AFRICA HUMAN VOICE NEWS - LE BLOG D'AFRIQUE VOIX HUMAINE CONTRE LE NEO-COLONIALISME ET LE NEO-ESCLAVAGISME DE L'OCCIDENT ET SES "PREFETS-GOUVERNEURS NOIRS" LOCAUX.
Lettre ouverte à des responsables politiques français : l’exigence de vérité face au drame congolais
"Dans un contexte de crise politique aiguë
au Congo, marqué par une contestation profonde et de nombreuses
interrogations sur les pratiques du pouvoir en place, Modeste Boukadia
interpelle publiquement plusieurs responsables politiques français. Il
exige transparence, clarification et responsabilité face à des relations
jugées ambiguës, qui alimentent incompréhension et défiance. Une lettre
ouverte qui pose une question centrale : la France est-elle encore fidèle aux valeurs qu’elle proclame ?"
Mesdames, Messieurs,
Je m’adresse à vous sans détour — Claude
Chirac, Jean-Louis Borloo, Jacques Godfrain, Bruno Le Roux, Michel
Terrot, Michel Roussin, François Loncle, Jean-Michel Fourgous — non pas
dans le confort des formules diplomatiques, mais dans l’exigence de
vérité que commande la gravité de la situation au Congo.
Car pendant que vous vous taisez, un peuple souffre. Pendant que des soutiens, directs ou indirects, sont évoqués, une jeunesse est réprimée. Pendant que des ambiguïtés persistent, la confiance se brise.
Le Congo traverse une crise profonde,
marquée par une contestation politique majeure, une abstention
électorale massive et des témoignages concordants faisant état de
dérives sécuritaires, de violences et d’un usage de la force qui
interroge gravement.
Dans ce contexte, votre nom circule. Votre proximité supposée avec un pouvoir contesté interroge. Votre silence inquiète.
Alors la question est simple, et elle appelle des réponses claires :
Quelles sont, précisément, la nature et l’étendue de vos relations avec les autorités congolaises actuelles ?
À quel titre êtes-vous intervenus, directement ou indirectement, dans des activités en lien avec ce pouvoir ?
Pouvez-vous affirmer publiquement que ces interventions n’ont donné
lieu à aucune contrepartie financière ou avantage quelconque ?
Car au-delà des personnes, c’est une question de principe qui est posée : peut-on,
d’un côté, se réclamer des valeurs de la République française —
démocratie, droits de l’homme, État de droit — et, de l’autre, être
associé, même indirectement, à des pratiques qui les contredisent ?
L’enjeu n’est pas seulement moral. Il est politique. Il est historique.
Car chaque ambiguïté alimente aujourd’hui un sentiment de défiance, chaque silence nourrit une lecture de duplicité, et chaque absence d’explication fragilise un peu plus l’image de la France auprès des peuples africains.
C’est pourquoi nous appelons solennellement à :
La transparence totale sur les relations entre responsables politiques français et autorités congolaises ;
L’ouverture, si nécessaire, d’enquêtes indépendantes, afin d’établir les faits et de lever toute suspicion ;
La clarification publique des responsabilités, dans le respect des principes de l’État de droit.
Si des irrégularités devaient être
établies, il serait alors légitime que les conséquences en soient
tirées, et que toute ressource indûment perçue soit réorientée vers des
priorités vitales pour le peuple congolais — écoles sans équipements,
dispensaires sans médicaments, jeunesse sans perspectives.
Par ailleurs, certaines déclarations
passées, notamment celles attribuées à Jean-Paul Pigasse évoquant des
pertes humaines dans un contexte de crise, ne peuvent rester sans
clarification. Elles appellent, elles aussi, un examen sérieux dans un
cadre approprié.
Mesdames, Messieurs,
L’histoire observe. Les peuples jugent.
Et le silence, dans ces moments-là, n’est jamais neutre.
Il vous appartient aujourd’hui de dire clairement où vous vous situez : du côté des principes que vous revendiquez, ou du côté des intérêts qui les affaiblissent.
Le Congo n’est pas un terrain d’influence. C’est un peuple en quête de justice, de dignité et de vérité.
Je vous invite à répondre.
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
Tout ça pour ça : la Cour constitutionnelle valide la victoire de Denis Sassou Nguesso
Après une abstention massive qui a vidé les urnes de leur sens, la Cour constitutionnelle
vient, sans surprise, de valider la victoire de Denis Sassou Nguesso.
Une décision qui, loin de clore le débat, ravive une question
essentielle : qui porte réellement la responsabilité de la mort progressive de la République congolaise, sika oyo nani a bomi le Congo ?
Tout ça pour ça. Après
tant de tensions, de sacrifices, de désillusions… le verdict tombe,
implacable et prévisible : la Cour constitutionnelle valide.
Alors revient, plus lourde que jamais, cette interrogation populaire : « Sika oyo nani a bomi le Congo ? » — En vérité, qui a tué la République ?
Est-ce la responsabilité de quelques individus, tels qu’Auguste Iloki et Henri Bouka ? Ou bien celle d’un système, où les institutions, par leurs décisions répétées, finissent par entériner ce que le peuple conteste ?
Car au fond, la vraie question n’est pas seulement celle des noms, mais celle des actes, des silences… et des validations.
Hier, on nous imposait des réponses toutes faites. On faisait porter la responsabilité de la mort du Commandant Marien Ngouabi à une communauté : « Bakongo ba bomi Marien ».
Mais dans quel objectif ? Désigner
pour diviser ? Accuser pour mieux régner ? Ou, plus grave encore,
préparer l’affaiblissement de la République et l’asservissement du
peuple jusqu’à sa mort ?
Comme si l’histoire pouvait se réduire à une accusation simpliste. Comme si un drame national pouvait être enfermé dans une appartenance.
Aujourd’hui encore, les mêmes mécanismes sont à l’œuvre : désigner, détourner, simplifier — pour éviter de regarder la vérité en face.
À chaque époque, sa chanson. Mais qui chantera enfin la vérité sur le Congo ?
De la propagande d’hier à la dépendance d’aujourd’hui
Hier, les citoyens étaient contraints de chanter : « Impérialisme tantu wua nene beto mu kela yandi ma ta ha hembo » / « Impérialisme ezali moninga monene te, tozali kozela yango na bibundeli na maboko » Traduction : « L’impérialisme est un grand ennemi, nous l’attendons avec les armes à la main… »
Des slogans répétés sans toujours être compris, mais destinés à forger une conscience collective dirigée.
Aujourd’hui, ironie de l’histoire : ceux qui dénonçaient hier l’impérialisme français ont désormais le regard tourné vers l’extérieur, vers la France, vers l’Europe, dans l’attente d’un signal. Un
signal pour faire fonctionner la planche à billets, pour maintenir
artificiellement un système à bout de souffle, et prolonger une illusion
de stabilité.
La paix proclamée, l’immobilisme organisé
Sous Denis Sassou Nguesso, il n’y a jamais de coup d’État. Il y a la paix — du moins dans tous ses discours.
Mais que vaut une paix sans justice, sans perspectives, sans avenir pour la jeunesse ? Une paix qui n’est ni construite, ni investie, ni partagée devient une paix d’immobilisme, une paix de résignation.
Le silence comme système de validation
À chaque élection qu’il organise sans la gagner réellement, les institutions valident.
Et avec elles, les silences s’accumulent.
Le silence des élites. Le silence des cadres. Le silence de ceux qui savent, mais ne disent rien.
Car dans ce système, le silence n’est pas neutre : il vaut approbation.
Pendant ce temps, le peuple est distrait : par la peur, par la répression, par les exécutions sommaires dues à la DGSP, et par des débats instrumentalisés qui éloignent de l’essentiel.
Alors, qui a tué la République ?
La réponse ne peut plus être éludée. Elle ne se trouve ni dans les simplifications ethniques, ni dans les récits partisans.
Elle se trouve dans l’accumulation des responsabilités, dans les actes, mais aussi dans les silences.
Et maintenant ?
Le temps du constat touche à sa fin. Celui de la responsabilité commence.
Le peuple congolais a déjà envoyé un signal fort : le refus par l’abstention. Reste à transformer ce refus en projet.
Pour une nouvelle voix, une nouvelle voie
N’y a-t-il pas, parmi nos artistes, des voix libres et inspirées, capables de porter une autre chanson ?
Non plus une chanson de propagande, mais une chanson de vérité, de liberté, et de renaissance nationale.
Une chanson qui ne cache plus les questions, mais qui les pose avec courage : qu’est-il arrivé à notre pays — et comment le relever ?
ToPeSA : la voie de l’après
ToPeSA n’est pas un slogan. C’est une orientation.
La voie de l’après, celle de la refondation, celle d’une transition apaisée, structurée et souveraine.
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
Le
malheur des uns fait le bonheur des autres. Le marché du pétrole
oscille entre volatilité record et spéculation depuis le début de
la guerre au Moyen-Orient ; à la grande satisfaction du petit pays
pétrolier d’Afrique centrale étranglé par un taux d’endettement de
97 % du PIB, supérieur à la nome CEMAC.
Le
pétrole représente 96 % des recettes d’exportation du
Congo-Brazzaville. Le 9 mars, après l’escalade du conflit, le
cours de référence du brent a grimpé jusqu’à 119 dollars (103
euros) le baril avant de chuter à 84 dollars, soit la plus forte
variation au cours d’une journée jamais enregistrée en dollars,
selon les données de l’opérateur de la Bourse britanniqueLondon
Stock Exchange Group.
Score brejnévien
A l’issue d’une campagne électorale dominée de bout en bout, de
l’organisation à la proclamation des résultats, par le PCT, le
khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso, ci-devant président du PCT,
s’est octroyé la part du lion. 94,82 % des suffrages exprimés, ne
concédant que des miettes auxaccompagnateurs
corrompus, surnom affublé par les populations du
Congo-Brazzaville, aux six autres candidats Mavoungou Zinga Mabio
(1,48 %), Dave Mafoula (1,03 %), Destin Elongo Gavet (0,87) ,
Joseph Kignoumbi dia Mboungou (0,86) , Vivien Romain Manangou
(0,61 %) et Ganguia Enabmé Anguios (0,33 %). Un score brejnévien
qui est passé de mode même dans les pires dictatures à l’instar de
la Corée du Nord. Paul Bia au Cameroun s’est contenté de 53,66 %.
A côté de Denis Sassou Nguesso, Paul Biya apparaît comme un enfant
de chœur.
La
réélection stalinienne de Senis Sassou Nguesso du 15 mars 2026
coïncide avec la flambée du prix de pétrole consécutive à la
guerre des Etats-Unis et Israël contre l’Iran.
Les
cours du Brent ou du gazole s’affolent depuis le début de
l’intervention militaire américano-israélienne. Les patrons des
finances du Congo-Brazzaville, Christian Yoka, Ludovic Ngatsé,
Albert Ngondo et son adjoint Ibovi Olessengo, les grandes maisons
de négoce à l’instar de Trafigura et Glencore mandatées par
Brazzaville ou des majors guettent le moindre mouvement de navire
pétrolier ou la moindre attaque de drone. Les plus importants
acteurs sont les cinq principales sociétés de négoce de matières
premières (Vitol, Trafigura, Glencore, Gunvor et Mercuria),
présentes sur tous les segments de ce marché mondialisé, des
céréales au cuivre, en passant par le pétrole et le gaz.
Chacun
aura sa part
Brazzaville qui projette d’afficher un budget annuel de 5 000
milliards de francs CFA pour les cinq prochaines années se
pourlèche les babines avec cette manne financière qui tombe du
ciel comme par hasard et comme les alouettes tombent toutes rôties
dans le bec. Chacun aura sa part de Nkossa. C’est le Professeur
Pascal Lissouba qui l’avait promis. Denis Sassou Nguesso
réalisera-t-il cette promesse ?
Pendant que l’attention internationale se
focalise sur les tensions croissantes au Moyen-Orient, notamment autour
du détroit d’Ormuz, une autre réalité s’est imposée avec force : le 15 mars dernier, le peuple congolais s’est exprimé pour dire NON
au maintien au pouvoir de Denis Sassou Nguesso, soutenu par des réseaux
d’influence et des conseillers de l’ombre, parmi lesquels figure
notamment Jean-Paul Pigasse.
Dans le même temps, la famille de l’ancien vice-Premier ministre Firmin Ayessa
poursuit sa quête de vérité, en exigeant des éclaircissements sur les
circonstances de sa disparition, interpellant directement les
responsables de la communication du pouvoir.
En exprimant ce refus, le peuple congolais a également fait un choix : celui de ToPeSA,
comme voie de sortie de crise. Une transition politique apaisée, d’une
durée de cinq ans, placée sous la responsabilité d’un Premier ministre,
chef du gouvernement, assumant également les fonctions de chef de l’État et garant de l’Autorité de l’État, y compris comme chef des Armées.
De la Likouala au Kouilou, en passant par
la Sangha, la Cuvette Centrale, la Cuvette-Ouest, les Plateaux, le Pool,
la Lékoumou, la Bouenza et le Niari, tout un peuple longtemps abusé
s’est levé pour dire NON au système en place et OUI à ToPeSA.
ToPeSA, c’est :
Non aux logiques d’influence et aux réseaux de
conseil qui accompagnent et soutiennent le maintien au pouvoir, y
compris ceux portés par des acteurs comme Jean-Paul Pigasse auprès de
Denis Sassou Nguesso.
Oui à la recherche de la vérité sur la mort de Firmin Ayessa.
Oui à une transition de cinq ans avec un Premier ministre, chef du gouvernement, assumant pleinement les fonctions de chef de l’État et garant de l’autorité de l’État, y compris comme chef des Armées.
Oui à l’union nationale, sans chasse aux sorcières, pour bâtir un Congo nouveau.
Oui à l’engagement des héritiers de l’histoire politique nationale — Jacques Opangault, Simon-Pierre Kikhounga Ngot et Félix Tchicaya — dans un esprit de réconciliation et de restauration de la République du 28 novembre 1958.
Oui à une jeunesse actrice, fer de lance de la reconstruction nationale.
Oui à la relance économique et à l’établissement de relations diplomatiques équilibrées, au service des peuples.
15 mars 2026 : après l’auto-proclamation, un système à nu
Après que Denis Sassou Nguesso
s’est proclamé réélu, le Congo se trouve à un carrefour décisif. Pour
éviter un naufrage irréversible et offrir un avenir digne à la jeunesse,
il est urgent de bâtir une transition nationale, de renforcer l’union du peuple et d’engager une véritable relance économique.
Et après ? L’après commence ici et maintenant.
La dignité ne s’attend pas, elle se conquiert. Le temps n’est plus à
l’attentisme. Le moment d’agir pour le Congo est arrivé, pour
transformer cette crise en une opportunité historique de renaissance nationale, fondée sur l’union, la responsabilité et le courage.
La réalité s’impose désormais avec
brutalité : le système vacille, y compris parmi ses soutiens
historiques. La crédibilité politique s’effondre, tandis que l’économie
encaisse un choc majeur. Les coupures d’internet, d’électricité et
d’eau, survenues lors de ce qui a été présenté comme une élection, ont
aggravé une économie déjà fragilisée, plongeant ménages et petits
acteurs économiques dans des pertes immédiates et profondes.
Dans le même temps, la jeunesse paie le prix le plus lourd. L’« année de la jeunesse » s’est transformée en une jeunesse sacrifiée,
sans emploi, sans perspective, trop souvent réduite à survivre dans les
marges d’un système qui l’exclut en devenant des « simba sacs »
(porteurs de cartable de billets de banque de ceux qui les réduisent en
esclavage).
Les signaux économiques viennent confirmer cette dérive. Ils se sont notamment aggravés à la suite des coupures des communications électroniques, dont notre compatriote Alphonse Ndongo, journaliste économiste, a analysé les conséquences dans sa chronique « Les pertes occasionnées par les coupures de communication ».
Ces prises de position traduisent une réalité préoccupante : au-delà des perturbations immédiates, ces décisions envoient un message négatif aux investisseurs, fragilisent l’économie et détériorent durablement la crédibilité du pays.
Les faits viennent le confirmer. Des
entreprises françaises, longtemps considérées comme des repères du
fonctionnement économique, enregistrent des reculs significatifs de leur activité au moment même de l’auto-proclamation. Ce signal est sans équivoque : il est fort, clair, et porteur de sens.
Dès lors, une question fondamentale se pose : pourquoi avoir procédé à ces coupures, alors même que des engagements avaient été pris pour les éviter, comme en témoignent les notes de service émises en ce sens ?
Alors que des démentis gouvernementaux disaient le contraire à la suite d’une note massivement publiée sur les réseaux ?
Quel danger réel justifiait une telle décision au nom de la sécurité ? Rien, sinon une mesure aux conséquences lourdes pour le pays.
Car au lieu de protéger la nation, ces coupures ont surtout contribué à :
perturber l’activité économique,
pénaliser les entreprises et les commerçants,
plonger les citoyens dans des difficultés inutiles,
et affaiblir davantage l’image du Congo à l’international.
Ainsi, loin d’être neutre, cette décision
apparaît comme un facteur aggravant d’une crise déjà profonde, dont le
coût est, une fois encore, supporté par le peuple congolais.
À travers lui, chacun doit entendre ce qu’exprime, en creux, le partenaire historique : un fiasco.
Ce constat ne fait que confirmer ce que le peuple congolais exprime déjà avec lucidité : une perte de confiance généralisée, profonde et durable, envers un système à bout de souffle.
Un fiasco politique aux conséquences économiques
Ce qui s’est produit le 15 mars 2026 dépasse le cadre électoral.
Abstention massive
Coupures d’internet et de communication
Auto-proclamation dans un climat de rejet
Une dégradation économique désormais mesurable
Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
De magasins de Grande Distribution de Brazzaville :
Du 1er janvier au 17 mars 2025 : 302 636 562 F CFA
Du 1er janvier au 17 mars 2026 : 121 721 079 F CFA
Soit une baisse de -13,42 % en un an.
Sur une base annuelle :
Grande Distribution(2025) : environ 11 milliards F CFA
Grande Distribution (2025) : environ 4 milliards F CFA
Un écart de -7 milliards F CFA, révélateur d’un déséquilibre économique profond et d’un affaiblissement inquiétant d’un pôle stratégique comme Pointe-Noire.
Ce signal économique ne peut être ignoré.
Il traduit une contraction de la consommation, un affaiblissement du
tissu économique et une défiance croissante des acteurs.
Mais au-delà de ces chiffres, une autre réalité doit être posée avec lucidité : celle des distorsions structurelles du marché.
À Pointe-Noire, souvent présentée comme un
pôle stratégique lié aux intérêts économiques étrangers, notamment
français, le secteur de la grande distribution est aujourd’hui largement
dominé par des réseaux commerciaux étrangers (indiens, pakistanais,
libanais). Ceux-ci évoluent dans un environnement marqué par des avantages fiscaux et douaniers opaques,
fréquemment perçus comme disproportionnés, au détriment non seulement
des opérateurs nationaux, mais aussi de certains acteurs économiques
historiques comme la France. Surtout que ces réseaux commerciaux
étrangers sont dominés par des organisations terroristes islamistes
comme le Hamas, le Hezbollah et les Houthis du Yémen ce qui a valu au
Congo d’être inscrit sur le liste noire des États-Unis.
Cette situation alimente un sentiment
profond d’injustice et de déséquilibre, dans un contexte où les règles
du jeu économique semblent ne plus être les mêmes pour tous. Elle
soulève également des interrogations persistantes sur la transparence des circuits commerciaux et financiers, dans un environnement international de plus en plus exigeant en matière de traçabilité et de régulation.
Ces perceptions, largement partagées dans
l’opinion, contribuent à fragiliser l’image du Congo sur la scène
internationale et à nourrir la défiance des partenaires économiques.
Dès lors, une question politique majeure se pose : quel modèle de développement est aujourd’hui proposé au peuple congolais ?
Et au-delà, quelle vision les partenaires
internationaux, notamment la France et son président Emmanuel Macron,
entendent-ils soutenir dans un pays en quête de souveraineté, d’équité
et de justice économique en apportant leur soutien à Denis Sassou
Nguesso rejeté par la population ?
Cette interrogation renvoie à une question plus profonde encore : celle du sens de l’État,
de la protection des intérêts nationaux et du respect des équilibres
culturels et historiques du Congo, hérités notamment des premières
heures de son indépendance sous Fulbert Youlou.
Face à la montée en puissance de réseaux
commerciaux étrangers dans le secteur de la grande distribution, dont
certains sont perçus comme liés à des sphères d’influence religieuses ou
idéologiques, de nombreux acteurs économiques locaux dénoncent :
des exonérations douanières étendues,
une opacité dans certains mécanismes de régulation économique,
des distorsions de concurrence persistantes,
un accès inégal aux circuits d’importation et de distribution
des abattements exceptionnels,
et des relations privilégiées avec certains cercles du pouvoir, créant une concurrence profondément déséquilibrée.
Cette perception d’un système à deux
vitesses s’étend également à une partie des circuits d’importation, où
certains opérateurs bénéficieraient de protections informelles,
renforçant le sentiment d’injustice économique largement partagé au sein
de la population.
Dans ce contexte, des interrogations persistent aussi sur la traçabilité de certaines activités commerciales,
notamment dans les secteurs de l’hôtellerie, de la distribution et des
services, où l’absence de régulation stricte alimente les soupçons de
dérives (fraude, économie parallèle, activités illicites : prostitution
et drogue).
Un système économique déséquilibré
Ce climat fragilise durablement l’économie nationale :
il décourage l’investissement local,
il pénalise les commerçants congolais,
et il alimente une perte de confiance généralisée dans les règles du jeu économique.
Ce signal économique ne peut être ignoré. Il traduit une contraction de la consommation, mais aussi une crise de gouvernance économique, où l’équité, la transparence et la régulation ne sont plus garanties.
Le coût réel pour le peuple
Mais au-delà des chiffres, il y a la réalité humaine.
Chacun doit mesurer l’ampleur des répercussions sur les ménages, les petits commerçants, les acteurs des marchés de proximité, notamment lors des coupures d’Internet et d’électricité.
Derrière ces décisions, une réalité s’impose :
des chaînes de froid brisées,
des denrées périssables détruites,
des revenus anéantis en quelques heures.
Combien de chiffres d’affaires ont été perdus ? Combien d’activités paralysées ? Combien de familles plongées dans l’incertitude ?
Ces pertes constituent le coût réel, payé
par le peuple, d’une opération de maintien au pouvoir conclue par une
auto-proclamation à 94,82 %, accompagnée d’une satisfaction personnelle affichée, sans considération pour le désastre économique et humain ainsi provoqués.
Elles traduisent une contraction brutale de l’activité économique sur l’ensemble du territoire, ainsi qu’une fragilisation inquiétante de pôles pourtant stratégiques, à l’image de Pointe-Noire, cœur économique du pays.
Un signal d’alerte politique et économique
Ce signal économique ne peut être ignoré. Il est concret, chiffré, vérifiable. Il
traduit une réalité plus profonde : une contraction de la consommation,
une perte de dynamisme économique et une défiance croissante des
acteurs.
Chacun doit comprendre ce que cela signifie réellement : au-delà des discours officiels, c’est un désaveu silencieux mais puissant du système en place.
Ce constat rejoint ce que le peuple congolais exprime depuis longtemps : une perte de confiance généralisée, qui touche désormais non seulement le champ politique, mais aussi le cœur même de l’économie.
Le résultat : un fiasco politique devenu crise économique et institutionnelle.
Elle met en lumière une réalité profonde : celle d’un système fondé sur la captation des ressources, au détriment du développement économique et social du pays.
Ce travail d’analyse a le mérite de révéler les contradictions d’un modèle porté par le PCT,
censé valoriser le travail comme levier de prospérité, mais dont les
résultats exposent, au contraire, les limites et les incohérences.
Un pays pétrolier à bout de souffle
Le Congo illustre aujourd’hui les limites d’un modèle PCT :
richesse pétrolière concentrée entre les mains du clan-PCT
pauvreté massive (52 % de la population)
jeunesse exclue (chômage élevé)
La rente ne développe pas. Elle confisque.
Une jeunesse sacrifiée, un avenir confisqué
Le paradoxe est brutal :
une majorité de jeunes dans la population (60 % de la population ont au moins 25 ans).
un système qui les exclut durablement.
Une jeunesse nombreuse ne signifie pas une jeunesse au pouvoir. Pas
plus qu’elle ne garantit une jeunesse libre de son destin. L’attentisme
de cette jeunesse, soumise à la bière frelatée et à la drogue, continue
sa perte. Combien de fois, des jeunes instruits, porteurs de diplômes,
n’ont-ils pas capitulé, devenant les serviteurs zélés de ceux du
système, incapables de rivaliser par leurs seules compétences ? On les a
rendus esclaves pour qu’ils obéissent.
Aussi, quand l’avenir est bloqué, quand l’emploi est inaccessible, quand les rêves sont étouffés,
la jeunesse subit.
Alors la jeunesse se retrouve prisonnière d’un cercle vicieux où la révolte est remplacée par la résignation.
Mais il existe une voie de sortie : celle
de la conscience collective et de l’action organisée. Une jeunesse qui
se libère commence par se connaître, se former, et s’unir autour
d’objectifs clairs et ambitieux. C’est dans cette mobilisation que naît
le pouvoir réel, celui qui ne s’achète pas, qui ne se mendie pas, mais
qui se conquiert.
C’est une confiscation générationnelle de l’avenir.
Un système verrouillé, une République fragilisée
Ce modèle produit :
concentration du pouvoir
logique de succession fermée
affaiblissement des institutions
Le risque : une transformation de la République en système patrimonial.
La responsabilité collective, y compris celle de la diaspora
Face à cette situation, une vérité doit être dite :
La diaspora, malgré ses atouts, n’a pas su jouer pleinement son rôle.
divisions
absence de stratégie commune
manque d’organisation
Une occasion historique a été manquée.
Mais rien n’est irréversible. Il est encore temps de se ressaisir.
Le 15 mars : un NON historique du peuple
Malgré tout, le peuple a tenu.
Sans violence. Sans bruit. Mais avec détermination.
Il a dit NON.
Ce non est un point de départ, pas une ligne d’arrivée. Pas une finalité.
ToPeSA : transformer la crise en opportunité
ToPeSA propose une voie claire :
unir les Congolais
organiser une transition apaisée
restaurer l’État
refonder la République
La clé : une jeunesse engagée et consciente
Aucune transformation ne sera possible sans la jeunesse.
Mais une chose doit être dite clairement :
L’avenir ne se donne pas. Il se conquiert.
Ce n’est pas par l’assistanat, mais par l’engagement, par la responsabilité, par la lutte pour la dignité.
Construire la transition nationale
Le moment est venu :
de dépasser les divisions
de rassembler les forces vives
de structurer une véritable alliance nationale
Faire du refus une construction politique.
Conclusion : un tournant historique
Le 15 mars 2026 n’est pas une fin. C’est une révélation.
Révélation d’un système à bout de souffle. Révélation d’un peuple lucide. Révélation d’une jeunesse en attente.
ToPeSA
Pour l’union nationale Pour rendre l’avenir à la jeunesse Pour la transition Vers le Congo nouveau
Monsieur Denis Sassou Nguesso, Roi du Congo-Brazzaville.
Certaines élections présidentielles ressemblent davantage à des
cérémonies de couronnement. Le Congo-Brazzaville vient, une fois de
plus, d’en offrir une illustration troublante.
Au-delà du scrutin, c’est le fonctionnement global du système électoral qui interroge.
Monsieur Denis Sassou Nguesso, dirigeant au pouvoir depuis de nombreuses
années, vient d’être réélu avec 94,82 % des voix à l’issue d’un scrutin
marqué par la présence d’opposants largement perçus comme complaisants,
dont le rôle s’est limité à donner une apparence
de crédibilité à une élection dont l’issue semblait connue d’avance.
Ainsi, le Congo-Brazzaville, loin de fonctionner comme une véritable
République, donne le sentiment de s’apparenter à un système quasi
monarchique, où le pouvoir repose sur des logiques familiales, claniques
et tribales. L’unité nationale s’efface au profit
d’intérêts particuliers, tandis que les promesses de développement et
d’émergence restent sans effet concret.
Annus horribilis 2026 apparaît comme une période sombre pour le peuple
congolais, qui espérait des changements significatifs mais se retrouve
confronté à la perspective de nouvelles années de difficultés
économiques et sociales. C’est un nouveau quinquennat
de souffrances qui précipitera le pays vers le chaos social.
Dans un contexte international marqué par le réalisme politique, les
puissances occidentales applaudiront sans doute leur allié local, un
pouvoir qui continue d’exploiter et de brader les ressources du pays
pour leurs propres intérêts stratégiques au détriment
de la population.
Par ailleurs, le contraste entre le train de vie ostentatoire des
dirigeants et les conditions de vie précaires de nombreux citoyens
renforce le sentiment d’injustice. Cette mise en scène du pouvoir,
marquée par le luxe et la proximité familiale au sommet de
l’État, souligne davantage les dérives d’un système où la gouvernance
apparaît comme une affaire privée.
Le couronnement a révélé une indécence flagrante dans l'affichage du
luxe des dirigeants congolais, tandis que le peuple souffre dans une
misère indescriptible. Notre nouveau souverain, couronné par son
ministre de l'Intérieur, un membre de sa famille, incarne
un système politique où la famille et les cercles proches du pouvoir
priment. L'unité nationale est absente, un système ne valorisant plus le
travail et le mérite s’est installé, tandis que les promesses
d’émergence demeurent sans effet.
Le climat de peur, alimenté par des atteintes graves aux droits humains
et marqué par des exécutions extrajudiciaires des jeunes, limite
fortement toute contestation interne. Dans ces conditions, dénoncer les
dérives du régime peut exposer à des risques considérables
pour sa vie. Sous l'empereur Jean-Bedel Bokassa, ce sont les chevaux
qui tombaient, mais sous Denis Sassou Nguesso, ce sont les Congolais qui
souffrent. Le cynisme face à la vie humaine a atteint des sommets, avec
des crimes contre l’humanité qui ne resteront
pas impunis. Cependant, le temps est un allié de la justice, et les
responsables devront un jour rendre des comptes devant des juridictions
compétentes.
Après plus de quatre décennies d’exercice cumulées du pouvoir, le pays
semble s’enfoncer dans une forme de gouvernance marquée par le
clientélisme, le tribalisme et la concentration des richesses entre les
mains d’une minorité. Le Parti congolais du travail
(PCT) apparaît, dans ce contexte, comme un instrument au service
d’intérêts restreints plutôt qu’un vecteur d’un projet collectif. Ce
sectarisme et ce tribalisme ne constituent pas un véritable projet de
société, mais une réunion de ceux qui exploitent la
République au détriment du peuple.
Pour la jeunesse congolaise, les perspectives restent limitées,
notamment en raison de l’accès restreint aux emplois publics et d’une
dette croissante insoutenable qui hypothèque leur avenir. La gestion
économique et sociale suscite ainsi de nombreuses inquiétudes.
Cette situation s’inscrit dans un contexte économique marqué par une
forte dépendance aux revenus pétroliers et des contraintes budgétaires
importantes, limitant la capacité de l’État à répondre aux besoins
sociaux.
Face à cette situation, le peuple congolais se retrouve confronté à ses
responsabilités. Les changements ne pourront intervenir sans une prise
de conscience collective et un engagement citoyen fort. La politique
doit intéresser chacun d'entre nous, car elle
concerne la gestion de la cité.
La liberté implique également la responsabilité et la capacité à assumer
les risques nécessaires pour la défendre. Dans un tel contexte, un
pouvoir centré sur lui-même peine à reconnaître pleinement les
aspirations et la dignité du peuple.
Malgré les difficultés, l’espoir subsiste. Une évolution favorable
demeure envisageable à condition de consolider l’indépendance des
institutions, de mettre en place des mécanismes de transition fiables et
de replacer l’intérêt général au cœur de l’action publique.
Ce n’est qu’à ce prix que la stabilité politique pourra s’inscrire dans
la durée et profiter pleinement à l’ensemble des Congolaises et des
Congolais.