samedi 21 mars 2026

15 mars 2026 : après l'auto-proclamation, un système à nu

15 mars 2026 : après l’auto-proclamation, un système à nu

Après que Denis Sassou Nguesso s’est proclamé réélu, le Congo se trouve à un carrefour décisif. Pour éviter un naufrage irréversible et offrir un avenir digne à la jeunesse, il est urgent de bâtir une transition nationale, de renforcer l’union du peuple et d’engager une véritable relance économique.

Et après ?
L’après commence ici et maintenant. La dignité ne s’attend pas, elle se conquiert. Le temps n’est plus à l’attentisme. Le moment d’agir pour le Congo est arrivé, pour transformer cette crise en une opportunité historique de renaissance nationale, fondée sur l’union, la responsabilité et le courage.

La réalité s’impose désormais avec brutalité : le système vacille, y compris parmi ses soutiens historiques. La crédibilité politique s’effondre, tandis que l’économie encaisse un choc majeur. Les coupures d’internet, d’électricité et d’eau, survenues lors de ce qui a été présenté comme une élection, ont aggravé une économie déjà fragilisée, plongeant ménages et petits acteurs économiques dans des pertes immédiates et profondes.

Dans le même temps, la jeunesse paie le prix le plus lourd. L’« année de la jeunesse » s’est transformée en une jeunesse sacrifiée, sans emploi, sans perspective, trop souvent réduite à survivre dans les marges d’un système qui l’exclut en devenant des « simba sacs » (porteurs de cartable de billets de banque de ceux qui les réduisent en esclavage).

Les signaux économiques viennent confirmer cette dérive. Ils se sont notamment aggravés à la suite des coupures des communications électroniques, dont notre compatriote Alphonse Ndongo, journaliste économiste, a analysé les conséquences dans sa chronique « Les pertes occasionnées par les coupures de communication ».

Dans le même sens, Hervé Mahicka, de l’Université Populaire, alerte avec clarté :
« … fermer internet a des conséquences graves ; c’est un signal envoyé au monde pour dire qu’il ne faut pas venir investir dans ce pays… ».

Ces prises de position traduisent une réalité préoccupante : au-delà des perturbations immédiates, ces décisions envoient un message négatif aux investisseurs, fragilisent l’économie et détériorent durablement la crédibilité du pays.

Les faits viennent le confirmer. Des entreprises françaises, longtemps considérées comme des repères du fonctionnement économique, enregistrent des reculs significatifs de leur activité au moment même de l’auto-proclamation. Ce signal est sans équivoque : il est fort, clair, et porteur de sens.

Dès lors, une question fondamentale se pose : pourquoi avoir procédé à ces coupures, alors même que des engagements avaient été pris pour les éviter, comme en témoignent les notes de service émises en ce sens ?

Alors que des démentis gouvernementaux disaient le contraire à la suite d’une note massivement publiée sur les réseaux ?

Quel danger réel justifiait une telle décision au nom de la sécurité ?
Rien, sinon une mesure aux conséquences lourdes pour le pays.

Car au lieu de protéger la nation, ces coupures ont surtout contribué à :

  • perturber l’activité économique,
  • pénaliser les entreprises et les commerçants,
  • plonger les citoyens dans des difficultés inutiles,
  • et affaiblir davantage l’image du Congo à l’international.

Ainsi, loin d’être neutre, cette décision apparaît comme un facteur aggravant d’une crise déjà profonde, dont le coût est, une fois encore, supporté par le peuple congolais.

À travers lui, chacun doit entendre ce qu’exprime, en creux, le partenaire historique : un fiasco.

Ce constat ne fait que confirmer ce que le peuple congolais exprime déjà avec lucidité : une perte de confiance généralisée, profonde et durable, envers un système à bout de souffle.

Un fiasco politique aux conséquences économiques

Ce qui s’est produit le 15 mars 2026 dépasse le cadre électoral.

  • Abstention massive
  • Coupures d’internet et de communication
  • Auto-proclamation dans un climat de rejet

Une dégradation économique désormais mesurable

Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

De magasins de Grande Distribution de Brazzaville :

  • Du 1er janvier au 17 mars 2025 : 302 636 562 F CFA
  • Du 1er janvier au 17 mars 2026 : 121 721 079 F CFA

Soit une baisse de -13,42 % en un an.

Sur une base annuelle :

  • Grande Distribution (2025) : environ 11 milliards F CFA
  • Grande Distribution (2025) : environ 4 milliards F CFA

Un écart de -7 milliards F CFA, révélateur d’un déséquilibre économique profond et d’un affaiblissement inquiétant d’un pôle stratégique comme Pointe-Noire.

Ce signal économique ne peut être ignoré. Il traduit une contraction de la consommation, un affaiblissement du tissu économique et une défiance croissante des acteurs.

Mais au-delà de ces chiffres, une autre réalité doit être posée avec lucidité : celle des distorsions structurelles du marché.

À Pointe-Noire, souvent présentée comme un pôle stratégique lié aux intérêts économiques étrangers, notamment français, le secteur de la grande distribution est aujourd’hui largement dominé par des réseaux commerciaux étrangers (indiens, pakistanais, libanais). Ceux-ci évoluent dans un environnement marqué par des avantages fiscaux et douaniers opaques, fréquemment perçus comme disproportionnés, au détriment non seulement des opérateurs nationaux, mais aussi de certains acteurs économiques historiques comme la France. Surtout que ces réseaux commerciaux étrangers sont dominés par des organisations terroristes islamistes comme le Hamas, le Hezbollah et les Houthis du Yémen ce qui a valu au Congo d’être inscrit sur le liste noire des États-Unis.

Cette situation alimente un sentiment profond d’injustice et de déséquilibre, dans un contexte où les règles du jeu économique semblent ne plus être les mêmes pour tous. Elle soulève également des interrogations persistantes sur la transparence des circuits commerciaux et financiers, dans un environnement international de plus en plus exigeant en matière de traçabilité et de régulation.

Ces perceptions, largement partagées dans l’opinion, contribuent à fragiliser l’image du Congo sur la scène internationale et à nourrir la défiance des partenaires économiques.

Dès lors, une question politique majeure se pose : quel modèle de développement est aujourd’hui proposé au peuple congolais ?

Et au-delà, quelle vision les partenaires internationaux, notamment la France et son président Emmanuel Macron, entendent-ils soutenir dans un pays en quête de souveraineté, d’équité et de justice économique en apportant leur soutien à Denis Sassou Nguesso rejeté par la population ?

Cette interrogation renvoie à une question plus profonde encore : celle du sens de l’État, de la protection des intérêts nationaux et du respect des équilibres culturels et historiques du Congo, hérités notamment des premières heures de son indépendance sous Fulbert Youlou.

Face à la montée en puissance de réseaux commerciaux étrangers dans le secteur de la grande distribution, dont certains sont perçus comme liés à des sphères d’influence religieuses ou idéologiques, de nombreux acteurs économiques locaux dénoncent :

  • des exonérations douanières étendues,
  • une opacité dans certains mécanismes de régulation économique,
  • des distorsions de concurrence persistantes,
  • un accès inégal aux circuits d’importation et de distribution
  • des abattements exceptionnels,
  • et des relations privilégiées avec certains cercles du pouvoir, créant une concurrence profondément déséquilibrée.

Cette perception d’un système à deux vitesses s’étend également à une partie des circuits d’importation, où certains opérateurs bénéficieraient de protections informelles, renforçant le sentiment d’injustice économique largement partagé au sein de la population.

Dans ce contexte, des interrogations persistent aussi sur la traçabilité de certaines activités commerciales, notamment dans les secteurs de l’hôtellerie, de la distribution et des services, où l’absence de régulation stricte alimente les soupçons de dérives (fraude, économie parallèle, activités illicites : prostitution et drogue).

Un système économique déséquilibré

Ce climat fragilise durablement l’économie nationale :

  • il décourage l’investissement local,
  • il pénalise les commerçants congolais,
  • et il alimente une perte de confiance généralisée dans les règles du jeu économique.

Ce signal économique ne peut être ignoré. Il traduit une contraction de la consommation, mais aussi une crise de gouvernance économique, où l’équité, la transparence et la régulation ne sont plus garanties.

Le coût réel pour le peuple

Mais au-delà des chiffres, il y a la réalité humaine.

Chacun doit mesurer l’ampleur des répercussions sur les ménages, les petits commerçants, les acteurs des marchés de proximité, notamment lors des coupures d’Internet et d’électricité.

Derrière ces décisions, une réalité s’impose :

  • des chaînes de froid brisées,
  • des denrées périssables détruites,
  • des revenus anéantis en quelques heures.

Combien de chiffres d’affaires ont été perdus ?
Combien d’activités paralysées ?
Combien de familles plongées dans l’incertitude ?

Ces pertes constituent le coût réel, payé par le peuple, d’une opération de maintien au pouvoir conclue par une auto-proclamation à 94,82 %, accompagnée d’une satisfaction personnelle affichée, sans considération pour le désastre économique et humain ainsi provoqués.

Elles traduisent une contraction brutale de l’activité économique sur l’ensemble du territoire, ainsi qu’une fragilisation inquiétante de pôles pourtant stratégiques, à l’image de Pointe-Noire, cœur économique du pays.

Un signal d’alerte politique et économique

Ce signal économique ne peut être ignoré. Il est concret, chiffré, vérifiable.
Il traduit une réalité plus profonde : une contraction de la consommation, une perte de dynamisme économique et une défiance croissante des acteurs.

Chacun doit comprendre ce que cela signifie réellement : au-delà des discours officiels, c’est un désaveu silencieux mais puissant du système en place.

Ce constat rejoint ce que le peuple congolais exprime depuis longtemps : une perte de confiance généralisée, qui touche désormais non seulement le champ politique, mais aussi le cœur même de l’économie.

Le résultat : un fiasco politique devenu crise économique et institutionnelle.

Le monde observe. Le monde analyse.

La vidéo « Pétrocratie Congo : 52 % de pauvreté malgré la richesse, une dynastie capte la rente », diffusée immédiatement après la confirmation du maintien de Denis Sassou Nguesso au pouvoir, a posé un diagnostic sans complaisance.

Elle met en lumière une réalité profonde : celle d’un système fondé sur la captation des ressources, au détriment du développement économique et social du pays.

Ce travail d’analyse a le mérite de révéler les contradictions d’un modèle porté par le PCT, censé valoriser le travail comme levier de prospérité, mais dont les résultats exposent, au contraire, les limites et les incohérences.

Un pays pétrolier à bout de souffle

Le Congo illustre aujourd’hui les limites d’un modèle PCT :

  • richesse pétrolière concentrée entre les mains du clan-PCT
  • pauvreté massive (52 % de la population)
  • jeunesse exclue (chômage élevé)

La rente ne développe pas.
Elle confisque.

Une jeunesse sacrifiée, un avenir confisqué

Le paradoxe est brutal :

  • une majorité de jeunes dans la population (60 % de la population ont au moins 25 ans).
  • un système qui les exclut durablement.

Une jeunesse nombreuse ne signifie pas une jeunesse au pouvoir.
Pas plus qu’elle ne garantit une jeunesse libre de son destin. L’attentisme de cette jeunesse, soumise à la bière frelatée et à la drogue, continue sa perte. Combien de fois, des jeunes instruits, porteurs de diplômes, n’ont-ils pas capitulé, devenant les serviteurs zélés de ceux du système, incapables de rivaliser par leurs seules compétences ? On les a rendus esclaves pour qu’ils obéissent.

Aussi, quand l’avenir est bloqué,
quand l’emploi est inaccessible,
quand les rêves sont étouffés,

la jeunesse subit.

Alors la jeunesse se retrouve prisonnière d’un cercle vicieux où la révolte est remplacée par la résignation.

Mais il existe une voie de sortie : celle de la conscience collective et de l’action organisée. Une jeunesse qui se libère commence par se connaître, se former, et s’unir autour d’objectifs clairs et ambitieux. C’est dans cette mobilisation que naît le pouvoir réel, celui qui ne s’achète pas, qui ne se mendie pas, mais qui se conquiert.

C’est une confiscation générationnelle de l’avenir.

Un système verrouillé, une République fragilisée

Ce modèle produit :

  • concentration du pouvoir
  • logique de succession fermée
  • affaiblissement des institutions

Le risque : une transformation de la République en système patrimonial.

La responsabilité collective, y compris celle de la diaspora

Face à cette situation, une vérité doit être dite :

La diaspora, malgré ses atouts, n’a pas su jouer pleinement son rôle.

  • divisions
  • absence de stratégie commune
  • manque d’organisation

Une occasion historique a été manquée.

Mais rien n’est irréversible.
Il est encore temps de se ressaisir.

Le 15 mars : un NON historique du peuple

Malgré tout, le peuple a tenu.

Sans violence.
Sans bruit.
Mais avec détermination.

Il a dit NON.

Ce non est un point de départ, pas une ligne d’arrivée.
Pas une finalité.

ToPeSA : transformer la crise en opportunité

ToPeSA propose une voie claire :

  • unir les Congolais
  • organiser une transition apaisée
  • restaurer l’État
  • refonder la République

La clé : une jeunesse engagée et consciente

Aucune transformation ne sera possible sans la jeunesse.

Mais une chose doit être dite clairement :

L’avenir ne se donne pas. Il se conquiert.

Ce n’est pas par l’assistanat,
mais par l’engagement,
par la responsabilité,
par la lutte pour la dignité.

Construire la transition nationale

Le moment est venu :

  • de dépasser les divisions
  • de rassembler les forces vives
  • de structurer une véritable alliance nationale

Faire du refus une construction politique.

Conclusion : un tournant historique

Le 15 mars 2026 n’est pas une fin.
C’est une révélation.

Révélation d’un système à bout de souffle.
Révélation d’un peuple lucide.
Révélation d’une jeunesse en attente.

ToPeSA

Pour l’union nationale
Pour rendre l’avenir à la jeunesse
Pour la transition
Vers le Congo nouveau

Modeste Boukadia

Initiateur de ToPeSA

Le 21 mars 2026

Mots-clés : Congo 2026, Denis Sassou Nguesso, abstention Congo, crise politique Congo, ToPeSA, transition Congo, jeunesse africaine, pétrocratie, gouvernance Afrique, diaspora congolaise

 

mercredi 18 mars 2026

Monsieur Denis Sassou Nguesso, Roi du Congo-Brazzaville

 

Monsieur Denis Sassou Nguesso, Roi du Congo-Brazzaville.
 
Certaines élections présidentielles ressemblent davantage à des cérémonies de couronnement. Le Congo-Brazzaville vient, une fois de plus, d’en offrir une illustration troublante.
 
Au-delà du scrutin, c’est le fonctionnement global du système électoral qui interroge.
 
Monsieur Denis Sassou Nguesso, dirigeant au pouvoir depuis de nombreuses années, vient d’être réélu avec 94,82 % des voix à l’issue d’un scrutin marqué par la présence d’opposants largement perçus comme complaisants, dont le rôle s’est limité à donner une apparence de crédibilité à une élection dont l’issue semblait connue d’avance.
 
Ainsi, le Congo-Brazzaville, loin de fonctionner comme une véritable République, donne le sentiment de s’apparenter à un système quasi monarchique, où le pouvoir repose sur des logiques familiales, claniques et tribales. L’unité nationale s’efface au profit d’intérêts particuliers, tandis que les promesses de développement et d’émergence restent sans effet concret.
 
Annus horribilis 2026 apparaît comme une période sombre pour le peuple congolais, qui espérait des changements significatifs mais se retrouve confronté à la perspective de nouvelles années de difficultés économiques et sociales. C’est un nouveau quinquennat de souffrances qui précipitera le pays vers le chaos social.
 
Dans un contexte international marqué par le réalisme politique, les puissances occidentales applaudiront sans doute leur allié local, un pouvoir qui continue d’exploiter et de brader les ressources du pays pour leurs propres intérêts stratégiques au détriment de la population.
 
Par ailleurs, le contraste entre le train de vie ostentatoire des dirigeants et les conditions de vie précaires de nombreux citoyens renforce le sentiment d’injustice. Cette mise en scène du pouvoir, marquée par le luxe et la proximité familiale au sommet de l’État, souligne davantage les dérives d’un système où la gouvernance apparaît comme une affaire privée.
 
Le couronnement a révélé une indécence flagrante dans l'affichage du luxe des dirigeants congolais, tandis que le peuple souffre dans une misère indescriptible. Notre nouveau souverain, couronné par son ministre de l'Intérieur, un membre de sa famille, incarne un système politique où la famille et les cercles proches du pouvoir priment. L'unité nationale est absente, un système ne valorisant plus le travail et le mérite s’est installé, tandis que les promesses d’émergence demeurent sans effet.

Le climat de peur, alimenté par des atteintes graves aux droits humains et marqué par des exécutions extrajudiciaires des jeunes, limite fortement toute contestation interne. Dans ces conditions, dénoncer les dérives du régime peut exposer à des risques considérables pour sa vie. Sous l'empereur Jean-Bedel Bokassa, ce sont les chevaux qui tombaient, mais sous Denis Sassou Nguesso, ce sont les Congolais qui souffrent. Le cynisme face à la vie humaine a atteint des sommets, avec des crimes contre l’humanité qui ne resteront pas impunis. Cependant, le temps est un allié de la justice, et les responsables devront un jour rendre des comptes devant des juridictions compétentes.
 
Après plus de quatre décennies d’exercice cumulées du pouvoir, le pays semble s’enfoncer dans une forme de gouvernance marquée par le clientélisme, le tribalisme et la concentration des richesses entre les mains d’une minorité. Le Parti congolais du travail (PCT) apparaît, dans ce contexte, comme un instrument au service d’intérêts restreints plutôt qu’un vecteur d’un projet collectif. Ce sectarisme et ce tribalisme ne constituent pas un véritable projet de société, mais une réunion de ceux qui exploitent la République au détriment du peuple.
 
Pour la jeunesse congolaise, les perspectives restent limitées, notamment en raison de l’accès restreint aux emplois publics et d’une dette croissante insoutenable qui hypothèque leur avenir. La gestion économique et sociale suscite ainsi de nombreuses inquiétudes. Cette situation s’inscrit dans un contexte économique marqué par une forte dépendance aux revenus pétroliers et des contraintes budgétaires importantes, limitant la capacité de l’État à répondre aux besoins sociaux.
 
Face à cette situation, le peuple congolais se retrouve confronté à ses responsabilités. Les changements ne pourront intervenir sans une prise de conscience collective et un engagement citoyen fort. La politique doit intéresser chacun d'entre nous, car elle concerne la gestion de la cité.
 
La liberté implique également la responsabilité et la capacité à assumer les risques nécessaires pour la défendre. Dans un tel contexte, un pouvoir centré sur lui-même peine à reconnaître pleinement les aspirations et la dignité du peuple.
 
Malgré les difficultés, l’espoir subsiste. Une évolution favorable demeure envisageable à condition de consolider l’indépendance des institutions, de mettre en place des mécanismes de transition fiables et de replacer l’intérêt général au cœur de l’action publique. Ce n’est qu’à ce prix que la stabilité politique pourra s’inscrire dans la durée et profiter pleinement à l’ensemble des Congolaises et des Congolais.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

La France n'a pas encore coupé le cordon ombilical avec ses anciennes colonies

 



mardi 17 mars 2026

Et maintenant : que faisons-nous ? - Transformer le refus en transition

Le

ET MAINTENANT : QUE FAISONS-NOUS ? – TRANSFORMER LE REFUS EN TRANSITION

Mes chers compatriotes,
Peuple congolais,

Le 15 mars 2026, vous avez parlé.
Et vous avez parlé avec force.

Vous n’avez pas voté.
Vous avez dit NON.

Ce NON n’est pas une absence.
Ce NON est un acte.
Un acte de dignité.
Un acte de résistance.
Un acte de vérité.

De la Likouala à la Sangha, de la Cuvette Centrale à la Cuvette-Ouest, des Plateaux au Pool, de la Lékoumou à la Bouenza, du Niari au Kouilou,
vous avez porté un même message :

NON au maintien au pouvoir.

Peuple congolais,
ce que vous avez accompli est historique.

Car lorsque tout un peuple, dans sa diversité, dans ses régions, dans ses générations, se lève dans un même élan,
ce n’est plus un simple refus.
C’est le début d’un changement.

Et aujourd’hui, la vérité s’impose.
Même ceux qui, hier encore, soutenaient ou observaient en silence, reconnaissent la réalité.

Un mot circule :
FIASCO.

Mais face à cette réalité, une question demeure.

Ceux qui ont la charge de proclamer les résultats entendront-ils la voix du peuple ?
Ou choisiront-ils de l’ignorer ?

À eux, je le dis avec gravité :
le peuple vous regarde.

Mes chers compatriotes,

L’heure n’est plus seulement au constat.
L’heure est à l’action.

Le peuple a ouvert la voie.
Il nous revient désormais de transformer ce refus en espérance,
et cette espérance en projet politique.

C’est le sens de notre engagement à tous dans notre diversité d’opinions.

ToPeSA est aujourd’hui une réalité nationale.
Une dynamique.
Un rassemblement.

Un chemin vers l’essentiel :
l’union nationale.

Dans l’esprit de nos pères fondateurs,
dans l’esprit de celles et ceux qui ont rêvé d’un Congo libre, juste et prospère,
nous devons nous lever.

Nous lever ensemble.

Forces politiques, organisations syndicales, jeunesse, confessions religieuses, société civile,
le moment est venu de dépasser nos différences pour construire :

L’Alliance pour l’Union Nationale.

Peuple congolais,

Je vous le dis avec conviction :

Oui, vous êtes prêts.
Oui, vous êtes prêts pour le changement.
Oui, vous êtes prêts pour une transition.

Une transition responsable.
Une transition apaisée.
Une transition au service du peuple.

Et cette transition, nous allons la construire ensemble.

Pas dans la division,
mais dans l’unité.

Pas dans la peur,
mais dans le courage.

Pas dans le renoncement,
mais dans l’espérance.

Alors, je vous appelle,
toutes et tous,

à vous mobiliser,
à vous rassembler,
à vous engager.

Car l’histoire est en marche.

Et cette fois-ci,
c’est le peuple qui écrit son destin.

ToPeSA
pour l’union nationale,
pour préparer la transition,
vers le Congo nouveau.

Je vous remercie.

Modeste Boukadia
Initiateur de ToPeSA
17 mars 2026 – 10h14

lundi 16 mars 2026

Appel à la Nation | Peuple congolais, construisons l'Alliance pour l'union nationale

 Le

Appel à la Nation | Peuple congolais, construisons l’Alliance pour l’union nationale

Peuple de la République du Congo,

Le 15 mars 2026, vous avez écrit une page importante de notre histoire nationale.

Face à ce qui apparaissait comme une opération de maintien au pouvoir de Denis Sassou Nguesso, vous avez choisi de vous exprimer avec dignité et responsabilité : par une abstention massive et historique.

Ce choix n’est ni une indifférence, ni une résignation.

La victoire exprimée par l’abstention massive du 15 mars 2026 est la vôtre.

Il est un message politique clair.

Depuis la Likouala, la Sangha, la Cuvette Centrale, la Cuvette-Ouest, les Plateaux, le Pool, la Lékoumou, la Bouenza, le Niari et le Kouilou, le peuple congolais a fait entendre la même voix.

Malgré la distribution d’argent destinée à corrompre les consciences, malgré les pressions et les manipulations, le peuple congolais a dit NON.

Non à la confiscation de la démocratie.
Non à l’humiliation d’un peuple digne.
Non à un système politique qui a épuisé la confiance nationale.

Quelles que soient les proclamations officielles que pourraient faire Auguste Iloki ou Henri Bouya, une vérité demeure :

le peuple congolais s’est exprimé.

Mais un peuple qui s’exprime doit maintenant transformer ce signal en avenir politique.

C’est pourquoi je lance aujourd’hui un appel solennel :

J’appelle toutes les forces politiques,
les organisations syndicales,
les étudiants et les élèves,
les organisations de la société civile,
ainsi que les confessions religieuses de toutes les croyances,

à s’unir autour d’un objectif national : préparer l’alternance et conduire le pays vers une transition pacifique à travers ToPeSA.

Le système incarné par le clan-PCT ne peut plus gouverner comme si rien ne s’était passé.

Le peuple a rendu son verdict.

Il est désormais temps que le courage politique l’emporte sur les calculs et les peurs, afin de construire une grande alliance pour l’union nationale.

Car l’avenir du Congo ne peut se bâtir dans la division.

Il doit se construire dans l’unité, dans la restauration de l’État et dans la réconciliation nationale, afin que chaque Congolaise et chaque Congolais puisse vivre en sécurité, dans la dignité et dans la justice.

Peuple congolais,

vous avez montré la voie.

À nous maintenant de transformer ce 15 mars 2026 en point de départ d’un nouveau chapitre de notre histoire nationale.

À nous maintenant de transformer cette victoire populaire en une dynamique nationale pour reconstruire l’État, rassembler la Nation et préparer le Congo nouveau.

Un chapitre où le Congo retrouvera l’unité, la République et la confiance en son avenir.

Pour l’union nationale. ToPeSA.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 16 mars 2026 – 11h09

dimanche 15 mars 2026

15 mars 2026 | Congo : l'abstention massive, le véritable vote du peuple

15 mars 2026 | Congo : l’abstention massive, le véritable vote du peuple

"Le 15 mars 2026 restera comme une date révélatrice dans la vie politique de la République du Congo. Face à une élection largement perçue comme une opération de maintien au pouvoir de Denis Sassou Nguesso, une grande partie du peuple congolais a choisi une autre forme d’expression politique : l’abstention massive. Loin d’être un simple désintérêt, cette abstention apparaît comme un message politique clair adressé au système en place. Elle pose désormais une question essentielle pour l’avenir du pays : que faire après ce signal envoyé par le peuple ?"

Dans mon analyse sur la situation politique du Congo : « 15 mars 2026 : élections municipales transparentes en France vs opération de maintien au pouvoir au Congo », publié sur Facebook, je soulignais le contraste frappant entre des élections municipales organisées dans la transparence en France et ce qui apparaît en République du Congo comme une simple opération de maintien au pouvoir de Denis Sassou Nguesso, davantage qu’une véritable consultation démocratique.

Je m’interrogeais notamment sur l’opportunité de l’envoi d’observateurs français au Congo, alors même que la France se réclame historiquement de l’héritage des droits de l’homme et du citoyen, fondé sur la transparence électorale et le respect des règles démocratiques.

Comment, dès lors, comprendre que ces observateurs, et pas des moindres, certains se revendiquant de l’héritage gaulliste, puissent assister à ce qui apparaît davantage comme une opération de maintien au pouvoir que comme une véritable élection ?

Car chacun sait que ce régime est régulièrement accusé de graves dérives :
bafouement des droits de l’homme, violences faites aux femmes, pauvreté organisée d’une population que l’on humilie ensuite en distribuant quelques billets de banque, comme en témoignent de nombreuses vidéos circulant sur les réseaux sociaux.

La question mérite donc d’être posée :
la France mesure-t-elle pleinement la perception que peut produire, en Afrique, la présence d’observateurs français dans un tel contexte ?

Pour beaucoup de citoyens africains, cette présence peut être interprétée comme une forme de caution politique. Elle contribue ainsi, malheureusement, à accentuer la perte de crédibilité internationale de la France, notamment sur le continent africain.

Elle alimente également la montée du sentiment anti-français dans plusieurs pays d’Afrique, tout en nourrissant la guerre informationnelle qui se déploie aujourd’hui autour des influences internationales sur le continent.

C’est pourquoi il est regrettable de voir un pays comme la France, qui a longtemps porté un discours universel sur les droits de l’homme, s’exposer à un tel discrédit en Afrique.

Certes, chaque État défend ses intérêts stratégiques. Mais lorsque ces intérêts semblent primer sur la condition humaine et la dignité des peuples, le prix à payer est souvent une perte durable de confiance.

Aujourd’hui, une réalité s’impose :

le peuple congolais s’est exprimé en masse par une abstention historique.

Cette abstention n’est pas un silence.
Elle est un message politique clair.

Elle signifie que le peuple ne se reconnaît plus dans un système politique qui ne lui offre ni perspectives, ni confiance, ni justice.

La question devient alors inévitable :

Que fait-on maintenant ?
Et surtout : que fait-on après ?

Pour le Congo et pour le peuple congolais, l’enjeu est désormais ailleurs :
préparer l’avenir, restaurer l’État et reconstruire la Nation.

C’est précisément le sens de ToPeSA qui propose de rassembler les Congolaises et les Congolais autour d’un objectif commun :
la restauration de l’État, l’unité nationale et la refondation républicaine.

Car l’histoire nous enseigne une chose essentielle :
aucun peuple ne peut être indéfiniment tenu à l’écart de son destin.

Le temps vient toujours où une nation décide de se relever.

Le Congo devra lui aussi écrire cette nouvelle page de son histoire.

ToPeSA.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 15 mars 2026 – 19h51

Monsieur Sassou Nguesso, de dictateur à voleur


 La boucle est bouclée et Paris lâche son préfet ! 

Le déshonneur précède la déchéance. 

C’est le Pablo Escobar des Présidents africains, le pétro-trafiquant qui conduit à la ruine le peuple congolais.

N’oublions jamais que comme monsieur Denis Sassou Nguesso, le tristement célèbre narco-trafiquant Pablo Escobar avait réussi à se faire élire suppléant à la Chambre des représentants de Colombie pour le parti libéral colombien. Il en fut chassé par ses collègues qui n’acceptaient pas de siéger à côté d’un narco-trafiquant. C’était couillu ! Mais les représailles furent sanglantes et désastreuses de la part de Pablo Escobar qui mit son pays à feu et à sang.

Au peuple congolais de suivre l’exemple des élus de la Chambre des représentants de Colombie afin de congédier monsieur Denis Sassou Nguesso qui est devenu une honte internationale et qui a perdu le sens des réalités du fait de sa mégalomanie. Après le fils, c’est au père d’être épinglé pour détournement de fonds publics. C’est congénital.

La bombe lâché par le journal français Libération dans son édition du 12 janvier 2023 sous le titre « PÉTROLE CONGOLAIS. LE PRÉSIDENT, L’INTERMÉDIAIRE ET LES MILLIONS ENVOLÉS » montre à suffisance le système mafieux du vol des deniers publics congolais et de la corruption qui gangrène notre pays empêchant de fait son développement.

C’est un secret de polichinelle qui vient d’être mis sur la place publique. À bien y regarder c’est un travail journalistique d’investigation qui est servi au peuple congolais afin d’éclairer sa lanterne sur la nature des gouvernants qu’il a.

Ces dirigeants congolais, surtout de la partie septentrionale du pays, sont devenus des milliardaires en dollar américain qui se vautrent dans la luxure. Ils ont bénéficié et mal utilisé le système de solidarité et de la méritocratie mis en place par leurs prédécesseurs qui garantissait à chaque Congolaise et à chaque Congolais un avenir meilleur.

Monsieur Denis Sassou Nguesso n’a jamais travaillé de sa vie et a toujours vécu aux crochets des finances de l’État congolais. Le tribalisme effréné de Marien Ngouabi a fait de lui un petit caïd de la politique congolaise. Comme Pablo Escobar, il a éliminé tous ses concurrents des autres cartels afin de trôner tout seul au sommet de la pyramide. C’était le début du malheur des Congolaises et des Congolais.

À considérer la presse française comme indépendante, nous dirons que cette saillie de Libération est un travail remarquable, mais qui vient un peu sur le tard. Tout ce qu’ils disent est connu de tout le monde, mais il faut reconnaitre que ce travail est nourri des détails, des faits, des comptes-rendus de procès-verbaux de la justice et de la douane françaises qu’ils nous fournissent.

Dans les faits, la limite entre la classe politique française et les médias est si ténue, que cette presse endosse à certains moments le rôle de propagandiste au service de la France au lieu d’exposer simplement les faits, et de permettre aux lecteurs et aux téléspectateurs de se faire leur propre opinion. À ce sujet, les cas de RFI (Radio France internationale), de TV5 Monde et de France 24 sont édifiants et nous rappellent l’ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française).

Quand Paris n’obtient pas de ses valets locaux l’allégeance due, Paris se venge. Les leviers sont multiples et visent généralement à discréditer les dirigeants africains indociles ou à faire des coups d’états par personnes interposées. Il y va de l’instrumentalisation de la justice française avec les biens mal acquis (BMA) qui ne profitent qu’à la France, aux reportages médiatiques incendiaires comme celui du journal français Libération qui aurait peut-être reçu le feu vert de l’Elysée afin de s’attaquer à un fidèle serviteur de la Françafrique devenu encombrant.

Bien qu’en apparence pays démocratique, la France a une structure politique et administrative verticale, autocratique, avec à sa tête un monarque républicain qui décide de tout et de rien. C’est un habillage un peu soft de la dictature de monsieur Denis Sassou Nguesso. Les esprits grincheux parleront du rôle des contre-pouvoirs dont la justice. Dont acte. Mais alors, comment comprendre l’exfiltration en pleine nuit de la prison de la Santé à Paris du général Jean François Ndenguet écroué pour des crimes contre l’humanité dans l’affaire des 353 disparus du Beach, sur instruction de feu le Président Jacques Chirac avec un magistrat tiré du lit et statuant en pyjama ? C’est rocambolesque, ubuesque, mais c’est aussi ça la France qui dénie les droits de l’Homme.

La dernière entrevue sans fanfare ni tambour du 22 décembre 2022 et dont rien n’a filtré entre monsieur Emmanuel Macron et monsieur Denis Sassou Nguesso n’a apparemment pas été du goût de tout le monde. La vengeance est un plat qui se mange froid, et il est temps de faire rendre gorge à monsieur Denis Sassou Nguesso dont le statut d’homme de main à interlocuteur commence à indisposer en haut lieu à l’Élysée. L’on ne s’affranchit jamais de son maître dans la Françafrique. Certains de ceux qui ont essayé de le faire l’ont chèrement payés de leur vie.

Les récents vols d’armes à Okoyo et l’explosion du dépôt d’armes à Impfondo mettent à mal les tenants du système sécuritaire congolais. Il ne faut pas oublier non plus la disparition au port autonome de Pointe-Noire de la cargaison d’armes imputée à monsieur Jean Dominique Okemba en 2020. La coalition des forces armées républicaines pour le départ du pouvoir de monsieur Denis Sassou Nguesso est en marche. La prochaine étape est la prise du camp d’entrainement de sa garde prétorienne de Tsambitso (Cuvette) où l’essentiel des armes de l’armée congolaise est stocké.

En temps d’oppression, la résistance est la seule force légitime que le peuple se doit d’opposer à la dictature. Les armes sont en train d’être distribuées aux patriotes congolais. À cet effet, la parade trouvée par le gouvernement congolais est le contrôle des citoyennes congolaises et des citoyens congolais par une restriction de la liberté de circulation la nuit à partir de 21 heures en totale contradiction avec la Constitution congolaise issue du référendum du 25 octobre 2015 qui stipule dans son article 22 : « Tout citoyen a le droit de circuler librement sur l’ensemble du territoire congolais. Il a le droit de sortir librement du territoire national et d’y revenir sauf si cette liberté fait l’objet de restriction par voie judiciaire ou administrative ».

Au bout de 39 années cumulées de pouvoir, de multiples recensements et d’élections en tout genre, dans un pays qui fonctionne normalement chaque Congolaise et chaque Congolais devrait avoir une carte nationale d’identité afin d’exercer le droit de vote ou de faire des formalités administratives.

Monsieur Denis Sassou Nguesso a peur d’un coup d’état, d’où le confinement forcé de la population congolaise à partir de 21 heures.

Tout ce que vous avez eu par la force, une force plus grande vous l’arrachera. Monsieur Denis Sassou Nguesso est un homme ordinaire avec des pouvoirs démesurés et disproportionnés.

Après avoir spolié le peuple congolais, il est temps pour monsieur Denis Sassou Nguesso et son clan de partir. L’enquête de Libération sur les circuits financiers pour le vol des deniers publics générés par le pétrole est expliquée à toutes les Congolaises et à tous les Congolais qui doivent maintenant prendre leur responsabilité devant l’histoire qui s’écrit sous leurs yeux.

Il revient au gouvernement congolais d’apporter un démenti aux propos de Libération, mais cette tâche s’avère quasiment impossible tant les faits sont patents et accablants.

La digue se fissure et le fruit est mûr. Il existe plusieurs voies et une seule vérité qu’est la libération du peuple congolais des jougs de cette dictature qui l’assaille.

Rompre la digue ou secouer l’arbre telle est l’équation !

C’est Étienne de La Boétie qui écrivait : « Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ».

Le Congo-Brazzaville mérite mieux que le déferlement de boue.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA