vendredi 13 mars 2026

Géopolitique et avenir du Congo | Congo-Iran : quand certaines dictatures sont combattues et que d'autres sont tolérées

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Rencontre avec Jean-Louis Debré, Président du Conseil Constitutionnel à l’Académie Diplomatique Internationale (Paris, 04/03/2015). © Photo Hermès Le Cour De Beru

Tribune – Géopolitique et avenir du Congo

Congo – Iran : quand certaines dictatures sont combattues et que d’autres sont tolérées

"Alors que le monde condamne certains régimes autoritaires et mène des opérations internationales pour mettre fin à ceux qui oppriment leur peuple, une question se pose : pourquoi certaines situations comparables semblent-elles ignorées ailleurs ? Dans cette tribune, Modeste Boukadia analyse la situation de la République du Congo après plus de quatre décennies de pouvoir de Denis Sassou Nguesso et s’interroge sur l’après. À l’heure d’une recomposition géopolitique mondiale où l’Afrique devient un espace stratégique majeur, il appelle à une transformation politique profonde du Congo à travers ToPeSA, fondée sur la restauration de l’État, la vérité, la justice et l’indemnisation des victimes afin de reconstruire l’unité nationale. Service Presse CDRC."

Quand la communauté internationale combat certains régimes

Le régime des Mollahs en Iran est aujourd’hui dénoncé dans le monde pour sa brutalité et pour les violences infligées à son propre peuple.

Le président Donald Trump déclarait à propos de ce régime :

« Regardez ce qui va arriver à ces salauds dérangés aujourd’hui. Ils tuent des innocents depuis 47 ans, et maintenant moi, en tant que 47e président des États-Unis d’Amérique, je les combats. »

Cette déclaration illustre une réalité : dans le monde contemporain, les régimes accusés d’opprimer leur peuple sont de plus en plus dénoncés, isolés et sanctionnés par la communauté internationale.

L’histoire récente montre également une autre constante : le règne de ces régimes finit presque toujours par atteindre ses limites, lorsque la pression des peuples, les évolutions internes et les dynamiques internationales convergent.

Car, à long terme, aucun pouvoir ne peut durablement se maintenir contre son propre peuple et contre le cours de l’histoire.

Dans cette logique, les États-Unis ont lancé l’opération « Fureur épique », tandis que Israël conduit l’opération « Rugissements du Lion », avec l’objectif affiché de mettre fin à un régime accusé de tuer son peuple et de vouloir rayer Israël de la carte.

La question que pose la situation du Congo

Mais pour la République du Congo, une question se pose :
quelle différence réelle avec la situation que vivent les Congolais depuis des décennies ?

Sous le pouvoir de Denis Sassou Nguesso et du Parti congolais du travail, cela fait 42 ans que le peuple congolais subit la pauvreté, la peur et l’effondrement progressif de l’État. Le peuple est affamé pour mieux l’asservir et l’avilir.

Depuis quarante-deux ans :

  • le peuple est appauvri malgré les immenses richesses naturelles du pays ;
  • les libertés publiques sont fragilisées ;
  • la jeunesse est souvent abandonnée à elle-même ;
  • Les opposants sont jetés en prisons pour y être torturés ;
  • la dignité humaine est trop souvent bafouée.

Et pendant les périodes électorales, un spectacle humiliant revient régulièrement :
2000 FCFA par-ci, 5000 FCFA par-là, distribués à un peuple appauvri pour lui demander de cautionner un maintien au pouvoir déjà décidé.

Mais cette distribution d’argent n’est pas seulement une opération de campagne.
Elle participe aussi à vider les caisses de l’État, en puisant dans des ressources publiques déjà fragilisées.

Autrement dit, derrière ces billets distribués dans les quartiers et les villages se profile une autre réalité : laisser à l’après-Denis Sassou Nguesso un Trésor public asséché.

Une manière de dire au peuple :

« Nous partons peut-être, mais nous vous laissons un pays sans moyens pour se reconstruire. »

L’histoire récente de la République du Congo rappelle malheureusement que ce type de logique n’est pas inédit.

En 1992, après avoir été battu à l’élection présidentielle par Pascal Lissouba, le pouvoir sortant de Denis Sassou Nguesso avait laissé derrière lui un symbole frappant : le saccage du Palais présidentiel de la Glacière, pourtant construit avec l’argent du peuple congolais, afin que son successeur ne puisse l’utiliser dans des conditions normales.

Aujourd’hui, certains observateurs estiment voir se reproduire une logique comparable, non plus sur un bâtiment symbolique, mais à travers la gestion des finances publiques.
Selon plusieurs sources diplomatiques présentes à Brazzaville, les dépenses actuelles et certaines pratiques de distribution de ressources contribueraient à affaiblir davantage le Trésor public, laissant à l’avenir du pays une situation financière particulièrement fragile.

Autrement dit, ce qui fut hier un symbole matériel pourrait aujourd’hui prendre la forme d’un héritage économique lourd, que devront assumer celles et ceux qui auront la responsabilité de reconstruire l’État.

C’est là tout le défi qui attendra la future transition en République du Congo :
rebâtir l’État, restaurer les finances publiques et redonner au pays les moyens de son développement.

La question des observateurs internationaux

On apprend, à travers les réseaux sociaux que des observateurs se seraient rendus au Congo pour observer ces élections.

Pour observer quoi ?
Pour cautionner quoi ?

Lorsque les conditions d’une compétition politique réellement libre et équitable ne sont pas réunies, la présence d’observateurs internationaux est souvent perçue par les populations comme une validation implicite du statu quo.

Dans un monde en pleine recomposition géopolitique, la cohérence entre les discours sur la démocratie et les pratiques diplomatiques devient pourtant un facteur essentiel de crédibilité internationale.

Car les peuples observent, comparent et tirent leurs propres conclusions.

Et après ?

Au-delà des débats du moment, une question fondamentale se pose déjà : celle de l’avenir de la République du Congo.

Les Congolaises et les Congolais doivent désormais préparer lucidement l’avenir et penser dès aujourd’hui à l’après-Denis Sassou Nguesso afin d’éviter que le pays ne sombre dans le désordre institutionnel ou l’effondrement économique.

Non pas dans un esprit de vengeance, mais dans une logique de responsabilité nationale, afin de préparer les conditions d’un État restauré, d’une nation réconciliée et d’un avenir partagé pour toutes les composantes du peuple congolais.

C’est précisément dans cette perspective que s’inscrit la démarche ToPeSA qui vise à préparer une transition politique structurée, apaisée et tournée vers la reconstruction de l’État et de la Nation.

L’Afrique dans la nouvelle recomposition mondiale

Le monde est en train de se réorganiser.
De nouvelles dynamiques géopolitiques émergent, notamment autour de la vision stratégique portée par le mouvement Make America Great Again (MAGA).

Dans cette recomposition internationale, l’Afrique occupe une place stratégique majeure : celle d’un continent d’avenir, doté d’une jeunesse dynamique et représentant des centaines de millions de consommateurs.

Mais pour que l’Afrique prenne pleinement sa place dans ce monde nouveau, encore faut-il que ses États soient solides, légitimes et résolument tournés vers le développement.

C’est également le défi majeur auquel sont aujourd’hui confrontés les pays européens : tourner définitivement la page des politiques de soutien à des systèmes qui entravent les relations de confiance entre les peuples africains et les peuples européens.

L’heure est venue d’ouvrir une nouvelle ère de relations entre l’Europe et l’Afrique, fondée non plus sur des logiques de maintien du statu quo, mais sur la construction de véritables partenariats stratégiques, respectueux des aspirations démocratiques des peuples et orientés vers le développement mutuel.

Car l’avenir des relations entre l’Afrique et l’Europe ne peut plus se construire contre les peuples, mais avec eux et pour eux.

ToPeSA : restaurer l’État pour reconstruire la Nation

Pour le Congo, cela passe par une transformation politique profonde.

C’est dans cet esprit que s’inscrit ToPeSA — Transition Politique Structurelle Apaisée :
une voie pour restaurer l’État, réconcilier la Nation et ouvrir la voie au Congo nouveau.

Car la paix véritable ne peut pas être construite sur l’oubli des crimes ni sur la résignation des victimes et encore moins en affamant la population pour leur distribuer ensuite 2000 FCFA par-ci, 5000 FCFA par-là pour la maintenir en laisse.

Elle repose sur la vérité, la justice et la réparation.

C’est pourquoi, dès 1997, dans les dix points du programme de gouvernement du CDRC, j’avais déjà proposé un principe fondamental :
reconnaître les victimes innocentes des crises politiques et indemniser les familles pour refermer les blessures de la Nation.

Car un pays ne peut se reconstruire durablement que lorsque :

  • la vérité est dite,
  • la justice est rendue,
  • les victimes sont reconnues et réparées.

C’est à cette condition seulement que la République du Congo pourra retrouver la paix, la dignité et l’unité nationale.
Car l’esprit de la République proclamée le 28 novembre 1958, portée par Fulbert Youlou, Jacques Opangault, Simon-Pierre Kikhounga-Ngot et Félix Tchicaya, reposait précisément sur un principe simple mais fondamental : faire du Congo une Nation où chaque citoyen, quelle que soit son origine, se sente pleinement chez lui.

Dans une République véritable, aucune ethnie ne doit vivre dans la peur d’une autre, et chaque Congolaise et chaque Congolais doit pouvoir circuler, vivre et construire son avenir sur toute la terre du Congo.

C’est ainsi, et seulement ainsi, que pourra se reconstruire le Congo uni, digne et réconcilié auquel aspire notre peuple.

ToPeSA : restaurer l’État, dire la vérité, rendre justice et rassembler la Nation.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 14 mars 2026 – 00h22

Congo : le temps du réveil national

 Le

Congo : le temps du réveil national

À mesure que se déroule ce qui est présenté comme une campagne électorale en République du Congo, un malaise grandit au sein de l’opinion publique. Au lieu d’un débat sérieux sur l’avenir du pays — la reconstruction de l’État, le redressement de l’économie, l’emploi des jeunes ou encore la place de la jeunesse dans le développement national — les Congolaises et les Congolais assistent à des démonstrations de puissance et à des spectacles sans véritable rapport avec leurs préoccupations quotidiennes.

Ces mises en scène, marquées notamment par des exhibitions qui n’apportent aucune réponse aux difficultés du peuple, illustrent un décalage profond entre les priorités du pouvoir et les attentes de la population. Ce contraste soulève une question essentielle : quelle vision est réellement proposée pour l’avenir du pays et quelle place est accordée aux Congolaises et aux Congolais dans la conduite de la nation ?

Depuis plusieurs années, de nombreux Congolais observent avec inquiétude l’évolution de la vie politique en République du Congo. Ce qui devrait être un moment de débat sur l’avenir du pays ressemble souvent davantage à une mise en scène éloignée des préoccupations réelles de la population.

Pendant que les Congolaises et les Congolais affrontent les difficultés quotidiennes — chômage, pauvreté, manque d’opportunités pour la jeunesse — les réponses politiques tardent à venir. Le peuple attend des solutions concrètes : des emplois, une école qui prépare l’avenir, un système de santé digne et une économie qui profite enfin aux citoyens.

Après plus de quarante années d’influence sur la vie politique nationale de Denis Sassou Nguesso qui se présente comme Kani et Franc-maçon, une question se pose naturellement : quel bilan pour le peuple congolais ? Beaucoup de citoyens ont aujourd’hui le sentiment que les promesses d’un développement partagé n’ont pas été pleinement réalisées et que les talents nationaux ne sont pas suffisamment valorisés.

Pourtant, le Congo possède une histoire et un potentiel remarquables. Notre pays a longtemps été un centre de formation et d’excellence en Afrique. Des générations de cadres et d’intellectuels y ont été formées. Cette richesse humaine demeure la véritable force de la nation.

La question fondamentale n’est donc pas seulement celle du pouvoir, mais celle de l’avenir : quel Congo voulons-nous pour nos enfants ?

Voulons-nous un pays où la richesse nationale profite à tous, où les entrepreneurs congolais peuvent prospérer, où la jeunesse peut espérer construire son avenir dans son propre pays ?

Nous, peuple congolais, devons avoir le courage de nous poser ces questions avec lucidité et responsabilité. Aucun peuple ne peut construire son avenir dans la division ou dans la résignation.

L’histoire montre que lorsque les citoyens prennent conscience de leur destin commun, ils deviennent capables de transformer leur nation.

C’est dans cet esprit que l’initiative ToPeSA est proposée : une voie pour rassembler les Congolais au-delà des divisions politiques, ethniques ou régionales, afin de reconstruire un État plus juste, plus responsable et tourné vers l’avenir.

Le Congo ne manque ni de ressources, ni d’intelligence, ni de courage.
Ce qui manque aujourd’hui, c’est une mobilisation collective pour remettre le peuple au centre de la vie nationale.

Le moment est venu pour les Congolaises et les Congolais de réfléchir à leur responsabilité historique.

L’avenir du Congo appartient à son peuple.

ToPeSA : pour l’unité, la responsabilité et la renaissance du Congo.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

13 mars 2026 – 10h16

mercredi 11 mars 2026

15 mars au Congo : Denis Sassou Nguesso peut-il rester au pouvoir sans le peuple ?

 

15 mars au Congo : Denis Sassou Nguesso peut-il rester au pouvoir sans le peuple ?

15 mars au Congo : Denis Sassou Nguesso peut-il rester au pouvoir sans le peuple ?

"À quelques jours du scrutin du 15 mars au Congo, une question hante désormais le débat politique : celle de l’abstention. Après plus de quatre décennies de pouvoir de Denis Sassou Nguesso, une partie croissante de la population semble avoir choisi une forme silencieuse de contestation : ne pas se rendre aux urnes. Face à ce risque de désaveu populaire, le pouvoir multiplie les opérations de mobilisation, après avoir longtemps gouverné par la peur, marquée par des exécutions sommaires, des villages incendiés et des vies humaines brisées. Dans ce contexte, l’avenir politique du pays pourrait bien se jouer ailleurs : dans la capacité des Congolais à reconstruire une véritable union nationale."

Une campagne électorale sans véritable débat

En principe, une campagne électorale est un moment démocratique consacré à la présentation et à la confrontation des programmes des différents candidats déclarés à une élection présidentielle.

Mais au Congo sous le joug du PCT, la situation semble bien différente.

Depuis que Denis Sassou Nguesso a fait acte de candidature, en sollicitant le soutien de réseaux hérités de la Françafrique, un système qui contribue désormais à fragiliser la présence et l’image de la France sur le continent africain, une préoccupation majeure domine : celle d’une abstention massive.

Car le vide devant les urnes pourrait changer la nature des choses.

L’obsession de remplir les urnes même sans les électeurs

Conscient de ce risque, le pouvoir multiplie les initiatives pour attirer vers les bureaux de vote une population qu’il a pourtant appauvrie au fil de quarante-deux années de règne ininterrompu, sans coup d’État qui aurait pu l’empêcher de gouverner, dans un système marqué par la corruption et les distributions d’argent : 2000 francs par-ci, 5000 francs par-là.

Une pratique qui transforme malheureusement une partie de la population en receleuse involontaire d’un système de corruption politique.

Mais malgré ces tentatives, rien ne semble fonctionner comme prévu.

Le pays a déjà choisi l’abstention

À Pointe-Noire, l’abstention semble déjà avoir été choisie par une grande partie de la population.

À Brazzaville également.

Dans plusieurs départements du pays — la Likouala, la Sangha, la Cuvette-Ouest et la Cuvette — les signaux vont dans le même sens.

Même dans les Plateaux, où la pression politique est forte et où certaines visites du candidat non déclaré ont parfois tourné à la mise en scène peu respectueuse de nos traditions, rien n’apparaît véritablement acquis.

Dans le Pool, région marquée par des conflits passés avec le partenaire de paix et par la destruction de nombreux villages, des rassemblements festifs ont été organisés, des jeunes ont été mobilisés pour danser. Mais selon plusieurs informations, beaucoup d’entre eux n’auraient aucune intention de se rendre aux urnes.

La situation soulève également des interrogations dans la Lékoumou, où le responsable local des opérations électorales s’était tragiquement donné la mort après la visite de Denis Sassou Nguesso à Sibiti.

Qu’en est-il de la Bouenza et du Niari ?

Une chose semble de plus en plus claire : le peuple congolais n’est pas dupe.

Une occasion manquée pour l’avenir du pays

De l’argent continue d’être distribué. Pourtant, cet argent aurait pu être investi autrement : dans la création d’entreprises, dans l’économie réelle et dans l’emploi des jeunes.

Mais cela supposerait une vision différente du pouvoir.

Car ce qui semble primer, c’est la mise en scène, la fête permanente, les chants de louanges célébrant quarante-deux années d’un bilan que beaucoup jugent sévèrement y compris par les membres de son gouvernement appartenant à la même famille politique.

Le peuple, lui, observe.

Et de plus en plus de Congolaises et de Congolais semblent faire un choix simple : rester chez eux.

L’abstention pourrait alors devenir la véritable réponse politique d’une population qui ne se reconnaît plus dans ce processus électoral.

Ainsi, Denis Sassou Nguesso pourrait encore une fois triompher…

mais sans le peuple.

Comme à l’accoutumée, en pleine nuit, en faisant couper électricité, téléphonie et Internet.

Et après ?

C’est précisément là que se pose la question essentielle pour l’avenir du pays.

ToPeSA propose une voie : celle de l’union nationale, afin d’éviter que la République du Congo ne bascule dans une nouvelle crise politique d’une violence inouïe.

Car une évidence doit être rappelée :

On peut se proclamer vainqueur d’une tartufferie d’élection, mais on ne gouverne jamais durablement contre son peuple.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

11 mars 2026 – 10h21

Le droit international à géométrie variable

Le droit international à géométrie variable

"Le droit international est souvent présenté comme la boussole morale des relations entre les États. Mais dans la réalité des rapports de force, il apparaît trop souvent comme une règle appliquée à géométrie variable. Tandis que certaines crises mobilisent immédiatement la communauté internationale, d’autres tragédies, comme celles vécues par le peuple congolais depuis des décennies, semblent condamnées au silence."

Depuis la guerre menée par les États-Unis et Israël contre le régime des Mollahs en Iran — une guerre que ces deux pays justifient par la nécessité de se protéger face aux menaces répétées de Téhéran, notamment celles visant à se doter de l’arme nucléaire dans l’objectif déclaré de faire disparaître Israël — on entend, dans certains médias et parmi plusieurs commentateurs internationaux, que ces actions constitueraient une violation du droit international.

Soit.

Mais cette situation révèle surtout une réalité plus profonde : le droit international semble s’appliquer avec plus ou moins de vigueur selon les intérêts géopolitiques en jeu.

Lorsque l’on parle de l’Iran, de nombreuses voix s’élèvent soudainement pour rappeler l’existence et l’importance du droit international.

Mais lorsqu’il s’agit d’un pays comme le République du Congo (Congo-Brazzaville), ce même droit semble disparaître du débat.

L’exemple le plus frappant reste l’année 1997. Cette année-là, Denis Sassou Nguesso est revenu au pouvoir à la faveur d’un coup d’État contre le président démocratiquement élu Pascal Lissouba. Cette prise de pouvoir a été rendue possible grâce à l’intervention de forces armées étrangères, venues de pays voisins et d’autres plus lointains, au mépris de la souveraineté du Congo.

Le bilan humain de ce conflit est aujourd’hui connu. Dans son rapport post-conflit publié en 2002, l’Organisation des Nations unies évoquait 750 000 Congolais portés disparus ou manquant à l’appel.

Les responsabilités et les acteurs de cette période sont connus. Certains sont encore vivants aujourd’hui. Pourtant, à l’époque, aucune mobilisation internationale significative n’a invoqué le droit international.

La même logique de silence s’est reproduite par la suite.

Dans la région du Pool, des opérations militaires ont conduit à la destruction de nombreux villages, comme l’ont montré des images satellites des villages Soumouna, Kindamba Gouéri, Malengo, Mayama. Et que dire des massacres du village Ikongono du district d’Owando ? Des populations entières ont été déplacées, des victimes ont été recensées et des charniers ont été évoqués.

Un responsable sécuritaire proche du pouvoir à Brazzaville s’était même félicité de ces opérations en déclarant :
« Nous avons brûlé le Pool et le ciel n’est pas tombé. »

Malgré ces faits, lorsque certains médias français interviewent Denis Sassou Nguesso, la question du droit international et des droits de l’homme est rarement, voire jamais, posée.

Pourtant, le bilan des Mollahs en Iran en matière de répression et de violations des droits humains est régulièrement dénoncé sur la scène internationale.

Mais lorsque des villages entiers disparaissent en République du Congo, lorsque des populations sont décimées ou déplacées, le droit international semble soudain perdre toute vigueur.

Aujourd’hui encore, Denis Sassou Nguesso organise une nouvelle parodie électorale. Sans même s’être officiellement déclaré candidat, il prépare déjà les conditions de sa propre succession, après plus de quarante-deux ans de pouvoir.

Et pour donner une apparence de légitimité à ce processus, des observateurs internationaux sont annoncés, parmi lesquels figurent d’anciens responsables politiques français agissant, semble-t-il, sous mandat de l’Organisation des Nations unies.

Tout cela renforce une évidence : le droit international devient trop souvent une variable d’ajustement des intérêts politiques et stratégiques.

Dans ce contexte, les mutations de la géopolitique mondiale prennent tout leur sens. Le président américain Donald Trump incarne cette volonté de remise en cause d’un ordre international jugé de plus en plus inefficace. En critiquant ouvertement les limites de l’Organisation des Nations unies et en promouvant la création d’un Conseil de paix, il cherche à impulser une reconfiguration du système international face aux blocages qui minent aujourd’hui la crédibilité du droit international.

Pendant que certaines tyrannies sont combattues ou dénoncées, d’autres semblent bénéficier d’une étonnante indulgence.

Le peuple congolais, lui, n’est pas dupe.

La question se pose désormais : ira-t-il voter le 15 mars ?

C’est l’une des grandes inconnues du moment. Beaucoup d’observateurs s’attendent à une abstention massive et à des urnes largement désertées.

Dans ces conditions, quel rapport produiront les envoyés internationaux face à un tel fiasco démocratique ?

Et surtout, la question qui demeure et qui empêche beaucoup les cadres du clan-PCT de dormir reste la suivante :

Et après ?

C’est précisément dans cette perspective que s’inscrit ToPeSA :
une voie pour l’union nationale et pour la construction d’un Congo nouveau.

Un Congo capable de trouver sa place dans un monde en pleine recomposition géopolitique, où chaque nation devra désormais assumer sa souveraineté et définir clairement sa trajectoire.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

10 mars 2026 – 11h38

lundi 9 mars 2026

ToPeSA : le choix du Peuple

Le

ToPeSA : le choix du Peuple

Dans un monde en pleine mutation géopolitique, où la pression internationale s’intensifie contre les régimes autoritaires, les réseaux de corruption, les soutiens aux organisations terroristes et les systèmes liés au narcotrafic, de nombreux pays voient leurs équilibres politiques profondément bouleversés.

Dans ce contexte international nouveau, l’après de la fausse élection du 15 mars inquiète le régime de quarante-deux ans de Denis Sassou Nguesso.

Car au moment où de nombreuses nations redéfinissent leur place dans le nouvel ordre mondial, le Congo semble rester prisonnier d’un système politique marqué par la corruption, la pauvreté organisée et la confiscation de la volonté populaire.

À l’approche d’une élection dont l’issue semble écrite d’avance, la peur de l’abstention pousse le pouvoir à multiplier les opérations de marchandage électoral à travers tout le pays.

Mais de plus en plus de Congolaises et de Congolais comprennent aujourd’hui que le véritable enjeu ne se limite pas au jour du vote.

La question fondamentale est désormais simple :

Que se passera-t-il après ?

Car l’avenir du Congo ne peut plus être confisqué par un système à bout de souffle. Il exige une vision nouvelle, capable de rassembler la nation et d’ouvrir la voie d’une reconstruction politique, économique et morale.

C’est dans cet esprit que ToPeSA s’affirme aujourd’hui comme la voie du rassemblement, de l’apaisement et de la reconstruction nationale.

Denis Sassou Nguesso gangrène le pays par la corruption

Drôle d’élection où la campagne ne consiste même plus à présenter un projet pour le pays, mais simplement à sensibiliser les citoyens à aller voter.

Car une peur hante aujourd’hui le pouvoir : l’abstention.
La désertion des bureaux de vote inquiète profondément Denis Sassou Nguesso.

Alors, le marchandage bat son plein sur toute l’étendue du territoire pour attirer des Congolaises et des Congolais que l’on a laissés croupir dans la misère pendant quarante-deux ans de pouvoir.

Aujourd’hui seulement, on se souvient qu’ils existent… parce qu’ils doivent voter.

Pour les attirer, on leur met sous le nez l’odeur du miel.

Les marchands de kiosques, les responsables de mutuelles — qui n’ont souvent de mutuelle que le nom — ainsi que les vendeurs dans les marchés sont mobilisés pour servir de relais dans ce vaste système de corruption électorale.

Le PCT a affamé le peuple pendant des décennies, afin de le rendre aujourd’hui plus vulnérable à la corruption.

L’achat des consciences

Dans les rues, à chaque coin, la question revient :

« As-tu ta carte d’électeur ? »

Si la réponse est oui, votre nom est inscrit sur une liste.
Et le jour du vote, à la sortie du bureau, 5 000 francs CFA vous seraient remis.

Peu importe pour qui vous votez.
L’essentiel est simplement que vous alliez voter, afin de donner l’apparence d’une participation.

Car l’abstention donne aujourd’hui des insomnies à un candidat qui ne s’est même pas déclaré officiellement candidat, mais qui s’est contenté de faire un simple acte de candidature.

Deux précautions valent mieux qu’une.

Car ce qui inquiète réellement le régime, ce n’est pas seulement l’élection.

C’est l’après-forfaiture.

ToPeSA : la voie de l’apaisement

Dans ce contexte, ToPeSA reste la voie de la tranquillité du peuple et de l’apaisement du pays.

Plus qu’un mot d’ordre politique, ToPeSA représente aujourd’hui l’espérance d’un Congo nouveau, fondé sur :

  • la dignité du peuple
  • l’unité nationale
  • la justice sociale
  • et la fin d’un système qui a trop longtemps entravé l’avenir du pays.

De la Likouala au Kouilou, de la Sangha au Pool, une conviction grandit :

le peuple congolais a déjà fait son choix : ToPeSA.

ToPeSA : l’assurance du changement vers le Congo nouveau

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

09 mars 2026 – 13h15

lundi 2 mars 2026

ToPeSA : en route vers le Congo nouveau

 
Rencontre avec Jean-Louis Debré, Président du Conseil Constitutionnel à l’Académie Diplomatique Internationale (Paris, 04/03/2015). © Photo Hermès Le Cour De Beru

 ToPeSA : en route vers le Congo nouveau

Le Congo est à un tournant décisif de son histoire. Face à l’épuisement d’un système centré sur la conservation du pouvoir, l’exigence de restauration de l’État devient une priorité nationale. ToPeSA propose une Transition Politique Structurelle et Apaisée fondée sur un principe clair : l’Autorité de l’État doit être pleinement assumée par un Premier ministre, chef du gouvernement, exerçant également les fonctions de Chef de l’État au service exclusif de la Nation.

Cette transition, d’une durée de cinq (5) ans, aura pour mission d’engager la restauration de l’État, de conduire les réformes constitutionnelles indispensables, de refonder la loi électorale et de reconstruire des institutions crédibles. L’objectif est clair : conduire le pays vers le Congo nouveau par l’union nationale, la responsabilité institutionnelle et la mobilisation citoyenne.

C’est cela ToPeSA.

Le monde change. Les équilibres se déplacent. Les certitudes d’hier s’effondrent.
Le Congo, lui aussi, doit se préparer au changement.

Nous avons constaté la signature des Accords de Washington pour la paix entre la RDC et le Rwanda.
Nous avons vu le basculement au Venezuela.
Nous observons un tournant historique en Iran.

Partout, lorsque l’histoire accélère, les peuples finissent par exiger des institutions plus justes, plus responsables, plus solides.

Le Congo ne peut pas faire exception.

Pourquoi une Transition Politique Structurelle et Apaisée ?

Malgré les mises en scène politiques orchestrées par Denis Sassou Nguesso, malgré un décor artificiel de paix décliné en stabilité proclamée dont l’objectif réel demeure le maintien au pouvoir, la réalité reste visible.

Exposition de vieilles locomotives ripolinées roulant sur un chemin de fer non entretenu, héritage datant d’avant la première République de Fulbert Youlou, présentées comme la vitrine de quarante-deux années de pouvoir.
On parle de paix, mais elle reste introuvable.
On évoque des partenaires supposés de stabilité, alors qu’ils semblent s’utiliser mutuellement pour installer un climat de crainte, décliné en « stabilité » officielle.

Ce maintien organisé n’est pas une élection présidentielle.
Mais une opération de conservation du pouvoir.

Après plus de quatre décennies d’un pouvoir concentré, une question s’impose :

Et après ?

Après l’usure du temps ?
Après l’affaiblissement des institutions ?
Après la confusion entre État et pouvoir ?

ToPeSA apporte une réponse structurée.
C’est précisément là que ToPeSA prend tout son sens.

Une Autorité de l’État clairement assumée

La transition proposée repose sur une architecture institutionnelle claire :

  • Un Premier ministre, chef du gouvernement, exerçant également les fonctions de Chef de l’État ;
  • Une autorité pleinement assumée en qualité de chef suprême des armées, au service exclusif de la Nation ;
  • Une séparation effective des pouvoirs ;
  • Une administration dépolitisée et professionnelle ;
  • Un calendrier précis de réformes constitutionnelles et électorales.

Cette période transitoire de cinq (5) ans aura pour mission :

  • la restauration de l’État ;
  • la refondation constitutionnelle ;
  • la réforme de la loi électorale ;
  • la réorganisation des institutions de contrôle ;
  • la reconstruction de la confiance nationale. 
Le Congo nouveau : l’union nationale comme socle

Le Congo nouveau ne se construira ni dans la vengeance ni dans l’exclusion.
Il se construira dans l’union nationale.

La jeunesse congolaise devra être au cœur du processus.
Non plus spectatrice, mais actrice.
Non plus divisée, mais structurée.
Non plus marginalisée, mais responsabilisée.

ToPeSA : un rendez-vous historique

ToPeSA n’est pas un slogan.
C’est une méthode.
C’est une architecture institutionnelle.
C’est une vision.

Une vision pour :

  • restaurer l’autorité légitime de l’État ;
  • sécuriser durablement le pays ;
  • relancer l’économie sur des bases transparentes et productives ;
  • réconcilier les institutions avec le peuple ;
  • préparer des élections réellement libres, équitables et crédibles ;
  • relancer une véritable diplomatie, équilibrée et souveraine, avec nos partenaires internationaux et les pays voisins d’Afrique ;
  • repositionner stratégiquement le Congo au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) ;
  • jouer un rôle constructif et respecté au sein de l’Union africaine ;
  • renforcer la coopération sécuritaire et économique sous-régionale afin de faire du Congo un acteur de stabilité en Afrique centrale.
Conclusion

La question n’est pas de savoir si le changement viendra.
Mais que nous devons être prêts.

Préparons-nous.
Organisons-nous.
Structurons la transition avant que l’histoire ne nous l’impose.

ToPeSA est le rendez-vous inévitable pour aller vers le Congo nouveau.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

02 février 2026 – 11h45