samedi 20 juin 2026

Mise au point sur les propos de Jean-Paul Pigasse

Mise au point sur les propos de Jean-Paul Pigasse

Jean-Paul Pigasse s’est cru autorisé à conseiller à Denis Sassou Nguesso : « À moins que Boukadia n’aille chercher des armes en Iran ! » Cette formule, sans doute destinée à amuser, révèle pourtant une réalité bien plus sérieuse que celle qu’elle prétend tourner en dérision : celle des liens troublants entre le régime des Mollahs et le pouvoir du PCT.

Je rappelle donc à Jean-Paul Pigasse que, selon plusieurs sources diplomatiques et des révélations relayées par des services de renseignement occidentaux, Denis Sassou Nguesso a facilité la distribution de passeports diplomatiques, de service et ordinaire congolais à des membres ou proches du Hezbollah, du Hamas et des Houthis, leur permettant ainsi de circuler librement en Afrique centrale, en Afrique de l’Ouest et dans certains États du Golfe. Un ministre français des Affaires étrangères, devenu par la suite ministre des Armées, avait d’ailleurs personnellement mis en garde Denis Sassou Nguesso contre sa « trop grande facilité » à délivrer ces documents.

Pourtant, la grande majorité des Congolais — dont moi-même — n’ont accès ni à ces passeports ni, bien souvent, à une simple carte nationale d’identité. Ce constat nous conduit à plaider pour une refonte complète de ces documents : chaque Congolaise et chaque Congolais doit pouvoir disposer d’un passeport biométrique et rétinien, gage de sécurité pour notre pays et de dignité pour chacun de ses citoyens.

Dès lors, si quelqu’un entretient des accointances avec l’Iran, ce n’est assurément pas Modeste Boukadia, mais bien Denis Sassou Nguesso, qui a ouvert les portes diplomatiques congolaises aux relais de Téhéran.

Cette situation a conduit les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, à inscrire le Congo sur liste noire, plaçant le pays dans un isolement préoccupant sur la scène internationale et compliquant durablement ses relations avec Washington. Pour tenter de désamorcer cette crise, Denis Sassou Nguesso a nommé Jean Olessongo Ondaye ministre de l’Intérieur et Basile Ikouebe ambassadeur du Congo aux États-Unis. Parviendront-ils à inverser la tendance ? L’avenir nous le dira.

Je rappelle enfin à Jean-Paul Pigasse que le Congo a toujours été un ami d’Israël, depuis son premier président, Fulbert Youlou. C’est cette voie, fidèle à notre tradition diplomatique, que j’entends poursuivre.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 20 juin 2026 – 08h36

ToPeSA : Denis Sassou Nguesso a-t-il d'autres choix ?

ToPeSA : Denis Sassou Nguesso a-t-il d’autres choix ?

ToPeSA dénonce la complicité entre Brazzaville et la France d’Afrique de Pigasse et Bolloré, et appelle à la vérité historique comme chemin de réparation. Du stade de Kintélé au silence sur l’assassinat de Marien Ngouabi et du cardinal Biayenda, l’initiative ToPeSA fait ressortir que le maintien de Denis Sassou Nguesso au pouvoir repose sur une alliance avec une France néocoloniale qui méprise le peuple congolais. Face à cette logique héritée du Code Noir, ToPeSA propose une autre voie : celle de la vérité, de la dignité retrouvée pour les victimes, et de partenariats fondés sur le respect réciproque des peuples.

Le Congo est plongé dans la popopologie — ni popopo, ni dingui-dingui — ce silence de mort qui a suivi le brouhaha, identique à celui de l’oiseau de chez nous au Congo appelé popori, de la prestation de serment au stade de Kintélé, rebaptisé par Denis Sassou Nguesso « Stade de l’union du Nord », en opposition au stade Massamba-Débat, qualifié, lui, de stade des Bakongo.

C’est dans ce contexte que la France d’Afrique des humanistes Jean-Paul Pigasse et Vincent Bolloré — ce dernier surnommé jadis « le fossoyeur de l’Afrique » — encourage Denis Sassou Nguesso à maintenir le cap de la répression au Congo.

À la suite de l’abstention massive du peuple congolais, qui exprimait ainsi son rejet de Denis Sassou Nguesso, la France elle-même a qualifié cette opération de maintien au pouvoir de « fiasco », lançant à Denis Sassou Nguesso cet avertissement sans détour : « Nous vous conseillons de le rencontrer, de discuter et d’aller vers la transition. Vous n’avez fait qu’à votre tête et aujourd’hui vous vous plaignez de lui. Mais c’est sans nous ! »

De leur côté, Jean-Paul Pigasse — dont Matthieu Pigasse contrôle la dette congolaise —, qui avait déclaré sur la télévision du Groupe Bouygues : « On pouvait s’en sortir avec au moins 2 000 morts » (LCI, 2005), une allusion aux 750 000 Congolais qui manquent à l’appel en 2014 dans les classes d’âge de 20 à 40 ans, sans compter les 353 jeunes gens disparus du Beach et les 350 familles enterrées à Kimaza, au Bas-Congo en RDC, associé au « fossoyeur de l’Afrique », détenteur de parts importantes dans le Groupe Total qui contrôle la société Perenco qui vient d’être mise en examen pour « financement de la Françafrique », encouragent Denis Sassou Nguesso par des propos d’un mépris total envers le peuple congolais : « Le peuple congolais est docile et ne descendra jamais dans la rue pour manifester… »

On voit qu’en France s’opposent deux France : celle qui soutient l’Ukraine et qui lâche Denis Sassou Nguesso pour ses atteintes aux droits de l’homme, lui conseillant de privilégier la solution de la Transition Politique Structurelle Apaisée — ToPeSA — et celle des Français d’Afrique, Jean-Paul Pigasse et Vincent Bolloré, qui soutiennent la dictature congolaise.

De son côté, Denis Sassou Nguesso ne dit mot de l’agression du soi-disant humaniste Jean-Paul Pigasse envers le peuple congolais — sauf à reconnaître lui-même : « Nous l’avons mis en prison pour l’humilier, mais il en est ressorti encore plus puissant. Il est comme Ousmane Sonko, qui sème le désordre au Sénégal. »

Cette vérité est effroyable, car elle dit tout.

L’assassinat du commandant Marien Ngouabi, par la manipulation de l’ancien président Alphonse Massamba-Débat lui-même piégé — comme l’ont témoigné Mizele et Lazare Mouanga : « Mbuta-Muntu (le Vieux, entendre Alphonse Massamba-Débat) a été piégé » — et comme l’expliquait aux militaires dans les casernes le capitaine Pierre Anga ; l’assassinat du cardinal Émile Biayenda, pour le remplacer par un évêque plus docile à leurs intérêts ; et tant d’autres tragédies encore : tout cela n’avait qu’un seul but, livrer le Congo à la France d’Afrique de Jean-Paul Pigasse et Vincent Bolloré, pendant que le clan Denis Sassou Nguesso occupait son temps en danses et en mariages, masquant un arrière-projet de destruction des Kongo Landa Rails et de fracture entre eux et les Kongo Boko.

Or ce rappel historique n’est pas un règlement de comptes : c’est la voie de la guérison. Tant que la vérité sur Ngouabi, sur Massamba-Débat, sur le cardinal Biayenda et sur toutes les victimes de cette histoire confisquée reste tue, leurs familles et notre nation entière restent prisonnières du déni. Dire cette vérité, c’est permettre aux victimes de retrouver leur dignité par la réparation — car leur vie a la même valeur que toute autre vie, et aucune raison d’État ne peut justifier qu’on l’efface du récit national. D’où la nécessité impérieuse de la convocation d’un procès en révision du procès Marien Ngouabi, afin de laver l’honneur des Bakongo et de libérer la conscience de nos compatriotes du Nord, pour réinstaller la confiance dans l’unité du pays.

Plus que jamais, la vérité ne doit pas se négocier à travers la nomination à des postes ministériels à vie — elle doit se dire, pour que notre histoire nous reconstruise et nous permette de mieux vivre ensemble.

C’est cela, ToPeSA.

ToPeSA, la voie de l’union nationale.
ToPeSA, pour la restauration de l’État.
ToPeSA, pour reconstruire des relations dignes avec nos partenaires — des relations de partenariat réel, fondées sur le respect réciproque des peuples, et non sur la logique de domination que perpétuent Jean-Paul Pigasse et Vincent Bolloré, héritiers d’un esprit qui n’a jamais rompu avec celui du Code Noir.

Le comportement de ces deux hommes donne, hélas, raison au président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko.

Car il faut le redire sans détour : Denis Sassou Nguesso n’est pas venu au pouvoir pour servir le Congo, mais pour s’emparer du Trésor public et s’enrichir, lui et son clan, pendant que le peuple s’enfonce dans la misère. Alors la question se pose : le choix que lui propose Jean-Paul Pigasse — « À moins que Boukadia aille chercher des armes en Iran ! » —, cette fuite en avant vers la confrontation et la répression, va-t-il vraiment lui permettre de conserver ses Biens Mal Acquis ? Rien n’est moins sûr. Car la vérité, elle, ne se négocie pas — et tôt ou tard, elle rattrape ceux qui croient pouvoir l’acheter avec des armes ou des promesses de chaos.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 19 juin 2026 – 18h16

ToPeSA : le choix politique

 Le

ToPeSA : le choix politique

Du popori — jacasserie de l’oiseau appelé popori — pendant l’opération de maintien au pouvoir, à la popopologie — ni popopo, ni dingui-dingui — de l’Après

Du popori complaisant qui accompagnait la campagne de l’opération le maintien au pouvoir, au silence de mort de la popopologie qui lui a succédé, le constat est sans appel : le pouvoir est à terre, dépassé par l’ampleur de son propre échec. Pendant que Brazzaville étouffe les dossiers qui dérangent — des passeports controversés aux vérités enfouies sur l’assassinat de Marien Ngouabi — le peuple, lui, exige de se réapproprier son histoire. Face à cette impasse, le CDRC pose ToPeSA comme choix politique : ni capitulation, ni trahison, mais le pont vers le Congo Nouveau.

Depuis longtemps déjà, nous avions attiré l’attention sur la nécessité de savoir s’arrêter à temps, la main tendue, pour une sortie honorable par la grande porte. Nous l’avons payé au prix de notre liberté : condamnés arbitrairement à des années de prison pour avoir simplement exigé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, seul rempart capable d’empêcher la dégringolade que nous voyions déjà venir. Que nenni : on nous opposait la rhétorique du « chien aboie, la caravane passe ». Pendant ce temps, le pays s’enfonçait, jour après jour, un peu plus dans l’abîme.

Les grandes orientations promises par le soi-disant projet de société « L’accélération de la marche vers le développement », annoncé à grand renfort de jacasseries, restent à ce jour introuvables. Vint alors la popopologie : un silence de mort sur toute l’étendue du territoire. Le pouvoir s’est muré dans le silence, occupé à des futilités privées, dépassé par l’ampleur de son propre échec après cinquante ans de règne sans le moindre coup d’État pour s’en justifier. Silence absolu de l’action gouvernementale — un silence qu’il a lui-même voulu, en s’entourant d’aventuriers payés pour jouer les garants d’un pluralisme de façade. Oui, c’est le « ni popopo, ni dingui-dingui » : un silence de mort, comme s’il n’y avait plus ni pouvoir ni président. Échec et mat.

L’Après se précise…

C’est comme au match de boxe. Celui que le système PCT a poussé à se maintenir sur le ring, en champion, ne répond plus. Dopé par les promesses de ses soutiens — la situation financière s’arrangerait, les investissements seraient au rendez-vous pour financer « L’accélération de la marche vers le développement » — il a fini par croire à son propre mythe.

Comment faire pour se relever ? Il tente d’actionner Jean Olessongo Ondaye en le nommant ministre de l’Intérieur, à qui il ordonne de trouver une issue au dossier des passeports « distribués comme des petits pains à des groupes terroristes tels le Hamas, le Hezbollah et les Houthis du Yémen », alors que les Congolais eux-mêmes en sont privés — un dossier qui empoisonne désormais les relations entre le Congo et la Grande Puissance sous la présidence de Donald Trump. Mais rien n’y fait : ce dossier reste sous le contrôle direct de Denis Sassou Nguesso lui-même, via l’ancien ministre de l’Intérieur Raymond Zéphyrin Mboulou. De l’autre côté, son directeur de cabinet, Florent Tsiba, fait pression pour que le dossier de la manipulation de l’ancien président Alphonse Massamba-Débat — manipulation qui a conduit à l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, puis à celui de Massamba-Débat lui-même et du cardinal Émile Biayenda — connaisse une autre issue.

Mais le peuple veut savoir. Le peuple veut se réapproprier son histoire, comme le voulait déjà le capitaine Pierre Anga lorsqu’il s’adressait aux officiers de l’armée pour leur demander de ne jamais taire la vérité, mais d’éclairer le peuple sur ce qui était advenu. Mizele et Lazare Mouanga ont fini eux-mêmes par concéder : « Mbuta-Muntu (le Vieux) [Alphonse Massamba-Débat] a été piégé. » Nous le rappelons à l’attention des historiens, car il nous faut guérir de notre histoire, fût-elle blessante et sanglante — non pas l’effacer, mais l’affronter en face, comme un peuple qui choisit de se regarder dans la glace plutôt que de se mentir à lui-même.

En somme, il nous faut, à l’image de Chartres — où repose, au pied du Glaive Brisé, la mémoire de Jean Moulin et des martyrs des camps de concentration nazis — tracer notre propre chemin de mémoire, pour que notre conscience collective soit sans cesse interpellée et que nous ne recommencions plus jamais les mêmes erreurs.

ToPeSA : la solution politique

Que faire ?

Se retrouver en forêt pour fabriquer le tam-tam, et le faire résonner au cœur du village… Un choix politique — ni capitulation, ni trahison — car la politique est l’art du compromis pour avancer, pour le seul bénéfice du peuple.

ToPeSA : la voix et la voie, le pont vers le Congo Nouveau.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 18 juin 2026 – 13h17

ToPeSA : le chemin de l'unité

ToPeSA : le chemin de l’unité

Je m’interroge : entre l’inné et l’acquis, quel choix pour nous qui nous disons Congolaises et Congolais ?

Cette question n’est pas accessoire. Elle dit si nous sommes vraiment, dans les actes autant que dans les mots, des Congolaises et des Congolais unis. Car comment comprendre que certains veuillent répondre par la violence à un régime lui-même né et se perpétue par la violence et la mort d’hommes ?

Tous critiquent le régime PCT et le sang versé. Et pourtant, on me sollicite, moi, pour agir par la force afin d’en finir avec Brazzaville. Mais l’histoire parle déjà, et elle parle clair.

Ce sont ceux-là mêmes qui, hier, poussaient Guy Parfait Kolélas au combat — enterré aujourd’hui en France, loin de sa terre natale.

Qu’en est-il du général Jean-Marie Michel Mokoko, adulé, qui paie seul aujourd’hui, dans sa cellule, au prix de sa liberté, le rêve pourtant partagé de tout un peuple ?

Et voilà qu’on me dit, je cite : « Il faut activer la solution militaire pour en finir avec eux, c’est ce qu’ils ont fait contre Pascal Lissouba, pourtant démocratiquement élu. »

On condamne, à juste titre, les dérives de Denis Sassou Nguesso et les atteintes aux droits de l’homme. Mais ceux qui appellent à la solution militaire savent-ils seulement ce qu’ils invoquent ? Sont-ils prêts à voir deux, trois, cinq hommes s’emparer du pouvoir et l’imposer à tout un pays, sans autre légitimité que la cartouche et la baïonnette ? Ils se réjouiront, sans doute, du départ de Denis Sassou Nguesso — comme ils se réjouiront, un jour, du départ de celui qui l’aura chassé. Et entre-temps, sinon pour longtemps, le peuple congolais, lui, attendra. Il attendra de savoir quand le développement et le respect des droits de l’homme éliront enfin domicile au Congo. Car activer la solution militaire, c’est se préparer à voir un pouvoir de fait.

Le Congo a-t-il besoin d’une solution militaire, ou de l’union nationale pour enfin traverser le pont vers le Congo Nouveau, par ToPeSA — avec la restauration d’un État garant de la sécurité de toutes les Congolaises et de tous les Congolais, y compris ceux du régime actuel ?

C’est dire que la solution militaire, si elle a existé, n’a pas été écartée par une quelconque considération puérile mais par les vrais enjeux qui doivent sous-tendre notre Nation.

Le développement, c’est la stabilité et la justice au service d’une vraie politique de réformes et de relations diplomatiques responsables, qui respectent les peuples.

ToPeSA n’est dirigé contre personne.

ToPeSA veut mettre fin à la popopologie, pour que chacune et chacun retrouve la parole.

ToPeSA appelle à l’union des forces politiques et du peuple.

ToPeSA veut unir le pays et ses régions, dans le respect de toutes les ethnies qui, par leurs traditions multiples, constituent notre richesse nationale.

ToPeSA propose, tout en comprenant fondée l’ultime solution militaire, que nous nous retrouvions au cœur de la forêt pour fabriquer le tam-tam rituel de l’unité, celui qui se joue à la place du village autour du peuple rassemblé.

ToPeSA appelle l’esprit d’un seul peuple. Un seul pont. Un seul Congo.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 17 juin 2026 – 20h29

vendredi 19 juin 2026

ToPeSA : traverser le pont vers le Congo nouveau

 

ToPeSA : Traverser le pont vers le Congo Nouveau

ToPeSA : Traverser le pont vers le Congo nouveau

Mot au Peuple Congolais — 15 juin 2026

Chères Compatriotes, Chers Compatriotes,

En ce jour d’anniversaire, je devais m’entretenir avec vous à travers l’émission Ebaka Show — cette émission née le 16 janvier 2016, lendemain de mon arrestation arbitraire pour avoir simplement demandé un gouvernement d’union nationale et dénoncé la dérive tribale du régime PCT. Monsieur Robert Ebaka, éprouvé par le deuil de sa maman, la Veuve Ebaka née Clarisse Nkouka, ne peut être parmi nous ce soir. Je lui adresse toute ma compassion fraternelle.

Je remercie du fond du cœur toutes celles et tous ceux qui m’ont adressé leurs vœux, rappelé les réalités douloureuses du pays, et exprimé l’espoir que porte ToPeSA. Je ne suis que le porte-parole d’un projet qui appartient à tout le peuple congolais. Leurs mots — calme, courage, détermination — résonneront tout au long de ce message.

Le Congo plongé dans la popopologie

Les Congolaises et les Congolais connaissent le popori, cet oiseau qui fait beaucoup de bruit. De ce bruit vide est née la popologie — et au-delà, la popopologie (ni popopo) : un silence si criard que l’on entendrait un mort dormir.

C’est le silence de mort organisé. C’est l’état dans lequel notre peuple est réduit à chuchoter, à regarder par-dessus son épaule, à avaler ses larmes et à sourire à son bourreau. La popopologie, c’est quand la peur a définitivement remplacé la parole. Quand les gens préfèrent se taire plutôt que d’être emprisonnés, torturés ou tués.

Aujourd’hui, le Congo s’est mué en pays zombie. Les marchés sont ouverts, mais les bouches sont fermées. Les rues sont animées, mais les consciences sont anesthésiées.

Cette situation repose sur deux formes de répression indissociables. La répression physique d’abord : arrestations arbitraires, disparitions orchestrées par des milices en uniforme, terreur quotidienne. Puis la répression psychologique : avec le temps, la peur colonise les esprits. Les Congolais finissent par intérioriser leur propre oppression — ils deviennent les gardiens de leur propre prison. C’est précisément le but ultime du PCT : que le peuple se surveille lui-même.

Et pendant ce temps, pour éviter de voir le résultat de leur échec politique qui a fait sombrer le pays, ils célèbrent des mariages à tout va — cycle effréné d’unions et de divorces, de violences envers les femmes aussitôt pardonnées facilement. Bref, c’est une fuite en avant organisée devant les responsabilités collectives.

Le 15 mars 2026 : un coup d’État en costume-cravate

Le monde a assisté à ce que j’appelle un coup d’État constitutionnel. L’Assemblée nationale écartée. Le Conseil constitutionnel aux ordres. Les généraux au garde-à-vous. Et la communauté internationale ? Elle a regardé ailleurs, comme toujours.

Les partenaires traditionnels ont envoyé leurs représentants pour sécuriser les contrats pétroliers. Tant que le pétrole coulera au bénéfice de certaines puissances, le système PCT aura ses parrains. Les 750 000 Congolais disparus, les victimes du Beach, le génocide d’Ikonongo et du Pool, les assassinats de Marien Ngouabi, d’Alphonse Massamba-Débat, du cardinal Émile Biayenda — tout cela est traité comme quantité négligeable, tandis qu’ailleurs deux morts dans un accident de voiture occupent les écrans pendant des heures.

ToPeSA : la voie vers le Congo Nouveau

ToPeSA, c’est d’abord une conviction : le salut du Congo viendra du peuple congolais lui-même, armé de conscience, de dignité et d’organisation. Notre démarche repose sur quatre piliers.

La décolonisation mentale. Avant de changer les institutions, il faut changer les esprits. Briser la popopologie, c’est redonner à chaque Congolais le sentiment qu’il a le droit de dire non — que sa parole a de la valeur, que sa vie a de la valeur.

La restauration de l’État de droit. ToPeSA ne cherche pas à remplacer un homme par un autre. ToPeSA, c’est remplacer un système par des institutions robustes, indépendantes, au service du peuple : une justice libre, une armée républicaine, une administration dépolitisée.

La réconciliation nationale. Le Congo porte trop de blessures ouvertes — les guerres des années 90, les fractures ethniques instrumentalisées par le régime. ToPeSA propose une réconciliation, non pas pour oublier, mais pour cicatriser ensemble.

Le développement souverain. Le Congo est l’un des pays les plus riches d’Afrique centrale. Ses ressources pétrolières, forestières, hydrauliques appartiennent au peuple. ToPeSA défend un modèle où la rente nationale finance l’école, l’hôpital, la route — et non les palais et les comptes offshore.

Le pont vers le Congo Nouveau

Entre le Congo d’aujourd’hui — celui de la peur, de la pénurie, de la honte — et le Congo de demain — celui de la dignité, de la liberté, de la prospérité partagée — il y a un pont à traverser. Ce pont, personne ne peut le franchir à notre place. C’est le peuple congolais qui le traverse, les pieds ensemble, solidairement.

Comment sortir de la popopologie ? Trois leviers immédiats.

Briser l’isolement par la parole. La popopologie prospère dans le silence individuel. Mais si vous êtes dix à parler, cent à témoigner, mille à diffuser — le silence devient impossible à maintenir. Malgré les coupures d’électricité et les tentatives d’étouffement numérique, les réseaux sociaux demeurent une arme puissante. Chaque vidéo, chaque témoignage, chaque image qui sort du Congo est une balle dans la carapace du mensonge d’État.

Organiser la résistance civile. ToPeSA structure des réseaux de solidarité à l’intérieur du pays et dans la diaspora. Grèves silencieuses, boycotts ciblés, désobéissance civique non violente — ce sont les outils que des peuples opprimés partout dans le monde ont utilisés pour reconquérir leur liberté.

Unifier l’opposition. Trop longtemps, l’opposition congolaise a été son propre ennemi — divisée, fragmentée, parfois noyautée. ToPeSA lance un appel solennel à toutes les forces démocratiques pour construire un front uni, avec un programme clair et une stratégie partagée.

À ceux qui appellent à la violence : je comprends la frustration, je la partage. Mais la violence armée n’a jamais apporté la démocratie au Congo. Les guerres des années 90 ont accouché de plus d’autoritarisme. La violence offre au régime le prétexte qu’il cherche pour intensifier la répression. Notre force, c’est notre nombre. Notre légitimité. Notre organisation. Notre courage civil. Un peuple conscient et organisé est plus puissant qu’une armée.

Le rôle de la diaspora

La diaspora est le poumon de la résistance. Elle dispose de la liberté de parole, des ressources, des réseaux et de l’influence que n’ont pas ceux qui vivent sous la botte à Brazzaville, Pointe-Noire ou ailleurs. Elle doit se mobiliser devant les mairies des villes où vivent les Congolais, interpeller les chancelleries européennes, porter la vérité congolaise auprès de l’Union africaine et des organisations de défense des droits humains.

Mais j’insiste : la diaspora doit s’unir au-delà des querelles d’ego. Le Congo n’a pas besoin de chefs qui se disputent des strapontins en exil. Il a besoin de serviteurs pour le respect des droits de l’homme, pour la démocratie et pour la république pour asseoir la nation qui est notre cause.

Quant à la France : elle a une responsabilité historique et morale considérable. Pendant des décennies, la Françafrique a entretenu Sassou Nguesso au service des intérêts pétroliers français. Le moment est venu de choisir — le peuple congolais ou un dictateur en fin de règne. Les Français eux-mêmes, dans leur majorité, ne veulent plus que leur gouvernement protège des régimes qui oppriment des peuples.

Message au Peuple Congolais

Je vous vois. Je vois votre souffrance et votre dignité bafouée. Je vois le fonctionnaire qui n’a pas été payé depuis des mois. Je vois la mère qui ne peut pas soigner son enfant. Je vois le jeune diplômé qui végète sans emploi. Je vois le vieux sage qui a honte du Congo qu’il laissera à ses petits-enfants.

Vous n’êtes pas seuls. ToPeSA est là. La diaspora est là. Et surtout — vous êtes ensemble, même dans votre silence.

Et voici la chose la plus importante : la peur a une date de péremption. Tous les régimes qui ont cru avoir réduit leur peuple au silence éternel ont fini par tomber. Ceaușescu est tombé. Ben Ali est tombé. Mobutu est tombé. L’histoire n’a jamais donné raison aux tyrans.

Le Congo Nouveau n’est pas un rêve. C’est un chantier. Et ce chantier appartient au peuple congolais.

Levons-nous. Ensemble. Avec dignité. Sans violence, mais sans peur.

Le pont vers le Congo Nouveau, nous le traverserons. Tous ensemble.

« La vérité ne se négocie pas — elle se dit. »

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

15 juin 2026 — 18h51

ToPeSA : le noeud du Congo

 

ToPeSA : Le nœud du Congo

ToPeSA : Le nœud du Congo

La main tendue n’est ni capitulation ni soumission, mais une négociation pour un apaisement en vue d’une solution politique durable dans l’intérêt bien compris du peuple

En ce jour anniversaire de la fin de la Conférence nationale souveraine de 1991, grand moment d’espérance qui avait mobilisé le peuple congolais autour de l’idéal de changement, de démocratie et de réconciliation nationale, le constat est amer : le Congo semble être retourné à ses vieux démons. Les promesses d’hier ont laissé place à une crise politique, économique, sociale et morale dont les conséquences pèsent lourdement sur les populations.

Face à cette impasse, ToPeSA rappelle une évidence : tendre la main n’est ni capituler ni se soumettre. C’est faire le choix de la responsabilité, du dialogue et d’une négociation politique sérieuse afin de créer les conditions d’un apaisement durable et d’une solution conforme aux intérêts supérieurs de la Nation.

Mais aucune solution durable ne pourra émerger sans affronter les questions que l’on repousse depuis des décennies : celles de la vérité historique, de la gestion des ressources nationales, au premier rang desquelles le pétrole, et de la réconciliation authentique entre les filles et les fils du Congo. Car sans vérité, il ne peut y avoir ni justice ; sans justice, il ne peut y avoir de confiance ; et sans confiance, il ne peut y avoir ni paix durable ni avenir commun.

Pour y parvenir, une question essentielle doit trouver une réponse :

Qui a la mainmise sur le pétrole congolais, devenu au fil des décennies une véritable arme de destruction silencieuse qui tue les Congolaises et les Congolais à petit feu ?

La mainmise sur le pétrole congolais méritait-elle la mort du Commandant Marien Ngouabi et la division durable du peuple congolais ?

La réponse est catégoriquement : NON.

La mainmise sur le pétrole congolais justifiait-elle le coup d’État contre le président démocratiquement élu Pascal Lissouba ?

La réponse est évidemment : NON.

La mainmise sur le pétrole congolais nécessitait-elle que « 750 000 personnes du Sud-Congo manquent à l’appel », selon le rapport du Projet de Programme Post-Conflit de Développement Économique et Social pour le Congo 2000-2002, cosigné en novembre 1999 par le président Denis Sassou Nguesso, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de l’Administration du Territoire Pierre Oba, le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget Mathias Dzon, l’Union Congolaise des Banques (UCB), la Banque Africaine de Développement (BAD) et les Nations Unies ?

La réponse est naturellement : NON.

La mainmise sur le pétrole congolais pouvait-elle conduire Jean-Paul Pigasse à se réjouir en déclarant : « On aurait pu s’en sortir avec moins de 2 000 morts » (LCI, 2005), comme si 2 000 vies humaines n’étaient qu’un détail de l’histoire ?

Depuis que ce fait est rappelé, aucun juriste congolais ne semble s’être interrogé sur l’opportunité de saisir la justice à propos de tels propos.

Là encore, la réponse est : NON.

Le pétrole congolais : le véritable nœud du Congo

Le dossier de la mort du Commandant Marien Ngouabi demeure ouvert et le restera tant que la révision de ce procès n’aura pas eu lieu afin d’innocenter les prétendus « Bakongo ba bomi Marien » (« Les Kongo ont assassiné le président Marien Ngouabi »).

Cette vérité est indispensable pour libérer également nos compatriotes du Nord, pris en otage depuis des décennies par la fausse « réconciliation inter-nordiste », laquelle a servi de fondement politique à la confiscation du pouvoir et à la prise de contrôle des ressources nationales, notamment pétrolières.

Un pays stable est un pays qui a fait la paix avec son histoire.

À ce titre, Florent Tsiba doit dire au peuple congolais qui avait manipulé l’ancien président Alphonse Massamba-Débat afin qu’il se rende à l’État-Major où semblait l’attendre le président Marien Ngouabi pour un prétendu transfert de pouvoir, épisode qui s’est soldé par leur assassinat ainsi que par celui du cardinal Émile Biayenda et de nombreux autres officiers.

Mizele et Lazare Mouanga l’ont suffisamment répété :

« Le vieux (Massamba-Débat) s’était fait avoir. »

Plus que jamais, nous devons affronter notre histoire, avec ses blessures et ses zones d’ombre, afin de pouvoir les guérir. C’est à cette condition que nous pourrons accepter de vivre ensemble sans préjugés, sans haine et sans instrumentalisation des appartenances régionales ou ethniques.

C’est à cette condition que pourra naître le Congo nouveau.

Le bilan de quarante-deux années de pouvoir sans coup d’État

Après quarante-deux années de pouvoir continu, quels sont les résultats visibles pour les Congolaises et les Congolais ?

  • La pauvreté et la misère sociale pour une grande partie de la population ;
  • Le manque chronique d’eau potable et d’électricité sur l’ensemble du territoire national ;
  • Une jeunesse désœuvrée, abandonnée à elle-même, privée de perspectives d’avenir et à laquelle on répète qu’« il n’y a plus de place dans la fonction publique », sans jamais lui proposer d’alternative crédible.

Pendant ce temps, les priorités semblent être ailleurs :

  • Nommer son propre petit-fils Officier d’ordonnance alors qu’il n’a jamais servi dans les forces armées ;
  • Accorder son pardon à des ministres accusés de violences conjugales, transformant ainsi l’impunité en signal politique et en encouragement implicite à la banalisation des violences faites aux femmes.

Cette situation traduit le peu de considération accordé à la condition féminine dans notre pays. Elle contribue également à normaliser des comportements profondément inquiétants, lorsque des jeunes filles de 18 ans sont présentées comme des « vieilles femmes », tandis que prospère une culture que les Congolais dénoncent eux-mêmes sous l’expression populaire de la lecture des « livres de 12 pages », allusion aux très jeunes filles que certains prédateurs considèrent comme des objets de convoitise.

Le Congo dans l’ère de la popopologie

Aujourd’hui, le Congo semble être entré dans l’ère de la popopologie.

Une époque où l’on annonce « l’accélération de la marche vers le développement », où l’on promet « d’accélérer la prise de conscience des jeunes » afin qu’ils apprennent à assumer et à s’assumer, mais où, dans les faits, le pays fait du surplace.

Les mots courent plus vite que les actes.

Les promesses avancent plus vite que le développement.

Et pendant que les discours s’accélèrent, le Congo, lui, demeure immobile.

C’est cela, la popopologie.

Le silence s’est installé.

Le pays ne respire plus.

Beaucoup n’osent plus parler.

Pourtant, chacun sait que l’Après est déjà là.

Et lorsqu’un peuple commence à regarder davantage l’après que le présent, c’est que le présent a déjà atteint ses limites.

Échec et Mat !

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

10 juin 2026
Jour anniversaire de la fin de la Conférence nationale souveraine – 11h08

L'après : qui a peur de ToPeSA et de l'Union nationale ?

Je m’interroge : qui a peur du rassemblement des Congolais ? Pourquoi mes publications appelant à l’unité nationale, au dialogue et à la mise en œuvre de ToPeSA font-elles l’objet de signalements répétés sur les réseaux sociaux ?

À travers cette mise au point, je réaffirme que le CDRC – Une Nation Pour Tous est un parti de gouvernement porteur de « L’Autre politique », celle qui place l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des intérêts particuliers, des divisions et des antagonismes qui affaiblissent notre pays depuis trop longtemps.

Car l’avenir du Congo ne se construira ni dans la violence, ni dans les fractures régionales, ethniques ou politiques, mais dans la rencontre de toutes les intelligences, de toutes les compétences et de toutes les bonnes volontés de notre pays, qu’elles soient issues de nos villages ou de nos villes, de l’intérieur du territoire national ou de la diaspora appelée à participer à l’effort de reconstruction nationale à travers la désimmigration.

À travers l’image du tam-tam fabriqué au cœur de la forêt par ceux qui savent, avant d’être joué ensemble au village pour rassembler toute la communauté, j’appelle les filles et les fils du Congo à unir leurs efforts afin de bâtir une solution politique capable de restaurer l’État, de consolider la paix, de renforcer le vivre-ensemble, de refonder l’unité nationale et de redonner à notre peuple l’espérance d’un Congo nouveau.

Car le salut du Congo ne viendra ni d’un homme providentiel, ni d’une région particulière, ni d’une communauté contre une autre. Il viendra de la volonté collective des Congolaises et des Congolais de se retrouver autour d’un projet commun pour reconstruire leur nation et lui rendre toute sa place en Afrique et dans le monde.

Fabriquer le tam-tam au cœur de la forêt pour rassembler la nation au village

Mes chères compatriotes,

Mes chers compatriotes,

Pendant des années, j’ai alerté sur les dangers qui menaçaient notre pays. J’ai ouvert le débat sur les causes profondes de la crise congolaise et sur les différentes hypothèses de sortie de crise, y compris les plus extrêmes, afin de faire prendre conscience des risques de désintégration nationale qui pesaient sur le Congo.

Aujourd’hui, le temps n’est plus à l’alerte mais à la construction.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’évoquer les conséquences possibles de nos divisions, mais de bâtir les conditions de notre rassemblement.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus de regarder ce qui pourrait séparer les Congolais, mais de rechercher ce qui peut les unir.

C’est précisément le sens de ToPeSA.

Dès lors, une question se pose : qui a peur de ToPeSA ? Qui a peur de l’union nationale ? Qui a peur de voir les filles et les fils du Congo se retrouver autour d’une même table pour construire ensemble une solution politique capable de restaurer l’État, la paix, le vivre-ensemble et l’espérance d’un Congo nouveau ?

J’ai publié le 8 juin 2026 sur Facebook une analyse intitulée : « Le résultat de la mainmise sur le pétrole congolais ».

Cette réflexion portait sur les conséquences de plusieurs décennies de gouvernance marquées par une mauvaise gestion des ressources nationales. Elle mettait notamment en lumière la dégradation progressive de notre système éducatif ainsi que certaines dérives institutionnelles qui contribuent à fragiliser davantage la cohésion nationale et le respect dû aux femmes congolaises.

Dans cette publication, il n’y avait ni propos offensants, ni atteinte à la pudeur, ni appel à la haine, ni incitation à la violence. Comme toutes mes analyses, elle s’inscrivait dans une démarche de réflexion, de dialogue et de recherche de solutions pour l’avènement d’un Congo nouveau fondé sur ToPeSA, la paix, la justice et l’unité nationale.

Pourtant, cette publication a été signalée auprès de Facebook, avec pour conséquence le blocage temporaire de ma page et la limitation de ma capacité à publier. Loin de faire disparaître le débat qu’elle soulève, cette situation m’a conduit à republier ce contenu sur le site officiel du CDRC sous le titre : « ToPeSA : Le nœud du Congo », afin que les Congolaises et les Congolais puissent continuer à réfléchir librement aux enjeux de notre avenir commun.

Des questions méritent donc d’être posées :

Qui a peur de ToPeSA ?
Qui a peur de l’union nationale ?
Qui a peur du dialogue entre les filles et les fils du Congo ?

Pendant des années, lorsque j’ouvrais le débat sur la crise nationale et sur diverses hypothèses de sortie de crise, y compris l’éventualité de deux États pour alerter les Congolais sur les risques de désintégration nationale auxquels notre pays pouvait être confronté, ma page n’a jamais été signalée. Mais aujourd’hui que je défends l’unité nationale, le rassemblement des Congolais, la restauration de l’État et une solution politique pacifique, certains semblent vouloir faire taire cette voix.

Pourquoi ?

Qui craint que les Congolais du Nord, du Sud, du Centre, de l’Est et de l’Ouest se parlent à nouveau ?

Qui craint que les femmes et les hommes de toutes nos régions comprennent qu’ils partagent les mêmes souffrances, les mêmes difficultés et finalement les mêmes aspirations ?

Qui craint que le peuple congolais découvre que son avenir ne se trouve ni dans la haine, ni dans les divisions, ni dans les règlements de comptes, mais dans son unité retrouvée ?

Je le dis avec gravité : la violence n’apportera aucune des solutions attendues par notre peuple.

La violence ne produira ni eau potable, ni électricité, ni emplois, ni investissements.

La violence ne paiera ni les salaires, ni les pensions, ni les bourses.

La violence ne construira ni écoles, ni universités, ni hôpitaux.

La violence ne réconciliera pas les Congolais avec eux-mêmes.

Partout dans le monde, les grandes crises nationales ont trouvé leurs solutions lorsque les femmes et les hommes capables de réfléchir, d’écouter et de construire ensemble ont accepté de se retrouver autour d’une même table pour rechercher l’intérêt supérieur de la nation.

C’est précisément le sens de ToPeSA.

ToPeSA n’est pas le projet d’une région contre une autre.

ToPeSA n’est pas le projet d’une ethnie contre une autre.

ToPeSA n’est pas le projet d’un parti contre un autre.

ToPeSA est le projet du Congo tout entier.

Je ne suis ni historien, ni juriste. Je ne suis pas là pour mettre qui que ce soit en prison, car ce n’est pas la mission d’un homme politique. La mission d’un responsable politique est de proposer des solutions aux problèmes du pays, de porter une vision pour la nation et de faire adopter, par les institutions compétentes, les décisions et les lois nécessaires afin qu’elles soient appliquées dans l’intérêt du peuple.

C’est dans cet esprit que j’inscris mon action : non pas dans la recherche de la vengeance, mais dans la recherche de solutions politiques pour le Congo.

Ma démarche est avant tout politique. Elle consiste à proposer des solutions permettant à notre pays de se réapproprier son histoire, afin que notre peuple puisse mieux la comprendre, l’assumer et guérir des blessures qu’elle a laissées derrière elle.

Car un peuple qui ignore son histoire peine à comprendre son présent et à construire son avenir. À l’inverse, un peuple réconcilié avec son histoire dispose des clés nécessaires pour se réconcilier avec lui-même et s’ouvrir sereinement au monde.

C’est à cette condition que nous pourrons établir des relations solides, équilibrées et respectueuses avec nos partenaires. L’histoire nous donne les clés pour mieux nous comprendre nous-mêmes, mais aussi pour mieux comprendre les autres et dialoguer avec eux. Elle nous permet d’être pleinement présents dans la communauté humaine, en Afrique, en Europe, aux États-Unis, en France, en Israël et partout où se construisent les échanges entre les peuples.

Le Congo ne retrouvera sa place dans le monde qu’en retrouvant d’abord sa place dans sa propre histoire.

Nos anciens nous enseignaient qu’avant de jouer le tam-tam au village, il fallait d’abord le fabriquer au cœur de la forêt. Chacun apportait son savoir-faire, son expérience, ses connaissances et sa contribution. Puis, une fois le tam-tam achevé, tous se retrouvaient au village pour le faire résonner ensemble afin d’appeler la communauté au rassemblement.

Aujourd’hui, le Congo a besoin de ce tam-tam.

Il a besoin que celles et ceux qui savent, celles et ceux qui comprennent les enjeux du pays, son histoire, ses blessures, ses forces et ses défis, se retrouvent pour fabriquer ensemble le tam-tam de la paix, de l’unité nationale et du renouveau.

Il a besoin des paysans comme des citadins, des jeunes comme des anciens, des femmes comme des hommes, des Congolais de l’intérieur comme de ceux de la diaspora qui souhaitent participer à l’effort national à travers la désimmigration et le retour des compétences au service de la nation.

Ce n’est qu’ensuite que nous pourrons faire résonner ce tam-tam dans tout le pays afin d’appeler chaque Congolaise et chaque Congolais à se retrouver autour d’un projet commun de paix, de justice, de développement, de vivre-ensemble et d’unité nationale.

Plus que jamais, la voie demeure ToPeSA.

ToPeSA est le pont qui relie les régions, les générations, les sensibilités politiques et les composantes de la nation.

ToPeSA est le chemin du dialogue, de la responsabilité et de l’espérance.

ToPeSA est le pont vers le Congo nouveau.

Quoi que certains fassent pour l’empêcher, le peuple congolais finira par se retrouver autour de ce choix, car il est celui de la paix, de l’unité et de l’avenir.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 12 juin 2026 – Mise en ligne à 09h00