AFRICA HUMAN VOICE NEWS - LE BLOG D'AFRIQUE VOIX HUMAINE CONTRE LE NEO-COLONIALISME ET LE NEO-ESCLAVAGISME DE L'OCCIDENT ET SES "PREFETS-GOUVERNEURS NOIRS" LOCAUX.
ToPeSA : revenir là où le Président Fulbert Youlou nous a laissés
Le Congo ne manque ni de filles ni de fils
capables de relever le pays : il lui faut leur force, leur courage,
leur détermination et leur volonté de servir la Nation. ToPeSA est
l’aboutissement de l’évolution politique du Congo depuis la déclaration
de la République, le 28 novembre 1958, jusqu’à nos jours, malgré les
aléas des différents régimes. En restituant la République aux
Congolaises et aux Congolais, ToPeSA ouvre une ère nouvelle : celle du
Congo nouveau.
Mon objectif en faisant de la
politique : « Le peuple est mon Dieu et chaque vie, d’une Congolaise et
d’un Congolais, est sacrée car elle doit participer à la construction du
Congo et le défendre partout où qu’elle soit. »
Quand on se perd en chemin, il n’y a aucune honte à revenir en arrière… pour retrouver son chemin.
Le Congo s’est fourvoyé pendant les « trois glorieuses » révolutionnaires des 13, 14 et 15 août 1963. Dès lors, un désordre durable s’est installé, que l’on a immortalisé par une chanson : « Youlou a tout volé ! », sans que l’on sache combien il aurait prétendument dérobé au Trésor public. Mais l’intention manifeste était de l’humilier, de le bannir et de faire taire les siens, tout en promettant : « Nous allons reconstruire. »
Cette reconstruction annoncée n’a pourtant
pas conduit à la prospérité. Elle s’est, au contraire, manifestée par
la faillite progressive du Congo.
Il nous faut donc tourner cette page,
cette parenthèse de plus de six décennies qui a conduit à l’un des plus
grands échecs politiques de notre histoire.
Au lieu de gérer la Nation, de faire vivre
la République et de gouverner avec l’État au service de l’ensemble du
peuple, depuis 1963, on a surtout géré les divisions pour mieux
maintenir le pouvoir, au prix de l’appauvrissement du pays.
Il est désormais temps de gérer la Nation.
Il est temps de fermer cette parenthèse et d’écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays : celle du Congo nouveau.
Il nous faut repartir à la croisée des chemins, là où le Président Fulbert Youlou nous a laissés, pour reprendre le chemin interrompu de la République.
Retrouver l’esprit de 1960
Revenir là où le Président Fulbert Youlou nous a laissés ne signifie pas revenir à 1960 comme si le temps s’était arrêté.
Cela signifie retrouver une
démarche politique : celle d’un Congo capable de comprendre les enjeux
de son époque, de défendre ses intérêts et de construire des alliances
et des partenariats à la hauteur des réalités du moment.
En 1960, au lendemain de l’indépendance,
le Président Fulbert Youlou avait compris que le Congo ne pouvait pas
rester spectateur des bouleversements qui transformaient l’Afrique et le
monde.
Dans le contexte de la guerre froide, des
indépendances africaines, de la crise congolaise et de la recomposition
de l’Afrique centrale, Brazzaville entendait jouer un rôle politique et
diplomatique. Youlou proposait notamment une conférence des chefs d’État
africains pour rechercher collectivement une solution à la crise
congolaise. Il avait également engagé une réflexion sur une Union équatoriale des États issus de l’ancienne Afrique équatoriale française.
Cette démarche révèle une chose essentielle : le Congo de 1960 cherchait à se positionner dans les enjeux géopolitiques de son temps.
C’est cette capacité de projection qu’il nous faut retrouver aujourd’hui.
Car les enjeux ont changé.
Le monde de 2026 n’est plus celui de 1960.
Les rapports de puissance se sont transformés. Les enjeux énergétiques,
sécuritaires, alimentaires, numériques, technologiques et économiques
prennent une dimension nouvelle. L’Afrique centrale est au cœur de
nouvelles concurrences, mais aussi de nouvelles opportunités.
Le Congo nouveau doit donc avoir une diplomatie nouvelle.
Une diplomatie qui ne soit ni dans la
dépendance, ni dans le rejet de l’autre ; une diplomatie qui sache
parler avec la France, les États-Unis, Israël, l’Europe, la Chine, la
Russie, les pays du Golfe, les puissances émergentes et, surtout, avec
ses voisins africains, en fonction des intérêts supérieurs du Congo et de l’Afrique centrale.
Nous ne voulons pas revenir en
arrière. Nous voulons retrouver le chemin de l’histoire pour reprendre
notre marche vers l’avenir.
Notre histoire avec la France
C’est aussi dans cette perspective qu’il faut comprendre la place particulière de Brazzaville dans notre histoire.
Le Congo est un pays dédié à la Sainte
Vierge Marie, avec la Cathédrale Sainte-Anne, mais il est également
porteur d’une histoire intimement liée à celle de la France Libre.
Brazzaville fut au cœur de la France Libre
et devint un symbole majeur de la liberté et de la résistance. Cette
histoire commune entre le Congo et la France appartient à notre
patrimoine historique.
C’est cela, notre histoire.
Mais cette histoire a été progressivement dévoyée et confisquée par la Françafrique.
La nouvelle page de notre histoire exige donc de dépasser nos liens historiques avec la France pour construire une nouvelle relation avec elle.
Il ne s’agit ni de renier notre histoire,
ni de tourner le dos à la France. Il s’agit de regarder l’avenir avec
lucidité et de promouvoir une autre politique française en Afrique, fondée sur le respect des peuples, la souveraineté des États, la responsabilité et l’intérêt mutuel.
Il faut sortir définitivement des liaisons incestueuses de la Françafrique, de ces réseaux et pratiques qui ont trop souvent permis que les Biens Mal Acquis et les intérêts particuliers se construisent au détriment des peuples africains, et notamment du peuple congolais.
Le temps est venu d’établir entre le Congo et la France des partenariats respectueux, responsables, transparents et ambitieux, à la hauteur des nouveaux enjeux géopolitiques, économiques, sécuritaires, énergétiques et technologiques.
Le Congo ne demande pas à la France de choisir entre son histoire et son avenir. Il lui demande de construire avec lui une relation nouvelle, fondée sur la confiance, la réciprocité et le respect des intérêts de chacun.
Car c’est précisément cette rupture avec
les pratiques de la Françafrique qui permettra de restaurer ce qui a été
profondément abîmé : la confiance du peuple congolais à l’endroit de la France.
La France doit pouvoir être un partenaire du Congo, et non le partenaire d’un système au détriment du peuple congolais.
C’est ainsi que notre histoire commune
pourra retrouver son sens et que pourra s’ouvrir une nouvelle étape des
relations entre le Congo et la France, adaptée aux réalités et aux
nouveaux enjeux géopolitiques du XXIe siècle.
Fermer la parenthèse, ouvrir une nouvelle page
Oui, il ne faut pas avoir peur de fermer cette parenthèse qui a commencé les 13, 14 et 15 août 1963.
Il ne faut pas avoir peur de regarder en
face le gâchis terrible de ces décennies, d’en tirer les leçons et de
tourner définitivement cette page sombre.
Car un peuple qui refuse de regarder son histoire ne peut pas construire sereinement son avenir.
Le Congo doit désormais retrouver la maîtrise de son destin.
Cette responsabilité appartient aux filles et aux fils du pays.
Le Congo ne manque ni de compétences, ni
d’intelligence, ni de ressources humaines. Ce qui lui a manqué, c’est
une vision politique capable de rassembler ces forces autour d’un projet
national.
ToPeSA porte cette vision.
ToPeSA : le pont vers le Congo nouveau
ToPeSA est le pont qui permet d’ouvrir cette nouvelle page.
ToPeSA est la restitution de la République aux Congolaises et aux Congolais.
ToPeSA est l’expression de la force, de la volonté et de la détermination des filles et des fils du Congo à reconstruire leur pays.
ToPeSA est la promesse de construire une Nation Pour Tous.
ToPeSA est la restauration de l’État au service de toutes les filles et de tous les fils du pays.
ToPeSA est le résultat de
l’évolution politique du Congo depuis la déclaration de la République,
le 28 novembre 1958, jusqu’à ce jour, malgré les aléas des différents
régimes qui se sont succédés à la tête du pays.
ToPeSA est la passerelle entre notre histoire et notre avenir.
ToPeSA ouvre une ère nouvelle : celle du Congo nouveau.
ToPeSA, la voie et la voix du Congo nouveau.
ToPeSA
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
Bucarest (Roumanie), le 19 août 2026 — 11 h 57
Mots-clés : ToPeSA, Congo
nouveau, Fulbert Youlou, CDRC, Modeste Boukadia, République du Congo,
diplomatie congolaise, France-Afrique, Françafrique, Biens Mal Acquis,
Afrique centrale.
ToPeSA : du Congo nouveau à l’Afrique centrale, pour une Afrique à la table des négociations
Dans un monde en pleine mutation
géopolitique, l’Afrique ne peut plus rester spectatrice des
recompositions qui s’opèrent autour d’elle. Du Congo nouveau à l’Afrique
centrale, ToPeSA porte une ambition : faire émerger un nouveau phare
africain, capable d’éclairer une jeunesse avide de savoir,
d’entreprendre et de prendre toute sa place dans le monde. Le Sénégal
montre qu’une démocratie peut constituer un modèle et un point d’appui
pour son environnement régional ; l’Afrique centrale doit, elle aussi,
faire émerger son propre exemple. Dans cette perspective, le Congo a
vocation à redevenir un moteur régional et à contribuer à la
reconstruction d’un axe stratégique Kampala–Lubumbashi–Pointe-Noire,
embryon d’un marché trilatéral ouvert sur l’Afrique de l’Est, l’Afrique
centrale et l’Atlantique. L’enjeu dépasse ainsi les frontières du Congo :
il s’agit de préparer une Afrique capable de parler d’égal à égal avec
le monde et de prendre enfin sa place à la table des négociations.
CONGO, L’AFRIQUE CENTRALE ET LES NOUVELLES OPPORTUNITÉS DU MONDE
C’est pour moi une grande joie de tracer,
depuis la Roumanie, pays d’une grande histoire, la voie de l’avènement
du Congo nouveau.
Le Congo, mais aussi l’Afrique centrale,
constituent aujourd’hui un enjeu majeur de la nouvelle géopolitique
mondiale, notamment dans le cadre de la nouvelle politique des
États-Unis d’Amérique.
C’est également une opportunité pour les
pays de l’Europe de l’Est, comme la Roumanie, de mieux s’ouvrir à ce
continent et, particulièrement, à l’Afrique centrale, qui possède des
ressources considérables, une position géographique stratégique et une
jeunesse qui aspire à prendre pleinement sa place dans le monde.
Car l’histoire nous enseigne une chose
essentielle : les relations entre les peuples précèdent souvent les
grandes transformations politiques et économiques.
I. LE CONGO : UNE HISTOIRE D’OUVERTURE AU MONDE
Après la proclamation de la République du
Congo, le 28 novembre 1958, le pays, sous l’impulsion de son premier
président, l’Abbé Fulbert Youlou, s’est ouvert au monde par une
politique diplomatique d’avant-garde.
Il a notamment établi des relations
privilégiées avec les États-Unis d’Amérique, avec la visite d’État du
président Fulbert Youlou aux États-Unis en 1960, où il fut reçu par le
président John F. Kennedy.
Il a ensuite été, en 1960, le premier pays
d’Afrique subsaharienne à établir des relations diplomatiques avec
l’État d’Israël, puis à signer un traité d’amitié entre Israël et le
Congo en 1962.
Le Congo voulait alors être à
l’avant-garde de l’Afrique, après que sa capitale, Brazzaville, eut été
celle de la France Libre, contribuant ainsi à empêcher que le monde ne
soit dominé par l’idéologie nazie.
La Première République fut donc le phare d’une nouvelle diplomatie entre l’Afrique, les États-Unis, Israël et le reste du monde.
Il ne s’agissait pas seulement de
rechercher des partenaires. Il s’agissait de faire du Congo un pays
ouvert sur le monde, capable de dialoguer avec les grandes puissances
tout en affirmant sa souveraineté.
Mais malheureusement, cette avancée
diplomatique fut stoppée par l’arrivée des « révolutionnaires au pouvoir
», en 1963, à la suite du coup d’État contre le président Fulbert
Youlou, sous l’appellation fallacieuse des « Trois Glorieuses », par
référence aux « Trois Glorieuses » qui se déroulèrent les 27, 28 et 29
juillet 1830 : la révolution parisienne qui dura exactement trois jours
et entraîna la chute du roi Charles X.
Le Congo a fini par basculer dans une
instabilité politique et économique, jusqu’à l’avènement du Parti
congolais du travail, d’obédience marxiste-léniniste, en 1969.
Depuis cette date, le Congo est balloté par une démocratie dévoyée.
Mais l’histoire du Congo ne doit pas être condamnée à se répéter.
Elle doit être réorientée.
Et c’est précisément là que se situe
l’ambition de ToPeSA : renouer avec l’esprit d’ouverture, de
souveraineté et de rayonnement qui avait permis au Congo de se
positionner, dès les premières années de son indépendance, comme un pays
tourné vers le monde.
II. REBÂTIR UN CONGO OUVERT SUR L’AFRIQUE ET SUR LE MONDE
Notre vision, elle, est celle de l’avenir.
Rebâtir un Congo nouveau, profondément
ancré dans le respect des droits de l’homme, dans l’État de droit et
dans la démocratie, mais aussi ouvert à de nouveaux partenaires afin
d’établir des relations diplomatiques, économiques et humaines durables
et fraternelles.
Car le monde actuel, confronté à de
nouveaux enjeux géopolitiques, a besoin d’une Afrique ouverte ; d’une
Afrique qui ne soit plus seulement regardée comme un espace de
ressources, mais comme un espace d’initiatives, de production,
d’innovation et de partenariats.
Et au sein de cette Afrique, l’Afrique centrale occupe une position particulière.
Elle est au cœur du continent. Elle
dispose de ressources énergétiques, minières, forestières, agricoles et
humaines considérables. Elle est bordée par l’Atlantique. Elle possède
des voies fluviales majeures. Et elle constitue un espace de connexion
entre l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique de l’Est, l’Afrique australe et le
cœur du continent.
Cette position stratégique ouvre une
possibilité exceptionnelle : faire de l’Afrique centrale un espace de
coopération, de stabilité et de nouvelles opportunités.
Mais pour que cette ambition devienne réalité, il faut davantage qu’une accumulation de ressources.
Il faut une vision.
Il faut des hommes et des femmes capables de porter cette vision.
Il faut surtout un phare.
III. UNE JEUNESSE QUI A BESOIN D’UN PHARE
Le Congo de demain, ce n’est pas seulement un territoire. C’est d’abord un peuple. Et ce peuple est jeune.
Selon le recensement général de la
population de 2023, peu importe la manière dont il a été réalisé, le
Congo compte environ 6,1 millions d’habitants, dont 76 % ont moins de 35
ans.
C’est l’une des structures démographiques les plus jeunes du continent africain.
Cette jeunesse n’est plus une jeunesse
recluse. Elle est connectée au monde. Elle observe ce qui se fait à
Kampala, à Dakar, à Accra, à Nairobi, mais aussi ailleurs en Afrique et
dans le monde.
Et elle se demande légitimement pourquoi
le Congo, pays fondateur, pays pionnier de la diplomatie africaine des
années 1960, est aujourd’hui à la traîne.
Cette jeunesse ne veut plus subir l’histoire.
Elle veut l’écrire.
Elle a soif de savoir. Elle veut
apprendre, comprendre, entreprendre, créer et participer aux décisions
qui détermineront son avenir.
Mais une jeunesse qui aspire à l’avenir a besoin d’un horizon.
Elle a besoin d’un exemple.
Elle a besoin d’un phare.
C’est pourquoi l’Afrique centrale doit
faire émerger un modèle capable d’inspirer sa jeunesse, de lui montrer
que la démocratie, le savoir, le travail, l’entrepreneuriat et la
responsabilité politique peuvent constituer les fondations d’un avenir
nouveau.
Un pays qui ne donne pas d’avenir à sa
jeunesse la pousse vers l’exil ou vers le désespoir. C’est pourquoi le
remède est la désimmigration : le retour des immigrés à la maison, vers
la terre natale où les attend leur destinée.
Un pays qui investit dans sa jeunesse —
dans l’éducation, la formation professionnelle, l’apprentissage,
l’entrepreneuriat et l’innovation — se donne les moyens de son propre
relèvement.
Mais cette ambition ne concerne pas seulement le Congo. Elle concerne toute l’Afrique centrale, voire toute l’Afrique.
Car une jeunesse africaine formée,
entreprenante et connectée constitue l’un des plus grands marchés et
l’un des plus grands potentiels de croissance du XXIe siècle.
L’enjeu est donc de créer les conditions
pour que cette jeunesse ne soit plus seulement consommatrice de modèles
venus d’ailleurs, mais qu’elle devienne elle-même productrice de savoir,
de richesse, de technologie, de culture et de solutions.
Le phare que nous appelons de nos vœux n’est pas celui d’un pays qui prétend dominer les autres.
C’est celui d’un pays qui montre la voie.
IV. LE SÉNÉGAL : UN EXEMPLE, L’AFRIQUE CENTRALE : UN NOUVEAU DÉFI
L’Afrique francophone dispose d’exemples
qui démontrent qu’une culture démocratique peut s’enraciner dans la
durée, malgré les crises, les tensions et les péripéties politiques.
Le Sénégal est, sans le contester, l’un de ces exemples.
Au-delà des péripéties qui ont pu opposer
le président et l’ancien Premier ministre, il demeure une référence
démocratique importante dans l’espace francophone africain.
L’enseignement que nous devons en tirer
n’est pas de copier un modèle extérieur, mais de comprendre qu’une
nation peut construire, consolider et défendre des institutions capables
de résister aux crises politiques.
L’Afrique centrale doit, elle aussi, faire émerger un tel exemple.
Et ToPeSA s’y projette.
Le Congo nouveau doit pouvoir devenir l’un
des points d’appui de cette nouvelle culture démocratique en Afrique
centrale : une démocratie fondée sur l’État de droit, la responsabilité,
la transparence, l’alternance, la réconciliation nationale et le
respect de la dignité humaine.
Nous ne pouvons pas demander à l’Afrique
d’être respectée dans le monde si nous ne sommes pas capables de
construire chez nous des institutions que nos propres peuples
respectent.
Le leadership régional ne se décrète pas.
Il se mérite.
Et il commence par l’exemplarité.
V. DES RESSOURCES NATURELLES HORS NORMES
Le Congo dispose d’atouts que peu de nations peuvent revendiquer simultanément.
Sur le plan forestier, d’abord : les
forêts couvrent une grande partie du territoire national, et le pays
fait partie intégrante du bassin du Congo, deuxième massif forestier
tropical du monde après l’Amazonie.
Mais le bassin du Congo ne s’arrête pas
aux frontières du Congo. Il constitue un patrimoine partagé par
plusieurs États d’Afrique centrale.
Cela signifie que la protection de cet
espace, sa valorisation économique et son développement durable ne
peuvent être pensés uniquement à l’échelle nationale. Ils doivent être
pensés à l’échelle régionale.
Sur le plan énergétique, ensuite, le pétrole demeure le pilier de l’économie congolaise.
À cela s’ajoutent le gaz naturel, les
ressources minières, ainsi que les immenses possibilités agricoles,
hydrauliques et forestières.
Mais ces ressources, aussi importantes
soient-elles, ne valent que si elles sont mises au service des peuples
et non captées par des logiques de rente et de prédation.
Le vrai capital du Congo, ce n’est pas seulement ce qui est sous son sol.
C’est ce qui est dans la tête et dans les mains de ses enfants.
Et c’est également ce qui est dans les mains des peuples d’Afrique centrale et de l’Afrique.
Notre région ne doit plus seulement
exporter ses matières premières. Elle doit pouvoir transformer,
produire, créer de la valeur ajoutée et, lorsque la consommation locale
est enfin assurée, exporter des produits finis.
C’est pour cela que je propose la création
de paradis agricoles, en lien avec l’autonomie partielle des régions,
dans le cadre d’une décentralisation administrative et financière
effective.
C’est là que se trouve l’une des grandes opportunités de notre génération.
VI. LE CONGO, PORTE D’ENTRÉE ET PÔLE RÉGIONAL
Le Congo a vocation, par son histoire, par
sa position géographique au cœur de l’Afrique centrale et par son accès
stratégique à l’océan Atlantique via le port de Pointe-Noire, à
retrouver un rôle moteur dans sa sous-région.
Mais je veux aller plus loin.
Le Congo peut être une porte d’entrée de l’Afrique centrale vers le monde.
Et l’Afrique centrale peut devenir une porte d’entrée du monde vers de nouveaux marchés africains.
Nous devons regarder au-delà des frontières nationales.
Le Congo, la République démocratique du
Congo, le Gabon, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad et
les autres pays de notre espace régional ont chacun leurs spécificités,
leurs ressources et leurs potentiels.
Mais, ensemble, ils représentent un espace géographique, économique et humain considérable.
Cette sous-région a besoin d’un nouveau
souffle. Elle a besoin de corridors de transport, d’énergie et
d’infrastructures. Elle a besoin de ports, de chemins de fer, de routes,
de numérique, de formation professionnelle et d’industries de
transformation.
Elle a surtout besoin de stabilité politique et de confiance entre les peuples.
VII. KAMPALA–LUBUMBASHI–POINTE-NOIRE : L’EMBRYON D’UN MARCHÉ TRILATÉRAL
Plus que jamais, nous devons recréer l’axe Kampala–Lubumbashi–Pointe-Noire.
Cet axe ne doit pas être considéré comme une simple ligne sur une carte.
Il peut devenir l’un des premiers embryons
d’un véritable marché trilatéral africain reliant l’Afrique de l’Est,
l’Afrique centrale et la façade atlantique.
Kampala représente une ouverture vers l’Afrique de l’Est.
Lubumbashi constitue un carrefour majeur au cœur de l’Afrique centrale et vers l’espace minier de la région.
Pointe-Noire ouvre l’accès à l’océan Atlantique et aux marchés internationaux.
Relier ces trois pôles, c’est penser autrement la géographie économique du continent.
C’est créer des corridors de circulation
pour les personnes, les marchandises, l’énergie, les capitaux, les
savoirs et les technologies.
C’est permettre à nos économies de mieux se compléter.
C’est favoriser les échanges entre producteurs africains, entrepreneurs africains et consommateurs africains.
C’est aussi créer les conditions d’un
marché régional suffisamment important pour attirer de nouveaux
partenaires internationaux.
Cette vision nécessite des infrastructures
modernes, des routes, des chemins de fer, des réseaux énergétiques, des
infrastructures numériques et des procédures commerciales simplifiées.
Mais elle nécessite surtout une volonté politique.
Car les frontières ne doivent plus être
des murs qui empêchent les peuples de commercer, de travailler et de
construire ensemble.
Elles doivent devenir des passerelles.
L’Afrique centrale ne peut pas attendre que le monde construise à sa place les corridors de son développement.
Elle doit les concevoir, les négocier et les construire elle-même, avec des partenaires choisis sur la base d’intérêts mutuels.
C’est dans cette perspective que le Congo
nouveau peut devenir l’un des points d’ancrage de cette nouvelle
architecture régionale.
VIII. UN LEADERSHIP RÉGIONAL QUI DOIT ÊTRE RETROUVÉ
La sous-région a besoin d’un pôle de
stabilité, d’un pôle capable de parler avec assurance à Washington, à
Bruxelles, à Pékin, à Abu Dhabi, à Bucarest et à toutes les autres
capitales du monde, sans jamais renoncer à sa souveraineté ni à sa
dignité.
Redevenir ce pôle suppose cependant un préalable : la refondation démocratique.
On ne bâtit pas un leadership crédible sur une gouvernance contestée.
La crédibilité internationale du Congo se
gagnera d’abord à l’intérieur de ses frontières, par des institutions
fortes, un État de droit respecté et une réconciliation nationale
sincère entre tous les fils et toutes les filles du pays.
Et ce principe vaut également pour l’Afrique centrale. Et pourquoi pas pour toute l’Afrique.
La stabilité politique n’est pas l’ennemie du développement économique : elle en est la condition.
Le Congo ne pourra prétendre jouer un rôle
moteur dans la région que s’il devient lui-même un exemple de stabilité
institutionnelle, de liberté, de responsabilité et de développement.
C’est ainsi qu’un leadership national peut se transformer en leadership régional.
IX. FACE AUX NOUVEAUX ENJEUX GÉOPOLITIQUES
Le monde change de visage. Il est en
mutation. Les rapports de force se recomposent. Les puissances
traditionnelles sont challengées. De nouveaux acteurs frappent à la
porte du continent africain.
Dans ce contexte, l’Afrique n’est plus un simple terrain de compétition entre puissances extérieures.
Elle doit devenir actrice de ses propres choix.
Et l’Afrique centrale doit prendre toute sa place dans cette nouvelle donne.
Le Congo, fort de son histoire de pionnier
diplomatique, a une carte à jouer : celle d’un pays qui diversifie
intelligemment ses partenariats ; qui ne s’enferme dans aucune
dépendance exclusive ; qui négocie et s’ouvre ; et qui fait le choix de
la transparence, de la bonne gouvernance et de la souveraineté.
Mais cette nouvelle ouverture ne doit pas être comprise comme un changement de dépendance.
Nous ne voulons pas remplacer une dépendance par une autre.
Nous voulons construire des partenariats équilibrés.
Des partenariats qui créent de la valeur ajoutée pour toutes les parties.
Des partenariats qui permettent aux peuples africains de devenir producteurs, entrepreneurs et décideurs d’un avenir certain.
Et surtout, nous voulons que l’Afrique soit autour de la table lorsque se négocie l’avenir du monde.
Pas dans l’antichambre.
Pas dans les couloirs.
Pas comme simple spectatrice.
À LA TABLE DES NÉGOCIATIONS.
X. UNE NOUVELLE OPPORTUNITÉ POUR L’AFRIQUE CENTRALE
Nous sommes peut-être à un moment particulier de l’histoire.
Un moment où les cartes se redistribuent.
Un moment où les anciennes certitudes sont remises en question. Un
moment où de nouvelles alliances, de nouveaux partenariats et de
nouvelles opportunités peuvent émerger.
Et dans cette nouvelle configuration, l’Afrique centrale ne doit pas rester spectatrice.
Elle doit se préparer. Elle doit
s’organiser. Elle doit ouvrir ses portes. Elle doit ouvrir ses marchés.
Elle doit investir dans sa jeunesse. Elle doit sécuriser ses
territoires. Elle doit développer ses infrastructures. Elle doit
transformer ses ressources. Et surtout, elle doit restaurer la
confiance.
Car lorsqu’un investisseur, un étudiant,
un entrepreneur ou un partenaire étranger regarde l’Afrique centrale, il
ne doit plus voir seulement des difficultés.
Il doit voir des possibilités.
Il doit voir des hommes et des femmes capables de construire.
Il doit voir des États capables de tenir leurs engagements.
Il doit voir une région capable de dialoguer avec le monde.
Et il doit voir une Afrique centrale prête à saisir les nouvelles opportunités qui s’offrent à elle.
C’est cette Afrique centrale que nous voulons contribuer à construire.
Une Afrique centrale capable de s’appuyer sur ses propres forces, tout en s’ouvrant au monde.
Une Afrique centrale capable de construire ses propres corridors, ses propres marchés et ses propres chaînes de valeur.
Une Afrique centrale capable de faire de sa jeunesse une force et de ses ressources un levier de développement.
Une Afrique centrale capable, enfin, de
produire non seulement des richesses, mais aussi des modèles politiques,
économiques et démocratiques.
CONCLUSION — OUVRIR LE CHAPITRE DU CONGO NOUVEAU
57 années de pouvoir démocratique dévoyé, et 66 ans après son indépendance, ce n’est pas une fatalité.
C’est une parenthèse.
Une parenthèse que notre génération a le devoir historique de refermer pour ouvrir enfin le chapitre du Congo nouveau.
Un Congo réconcilié avec lui-même.
Réconcilié avec son histoire.
Réconcilié avec son peuple.
Et pleinement réconcilié avec le monde.
Mais au-delà du Congo, c’est toute l’Afrique centrale qui doit désormais écrire une nouvelle page.
Et, au-delà de l’Afrique centrale, c’est toute l’Afrique qui doit se retrouver autour de la table des négociations.
Une page dans laquelle nos pays ne seront
plus seulement considérés pour leurs matières premières, mais pour leurs
peuples, leur intelligence, leur jeunesse, leur capacité d’innovation,
leur position stratégique et leur volonté de construire ensemble.
Nous voulons une Afrique centrale ouverte, souveraine, stable et entreprenante.
Nous voulons une Afrique capable de dialoguer avec toutes les puissances sans appartenir à aucune.
Une Afrique centrale capable d’accueillir de nouveaux partenaires et de créer de nouvelles opportunités.
Une Afrique qui ne demande pas au monde de venir faire son histoire à sa place, mais qui lui dit :
Venez construire avec nous.
C’est cette conviction qui anime notre engagement à travers ToPeSA, la voix et la voie du Congo nouveau.
Du Congo nouveau à l’Afrique centrale, nous voulons ouvrir une nouvelle voie.
Une voie où la démocratie devient une
force, où la jeunesse devient le premier capital, où les ressources
deviennent des leviers de transformation, où les infrastructures relient
les peuples et où les partenariats servent des intérêts mutuels.
Une voie où Kampala, Lubumbashi et
Pointe-Noire ne sont plus seulement trois villes séparées par les
frontières, mais les points d’ancrage d’une nouvelle dynamique
économique africaine.
Une voie où le Congo retrouve sa vocation de phare.
Une voie où l’Afrique centrale retrouve son rôle.
Une voie où l’Afrique tout entière cesse d’attendre que les autres écrivent son histoire.
Car notre ambition est simple :
faire du Congo nouveau le point de
départ d’une Afrique centrale nouvelle, et contribuer à faire asseoir
l’Afrique à la table des négociations dans un monde en mutation.
Et c’est cette conviction que nous partageons avec toutes les filles et tous les fils :
Le Congo est prêt.
L’Afrique centrale est prête.
L’Afrique est prête.
Elle est prête à s’inscrire pleinement dans les nouvelles opportunités du monde.
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
Le 15 août : le jour où le peuple congolais doit reprendre son destin en main
Message à la Nation à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Congo
15 août 2026
Mes chers compatriotes,
L’eau potable et l’électricité sont
indispensables à la vie. Elles constituent également le fondement de
tout développement économique, social et humain.
Aucun pays ne peut bâtir une économie
moderne, développer son agriculture, son industrie, ses écoles, ses
hôpitaux ou créer durablement des emplois lorsque sa population est
privée de ces services essentiels.
Le Congo dispose pourtant de ressources
naturelles exceptionnelles, d’un immense potentiel hydraulique et
énergétique ainsi que des compétences nécessaires pour garantir l’accès
de tous à l’eau potable et à l’électricité.
C’est pourquoi je prends devant le peuple congolais un engagement clair : donner à chaque Congolaise et à chaque Congolais l’accès à l’eau potable et à l’électricité. Ce n’est ni un privilège ni une faveur. C’est un droit fondamental et la première responsabilité de l’État.
Tant qu’un seul foyer congolais
sera privé d’eau potable et d’électricité, notre indépendance demeurera
inachevée. Voilà pourquoi la restauration de l’État commence par la
satisfaction des besoins essentiels de notre peuple.
En ce 15 août, alors que
nous célébrons le soixante-sixième anniversaire de notre indépendance,
cette exigence nous rappelle qu’une Nation véritablement souveraine est
d’abord une Nation capable d’assurer le bien-être de son peuple et de
répondre à ses besoins essentiels.
Cette date ne doit donc pas seulement nous inviter à regarder le passé. Elle doit surtout nous conduire à construire l’avenir.
Le Congo possède des ressources immenses,
un peuple courageux, une jeunesse talentueuse et tous les atouts
nécessaires pour devenir une grande Nation au cœur de l’Afrique.
Pourtant, chacun constate que notre pays n’occupe pas encore la place
qui devrait être la sienne.
Cette réalité ne doit ni nous résigner ni nous diviser. Elle doit au contraire nous rassembler.
L’heure n’est plus aux affrontements, aux règlements de comptes ou aux divisions.
L’heure est venue de reconstruire notre État, de restaurer la République et de redonner confiance au peuple congolais.
C’est pourquoi j’appelle toutes les Congolaises et tous les Congolais à l’union nationale.
Notre pays a besoin de toutes ses compétences, de toutes ses énergies et de toutes ses sensibilités.
Personne ne doit être exclu de la reconstruction nationale.
ToPeSA : une transition pour restaurer l’État
Cette reconstruction a un nom : ToPeSA, la Transition Politique Structurelle Apaisée, qui sera dirigée par un Premier ministre,
Chef du Gouvernement et Chef de l’État, assumant l’autorité suprême des
Forces armées afin de conduire le pays vers le Congo nouveau.
ToPeSA est le pont vers le Congo nouveau.
Elle propose de restaurer l’autorité de
l’État, de réconcilier les Congolaises et les Congolais, de garantir les
libertés publiques, de remettre les institutions au service exclusif de
la Nation et de préparer l’avènement d’une République véritablement
démocratique, juste, souveraine et respectée, fondée sur
l’autonomie partielle des régions et sur une décentralisation
administrative et financière effective, permettant de mettre en œuvre la
politique des « paradis agricoles ».
Notre ambition n’est pas de remplacer des
femmes et des hommes par d’autres. Elle est de donner aux femmes et aux
hommes les capacités de produire, en leur permettant d’accéder aux
formations professionnelles et artisanales indispensables à leur
épanouissement et à leur émancipation, notamment par la création de
leurs propres entreprises à travers toutes nos régions, selon le
principe libéral de l’économie : « Kulukutu tzia kazu ngua ngolo ka sé », que l’on peut exprimer en lingala par : « Soki ozali na mayele mpe makasi, kela, sala, mpe kende liboso; komitungisa na makambo ya bato mosusu te. » Autrement dit : celui
qui possède l’intelligence et la force doit créer, entreprendre et
avancer, sans se laisser détourner par les agissements des autres.
C’est précisément cette capacité
d’initiative, de production et de création de richesses que l’État doit
avoir pour mission de libérer, d’accompagner et de protéger, et non
d’entraver. L’émancipation des citoyens et la transformation de l’État
sont donc indissociables : un peuple qui produit, entreprend et
crée doit pouvoir compter sur un État qui garantit les conditions de sa
liberté, de sa sécurité et de son développement.
Notre ambition est ainsi de transformer
durablement le fonctionnement de l’État afin que le pouvoir soit enfin
exercé au seul service de la Nation et de l’intérêt général. Cela
signifie notamment garantir à toutes les citoyennes et à tous les
citoyens, sans distinction d’ethnie, d’origine ou d’appartenance, le
droit d’accéder aux documents fondamentaux de la citoyenneté : le passeport, la carte nationale d’identité et la carte électorale.
Ces documents seront modernisés et
hautement sécurisés afin de garantir l’identité de chaque citoyenne et
de chaque citoyen et de lutter efficacement contre la fraude et les
usurpations d’identité. Nous procéderons notamment à la modernisation du
passeport, qui sera biométrique et intégrera des dispositifs de reconnaissance rétinienne, conformément aux exigences les plus élevées en matière de sécurisation des documents officiels.
Ce principe d’égalité devant l’État n’est
pas une simple déclaration d’intention. C’est une exigence républicaine.
Je peux en témoigner personnellement puisque, moi-même, je ne dispose
d’aucun de ces documents. Et pour cause.
Un appel à l’union nationale
En ce jour symbolique, je forme un vœu : que le 15 août
devienne désormais le jour où le peuple congolais reprend son destin en
main, dans la paix, la responsabilité, la justice et l’espérance.
Qu’il soit également l’occasion, pour
chaque Congolaise et chaque Congolais, de renouveler son engagement
envers la République proclamée le 28 novembre 1958, afin d’en assurer la
continuité, la restauration et la transmission aux générations
futures..
Car une Nation ne vit pas
seulement de la mémoire de son passé ; elle vit surtout de la fidélité
de son peuple à sa République et de sa volonté commune d’en construire
l’avenir.
À travers ToPeSA, nous
proposons de restaurer pleinement cette République afin qu’elle soit
enfin disponible pour toutes les Congolaises et tous les Congolais, sans
exclusion, sans privilège et sans discrimination.
Le Congo nous appartient à tous.
Ensemble, faisons de notre diversité une force, de notre unité une victoire et de notre espérance un avenir.
Bonne fête de l’indépendance à toutes les Congolaises et à tous les Congolais.
Que vive le Congo nouveau !
Vive l’union nationale !
Vive la restauration de l’État !
Vive la République !
Vive le Congo nouveau !
ToPeSA est le pont vers le Congo nouveau.
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
Mis en ligne depuis la Roumanie, le 12 août 2026 – 21 h 15
Monsieur Anatole Collinet Makosso, le fossoyeur du développement au Congo-Brazzaville.
Le scandale qui entoure actuellement la gestion des passeports congolais
pose une question simple, mais fondamentale : qui assume la
responsabilité politique d’un tel dysfonctionnement de l’administration
publique ?
À la tête du gouvernement depuis le 12 mai 2021, monsieur Anatole
Collinet Makosso devrait, au minimum, tirer les conséquences politiques
de cette situation. Lorsque l’administration d’un État est incapable de
délivrer à ses propres citoyens un document aussi
essentiel qu’un passeport après en avoir perçu le paiement, c’est la
crédibilité même de l’action gouvernementale qui est mise en cause. La
prestidigitation politique a ses limites.
Une démission ne serait ni un diktat ni une condamnation. Elle
constituerait, dans une démocratie attachée à la responsabilité
politique, un acte de dignité et de reddition de comptes lorsque les
résultats ne sont pas au rendez-vous.
Un Premier ministre doit gouverner, pas applaudir. Monsieur Anatole
Collinet Makosso exerce les fonctions de Premier ministre depuis plus de
cinq ans. Pourtant, les Congolaises et les Congolais peinent à
identifier les améliorations concrètes que son action
gouvernementale aurait apportées à leur quotidien.
La politique ne peut être réduite à la fidélité personnelle à un chef, à
des slogans ou à des exercices de communication. La politique est
d’abord une affaire de convictions, de décisions et de résultats.
Un Premier ministre n’est pas un griot chargé de célébrer son
bienfaiteur. Il est le chef du gouvernement et, à ce titre, il porte la
responsabilité politique de la conduite de l’action gouvernementale.
La finalité de la politique devrait être claire : améliorer les
conditions de vie de la population, renforcer l'État de droit, garantir
l'efficacité des services publics et créer les conditions du
développement économique et social.
Le scandale des passeports est une faillite administrative qui exige des
explications. La récente intervention de monsieur Jean Olessongo
Ondaye, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, devant le
Sénat a mis en lumière l’ampleur des difficultés liées
à la délivrance des passeports congolais. Si le chiffre de 50 000
dossiers déjà payés mais toujours en attente est confirmé, nous sommes
face à une situation extrêmement grave. Sur la base d’un coût officiel
de 50 000 francs CFA par dossier, cela représenterait
environ 2,5 milliards de francs CFA déjà encaissés sans que le service
correspondant ait été rendu aux usagers concernés.
Cette situation appelle des réponses précises :
Où est passé l’argent ?
Pourquoi les documents n’ont-ils pas été délivrés ?
Qui était responsable du dispositif ?
Quelles mesures ont été prises pour réparer le préjudice subi par les citoyens ?
Et surtout, qui devra rendre des comptes ?
Ce ne sont pas des questions partisanes. Ce sont des questions de bonne
administration, de transparence et de respect du citoyen.
La responsabilité politique ne peut être diluée. Monsieur Jean Olessongo
Ondaye a succédé, le 24 avril 2026, à Monsieur Raymond Zéphirin Mboulou
en poste au ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation du
30décembre2007 au
24avril2026
(18 ans, 3 mois et 25 jours). Pendant de nombreuses années, ce
département ministériel avait donc la responsabilité de la politique
publique relative notamment aux documents administratifs et aux
passeports.
Il appartient désormais aux institutions compétentes d'établir
précisément les responsabilités administratives, financières et
politiques dans cette affaire. Ces pratiques douteuses ont fermé la
porte des États-Unis d’Amérique (USA) aux ressortissants de la
République du Congo du fait de l’incurie de ses dirigeants.
Dans un véritable État de droit, une telle situation devrait donner lieu
à une commission d’enquête parlementaire, associant l’Assemblée
nationale et le Sénat, afin d’établir les faits, d’identifier les
éventuels dysfonctionnements et de déterminer les responsabilités.
Personne ne devrait être condamné avant qu’une enquête sérieuse n’ait
établi les faits. Mais personne ne devrait non plus être soustrait à
l’obligation de rendre des comptes lorsqu’une responsabilité est
établie. C’est précisément cela, l’État de droit.
Des passeports pour les Congolais pas dans plusieurs mois, mais
maintenant. La réponse consistant à commander de nouveaux documents ne
saurait constituer, à elle seule, une politique publique. Si l’achat
annoncé de 100 000 documents est confirmé, avec une première
livraison annoncée de 25 000 unités en septembre 2026 et le solde à la
fin de l’année, une question demeure : que fait-on des dizaines de
milliers de citoyens qui attendent déjà un passeport qu’ils ont payé ?
Le problème est connu. La solution doit donc être à la hauteur. Le Congo
est parfaitement capable de prévoir ses besoins, de sécuriser ses
chaînes de production et de constituer des stocks suffisants pour éviter
que ses citoyens ne soient pris en otage par
les défaillances administratives.
Un État sérieux anticipe, un État responsable planifie, un État moderne
délivre à ses citoyens les documents auxquels ils ont droit.
Nous sommes devant une affaire de gouvernance, pas un simple problème
technique. Le scandale des passeports ne doit pas être traité comme une
simple panne administrative. Il révèle une question beaucoup plus
profonde : celle de la qualité de la gouvernance
au Congo-Brazzaville. À cela s’ajoute la vente à des ressortissants
étrangers des pièces d’état civil permettant l’obtention de la
nationalité congolaise. Ça constitue un délit puni par la loi
constitutif de l'infraction de faux, usage de faux ou d'obtention
frauduleuse de documents administratifs. Monsieur Jean Olessongo Ondaye
l’a dénoncé et nous en prenant acte. Mais en politique, il faut prendre
ses responsabilités et traduire devant les juridictions compétentes les
vrais responsables de ce chaos.
Depuis des décennies, les Congolais entendent des promesses de
modernisation, de transformation et aujourd’hui d’accélération au
développement. Pourtant, les difficultés les plus élémentaires demeurent
: accès à l’eau potable, électricité, santé, éducation,
emploi, infrastructures, pouvoir d’achat et désormais délivrance
normale des documents administratifs.
Comment prétendre bâtir un État moderne lorsque le citoyen qui a payé
son passeport est incapable de savoir quand il le recevra ? La puissance
d’un État ne se mesure pas à ses discours, à ses cérémonies ou à ses
inaugurations. Elle se mesure à la qualité du
service rendu à ses citoyens.
L’argent public doit servir le peuple. Pendant que les Congolais
attendent leurs documents administratifs, le pays continue de donner
l’impression que certaines dépenses somptuaires bénéficient d’une
priorité que les besoins fondamentaux de la population n’ont
pas. Les mariages somptueux de la famille présidentielle et les
villégiatures à Miami deviennent la norme, ce qui est anormal dans une
République. Cette perception nourrit légitimement la colère et le
sentiment d’injustice.
Le peuple ne demande pas des privilèges. Il demande simplement que
l’argent public serve d’abord l’intérêt général. Il demande de l’eau
potable, de l’électricité, des écoles, des hôpitaux, des routes, des
emplois et des services publics qui fonctionnent.
Le fonctionnement actuel du pouvoir congolais rappelle malheureusement
le célèbre principe de Peter, selon lequel, dans une hiérarchie, les
personnes peuvent être conduites à atteindre leur niveau d’incompétence.
Une démocratie saine doit précisément permettre
d’éviter cette dérive : les responsabilités doivent être évaluées à
l’aune des résultats.
Lorsqu’un responsable échoue, il doit pouvoir être remplacé, lorsqu’une
politique échoue, elle doit pouvoir être corrigée, lorsqu’une faute est
établie, elle doit être sanctionnée. C’est ainsi que fonctionne une
République responsable.
Il est temps de renouveler la classe dirigeante pour éviter que la
situation ne devienne toxique, car le pouvoir corrompt avec le temps.
Une vieille formule politique affirme que les dirigeants, comme les
couches des bébés, doivent être changés régulièrement,
et pour les mêmes raisons. La formule est volontairement provocatrice,
mais elle contient une vérité politique : aucun pouvoir ne devrait
devenir permanent, aucun responsable ne devrait être considéré comme
irremplaçable et aucune fonction publique ne devrait
être transformée en privilège à vie.
Le pouvoir prolongé sans contrôle finit par produire l'arrogance, l'impunité et l'aveuglement.
Le Congo-Brazzaville mérite mieux. Il mérite une République dans
laquelle les dirigeants rendent des comptes, où les citoyens sont
respectés et où l'État fonctionne au service de tous.
Monsieur Anatole Collinet Makosso, le temps des explications est venu.
Si votre gouvernement assume la responsabilité de l’action
gouvernementale, alors il doit également assumer la responsabilité
politique de ses échecs.
La République ne demande pas des miracles. Elle exige des résultats.
Et lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous, l’honneur commande parfois de savoir partir.
Il faut appeler un chat par son nom.
L’administration du Congo-Brazzaville est gangrenée par la corruption.
Le mal est profond, n’a cessé de maugréer le locataire du Ministère de
l’Intérieur, le général Olessongo Ondaye sans jamais , par solidarité
maçonnique et/ou solidarité tribalo-clanique, citer Raymond Zéphirin
Mboulou ni brandir la sanction des contrevenants dans le scandale des
passeports.
Népotisme
A la tête des administrations centrales se trouvent des chefs de gang
solidement installés. Parmi eux, figurent en bonne place Raymond
Zéphirin Mboulou, pendant plusieurs années à la tête du Ministère de
l’Intérieur et Albert Ngondo, au Trésor public.
Pourquoi le général Olessongo Ondaye ne pointe pas du doigt la
responsabilité de l’ancien Ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin
Mboulou devenu ministre de la Défense qui a transformé la délivrance des
passeports en véritable parcours du combattant pour les populations du
Congo-Brazzaville et une manne financière pour les agents de la
Préfecture ainsi que le personnel de l’Immigration ?
Le fils de « Mama Mouébara » Denis Sassou Nguesso a
maintenu à leur poste Raymond Zéphirin Mboulou et Albert Ngondo en dépit
de l’éclatement de l’affaire des jeunes filles de la RDC, des sujets de
l’Afrique de l’Ouest et des Libanais exhibant leurs passeports pendant
que les étudiants du Congo-Brazzaville manifestaient pour dénoncer la
mafia des passeports.
Taule
Un militant associatif, Ondélé Kanga Guilain croupit en prison de la
CID pour avoir mis à nu les filières de la mafia des passeports qui
s’étendent de l’Intérieur au Trésor public en passant par les Affaires
étrangères pour les passeports diplomatiques.
Questions d’argent
Où sont passés les 2,500 milliards de francs CFA pour les 50 mille
passeports ? Et, pourtant, les occasions ne manquaient pas pour dégager
du plancher Raymond Zéphirin Mboulou et ainsi donner un coup de pied
dans la fourmilière. Pourquoi la Justice du Congo-Brazzaville n’est-elle
pas saisie ? Pourquoi Emmanuel Olita Ondongo (HACL) et André Oko
Ngakkala (Procureur de la République) sont-ils muets comme une carpe ?
Aucun franc des passeports ne doit être touché par les fonctionnaires du
Ministère de l’Intérieur. Tout doit transiter sur un compte séquestre
domicilié dans une banque privée de la place. Pourquoi n’y avoir pas
pensé plus tôt ? Que va donc devenir le Trésor public d’Albert Ngondo si
tant est que toutes les administrations se passaient des services du
Caissier de l’Etat ?