
ToPeSA est pour l’union nationale
La sagesse congolaise nous enseigne :
« Woua dia foua, yika dio » — si tu hérites, fructifie l’héritage.
Cette parole n’est pas qu’un proverbe. Elle est une exigence morale. Elle nous oblige à regarder en face l’héritage du 28 novembre 1958, celui de l’autonomie fondatrice qui ouvrait la voie à la souveraineté, à la dignité et à l’espérance d’une nation congolaise maîtresse de son destin.
Du président Fulbert Youlou à ce jour avec Denis Sassou Nguesso, qu’avons-nous fait de cet héritage ?
L’avons-nous consolidé, enrichi, transmis ?
Ou l’avons-nous fragmenté, affaibli, dilapidé au fil des crises politiques et des divisions entretenues ?
À l’approche de l’opération « maintien de Denis Sassou Nguesso au pouvoir » de mars 2026, une question grave se pose : notre héritage républicain sera-t-il définitivement compromis par une nouvelle forfaiture politique, ou y aura-t-il un sursaut national pour sauver la République de l’explosion qui menace d’engloutir le rêve de nos Pères-Fondateurs — celui d’un Congo Un et Indivisible ?
Lorsque la France dit à Denis Sassou Nguesso : « Vous nous faites honte », elle mesure les conséquences diplomatiques et géopolitiques. Mais elle mesure réellement ce qui est en jeu. Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement une relation bilatérale. C’est la cohésion d’un peuple. C’est l’équilibre fragile d’une nation.
Car l’explosion du Congo ne serait pas une abstraction.
Elle serait sociale.
Territoriale.
Identitaire.
Pourtant, notre conviction demeure intacte. Notre foi dans la capacité des Congolaises et des Congolais à se lever pour unir ce qui est épars est grande et victorieuse. Car ce qui nous rassemble est plus puissant que ce qui nous divise.
La Transition Politique Structurelle Apaisée — ToPeSA — n’est pas un slogan. Elle est une méthode. Elle est un pont. Un pont pour franchir le cap difficile qui reste à faire. Un pont entre le passé blessé et l’avenir possible. Un pont entre les forces politiques antagonistes et la nécessité supérieure de la survie nationale.
ToPeSA n’est pas contre quelqu’un.
ToPeSA est pour le Congo.
Elle est l’outil du rassemblement et de la restauration de l’État.
Peuple congolais, il est temps.
Intellectuels du Congo, de tous bords, de toutes ethnies, il est temps.
Il est temps de laisser nos rancœurs, nos préjugés et nos peurs.
Il est temps de dépasser notre honte et notre orgueil.
Il est temps de fructifier notre héritage commun.
Il est temps de comprendre que la République ne survivra pas à une nouvelle fracture majeure.
Car une nation ne meurt pas seulement par la guerre.
Elle meurt par l’indifférence de ses élites.
Elle meurt par le silence de ses consciences.
Elle meurt lorsque ceux qui savent se taisent.
L’histoire nous observe.
Nos enfants nous regarderont.
Et ils nous demanderont : qu’avez-vous fait de l’héritage qui vous a été confié ?
Notre histoire nous enseigne pourtant que la fabrication du tam-tam de l’union est possible.
Car le tam-tam ne naît pas du hasard.
Il faut choisir le bois.
Le sculpter avec patience.
Le creuser avec précision.
Tendre la peau avec justesse.
Alors seulement il résonne.
Ainsi en est-il de l’unité nationale.
Elle ne se décrète pas.
Elle se construit.
Elle se façonne.
Elle se tend par le compromis, la confiance retrouvée et la responsabilité partagée.
Aujourd’hui plus que jamais, de la Likouala à la Sangha, de la Cuvette centrale à la Cuvette-Ouest, des Plateaux au Pool, de la Lékoumou à la Bouenza, du Niari au Kouilou, l’unité du peuple congolais doit prévaloir pour que jamais plus le tissu national ne se déchire.
Car si nous n’agissons pas maintenant, ce ne sont pas seulement des institutions qui vacilleront, c’est le lien national lui-même qui se rompra.
L’heure n’est plus aux calculs.
L’heure est au sursaut.
L’heure est à l’union.
ToPeSA est le Congo.
ToPeSA est l’unité du Congo.
ToPeSA est pour le peuple congolais.
ToPeSA est Un et Indivisible.
Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA pour l’union nationale
Le 23 février 2026 – 21h54







