mercredi 22 avril 2026

Le peuple est-il prêt à assumer sa propre libération ?

Le peuple est-il prêt à assumer sa propre libération ?

Alors que l’impasse est désormais palpable, une interrogation fondamentale s’impose : la libération d’un peuple peut-elle venir sans sa propre mobilisation ?
À la lumière d’un échange marquant avec des responsables européens, cette question renvoie chaque Congolaise et chaque Congolais à sa propre responsabilité dans le destin collectif.

Le moment de vérité

Car c’est précisément dans cet “après” que tout se joue :
— l’après des discours,
— l’après des constats,
— l’après des illusions.

Un moment de vérité où il ne s’agit plus de subir, mais de choisir — et surtout d’agir.

Car seule l’union concourt à la victoire du changement, vers le Congo nouveau.

Un échange révélateur

Lors d’une rencontre à l’Union Européenne, au sein de la Commission en charge de l’Afrique Centrale et des Grands-Lacs, une interpellation directe m’a été faite :

« Monsieur le Président Boukadia, que voulez-vous que l’on fasse pour vous ?
En RDC, lorsque les droits sont bafoués, les populations descendent dans la rue.
Au Togo, lorsqu’il y a des morts, les citoyens manifestent.
Mais chez vous, lorsque des crimes sont commis, les gens pleurent chez eux, reçoivent de l’argent et se taisent.
Que voulez-vous que l’on fasse pour vous ? »

À cela s’ajoute une réalité tout aussi préoccupante : une partie de la diaspora qui, au lieu de défendre les droits fondamentaux, en vient parfois à cautionner, voire à encourager ces dérives.

Cet échange, dont les témoins présents se souviennent, pose une question brutale mais essentielle :
peut-on espérer un changement lorsque la résignation, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, l’emporte sur l’engagement ?

Le miroir de notre propre réalité

Ce constat, aussi dérangeant soit-il, nous renvoie à nous-mêmes.

Peut-on espérer un changement profond si la peur, la résignation ou les intérêts immédiats prennent le pas sur l’engagement collectif ?
Peut-on dénoncer un système sans refuser, dans le même temps, les mécanismes qui le perpétuent ?

La responsabilité collective en question

La liberté ne se décrète pas.
Elle se conquiert.

Aucun partenaire extérieur, aucune institution internationale ne peut se substituer à la volonté d’un peuple de se lever pour défendre ses droits, sa dignité et son avenir.

ToPeSA face à l’épreuve de la volonté

La réflexion engagée dans « L’heure du vrai choix pour le Congo » prend ici tout son sens.

ToPeSA propose une voie :
— une transition encadrée,
— une refondation de l’État,
— une reconstruction nationale.

Mais une vision, aussi structurée soit-elle, ne peut produire d’effets sans adhésion, sans engagement et sans courage collectif.

Une question directe, sans détour

D’où cette interrogation :

Peut-on libérer un peuple qui ne le veut pas ?

Conclusion

L’avenir du Congo ne dépend pas uniquement des dirigeants.
Il dépend d’abord des Congolaises et des Congolais eux-mêmes.

Le choix est désormais clair : subir ou agir.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 22 avril 2026 – 14h50

mardi 21 avril 2026

L'heure du vrai choix pour le Congo

 

L’heure du vrai choix pour le Congo

Alors que les plus hautes autorités reconnaissent elles-mêmes la gravité de la crise économique et les limites du système en place, une évidence s’impose : le Congo est arrivé au point de rupture. Entre faillite financière, incohérences gouvernementales et perte de crédibilité, le pays est face à un choix historique. Continuer dans l’impasse ou engager une refondation profonde.

Une crise désormais reconnue au sommet de l’État

Les constats ne viennent plus seulement de l’opposition, mais du cœur même du pouvoir.

D’un côté, l’économiste-journaliste Alphonse Ndongo a clairement exposé une réalité préoccupante : le Congo a vendu ses banques, affaiblissant ainsi sa souveraineté financière.

De l’autre, le ministre des Finances, Christian Bouya, reconnaît sans détour :

« Notre pays traverse une réelle situation de crise… payer les salaires relève d’une véritable acrobatie… financer l’avenir est un casse-tête. »

Dans le même temps, Denis Christel Sassou Nguesso admet lui-même les dysfonctionnements internes du gouvernement, incapable de travailler en cohésion.

Tout est dit. Le diagnostic est posé.

Une économie fragilisée jusque dans ses fondements

À cette crise structurelle s’ajoute un phénomène particulièrement alarmant :
la circulation de la fausse monnaie, qui désorganise les échanges, fragilise les entreprises et entame profondément la confiance dans le système économique.

Les entreprises, notamment étrangères, en subissent directement les conséquences, accentuant la perte d’attractivité du pays.

Des promesses en contradiction avec la réalité

Lors de son investiture, Denis Sassou Nguesso s’est engagé à « accélérer la marche vers le développement ».

Mais une question fondamentale demeure :
avec quels moyens ?

Alors que le pays ne dispose plus de ressources financières et que les richesses d’hier se sont dissipées, comment financer les priorités essentielles ?

Car le véritable point de départ du développement est connu :
— l’accès à l’électricité,
— l’accès à l’eau potable.

Peut-on sérieusement envisager la création d’entreprises sans ces préalables ?
C’est là le premier défi. Et il est immense.

Un serment présidentiel en question

Les engagements pris — respecter la Constitution, garantir la justice, préserver l’unité nationale — sonnent aujourd’hui en décalage profond avec la réalité vécue par les Congolais.

La confiance est entamée.
La crédibilité est affaiblie.

Le moment de vérité

Oui, l’heure du choix est arrivée.

Il ne s’agit plus de discours, mais de décider :
— continuer dans la logique de l’échec,
— ou tourner définitivement la page du gâchis.

ToPeSA : la voie de la refondation

Le Congo nouveau commence par une étape claire : ToPeSA.

ToPeSA, c’est :
— la restauration de l’État,
— la remise en ordre des institutions,
— le retour de la crédibilité publique,
— et surtout, un changement profond des mentalités.

Car le premier investisseur du Congo, c’est l’État.
Sans État fort, il n’y a ni développement, ni confiance, ni avenir.

Un appel au courage collectif

Oui, l’heure du choix est ToPeSA.

Mais ce choix exige du courage :
— courage politique,
— courage citoyen,
— courage collectif.

C’est à toutes les Congolaises et à tous les Congolais de s’en saisir pour relever ensemble notre pays.

Conclusion

Tourner la page.
Refonder l’État.
Construire une Nation pour tous.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 21 avril 2026 – 16h06

lundi 20 avril 2026

Menaces et dérives : quand le débat politique est remplacé par la menace et l'intimidation

Menaces et dérives : quand le débat politique est remplacé par la menace et l’intimidation

À l’heure où le Congo a plus que jamais besoin d’un débat politique responsable, certains choisissent délibérément la voie de la menace et de l’intimidation. À la suite d’une prise de position publique sur l’avenir du pays, des propos graves ont été tenus, engageant directement la responsabilité de leur auteur.

Cette dérive préoccupante révèle l’état de dégradation du débat démocratique et souligne l’urgence de restaurer les règles fondamentales du vivre-ensemble, fondées sur le droit, le respect et la responsabilité.

Dans ce contexte de tensions et de perte de repères, ToPeSA s’impose désormais non plus comme une option, mais comme une nécessité absolue pour rétablir l’ordre républicain, garantir la sécurité des citoyens et refonder durablement l’État.

La politique n’est pas la menace

La politique n’est ni l’injure, ni l’indexation, encore moins la menace.
La politique, c’est proposer, convaincre, débattre et agir pour améliorer la vie de ses concitoyens et orienter le destin d’un pays.

La controverse est légitime.
La violence verbale et les menaces ne le sont pas.

Des propos graves et sans équivoque

À la suite de ma publication intitulée « L’après… se décide et se dessine maintenant » en date du 19 avril 2026, Monsieur Flandrin Mizingou a publiquement déclaré :

« Modeste Boukadia, n’oublie pas que tu avais fait emprisonné mon oncle. Le jour où je t’attraperai, tu vas le regretter. »

Ces propos constituent une menace explicite à mon encontre, visant directement mon intégrité physique.
J’en prends acte.

Dans quel but ? Pour subir à nouveau des traitements que j’ai déjà connus ?
Je rappelle qu’à la Maison d’Arrêt de Pointe-Noire, sous l’autorité du Commandant Pierre Poungui, j’ai été exposé à des actes de violence et de coercition présentés comme des moyens de « rendre les gens dociles ».

Ces faits, que je n’ai jamais cessé de dénoncer, illustrent précisément ce contre quoi nous nous battons :
la banalisation de la violence comme outil de régulation politique.

Rétablir les faits

Je tiens à être parfaitement clair :
je n’ai jamais fait emprisonner aucun Congolais.

Les faits sont connus. Les arrestations arbitraires relèvent des autorités de l’État dirigé par Denis Sassou Nguesso.
Le CDRC, pour sa part, a été victime de ces pratiques, avec de nombreux membres injustement arrêtés et détenus, y compris moi-même.

S’agissant de la personne évoquée, aucun élément ne permet d’établir un quelconque lien avec le CDRC.

Par ailleurs, il convient de rappeler qu’il s’agit d’un adulte, pleinement responsable de ses engagements et de ses choix politiques, lesquels ne sauraient en aucun cas lui être imposés — pas plus qu’ils ne le sont pour d’autres citoyens évoluant librement dans d’autres formations politiques, notamment au sein du PCT ou de l’UPADS.

Dès lors, toute tentative d’imputation indirecte ou de mise en cause par association est infondée.
Si des faits précis existent, ils doivent être établis dans un cadre légal approprié, sur la base d’éléments vérifiables, et non au moyen d’accusations approximatives, d’amalgames ou d’affirmations dénuées de fondement.

Une responsabilité clairement engagée

Les propos tenus ne sont pas anodins.
Ils engagent directement la responsabilité civile — et potentiellement pénale — de leur auteur.

En conséquence :
— ces propos sont formellement consignés,
— ils pourront être utilisés comme éléments de preuve,
— et ils seront, le cas échéant, portés à l’appréciation des autorités compétentes.

En conséquence, s’il devait m’arriver quoi que ce soit, il est évident que ces déclarations constitueraient un élément déterminant dans l’établissement des responsabilités par les autorités compétentes.

Un symptôme inquiétant du débat politique

Ce qui est en cause dépasse un cas individuel.
Il s’agit d’une dérive plus profonde : celle d’un débat politique qui glisse vers l’intimidation, au lieu de rester sur le terrain des idées.

Face à une proposition politique fondée sur l’union nationale et portée par ToPeSA, certains choisissent la menace plutôt que la contradiction argumentée.

Le Congo mérite mieux

Le Congo n’a pas besoin de peur.
Il n’a pas besoin de violence.

Il a besoin de vérité, de justice et d’un sursaut collectif.

C’est précisément le sens de mon engagement.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 20 avril 2026 – 11h14

mercredi 15 avril 2026

De la diversion à la confusion : qui porte réellement la responsabilité ?

 Le

De la diversion à la confusion : qui porte réellement la responsabilité ?

Hier, on disait :
« Bakongo ba bomi Marien »

Aujourd’hui, vous affirmez :
« Le Congo va mal à cause de vous, cher doyen Boukadia »

Je pose des questions simples, auxquelles chacun peut répondre en toute objectivité :

Qu’a fait Modeste Boukadia pour conduire le Congo dans la situation actuelle ?
A-t-il été ministre ? Non.
A-t-il dirigé l’État ? Non.
A-t-il participé aux décisions ayant mené aux crises économiques, sociales et humaines que traverse le pays ? Non.

Alors, sur quelle base sérieuse peut-on m’imputer la responsabilité de l’état du Congo ?

À l’inverse, Denis Sassou Nguesso est au pouvoir depuis des décennies.
C’est un fait.

Et pourtant, au lieu d’interroger ce long exercice du pouvoir, certains préfèrent s’en prendre à celui qui alerte.

Vous parlez de manipulation.
Je vous réponds clairement :
il n’y a aucune manipulation à dénoncer des propos que j’assume avoir été tenus par Denis Sassou Nguesso et que je considère comme graves pour l’unité nationale.

Pourquoi cette indignation ne s’adresse-t-elle pas à leur auteur présumé ?
Pourquoi cette colère vise-t-elle celui qui les expose ?

La vraie question est là :
le problème vient-il de celui qui parle… ou de ce qui est dit ?

Vous évoquez la « balkanisation ».
Mais qui fragilise réellement l’unité nationale ?
Celui qui appelle à l’union… ou celui dont les propos introduisent une lecture fragmentée du pays ?

Je le dis avec gravité :
le Congo ne va pas mal à cause de Boukadia.

Il va mal parce que, trop souvent,
on refuse de regarder la réalité en face,
et l’on préfère désigner de faux responsables.

Oui, c’est curieux.
Mais surtout, c’est révélateur.

L’après sera rude…

Mais ToPeSA est la voie vers le Congo nouveau !

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

15/04/2026 – 16h47

vendredi 3 avril 2026

L'ego de Sassou

Sacre

En attendant le sacre à la Jean Bédel Bokassa la couronne en or sertie de diamant en moins, programmé pour le 16 avril 2026 au stade/complexe sportif de Kintélé, orchestré par Ninelle Sassou et Joujou Sassou, le khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso croule sous les félicitations des grands de ce monde, de Vladmire Poutine à Emmanuel Macron en passant par Xi Jimping. Denis Sassou Nguesso marche sur l’eau.

Crime de lèse majesté

Raymond Zéphirin Mboulou, Ministre de l’Intérieur, a commis le péché de lèse majesté, en attribuant à Denis Sassou Nguesso, le score de 94,85 %. Le député de Mpouya croyait bien faire. C’était sans compter sur l’orgueil personnel du natif d’Edou-Penda qui conduit les tractations en vue de la formation de la nouvelle équipe gouvernementale. Branle-bas de combat à Mpila où Denis Sassou Nguesso était dans tous les états.

Tout à l’Ego

La décimale a failli coûté le poste de Raymond Zéphirin Mboulou. Auguste Iloki, Président du Conseil constitutionnel, a vite fait de corriger l’erreur, pour flatter l’ego surdimensionné du fils de « Mama Mouébara  ».Au final, l’offense a été réparée et l’incident évité. Denis Sassou Nguesso a remporté la présidentielle au premier tour avec un score de 94,90% des suffrages exprimés. Les populations du Congo-Brazzaville paupérisées, traumatisées préfèrent en rire. 94,90 % , rien que ça. Pourquoi pas 100 % ? Pourquoi Raymond Zéphirin Mboulou, Henri Bouka et Auguste Iloki se sont-ils gardés de proclamer la victoire de Denis Sassou Nguesso avant l’organisation des élections ? Juste cause ou non, Denis Sassou Nguesso et les vainqueurs de la guerre du 5 juin 1997 dictent le récit du passé et soldent les comptes des faillis à l’instar des accompagnateurs du 15 mars 2026. Les courtisans font le pied de grue à Oyo dans l’espoir de figurer dans le nouveau gouvernement.

Benjamin BILOMBOT BITADYS




mardi 31 mars 2026

Lettre ouverte à des responsables politiques français : l'exigence de vérité face au drame congolais

 

Lettre ouverte à des responsables politiques français : l’exigence de vérité face au drame congolais

Lettre ouverte à des responsables politiques français : l’exigence de vérité face au drame congolais

"Dans un contexte de crise politique aiguë au Congo, marqué par une contestation profonde et de nombreuses interrogations sur les pratiques du pouvoir en place, Modeste Boukadia interpelle publiquement plusieurs responsables politiques français. Il exige transparence, clarification et responsabilité face à des relations jugées ambiguës, qui alimentent incompréhension et défiance. Une lettre ouverte qui pose une question centrale : la France est-elle encore fidèle aux valeurs qu’elle proclame ?"

Mesdames, Messieurs,

Je m’adresse à vous sans détour — Claude Chirac, Jean-Louis Borloo, Jacques Godfrain, Bruno Le Roux, Michel Terrot, Michel Roussin, François Loncle, Jean-Michel Fourgous — non pas dans le confort des formules diplomatiques, mais dans l’exigence de vérité que commande la gravité de la situation au Congo.

Car pendant que vous vous taisez, un peuple souffre.
Pendant que des soutiens, directs ou indirects, sont évoqués, une jeunesse est réprimée.
Pendant que des ambiguïtés persistent, la confiance se brise.

Le Congo traverse une crise profonde, marquée par une contestation politique majeure, une abstention électorale massive et des témoignages concordants faisant état de dérives sécuritaires, de violences et d’un usage de la force qui interroge gravement.

Dans ce contexte, votre nom circule.
Votre proximité supposée avec un pouvoir contesté interroge.
Votre silence inquiète.

Alors la question est simple, et elle appelle des réponses claires :

  • Quelles sont, précisément, la nature et l’étendue de vos relations avec les autorités congolaises actuelles ?
  • À quel titre êtes-vous intervenus, directement ou indirectement, dans des activités en lien avec ce pouvoir ?
  • Pouvez-vous affirmer publiquement que ces interventions n’ont donné lieu à aucune contrepartie financière ou avantage quelconque ?

Car au-delà des personnes, c’est une question de principe qui est posée :
peut-on, d’un côté, se réclamer des valeurs de la République française — démocratie, droits de l’homme, État de droit — et, de l’autre, être associé, même indirectement, à des pratiques qui les contredisent ?

L’enjeu n’est pas seulement moral. Il est politique. Il est historique.

Car chaque ambiguïté alimente aujourd’hui un sentiment de défiance,
chaque silence nourrit une lecture de duplicité,
et chaque absence d’explication fragilise un peu plus l’image de la France auprès des peuples africains.

C’est pourquoi nous appelons solennellement à :

  • La transparence totale sur les relations entre responsables politiques français et autorités congolaises ;
  • L’ouverture, si nécessaire, d’enquêtes indépendantes, afin d’établir les faits et de lever toute suspicion ;
  • La clarification publique des responsabilités, dans le respect des principes de l’État de droit.

Si des irrégularités devaient être établies, il serait alors légitime que les conséquences en soient tirées, et que toute ressource indûment perçue soit réorientée vers des priorités vitales pour le peuple congolais — écoles sans équipements, dispensaires sans médicaments, jeunesse sans perspectives.

Par ailleurs, certaines déclarations passées, notamment celles attribuées à Jean-Paul Pigasse évoquant des pertes humaines dans un contexte de crise, ne peuvent rester sans clarification. Elles appellent, elles aussi, un examen sérieux dans un cadre approprié.

Mesdames, Messieurs,

L’histoire observe.
Les peuples jugent.

Et le silence, dans ces moments-là, n’est jamais neutre.

Il vous appartient aujourd’hui de dire clairement où vous vous situez :
du côté des principes que vous revendiquez,
ou du côté des intérêts qui les affaiblissent.

Le Congo n’est pas un terrain d’influence.
C’est un peuple en quête de justice, de dignité et de vérité.

Je vous invite à répondre.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 31 mars 2026

Tout ça pour ça : la Cour constitutionnelle valide la victoire de Denis Sassou Nguesso

Tout ça pour ça : la Cour constitutionnelle valide la victoire de Denis Sassou Nguesso

Après une abstention massive qui a vidé les urnes de leur sens, la Cour constitutionnelle vient, sans surprise, de valider la victoire de Denis Sassou Nguesso. Une décision qui, loin de clore le débat, ravive une question essentielle : qui porte réellement la responsabilité de la mort progressive de la République congolaise, sika oyo nani a bomi le Congo ?

Tout ça pour ça.
Après tant de tensions, de sacrifices, de désillusions… le verdict tombe, implacable et prévisible : la Cour constitutionnelle valide.

Alors revient, plus lourde que jamais, cette interrogation populaire :
« Sika oyo nani a bomi le Congo ? » — En vérité, qui a tué la République ?

Est-ce la responsabilité de quelques individus, tels qu’Auguste Iloki et Henri Bouka ?
Ou bien celle d’un système, où les institutions, par leurs décisions répétées, finissent par entériner ce que le peuple conteste ?

Car au fond, la vraie question n’est pas seulement celle des noms,
mais celle des actes, des silences… et des validations.

Hier, on nous imposait des réponses toutes faites.
On faisait porter la responsabilité de la mort du Commandant Marien Ngouabi à une communauté : « Bakongo ba bomi Marien ».

Mais dans quel objectif ?
Désigner pour diviser ? Accuser pour mieux régner ? Ou, plus grave encore, préparer l’affaiblissement de la République et l’asservissement du peuple jusqu’à sa mort ?

Comme si l’histoire pouvait se réduire à une accusation simpliste.
Comme si un drame national pouvait être enfermé dans une appartenance.

Aujourd’hui encore, les mêmes mécanismes sont à l’œuvre : désigner, détourner, simplifier — pour éviter de regarder la vérité en face.

À chaque époque, sa chanson.
Mais qui chantera enfin la vérité sur le Congo ?

De la propagande d’hier à la dépendance d’aujourd’hui

Hier, les citoyens étaient contraints de chanter :
« Impérialisme tantu wua nene beto mu kela yandi ma ta ha hembo » / « Impérialisme ezali moninga monene te, tozali kozela yango na bibundeli na maboko »
Traduction :
« L’impérialisme est un grand ennemi, nous l’attendons avec les armes à la main… »

Des slogans répétés sans toujours être compris, mais destinés à forger une conscience collective dirigée.

Aujourd’hui, ironie de l’histoire :
ceux qui dénonçaient hier l’impérialisme français ont désormais le regard tourné vers l’extérieur, vers la France, vers l’Europe, dans l’attente d’un signal.
Un signal pour faire fonctionner la planche à billets, pour maintenir artificiellement un système à bout de souffle, et prolonger une illusion de stabilité.

La paix proclamée, l’immobilisme organisé

Sous Denis Sassou Nguesso, il n’y a jamais de coup d’État.
Il y a la paix — du moins dans tous ses discours.

Mais que vaut une paix sans justice, sans perspectives, sans avenir pour la jeunesse ?
Une paix qui n’est ni construite, ni investie, ni partagée devient une paix d’immobilisme, une paix de résignation.

Le silence comme système de validation

À chaque élection qu’il organise sans la gagner réellement,
les institutions valident.

Et avec elles, les silences s’accumulent.

Le silence des élites.
Le silence des cadres.
Le silence de ceux qui savent, mais ne disent rien.

Car dans ce système, le silence n’est pas neutre : il vaut approbation.

Pendant ce temps, le peuple est distrait :
par la peur,
par la répression,
par les exécutions sommaires dues à la DGSP,
et par des débats instrumentalisés qui éloignent de l’essentiel.

Alors, qui a tué la République ?

La réponse ne peut plus être éludée.
Elle ne se trouve ni dans les simplifications ethniques, ni dans les récits partisans.

Elle se trouve dans l’accumulation des responsabilités,
dans les actes,
mais aussi dans les silences.

Et maintenant ?

Le temps du constat touche à sa fin.
Celui de la responsabilité commence.

Le peuple congolais a déjà envoyé un signal fort : le refus par l’abstention.
Reste à transformer ce refus en projet.

Pour une nouvelle voix, une nouvelle voie

N’y a-t-il pas, parmi nos artistes,
des voix libres et inspirées,
capables de porter une autre chanson ?

Non plus une chanson de propagande,
mais une chanson de vérité, de liberté,
et de renaissance nationale.

Une chanson qui ne cache plus les questions,
mais qui les pose avec courage :
qu’est-il arrivé à notre pays — et comment le relever ?

ToPeSA : la voie de l’après

ToPeSA n’est pas un slogan.
C’est une orientation.

La voie de l’après,
celle de la refondation,
celle d’une transition apaisée, structurée et souveraine.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Lundi 31 mars 202614h45