mardi 21 juillet 2026

Monsieur Denis Sassou Nguesso, l'oiseau de mauvais augure

 

Monsieur Denis Sassou Nguesso, l'oiseau de mauvais augure 

Il est des oiseaux dont la présence annonce le malheur. Les charognards ne précèdent pas la catastrophe, ils prospèrent sur ses conséquences. Aujourd'hui, c'est le Congo-Brazzaville qui ressemble à cette charogne politique, économique et sociale dont chacun constate chaque jour un peu plus la décomposition. 

Dans une démocratie, la critique du pouvoir est un droit fondamental. Les citoyens peuvent librement exprimer leur désaccord, dénoncer les défaillances de l'État et demander des comptes à leurs dirigeants. Cette liberté constitue le socle même de la vie démocratique. 

Dans un régime autoritaire, en revanche, toute voix discordante est souvent perçue comme une menace. L'opposant devient un ennemi, le journaliste un gêneur, le citoyen critique un suspect. La contradiction n'est plus considérée comme une richesse démocratique, mais comme un danger qu'il faudrait réduire au silence. 

Le Congo-Brazzaville paie aujourd'hui le prix de plusieurs décennies d'un pouvoir fortement centralisé. Les attentes de la population en matière d'emploi, d'éducation, de santé, d'accès à l'eau, à l'électricité ou encore aux infrastructures demeurent, pour beaucoup, largement insatisfaites. 

Face à cette réalité, il est naturel que les Congolaises et les Congolais expriment leur lassitude. Critiquer la gestion des affaires publiques n'est pas un acte d'hostilité envers la Nation ; c'est exercer un droit citoyen et rappeler aux gouvernants leur devoir de rendre des comptes. 

Depuis des années, les slogans se succèdent, les promesses se renouvellent et les grands projets sont annoncés avec emphase. Pourtant, beaucoup de citoyens peinent à percevoir une amélioration durable de leurs conditions de vie. 

Hier, il était question des « municipalisations accélérées ». Aujourd'hui, un nouveau vocabulaire promet une nouvelle « accélération ». Mais une question demeure : accélérer vers quel objectif ? Vers quel projet de société ? Et surtout, au bénéfice de qui ? 

Après plusieurs décennies d'exercice du pouvoir, le véritable débat ne devrait plus porter sur les intentions, mais sur les résultats. Les citoyens sont en droit d'évaluer les politiques publiques à l'aune de leurs effets concrets sur leur quotidien. 

Lorsque le discours officiel célèbre des réussites que beaucoup ne retrouvent pas dans leur expérience quotidienne, un fossé se creuse entre la parole politique et la réalité vécue. Aucun slogan, aussi ambitieux soit-il, ne peut durablement remplacer un bilan. 

Être une vigie de la République consiste précisément à observer, analyser, alerter et interpeller. Ce rôle ne procède ni de l'animosité ni de l'esprit de polémique ; il relève de l'exercice de la citoyenneté et de la vigilance démocratique. 

Aucune intimidation, aucune campagne de discrédit, aucune tentative de dissuasion ne saurait nous détourner de cette exigence qui consiste à rappeler que le pouvoir existe pour servir le peuple, et non l'inverse. 

Le peuple congolais endure depuis trop longtemps les conséquences d'une crise économique, sociale et institutionnelle profonde. Son aspiration est simple, vivre dignement dans un État où les libertés sont garanties, où les institutions fonctionnent au service de tous et où l'intérêt général prime sur les intérêts particuliers. 

Le temps finit toujours par avoir raison des pouvoirs qui se croient éternels. En revanche, les peuples, eux, demeurent. C'est pourquoi il est urgent d'entendre le cri d'une population qui réclame moins de discours et davantage de résultats, moins de propagande et plus de gouvernance, moins de promesses et plus de justice. 

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

 

Les lunettes noires de Denis Sassou Nguesso pour cacher sa honte

Les lunettes noires de Denis Sassou Nguesso pour cacher sa honte 

« Je crois que le peuple n’écoute pas les oiseaux de mauvais augure et quelques détracteurs, surtout ceux qui parlent depuis l’étranger parce que la réalité est ici… » 

— Denis Sassou Nguesso 

Monsieur Denis Sassou Nguesso, 

Vous affirmez que « la réalité est ici ». Permettez-moi de vous répondre que la réalité ne se décrète pas. Elle se constate. 

Pourquoi portez-vous des lunettes noires ? Craignez-vous de regarder en face l'état réel du Congo ? 

Le peuple parle parfois plus fort par son silence que par ses applaudissements. Aujourd'hui, ce silence est assourdissant. Ni popopo, ni dingui-dingui, ni sui-sui-sui, ni yoyi. Plus rien. C'est lourd le silence d'un peuple. 

Comment pourrait-il en être autrement ? Le Congo est un pays pétrolier de moins de cinq millions d'habitants. Pourtant, après quarante-deux années de votre exercice du pouvoir, une grande partie de la population continue de faire face à la pauvreté, au chômage, au manque d'infrastructures et à la dégradation des services publics. Dans ces conditions, présenter vingt kilomètres de route comme une réussite majeure ne peut convaincre que ceux qui refusent de mesurer l'ampleur des attentes des Congolais. 

Le popori — l'oiseau qui fait beaucoup de bruit — a coutume de revenir avec son vacarme inutile pour tenter de faire croire qu'il a accompli quelque chose. Pourtant, la réalité est implacable : votre bilan est au cœur des interrogations des Congolaises et des Congolais. 

Votre retour au pouvoir en 1997 demeure associé, dans la mémoire collective, aux conséquences humaines dramatiques. Le Programme post-conflit de développement économique et social pour le Congo 2000-2002, cosigné en novembre 1999 par Denis Sassou Nguesso, Justin Lékoundzou Itihi Ossetoumba, ministre délégué à la Défense, Pierre Oba, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité et de l'Administration du territoire, Mathias Dzon, ministre de l'Économie, des Finances et du Budget, l'Union Congolaise des Banques (UCB), la Banque africaine de développement (BAD) et les Nations Unies, indique notamment que « 750 000 personnes du Sud du Congo manquent à l'appel ». 

Ce chiffre continue d'interpeller et appelle toujours un véritable travail de vérité, de justice et de mémoire. 

Cette tragédie fut résumée en 2005 sur la chaîne française LCI par Jean-Paul Pigasse, que vous présentiez vous-même comme un ami et qui fut souvent considéré comme l'un de vos proches soutiens de la Françafrique, lorsqu'il déclara : 

> « On pouvait s'en sortir avec au moins 2 000 morts. » 

Cette déclaration demeure l'une des plus marquantes jamais entendues sur cette période sombre de l'histoire du Congo. Elle continue d'alimenter les interrogations sur les responsabilités politiques et militaires de ce coup d'Etat hors norme, ainsi que sur la nécessité de faire toute la lumière sur les événements qui ont endeuillé notre pays. 

À cela s'ajoutent les interrogations persistantes sur plusieurs épisodes majeurs de l'histoire politique congolaise, notamment les circonstances ayant entouré le piège tendu au président Alphonse Massamba-Débat, l'assassinat du président Marien Ngouabi, alors que son ministre de la Défense était un certain Denis Sassou Nguesso, ainsi que les assassinats du cardinal Émile Biayenda et de plusieurs autres personnalités. Sans oublier les massacres d'Ikongono et l'assassinat du capitaine Pierre Anga entre autres. 

Comme le dit un proverbe africain : 

« Ngandou didi muntu, nfoundou ba na mamba. » 

« Lorsque le caïman attrape un homme dans la rivière, c'est qu'il y a eu entente avec l'eau. » 

Ce proverbe illustre une interrogation que beaucoup de Congolais continuent de se poser sur cette période de notre histoire. 

Non, Monsieur Sassou Nguesso, il n'y a pas eu de véritable élection présidentielle le 15 mars 2026. Pour beaucoup de Congolais, il s'est agi d'une opération de maintien au pouvoir, menée avec l'appui de vos soutiens de la Françafrique. Cette perception contraste avec les principes démocratiques et les valeurs universelles que la France affirme défendre. Raison pour laquelle, la France l'avait résumé par "C'est un fiasco !" 

Vous aimez rappeler cette phrase : 

« Ce que je fais, c'est la France qui me le demande ! » 

Si tel est réellement votre sentiment, il mérite une explication. Car le peuple congolais aspire avant tout à un dirigeant qui rende des comptes à son peuple et non à des soutiens extérieurs, quels qu'ils soient. 

Cette opération s'est soldée, comme chacun a pu le remarquer et nous en avons fait un large écho, par une abstention massive. Si vous ne parvenez toujours pas à distinguer une abstention d'une adhésion populaire, alors on comprend mieux pourquoi vous portez des lunettes noires : elles semblent vous empêcher de voir une réalité pourtant évidente pour beaucoup de Congolais et par la communauté internationale. 

Lorsque des billets de banque sont lancés à la foule, beaucoup de citoyens n'y voient pas un geste de générosité, mais une humiliation. Un peuple ne se respecte pas en lui jetant de l'argent à même le sol. Il se respecte en lui garantissant un emploi, une école de qualité, des soins accessibles, des routes, de l'eau, de l'électricité et la justice. 

Et le peuple vous répond désormais à sa manière. 

« Tata Sassou Mwuana Moundélé ? »(« Sassou est-il un enfant du Blanc ? ») 

« Mouyouleno ? » (« Demandez-le-lui ! ») 

Pourquoi cette interrogation ? 

Parce que le peuple congolais estime que votre long maintien au pouvoir n'aurait pas été possible sans de solides soutiens extérieurs de la Françafrique. 

Parce que de nombreuses interrogations demeurent sur la gouvernance du pays, sur l'endettement du Congo, sur l'utilisation des ressources publiques et sur les différentes affaires de biens mal acquis qui alimentent le débat public au fil des années. 

Parce que, malgré les immenses richesses naturelles du Congo, les infrastructures indispensables au développement et à la dignité du peuple congolais restent insuffisantes. 

Non, Denis Sassou Nguesso. 

Enlevez vos lunettes noires. 

Regardez enfin la réalité en face. 

La réalité n'est pas celle des discours officiels. 

La réalité est celle d'un peuple qui aspire à la justice, à la liberté, à l'alternance, à la réconciliation nationale et à la reconstruction de l'État. 

Cette réalité porte aujourd'hui un nom : 

ToPeSA. 

. ToPeSA, pour la restauration de l'État.

. ToPeSA, pour l'union nationale.

. ToPeSA, pour bâtir le pont vers le Congo nouveau. 

Le peuple est mon Dieu. 

ToPeSA 

 

Modeste Boukadia

Président du CDRC – Une Nation Pour Tous

Initiateur de ToPeSA

20 juillet 2026 - 12h06

 

SOURCE : https://www.facebook.com/share/v/1HM75iDQjM/?mibextid=wwXIfr

 

 

samedi 18 juillet 2026

Madame Françoise Joly, la femme qui veut tout entendre !


C’est la femme aux grandes oreilles, Vice-présidente de fait du Congo-Brazzaville, qui veut contrôler les réseaux sociaux et la téléphonie au Congo-Brazzaville au travers de l’ARPCE (Agence de Régulation des Postes et des Communication Électroniques),  l'Autorité congolaise de contrôle, de suivi et de régulation des secteurs des Postes et Communications Électroniques.
 
Cette intrusion dans la surveillance de masse des Congolaises et des Congolais à travers l’ARPCE en dehors de tout cadre juridique légale nous questionne sur la destinée de cette masse d’informations et de son utilisation. Même le service de la CID (Centrale d'Intelligence et de la documentation) au sein de l’ARPCE échappe maintenant au contrôle de monsieur Jean-Dominique Okemba, pour ne plus rendre des comptes qu’à madame Françoise Joly.
 
Au Congo-Brazzaville, le pouvoir ne se joue plus seulement dans les palais présidentiels ou les casernes. Il se déplace désormais vers un autre terrain stratégique : le contrôle des communications, des données numériques et des réseaux de télécommunication.
 
C'est dans ce contexte que le nom de madame Françoise Joly revient avec insistance dans de nombreux cercles politiques. Selon diverses sources et analyses, elle exercerait une influence croissante au sein de l'ARPCE (Agence de Régulation des Postes et des Communications Électroniques), l'autorité chargée de réguler les télécommunications au Congo. Mais au service et pour le compte de qui ?
 
Officiellement, l'ARPCE veille au bon fonctionnement du secteur. Mais de nombreuses interrogations demeurent sur l'étendue réelle de ses missions et sur les pouvoirs qui lui seraient progressivement confiés.
 
Pendant ce temps, une autre figure historique du régime semble perdre de son influence. Jean-Dominique Okemba, longtemps considéré comme l'un des hommes les plus puissants du système sécuritaire, paraît avoir été progressivement marginalisé. Les départs successifs de plusieurs de ses proches au sein des services de sécurité alimentent l'idée d'un profond rééquilibrage des rapports de force au sommet de l'État.
 
Parallèlement, la proximité remarquée entre madame Françoise Joly et monsieur Louis Marc Sakala, directeur général de l'ARPCE nommé par décret présidentiel du 9 avril 2020, suscite de nombreux commentaires. Leur présence commune lors de plusieurs déplacements officiels nourrit les spéculations sur le rôle grandissant de cette institution dans les équilibres du pouvoir.
 
Une question demeure, pourquoi une agence chargée de réguler les télécommunications semble-t-elle occuper aujourd'hui une place aussi stratégique dans les rouages de l'État ?
 
Les inquiétudes portent notamment sur la collecte et l'exploitation des données numériques des citoyens. Plusieurs observateurs évoquent l'existence de capacités de surveillance électronique particulièrement développées. Si de telles pratiques étaient avérées, elles soulèveraient de graves interrogations quant au respect de la vie privée, des libertés publiques et de l'État de droit.
 
Au-delà des personnes, c'est surtout la logique du système qui mérite d'être analysée.
 
Dans les régimes autoritaires, le véritable enjeu n'est plus seulement de remporter une élection. Il consiste à contrôler les leviers qui garantissent la conservation du pouvoir à savoir les ressources pétrolières, les circuits financiers, les services de sécurité, les moyens de communication et les infrastructures numériques.
 
Sous cet angle, la SNPC (Société Nationale des Pétroles du Congo), qui contrôle la rente pétrolière, et l'ARPCE, qui supervise les infrastructures numériques, apparaissent comme deux instruments stratégiques d'un même dispositif : l'un contrôle les ressources économiques, l'autre les flux d'information.
 
Cette évolution laisse penser que le régime prépare moins une alternance démocratique qu'une succession organisée au sein de son propre système. L'objectif serait moins de changer le pouvoir que d'assurer sa continuité, quel qu'en soit le futur visage.
 
Dans cette perspective, le renforcement des appareils sécuritaires et le développement de partenariats avec plusieurs puissances étrangères notamment la Russie, les Émirats arabes unis, la Turquie ou encore l'Azerbaïdjan sont souvent interprétés comme des moyens de préserver les intérêts politiques et économiques du pouvoir en place.
 
Pendant que ces recompositions occupent les sommets de l'État, les préoccupations quotidiennes des Congolaises et des Congolais restent largement sans réponse : chômage, pauvreté, dégradation des services publics, crise économique, recul des libertés et absence de perspectives pour la jeunesse.
 
Le pays semble avancer sans véritable cap politique, tandis que l'essentiel de l'énergie du pouvoir paraît consacré à préparer l'après-Sassou plutôt qu'à répondre aux attentes de la population.
 
Au Congo-Brazzaville, la seule accélération visible est celle de la préparation de la succession au sommet de l'État.
 
Or, lorsqu'un régime concentre simultanément le contrôle des richesses nationales, des appareils sécuritaires et des infrastructures numériques, il acquiert aussi la capacité d'influencer l'information, d'encadrer le débat public et de surveiller les citoyens.
 
L'histoire montre qu'aucun pouvoir ne demeure éternel. Mais chaque fois que le contrôle de l'information devient un instrument de gouvernement, les libertés individuelles reculent et la démocratie s'affaiblit.
 
Le véritable enjeu dépasse donc les personnes. Il concerne l'avenir de l'État de droit, la protection des libertés publiques et le droit des Congolais à vivre dans une République où les institutions servent les citoyens plutôt que la préservation d'un système politique.
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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

lundi 13 juillet 2026

Décès de Jean-Paul Pigasse : Que va faire le "Vice-président" du Congo, Denis Sassou Nguesso ?

 ToPeSA : retrouvons la fierté d'être Congolaises et Congolais

   

Que va faire le vice-président du Congo, Denis Sassou Nguesso ? 

Jean-Paul Pigasse, le « Président du Congo », est mort. Il s'en est allé sans avoir jamais été inquiété ni par la justice française ni par la Cour pénale internationale, alors même qu'il déclarait en 2005 sur la chaîne LCI, du groupe Bouygues : « On pouvait s'en sortir avec au moins 2 000 morts », en évoquant les massacres des populations du Pool. Pourtant, selon le *Programme post-conflit* signé en novembre 1999, près de "750 000 Congolaises et Congolais manquent toujours à l'appel". À titre de comparaison, au Kosovo, il avait suffi de 45 morts pour que la communauté internationale intervienne. 

Pour les Congolaises et les Congolais qui l'ignorent encore, Jean-Paul Pigasse, avec Françoise Muheka Joly, s'appropriait l'essentiel des ressources provenant des dettes contractées par le Congo auprès du FMI, n'en rétrocédant qu'à peine 1 % à son vice-président, Denis Sassou Nguesso, lequel s'en contentait pour le bénéfice de son entourage familial. 

Cela pourrait notamment expliquer le rachat de la dette congolaise par Matthieu Pigasse, neveu de Jean-Paul Pigasse. 

À présent que Jean-Paul Pigasse est décédé, une question se pose : que va faire son vice-président, Denis Sassou Nguesso ? Viendra-t-il assister à ses obsèques ? 

Une autre question demeure : qui remplacera Jean-Paul Pigasse pour poursuivre ce système d'exploitation du Congo, alors qu'après avoir poignardé Jean-Dominique Okemba dans le dos, Françoise Muheka Joly a quitté précipitamment le Congo ? 

Quoi qu'il en soit, la disparition de celui qui est considéré comme le véritable « Président du Congo », Jean-Paul Pigasse, nommé à cette fonction de fait par Jacques Chirac, ouvre une nouvelle phase d'incertitude. Elle met également la France face à ses responsabilités en ravivant les interrogations sur les rapports entre les réseaux de la Françafrique et l'État français quant à l'avenir du Congo. 

Plus que jamais, les Congolaises et les Congolais doivent reprendre leur destin en main afin que notre pays retrouve sa souveraineté, sa dignité et sa fierté. Nous devons redevenir un seul peuple, comme lorsque nous avons exigé ensemble la Conférence nationale souveraine, en mettant de côté les divisions que le tribalisme nous a imposées. 

* ToPeSA est la voie qui nous permettra de retrouver notre fierté et notre dignité. 

* ToPeSA est la voie de l'union nationale. 

* ToPeSA est le pont vers le Congo nouveau. 

# Avec fierté, construisons ensemble le Congo nouveau. 

Modeste Boukadia 

Président du CDRC – Une Nation Pour Tous

Initiateur de ToPeSA

Le 13 juillet 2026 – 19 h 12


SOURCE : https://www.facebook.com/share/p/1EP8k8DZqU/?mibextid=wwXIfr 

dimanche 12 juillet 2026

Défaut de paiement et justifications de Brazzaville

Débiteur insolvable 

Les coups de menton ne suffisent pas à restaurer la crédibilité financière d’un pays. En dépit des déclarations lénifiantes des autorités en charge des finances publiques, le petit pays pétrolier, forestier, minier et gazier de la communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) peine à faire face au remboursement des dettes arrivées à maturité. Brazzaville n’est pas à son premier défaut de paiement. C’est devenu comme une habitude, une routine et une coquetterie. Être aux abonnés absents pour le Congo-Brazzaville au moment de passer à la caisse, c’est la règle. 

Panne technique 

Brazzaville affiche 13,59 milliards de francs CFA de nouveaux arriérés sur sa dette extérieure en avril 2026. Les raisons sont vite trouvées : incidents techniques. Lorsqu’on cherche des prétextes pour se disculper, on est rarement à court. Il se passe ce qui s’est passé et évoqué à l’occasion des précédents défauts de paiement. Le Congo-Brazzaville devra mobiliser 1298 milliards de francs CFA d’ici à décembre 2026 au titre du remboursement de la dette. L’encours de la dette fin avril 2026 s’élevait à 9 273,6 milliards de francs CFA (Ecomatin, 9 juillet 2026). Le compteur de la dette continue de tourner. Brazzaville n’est pas à l’abri de nouveaux défauts de paiement en cette période d’asséchement financier. Ces nouveaux arriérés sont concentrés sur le volet extérieur : 8,21 milliards de francs CFA dus à des créanciers bilatéraux et 5,38 milliards de francs CFA dus à des créanciers multilatéraux. 

Inclusion numérique 

Le caractère technique à bon dos. Brazzaville signe, insiste et persiste sur le caractère technique du défaut de paiement passant sous silence la mauvaise gouvernance des finances, les difficultés de mobilisation financière relative à la faible collecte des recettes publiques entraînant l’incapacité de paiement de la puissance publique. D’où l’impérieuse nécessité de lutter énergiquement contre les malversations financières, l’évasion financière et la corruption. C’est l’occasion pour Denis Sassou Nguesso flanqué d’Anatole Collinet Makosso et Christion Yoka d’accélérer la digitalisation et la numérisation des régies financière en vue de sécuriser les recettes publiques.

Pauvre pays ! 

Benjamin BILOMBOT BITADYS

 

Congo : Il est parti, avec ses crimes...

 


samedi 11 juillet 2026

L'après... : ni modèle gabonais, ni modèle tchadien, mais ToPeSA

L’après… : ni modèle gabonais, ni modèle tchadien, mais ToPeSA

Le Congo nouveau : un changement politique fondé sur une réforme structurelle de l’État et de l’économie, portée par la décentralisation administrative et financière effective, l’autonomie partielle des régions qui n’est plus un obstacle, et le HDC comme moteurs du développement.
« Kulukutu tzia kazu ngua ngolo ka sé » / « Soki ozali na mayele mpe makasi, kela, sala, mpe kende liboso; komitungisa na makambo ya bato mosusu te »

L’autonomie partielle des régions et le HDC, les leviers du développement économique

L’économie sera l’un des piliers de la réussite de ToPeSA. En faisant de la décentralisation administrative et financière effective un instrument de création de richesses et en intégrant le principe du Hors Différentiel de Charge (HDC) dans ses relations économiques, ToPeSA propose une nouvelle stratégie de développement fondée sur l’initiative des territoires, l’investissement productif et la souveraineté économique. Une vision qui place les régions, les entrepreneurs et l’État au cœur d’un même projet : bâtir le Congo nouveau.

L’autonomie partielle des régions et le HDC constituent les deux leviers de la pensée économique qui met l’accent sur l’initiative privée, la responsabilité locale et la valorisation des capacités nationales. Cette vision s’inspire de l’aphorisme kongo : « Kulukutu tzia kazu ngua ngolo ka sé » dont l’équivalent en lingala serait : « Soki ozali na mayele mpe makasi, kela, sala, mpe kende liboso; komitungisa na makambo ya bato mosusu te » Autrement dit, celui qui possède l’intelligence et la force doit créer, entreprendre et avancer, sans se laisser détourner par les agissements des autres. Ce principe de l’initiative privée au service du développement économique que j’avais formalisé dès 1983, alors que j’exerçais les fonctions de Secrétaire général du Mouvement Patriotique Congolais (MPC).

Dans la vision portée par ToPeSA – le pont vers le Congo nouveau, l’économie constitue le socle de la restauration de notre pays. Il ne peut y avoir ni réconciliation durable, ni justice sociale, ni développement équilibré sans une économie forte, créatrice de richesses, d’emplois durables et d’opportunités pour tous.

ToPeSA qui place la décentralisation administrative et financière effective au cœur de sa politique économique, se félicite que l’autonomie partielle des régions ne soit plus un obstacle. Cette réforme permettra à chaque région de définir ses priorités, de valoriser ses ressources naturelles, humaines et culturelles et de devenir un véritable pôle de création de valeur au service de la Nation.

Dans le même esprit, la politique économique s’appuiera, dans les échanges avec nos partenaires, sur le principe du HDC (Hors Différentiel de Charge). Ce mécanisme devra permettre de bâtir des relations économiques plus justes, plus compétitives et plus avantageuses pour les deux parties, en garantissant que chaque partenariat contribue effectivement à la croissance nationale, à la création d’emplois et au renforcement de notre souveraineté économique.

Le temps est venu pour les Congolaises et les Congolais de se préparer à cette nouvelle dynamique. Chacun est appelé, dès aujourd’hui, à développer une véritable culture de la création d’entreprises afin d’anticiper les opportunités qu’offrira l’autonomie partielle des régions. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des orientations proposées lors des débats préparatoires de la Conférence internationale qui, malheureusement, n’a pu aboutir. Elle reposait notamment sur la mise en place de cahiers des charges que j’avais demandé à chaque délégué régional d’élaborer, afin de disposer d’une vision structurée du développement économique propre à chaque territoire.

L’objectif est clair : faire émerger, dans chaque région, un tissu d’entreprises répondant aux besoins économiques et sociaux du territoire, afin de créer massivement des emplois contractuels par des entreprises à objets sociaux, de générer des revenus stables, de stimuler l’innovation, de fixer les populations sur leurs terres et de réduire les disparités régionales.

Dans ce cadre, chaque région bénéficiera de mécanismes de financement destinés à soutenir la création et le développement d’entreprises, selon des modalités qui seront définies à l’adoption des textes organisant l’autonomie partielle des régions.

L’État jouera pleinement son rôle d’État stratège. Il demeurera le principal investisseur dans les secteurs d’intérêt national et les infrastructures stratégiques. Là où l’investissement privé sera plus pertinent, l’État accompagnera les Congolaises et les Congolais au moyen de dispositifs de financement, de garantie, de formation et d’appui technique favorisant l’émergence d’un entrepreneuriat national fort.

Une priorité sera accordée à la création, dans toutes les régions, de paradis agricoles, véritables bassins de production destinés à garantir d’abord la sécurité alimentaire nationale. La première richesse d’un pays est sa capacité à nourrir son peuple. Produire pour nourrir les Congolais, transformer localement les productions et créer de la valeur ajoutée sur notre territoire constitueront les premières étapes de la souveraineté économique du Congo nouveau.

Pour les produits qui ne pourront pas encore être fabriqués ou cultivés sur notre territoire dans un premier temps, des centrales d’achat seront créées. Elles auront vocation à sécuriser les approvisionnements du pays, tout en privilégiant un actionnariat majoritairement congolais afin que la richesse générée profite d’abord aux Congolaises et aux Congolais.

Avec ToPeSA, projet global de transformation du Congo, chaque région devient un acteur du développement national. Chaque Congolaise et chaque Congolais devient un bâtisseur de la prospérité collective. Ensemble, faisons de l’autonomie partielle des régions le moteur d’un Congo nouveau, souverain, prospère et solidaire.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 11 juillet 2026 – Mis en ligne 10h11