprendre à nous parler comme des citoyens d'une même République.

Demain, quelle que soit l'issue des combats politiques, nous resterons Congolais. C'est pourquoi il ne doit y avoir ni vengeance, ni vendetta, ni règlement de comptes.

Il doit y avoir la justice, la vérité, la réconciliation et la reconstruction de l'État.

Le Congo mérite mieux. Le débat constitutionnel ne doit pas nous faire perdre de vue l'essentiel, le bien-être du peuple congolais. Une Constitution ne peut pas remplacer une politique économique. Un changement de régime institutionnel ne peut pas remplacer la bonne gouvernance. Une nouvelle fonction politique ne peut pas remplacer la création d'emplois. Et une nouvelle architecture institutionnelle ne peut pas se substituer à la responsabilité des dirigeants devant le peuple.

Le Congo mérite mieux qu'une politique fondée sur la perpétuelle modification des règles du jeu. Il mérite une République dans laquelle les institutions survivent aux hommes, où l'alternance est possible, où la loi protège le citoyen et où les ressources nationales servent effectivement l'intérêt général.

Comme le rappelle une formule souvent associée à Thomas Sankara : « Seule la lutte libère. » Mais cette lutte doit être une lutte politique et citoyenne, fondée sur la conscience, la responsabilité, la non-violence et la défense des institutions républicaines.

Le Congo appartient à tous ses enfants.

Ne laissons personne en faire la propriété d'un seul homme.
……………………………………….
Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

lundi 21 septembre 2026

ToPeSA : C'est à Denis Sassou Nguesso que la clé du Congo avait été confiée

 


𝐓𝐨𝐏𝐞𝐒𝐀 : 𝐂𝐞𝐬𝐭 𝐚̀ 𝐃𝐞𝐧𝐢𝐬 𝐒𝐚𝐬𝐬𝐨𝐮 𝐍𝐠𝐮𝐞𝐬𝐬𝐨 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐥𝐞́ 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐧𝐠𝐨 𝐚𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐞́𝐞 

Denis Sassou Nguesso, à travers un appel radiotélévisé officiel, avait personnellement garanti aux exilés congolais qu’ils pouvaient rentrer au pays en toute sécurité et « 𝒒𝒖𝒊𝒍 𝒏𝒆 𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒔𝒆𝒓𝒂𝒊𝒕 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒂𝒖𝒄𝒖𝒏 𝒎𝒂𝒍 ». 

Cette parole présidentielle avait été donnée au moment où un accord tripartite, signé le 𝟭𝟬 𝗮𝘃𝗿𝗶𝗹 𝟭𝟵𝟵𝟵 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝗥𝗲́𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝘂 𝗖𝗼𝗻𝗴𝗼, 𝗹𝗮 𝗥𝗲́𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲́𝗺𝗼𝗰𝗿𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝘂 𝗖𝗼𝗻𝗴𝗼 𝗲𝘁 𝗹𝗲 𝗛𝗮𝘂𝘁-𝗖𝗼𝗺𝗺𝗶𝘀𝘀𝗮𝗿𝗶𝗮𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗡𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝘂𝗻𝗶𝗲𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝗳𝘂𝗴𝗶𝗲́𝘀 (𝗛𝗖𝗥), organisait le retour volontaire des réfugiés par un couloir humanitaire. 

C’est sur la foi de ces garanties qu’un grand nombre de Congolais avaient accepté de regagner Brazzaville. Pourtant, à leur arrivée au Beach, plusieurs centaines furent arrêtés et certains furent ensuite portés disparus. Les faits ont fait l’objet de nombreuses enquêtes, de procédures judiciaires et de demandes persistantes de vérité et de justice. 

𝐋𝐚 𝐩𝐚𝐫𝐨𝐥𝐞 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐞 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞 𝐜𝐞𝐥𝐮𝐢 𝐪𝐮𝐢 𝐥𝐚 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞

Hier, 21 septembre, jour du Grand Pardon, j’ai rappelé un épisode personnel qui demeure profondément inscrit dans ma mémoire. 

Lorsque mon premier neveu, 𝗔𝗿𝗺𝗮𝗻𝗱 𝗠𝗶𝗹𝗮𝗻𝗱𝗼𝘂, fils de ma sœur, a perdu la vie après que des militaires lui eurent pris sa moto au marché Total, le général 𝗚𝗶𝗹𝗯𝗲𝗿𝘁 𝗠𝗼𝗸𝗼𝗸𝗶, alors directeur de la DGSP, avait été dépêché à Paris pour venir me rencontrer. 

Nous nous sommes rencontrés place du Général-Leclerc, Porte d’Orléans. 

Je lui ai alors tenu un langage parfaitement clair : qu’il transmette à Denis Sassou Nguesso un message simple. 𝗝𝗲 𝗻𝗲 𝗿𝗲𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗮𝗶𝘀 𝗾𝘂𝘂𝗻𝗲 𝘀𝗲𝘂𝗹𝗲 𝗰𝗵𝗼𝘀𝗲 : 𝗹𝗮 𝘁𝗿𝗮𝗻𝗾𝘂𝗶𝗹𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲

Je suppose qu’il avait fidèlement transmis mon message. 

Car, au-delà des hommes, des fonctions et des appartenances politiques, il demeure une exigence supérieure : préserver la paix civile et la vie des Congolais. 

Il est cependant clair que le pardon ne peut être dissocié de la vérité, de la reconnaissance des faits et d’un véritable retour sur soi. 

Aujourd’hui, le président 𝗝𝗮𝗰𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗖𝗵𝗶𝗿𝗮𝗰 𝗻𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗹𝗮̀, mais les engagements de la France, comme ceux de la communauté internationale, appartiennent aussi à l’histoire. L’affaire des « 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑎𝑟𝑢𝑠 𝑑𝑢 𝐵𝑒𝑎𝑐ℎ », régulièrement revenue dans le débat public et judiciaire français, rappelle précisément que des garanties internationales avaient accompagné le retour de ces réfugiés. 

À l’époque, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité était 𝗣𝗶𝗲𝗿𝗿𝗲 𝗢𝗯𝗮, tandis que 𝗝𝗲𝗮𝗻 𝗢𝗹𝗲𝘀𝘀𝗼𝗻𝗴𝗼 𝗢𝗻𝗱𝗮𝘆𝗲 en était l’adjoint. Aujourd’hui, le premier est conseiller politique de Denis Sassou Nguesso et le second exerce les fonctions de ministre de l’Intérieur. Cette continuité des responsabilités mérite, à tout le moins, d’être regardée avec attention. 

𝑷𝒐𝒖𝒓𝒒𝒖𝒐𝒊 𝑫𝒆𝒏𝒊𝒔 𝑺𝒂𝒔𝒔𝒐𝒖 𝑵𝒈𝒖𝒆𝒔𝒔𝒐 𝒍𝒆𝒔 𝒂-𝒕-𝒊𝒍 𝒏𝒐𝒎𝒎𝒆́𝒔 𝒂̀ 𝒄𝒆𝒔 𝒇𝒐𝒏𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒆𝒕 𝒒𝒖𝒆𝒍 𝒍𝒊𝒆𝒏 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒍𝒆 𝒅𝒐𝒔𝒔𝒊𝒆𝒓 𝒅𝒆𝒔 « 𝒅𝒊𝒔𝒑𝒂𝒓𝒖𝒔 𝒅𝒖 𝑩𝒆𝒂𝒄𝒉 », 𝒒𝒖𝒊 𝒓𝒆𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒂𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒅𝒉𝒖𝒊 𝒔𝒖𝒓𝒇𝒂𝒄𝒆

Dans le même temps, certaines personnalités françaises mettent clairement en cause 𝗝𝗲𝗮𝗻-𝗗𝗼𝗺𝗶𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗢𝗸𝗲𝗺𝗯𝗮 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗰𝗲 𝗱𝗼𝘀𝘀𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗱𝗶𝘀𝗽𝗮𝗿𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘀 𝗷𝗲𝘂𝗻𝗲𝘀 𝗴𝗲𝗻𝘀. Il ne faut pas non plus oublier les propos qui lui sont attribués : « 𝙉𝙤𝙪𝙨 𝙖𝙫𝙤𝙣𝙨 𝙗𝙧𝙪̂𝙡𝙚́ 𝙡𝙚 𝙋𝙤𝙤𝙡 𝙚𝙩 𝙡𝙚 𝙘𝙞𝙚𝙡 𝙣𝙚𝙨𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙩𝙤𝙢𝙗𝙚́. » 

Dès lors, une question se pose : 𝒑𝒐𝒖𝒓𝒒𝒖𝒐𝒊 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒐𝒏𝒏𝒂𝒍𝒊𝒕𝒆́𝒔 𝒇𝒓𝒂𝒏𝒄̧𝒂𝒊𝒔𝒆𝒔 𝒓𝒆𝒗𝒊𝒆𝒏𝒏𝒆𝒏𝒕-𝒆𝒍𝒍𝒆𝒔 𝒋𝒖𝒔𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒂𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒅𝒉𝒖𝒊 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒂𝒇𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆𝒔 « 𝒅𝒊𝒔𝒑𝒂𝒓𝒖𝒔 𝒅𝒖 𝑩𝒆𝒂𝒄𝒉 » ? 

Et, au-delà de cette question, une autre mérite d’être posée : 𝙦𝙪𝙚𝙡 𝙡𝙞𝙚𝙣 𝙥𝙚𝙪𝙩-𝙞𝙡 𝙮 𝙖𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙖𝙫𝙚𝙘 𝙡𝙚𝙨 𝙥𝙧𝙚𝙨𝙨𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙚𝙭𝙚𝙧𝙘𝙚́𝙚𝙨 𝙨𝙪𝙧 𝙈𝙤𝙙𝙚𝙨𝙩𝙚 𝘽𝙤𝙪𝙠𝙖𝙙𝙞𝙖 𝙖̀ 𝙩𝙧𝙖𝙫𝙚𝙧𝙨 𝙡𝙖𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝘿𝙂𝙎𝙋

Y aurait-il une continuité avec une réalité historique que je ne cesse de rappeler : 𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗶𝘃𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱𝘂 𝗣𝗼𝗼𝗹 𝗻𝗲 𝗽𝗲𝘂𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗳𝗮𝘁𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗰𝗼𝗻𝗴𝗼𝗹𝗮𝗶𝘀𝗲

Y aurait-il également un lien avec les fractures entre 𝗞𝗼𝗻𝗴𝗼-𝗕𝗼𝗸𝗼 𝗲𝘁 𝗣𝗼𝗼𝗹 𝗟𝗮𝗻𝗱𝗮-𝗥𝗮𝗶𝗹𝘀, ainsi qu’avec les conséquences politiques des événements qui ont marqué notre histoire, jusqu’à la « 𝘀𝗲𝗺𝗮𝗶𝗻𝗲 𝗿𝗼𝘂𝗴𝗲 » ? 

Ces questions ne sont pas posées pour raviver les blessures du passé, mais parce que la mémoire des hommes exige que les faits, les responsabilités et leurs conséquences ne soient pas effacés. 

Mais au-delà des responsabilités individuelles et des blessures du passé, ma conviction demeure celle que portaient 𝗝𝗮𝗰𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗢𝗽𝗮𝗻𝗴𝗮𝘂𝗹𝘁 𝗲𝘁 𝗙𝘂𝗹𝗯𝗲𝗿𝘁 𝗬𝗼𝘂𝗹𝗼𝘂 : malgré les fractures, les divergences idéologiques et les appartenances politiques, 𝗹𝗶𝗻𝘁𝗲́𝗿𝗲̂𝘁 𝗱𝘂 𝗖𝗼𝗻𝗴𝗼 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗻 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲 𝗱𝗼𝗶𝘁 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗲𝗿 𝘀𝘂𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝘂𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗿𝗮𝗻𝗰œ𝘂𝗿𝘀

Il nous faut unir ce qui est épars, rassembler ce qui a été dispersé et retrouver ce qui nous est commun. 

𝐋𝐞 𝐂𝐨𝐧𝐠𝐨

C’est cette volonté d’unité, de restauration de l’État, de réconciliation et de reconstruction qui donne tout son sens à 𝗧𝗼𝗣𝗲𝗦𝗔

𝗧𝗼𝗣𝗲𝗦𝗔 𝗲𝘀𝘁 𝗮𝘂-𝗱𝗲𝘀𝘀𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝘁𝗼𝘂𝘀.

𝗧𝗼𝗣𝗲𝗦𝗔, 𝗹𝗲 𝗽𝗼𝗻𝘁 𝘃𝗲𝗿𝘀 𝗹𝗲 𝗖𝗼𝗻𝗴𝗼 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂.

𝗧𝗼𝗣𝗲𝗦𝗔 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗔𝗽𝗿𝗲̀𝘀

Modeste Boukadia

Président du CDRC – Une Nation Pour Tous

Initiateur de ToPeSA

 

Le 21 septembre 2026 – 13 h 52

 

 

samedi 19 septembre 2026

Sassou Nguesso : la tête dans les étoiles et les pieds hors sol

 

 SASSOU NGUESSO : LA TÊTE DANS LES ETOILES ET LES PIEDS HORS-SOL 

Planos

Le natif d’Edou-Penda, Denis Sassou Nguesso, le fils de « Mama Mouébara  », a participé à Paris à d’un sommet international sur l’Espace. Il a eu des démangeaisons scientifiques. Il a eu des fourmis dans les jambes. Il s’est lancé. Il faut un satellite pour le Congo. Le chemin d’avenir se trouve dans l’espace. 

Plans sur la Comète 

Le Khalife d’Oyo n’a jamais montré une attention particulière pour les questions d’éducation et de Recherche. La dégringolade de l’école ne constitue guère une préoccupation majeure pour le PCT et l’establishment. L’état des infrastructures scolaires et universitaires en est la preuve éclatante. Le Congo et le monde de la Recherche guette désespérément, pour les sauver, un Hercule dans une horde de nains. Le nouveau Sassou, qui ergote sur les satellites et sur la surveillance spatiale, féru de Science et de Technologie est-il arrivé ? La coopération entre la République du Congo et le Kazakhstan s’élargit au secteur spatial. Les deux pays travaillent désormais à la réalisation et au lancement d’un premier satellite appartenant au Congo. Au cours d’un entretien à Paris, le 10 septembre 2026 , le président Denis Sassou N’Guesso et le vice-Premier ministre kazakh, Zhaslan Madiyev, ont examiné les avancées de ce partenariat axé sur les technologies spatiales et l’observation de la Terre (Les dépêches de Brazzaville ADIAC.com, 12 septembre 2026). 

Toilettes universitaires bouchées 

Le Congo et le Kazakhstan, les deux pays travaillent désormais à la réalisation et au lancement d’un premier satellite appartenant au Congo, un pays qui ne dispose ni de centre de recherche, ni d’Université digne ; un pays où les salles de cours, les amphithéâtres et les « dortoirs et restos universitaires » sont dans un état lamentable, ni d’eau potable, ni d’électricité de qualité (deux toilettes, de surcroit bouchées, pour plus de 2.000 étudiants). Le terrain qui abritait la faculté de Sciences à Bacongo a été vendu à l’ambassade de la Guinée Equatoriale. Les enseignements à la Faculté des Sciences sont dispensés dans des préfabriqués dépourvus de laboratoires à quelques encablures du lycée Savorgnan de Brazza et du marché Total. Les Enseignants de l’Université où s’effectue l’essentiel de la Recherche accusent des mois d’arriérés de salaires. Les étudiants sont privés de bourses depuis des lustres. Le chômage bat son plein. Les voitures ne peuvent faire le « plein » à cause des pénuries de carburants. Les hôpitaux sont devenus des mouroirs. Comment sera alimenté le centre de lancement ? A l’aide d’un groupe électrogène ? 

La flambée du prix du pétrole se traduit par une hausse des recettes pétrolières. De nombreux ménages et agents économiques sont en difficulté. Les populations du Congo attendent une juste redistribution.

Le Congo peine à satisfaire les besoins fondamentaux. Denis Sassou Nguesso a la tête dans lés étoiles. Il pense certainement déjà au satellite habité. Pour lui. Pas pour les autres. Qu’il descende très vite sur terre. 

Benjamin BILOMBOT BITADYS 

Sassou et le Président du Kazakhstan