lundi 11 mai 2026

Assumer les choix et non les perpétuer

Assumer les choix et non les perpétuer

« Ce que je fais, c’est la France qui me le demande de le faire », déclarait Denis Sassou Nguesso.

À l’heure où les équilibres géopolitiques mondiaux se redessinent et où les peuples africains expriment de plus en plus fortement leur aspiration à la dignité, à la souveraineté et à l’alternance démocratique, certaines orientations diplomatiques suscitent de profondes interrogations. Entre mémoire historique, stabilité régionale et responsabilité politique, l’Afrique centrale ne peut devenir le théâtre de stratégies de conservation du pouvoir porteuses de tensions et de fractures durables.

« Ce que je fais, c’est la France qui me le demande de le faire. »
Et chacun mesure aujourd’hui les conséquences de ce système de gouvernance au Congo : atteintes répétées aux droits de l’homme, restriction des libertés publiques, crise sociale profonde, affaiblissement continu des institutions, exil forcé de nombreux compatriotes, sans oublier le refus de délivrance de passeports à certains opposants, les privant ainsi d’un droit fondamental lié à leur citoyenneté.

C’est précisément cette réalité que beaucoup redoutent de voir se perpétuer, tandis que la France donne parfois le sentiment de privilégier des considérations stratégiques ou une stabilité de façade au détriment d’une prise en compte claire des aspirations démocratiques du peuple congolais et des violations des droits fondamentaux dénoncées depuis des années.

En ce 8 mai, date historique marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale et rappelant le rôle majeur de Brazzaville, Capitale de la France Libre, des informations persistantes font état d’un soutien de la France au projet d’un troisième mandat du président Félix Tshisekedi, avec l’appui du président Denis Sassou Nguesso.

Cette orientation suscite naturellement de profondes interrogations, tant sur le plan politique que géopolitique. Beaucoup se souviennent qu’en 2015, la modification de la Constitution au Congo (Brazzaville), ayant permis la prolongation du pouvoir en place, avait été perçue comme bénéficiant d’une forme de caution internationale. Aujourd’hui, les conséquences politiques, économiques et sociales qui en découlent apparaissent au grand jour, plongeant le pays dans une crise profonde dont les populations paient le prix au quotidien..

Dès lors, une question se pose : les leçons des événements récents en Afrique de l’Ouest ont-elles réellement été tirées ?
Le Mali, le Niger ou encore le Burkina Faso ont exprimé, chacun à leur manière, une rupture avec certains mécanismes de gouvernance et d’influence extérieure jugés déconnectés des aspirations populaires. Au-delà des débats politiques et des appréciations divergentes sur les résultats obtenus, une réalité demeure : ce qui compte avant tout pour les peuples, c’est la dignité, le respect de leur souveraineté et la prise en considération de leurs aspirations profondes.

Pourquoi, dans ce contexte, donner le sentiment de reproduire en Afrique centrale des schémas déjà contestés ailleurs ?
Pourquoi encourager des dynamiques politiques pouvant être perçues comme des logiques de continuité dynastique ou de verrouillage institutionnel au Congo (Brazzaville), en République démocratique du Congo ou encore en Angola ?

Plus préoccupant encore, certaines informations évoquent l’existence de conditions diplomatiques visant à restreindre l’espace d’expression ou de dialogue des oppositions politiques congolaises, notamment à travers une consigne implicite selon laquelle la République démocratique du Congo et l’Angola ne devraient pas recevoir certains opposants du Congo (Brazzaville).
Si une telle orientation devait se confirmer, elle soulèverait de sérieuses interrogations quant au respect du pluralisme politique et des libertés démocratiques. Surtout, elle risquerait d’alimenter davantage les frustrations, les incompréhensions et les tensions, au lieu de contribuer à l’apaisement, à la stabilité et à la recherche de solutions politiques durables.

La situation en République démocratique du Congo appelle pourtant à la plus grande prudence. Dans une région marquée par la présence de nombreux groupes armés et par une fragilité sécuritaire persistante, toute initiative pouvant être interprétée comme une volonté de prolongation du pouvoir comporte des risques importants pour la paix civile et régionale.

Au moment où le président Donald Trump affirme vouloir favoriser, tant bien que mal, une désescalade entre le Rwanda et la RDC, il apparaît essentiel que les partenaires internationaux privilégient des démarches de stabilisation, de dialogue et de respect des équilibres institutionnels.

La France doit mesurer avec lucidité les conséquences de certaines orientations politiques sur son image en Afrique. À défaut, elle risque d’accentuer davantage le sentiment anti-français déjà perceptible dans plusieurs régions du continent, tout en alimentant une guerre informationnelle dont les effets peuvent devenir durables.

Les bouleversements géopolitiques actuels, notamment les tensions au Moyen-Orient et les recompositions stratégiques internationales, imposent pourtant une nouvelle approche des relations entre l’Afrique et ses partenaires : une approche fondée sur le respect mutuel, la responsabilité, la souveraineté des peuples et des partenariats équilibrés.

Ignorer cette réalité serait prendre le risque de reproduire en Afrique centrale les mêmes fractures observées ailleurs. Car, au-delà des considérations diplomatiques ou stratégiques, ce que recherchent avant tout les peuples, c’est la dignité.

Pour le Congo, ToPeSA demeure la voie de la reconstruction nationale, de la réconciliation et de la dignité dans le Congo nouveau.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 08 mai 2026 – 13h17

CONGO : Plus que jamais, la voie est ToPeSA

 
J’ai toujours tendu la main pour construire le Congo nouveau à partir de l’union nationale dont la voie est ToPeSA.
 
Pourquoi ?
 
Parce que nous devons revenir à la case départ : l’alliance entre Fulbert Youlou et Jacques Opangault, qui avaient su dépasser leurs divergences pour placer l’intérêt national au-dessus des fractures.
 
Notre histoire, contrairement à ce que pensent certains, n’est pas divisée en deux lots : le lot des crimes qu’il faudrait taire et le lot de ce que l’on croit être la paix qu’il faudrait magnifier. Notre histoire est un tout qu’il nous faut assumer dans sa totalité, sans enlever un iota.
 
Depuis la proclamation de la République le 28 novembre 1958, les crises de février 1959, le départ de Fulbert Youlou, l’arrivée de Alphonse Massamba-Débat, le lourd tribut payé par une partie de la population du Pool, l’arrivée de Marien Ngouabi et la manière dont il est parti, la venue de Denis Sassou Nguesso au centre du pouvoir, le rôle de Jacques Joachim Yhombi-Opango dans ce jeu du pouvoir, sans oublier pourquoi Pierre Anga n’a pas été soutenu ainsi que le sort des populations d’Ikongono, sans oublier les "Disparus du Beach", entre autres, pour que le peuple fasse le deuil ; il nous faut regarder notre histoire en face, sans tri sélectif ni vérité à géométrie variable.
 
Il nous faut sortir de la stigmatisation de la discorde dans la région du Pool entre Bakongo Boko et Bakongo landa rails, tout comme il nous faut mettre fin à la stigmatisation des divisions entre les populations du Pool et celles du Grand Niari. La mémoire ne doit plus être un instrument de fracture, mais le socle de la réconciliation nationale et de l’union du peuple congolais.
 
Il nous faut également mettre fin à la prise en otage des populations du Nord par le goulot d’étranglement d’Oyo afin que Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa ne soient plus considérés comme des prisonniers personnels, mais comme des prisonniers politiques à part entière.
C’est cela, notre histoire. Une histoire faite de hauts et de bas, de douleurs et d’espérances, mais qui doit désormais renforcer la cohésion de notre peuple pour aller de l’avant, traverser le PONT et rejoindre l’autre rive : celle du Congo nouveau par ToPeSA.
 
C’est cela l’Après. La résilience.
 
C’est ToPeSA : la restauration de l’État pour la construction du Congo nouveau par l’union nationale, à l’instar de Jacques Opangault, Prosper Gandzion, Félix Tchicaya et Simon-Pierre Kikhounga-Ngot.
ToPeSA
 
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA
Le 11 mai 2026 – 13h30


Monsieur Denis Sassou Nguesso : qui est le véritable lâche ?

C’est l’hôpital qui se moque de la charité.
 
À la suite de votre interview accordée au média en ligne Brut, nous avons été surpris de vous entendre qualifier vos concitoyens de « lâches ». Une telle accusation, venant d’un dirigeant qui a érigé la peur en mode de gouvernance afin de se maintenir au pouvoir ad vitam aeternam, ne peut qu’interpeller.
 
Permettez-nous de vous rappeler que, pour beaucoup d’entre nous, citoyens congolais, l’usage des réseaux sociaux se fait à visage découvert. Nous parlons en notre nom, sans faux-semblants, car il s’agit de notre pays, le Congo-Brazzaville, que nous avons en partage. Insinuez-vous que nous manquions de courage ? Que nous redoutons les risques, y compris celui de subir la répression de vos forces ?
 
Il n’en est rien. Si nous nous exprimons, c’est précisément parce que les libertés fondamentales, liberté de la presse, d’association, de réunion, de culte, et même le droit de vivre dignement et sans peur sont gravement entravées dans notre pays. Face à ces restrictions, notre plume demeure notre principal outil d’expression. Elle constitue une arme pacifique mais redoutable contre toute forme d’autoritarisme. Nous n’avons nul besoin de nous dissimuler pour exercer ce droit.
 
S’exprimer sur les réseaux sociaux à propos de la situation de notre pays ne relève ni de la diffamation ni du dénigrement. Il s’agit d’un exercice légitime du débat démocratique. Nous sommes tout autant concernés que vous par l’avenir du Congo, et inquiets de la dégradation progressive de sa situation.
 
Vous totalisez aujourd’hui plus de 42 années de pouvoir sur les 65 ans d’indépendance du Congo-Brazzaville. Un tel bilan impose une évaluation lucide. Force est de constater que l’état actuel du pays marqué par des difficultés économiques, sociales et institutionnelles, interroge profondément votre action à la tête de l’État.
 
Depuis son indépendance le 15 août 1960, le Congo-Brazzaville aspire à une véritable émancipation. Aujourd’hui, cette aspiration passe, pour beaucoup, par un renouvellement de la gouvernance. La société congolaise a besoin d’un nouveau souffle, tant dans ses idées que dans ses projets.
 
Par ailleurs, les perspectives offertes à la jeunesse restent extrêmement limitées. Malgré des discours répétés, les résultats concrets se font attendre. Le chômage des jeunes, notamment chez les 18-35 ans, atteint des niveaux préoccupants de 41 %. Cette situation, dans un pays riche en ressources naturelles, reflète les limites d’une politique publique qui peine à produire des effets durables.
 
La question de la gouvernance soulève également des interrogations quant à la gestion des responsabilités publiques. Les nominations au sein de l’appareil d’État donnent parfois le sentiment d’une forte concentration autour de cercles proches du pouvoir, ce qui alimente un sentiment d’exclusion chez une large partie de la population.
 
En outre, les divisions sociales et identitaires semblent s’accentuer, mettant à l’épreuve la cohésion nationale. La gestion de l’État devrait pourtant viser à rassembler, et non à fragmenter.
 
Sur le plan économique, les annonces récurrentes concernant la diversification et le développement de l’agriculture peinent à se traduire en résultats concrets. Les ambitions affichées, telles que l’autosuffisance alimentaire promise depuis plusieurs décennies, restent encore à concrétiser.

Les infrastructures réalisées, bien qu’importantes en apparence, soulèvent également des questions quant à leur durabilité et à leur impact réel sur le développement. Dans ce contexte, de nombreux citoyens continuent de faire face à des conditions de vie difficiles.
 
Les réseaux sociaux jouent aujourd’hui un rôle essentiel en permettant aux citoyens de s’exprimer et de partager des informations. Dans un État de droit, les désaccords ou les éventuelles dérives doivent être traités par des voies légales, et non par des restrictions généralisées ou des mesures de censure.
 
Enfin, certaines pratiques, telles que les restrictions d’accès à internet lors de périodes électorales ou l’emprisonnement d’opposants politiques, soulèvent de vives préoccupations quant au respect des principes démocratiques.
 
Votre récente intervention médiatique, marquée par des propos d’autosatisfaction, n’a pas apporté de réponses nouvelles aux attentes des citoyens. Elle a plutôt renforcé le sentiment d’un décalage entre le discours officiel et la réalité vécue par une grande partie de la population.

Pour paraphraser Alexandre Soljenitsyne nous dirons que « nous savons que monsieur Denis Sassou Nguesso ment. Il sait qu’il ment. Il sait que nous savons qu’il ment. Nous savons qu’il sait que nous savons qu’il ment. Et pourtant il persiste à mentir ».
 
Dans ces conditions, la question demeure : la lâcheté est-elle vraiment là où vous la désignez ?
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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Congo-Brazzaville : un gouvernement sous influence familiale

 Congo-Brazzaville : un gouvernement sous influence familiale

 
« La montagne a accouché d’une souris. »
 
Le monde traverse aujourd’hui de profonds bouleversements géopolitiques, remettant en cause les équilibres hérités de l’après-Seconde Guerre mondiale, notamment en matière de droit international et de respect des droits humains.
 
Pendant ce temps, au Congo-Brazzaville, monsieur Denis Sassou Nguesso poursuit une gouvernance marquée par une forte concentration du pouvoir. Le gouvernement se caractérise par la présence notable de membres de son entourage proche : enfants, gendres, alliés politiques et militaires, membres de sa famille ou encore compagnons de longue date. Cette configuration alimente les critiques d’un système reposant sur le favoritisme et une logique clanique.
 
De nombreux observateurs dénoncent également une concentration des postes ministériels stratégiques, régaliens, entre les mains d’un même groupe ethnique, perçue comme une forme de repli identitaire préoccupant pour la cohésion nationale.
 
Comme le dit l’expression, « on prend les mêmes et on recommence ». Mais pour quels résultats ?
 
Le peuple congolais, confronté à des difficultés persistantes, peine à percevoir les effets positifs d’un gouvernement dont plusieurs membres occupent des responsabilités depuis de nombreuses années. Les remaniements successifs s’apparentent souvent à un simple jeu de chaises musicales, sans réelle transformation en profondeur. Cette situation donne parfois l’image d’une scène politique désorganisée, où les décisions manquent de cohérence.
 
À bien des égards, certains estiment que le pays fonctionne davantage comme une monarchie de fait que comme une république, concentrant le pouvoir autour d’un cercle restreint. Une telle évolution interroge : faut-il s’y résigner ?
 
La réponse ne peut être que négative. La République, « res publica », appartient à tous. Elle ne saurait être confisquée par un groupe de tribu, quel qu’il soit. Des comparaisons sont parfois établies avec d’autres régimes autoritaires, comme celui de François Duvalier et de son fils en Haïti, pour souligner les risques d’une gouvernance personnalisée et durable.
 
Le peuple congolais, marqué par les épreuves de son histoire, notamment la guerre civile sanglante du 5 juin 1997 avec 400 000 morts, observe avec inquiétude l’évolution de son pays. Mais l’histoire montre que les régimes autoritaires ne se maintiennent que tant qu’ils rencontrent une forme de résignation.
 
La situation actuelle peut apparaître comme un véritable nœud gordien. Et comme le rappelait Albert Einstein : « On ne peut résoudre un problème avec le même mode de pensée qui l’a engendré. »
 
Le défi est donc celui du renouveau : un leadership capable de dépasser le statu quo, fondé sur l’unité, le travail et le progrès. Le Congo-Brazzaville, notre pays, ne souffre pas d’un manque de ressources, mais d’un déficit de gouvernance, de justice sociale et de renouvellement d’une classe politique sclérosée.
 
Il revient à chaque Congolaise et à chaque Congolais de s’interroger sur l’avenir souhaité : quel sens donner à notre engagement collectif, et quel pays voulons-nous léguer aux générations futures ?
 
L’heure est à la refondation du pays dans laquelle chacun de nous apportera sa pierre à l’édifice Congo qui ne saurait être un mur de maçons mais un pont entre les citoyennes et les citoyens muent par un idéal commun de solidarité et de vivre ensemble.
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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

dimanche 26 avril 2026

Congo-Brazzaville : un gouvernement sous influence familiale

 

Congo-Brazzaville : un gouvernement sous influence familiale
 
« La montagne a accouché d’une souris. »
 
Le monde traverse aujourd’hui de profonds bouleversements géopolitiques, remettant en cause les équilibres hérités de l’après-Seconde Guerre mondiale, notamment en matière de droit international et de respect des droits humains.
 
Pendant ce temps, au Congo-Brazzaville, monsieur Denis Sassou Nguesso poursuit une gouvernance marquée par une forte concentration du pouvoir. Le gouvernement se caractérise par la présence notable de membres de son entourage proche : enfants, gendres, alliés politiques et militaires, membres de sa famille ou encore compagnons de longue date. Cette configuration alimente les critiques d’un système reposant sur le favoritisme et une logique clanique.
 
De nombreux observateurs dénoncent également une concentration des postes ministériels stratégiques, régaliens, entre les mains d’un même groupe ethnique, perçue comme une forme de repli identitaire préoccupant pour la cohésion nationale.
 
Comme le dit l’expression, « on prend les mêmes et on recommence ». Mais pour quels résultats ?
 
Le peuple congolais, confronté à des difficultés persistantes, peine à percevoir les effets positifs d’un gouvernement dont plusieurs membres occupent des responsabilités depuis de nombreuses années. Les remaniements successifs s’apparentent souvent à un simple jeu de chaises musicales, sans réelle transformation en profondeur. Cette situation donne parfois l’image d’une scène politique désorganisée, où les décisions manquent de cohérence.
 
À bien des égards, certains estiment que le pays fonctionne davantage comme une monarchie de fait que comme une république, concentrant le pouvoir autour d’un cercle restreint. Une telle évolution interroge : faut-il s’y résigner ?
 
La réponse ne peut être que négative. La République, « res publica », appartient à tous. Elle ne saurait être confisquée par un groupe de tribu, quel qu’il soit. Des comparaisons sont parfois établies avec d’autres régimes autoritaires, comme celui de François Duvalier et de son fils en Haïti, pour souligner les risques d’une gouvernance personnalisée et durable.
 
Le peuple congolais, marqué par les épreuves de son histoire, notamment la guerre civile sanglante du 5 juin 1997 avec 400 000 morts, observe avec inquiétude l’évolution de son pays. Mais l’histoire montre que les régimes autoritaires ne se maintiennent que tant qu’ils rencontrent une forme de résignation.
 
La situation actuelle peut apparaître comme un véritable nœud gordien. Et comme le rappelait Albert Einstein : « On ne peut résoudre un problème avec le même mode de pensée qui l’a engendré. »
 
Le défi est donc celui du renouveau : un leadership capable de dépasser le statu quo, fondé sur l’unité, le travail et le progrès. Le Congo-Brazzaville, notre pays, ne souffre pas d’un manque de ressources, mais d’un déficit de gouvernance, de justice sociale et de renouvellement d’une classe politique sclérosée.
 
Il revient à chaque Congolaise et à chaque Congolais de s’interroger sur l’avenir souhaité : quel sens donner à notre engagement collectif, et quel pays voulons-nous léguer aux générations futures ?
 
L’heure est à la refondation du pays dans laquelle chacun de nous apportera sa pierre à l’édifice Congo qui ne saurait être un mur de maçons mais un pont entre les citoyennes et les citoyens muent par un idéal commun de solidarité et de vivre ensemble.
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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

vendredi 24 avril 2026

Denis Sassou Nguesso aux abois : la répétition d'un système à bout de souffle

 

Denis Sassou Nguesso aux abois : la répétition d’un système à bout de souffle

Modeste Boukadia, président du CDRC, Congo Brazzaville

Denis Sassou Nguesso aux abois : la répétition d’un système à bout de souffle

À mesure que le système se fragilise, les mêmes mécanismes se répètent : isolement des proches, tensions internes et reconfigurations opportunistes du pouvoir. Une lecture rétrospective de l’histoire politique récente du Congo éclaire les dynamiques actuelles et révèle un pouvoir confronté à ses propres contradictions.

Une mécanique bien connue

L’histoire politique du Congo montre une constante troublante.

Avant la chute du Commandant Marien Ngouabi, ses proches avaient été progressivement écartés… par Denis Sassou Nguesso lui-même.

De même, avant l’éviction du général Jacques Joachim Yhombi-Opango, celui-ci avait été délesté de ses soutiens, selon un schéma similaire.

Aujourd’hui encore, les mêmes logiques semblent à l’œuvre. Mais iront-elles à termes ?

Le précédent du congrès du PCT

Lors du dernier congrès du PCT, la volonté d’imposer une succession dynastique s’est heurtée à une résistance interne.
Une fronde s’est levée, notamment portée par Firmin Ayessa, révélant des fractures profondes au sein même du système.

Si l’issue a été contenue, les tensions, elles, demeurent. Cependant, des questions se posent : qui a réservé ce sort à l’ancien vice-Premier ministre Firmin Ayessa ?

Un pouvoir entre purge et immobilisme

À l’issue de l’opération de maintien au pouvoir, marquée par une fracture assumée de l’unité nationale — illustrée notamment par les propos opposant le stade de Kintélé, présenté comme celui de « l’union du Nord », à celui de Massamba-Débat, associé aux Bakongo — une recomposition interne semblait inévitable.

Mais une difficulté majeure se pose :
élaguer, c’est prendre le risque de reproduire les scénarios passés. Celui de Marien Ngouabi et de Jacques Joachim Yhombi-Opango.

Dès lors, le pouvoir temporise.
Il reconduit aujourd’hui ceux-là mêmes qu’il dénonçait hier — « honte au voleur, au corrompu, au corrupteur » — révélant ainsi une contradiction désormais flagrante.

Un système à bout de crédibilité

La reconduction des mêmes acteurs, malgré les échecs accumulés, confirme une réalité :
le système est arrivé à ses limites.

Pendant que le pays s’enfonce dans la précarité, aucune rupture réelle n’est engagée.
Les responsabilités sont diluées, les échecs recyclés.

La dérive du débat public

Dans ce contexte, le débat politique se dégrade.

Des discours de haine, d’intimidation et de violence verbale émergent, portés par des relais zélés souvent mobilisés dans des logiques opportunistes.

Ainsi peut-on entendre des propos tels que :

« Toi tu sors d’où ? Tu mérites de rejoindre Mokoko en prison. Ne viens pas distraire les gens ici, nous n’avons pas besoin d’aventuriers comme vous. »

Ces dérives illustrent une dégradation préoccupante du débat public, où l’invective et la menace tendent à remplacer l’argumentation et la confrontation d’idées.

Certains, manifestement encouragés, en viennent à proférer des propos agressifs et disqualifiants, révélateurs d’un climat politique profondément délétère.

C’est ainsi que naissent les dérives, lorsque la parole se libère sans responsabilité et que la violence verbale s’installe comme norme, ouvrant la voie à des tragédies plus graves, à l’image de celles qui ont conduit à l’assassinat de Lazare Matsocota.

Une économie en déliquescence

Pendant ce temps :
— les actifs stratégiques du pays ont été cédés,
— les acquis des générations précédentes ont été fragilisés,
— et le recours aux institutions financières internationales devient inévitable.

Une question s’impose :
comment en est-on arrivé là ?

Et surtout :
pour quel avenir ?

L’heure de la responsabilité

Le Congo ne peut plus avancer dans la confusion, les contradictions et les replis stratégiques.

L’avenir ne peut se construire sur :
— des logiques de pouvoir,
— des calculs de survie,
— ou des alliances de circonstance.

ToPeSA : une alternative structurée

Face à cette impasse, une voie est proposée : ToPeSA.

ToPeSA, c’est :
— l’union nationale,
— la restauration de l’État,
— la refondation des institutions,
— et la construction d’un Congo nouveau.

Et après…

Le temps des constats est dépassé.
Le temps des choix est arrivé.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA
Le 24 avril 2026 – 13h59

mercredi 22 avril 2026

Le peuple est-il prêt à assumer sa propre libération ?

Le peuple est-il prêt à assumer sa propre libération ?

Alors que l’impasse est désormais palpable, une interrogation fondamentale s’impose : la libération d’un peuple peut-elle venir sans sa propre mobilisation ?
À la lumière d’un échange marquant avec des responsables européens, cette question renvoie chaque Congolaise et chaque Congolais à sa propre responsabilité dans le destin collectif.

Le moment de vérité

Car c’est précisément dans cet “après” que tout se joue :
— l’après des discours,
— l’après des constats,
— l’après des illusions.

Un moment de vérité où il ne s’agit plus de subir, mais de choisir — et surtout d’agir.

Car seule l’union concourt à la victoire du changement, vers le Congo nouveau.

Un échange révélateur

Lors d’une rencontre à l’Union Européenne, au sein de la Commission en charge de l’Afrique Centrale et des Grands-Lacs, une interpellation directe m’a été faite :

« Monsieur le Président Boukadia, que voulez-vous que l’on fasse pour vous ?
En RDC, lorsque les droits sont bafoués, les populations descendent dans la rue.
Au Togo, lorsqu’il y a des morts, les citoyens manifestent.
Mais chez vous, lorsque des crimes sont commis, les gens pleurent chez eux, reçoivent de l’argent et se taisent.
Que voulez-vous que l’on fasse pour vous ? »

À cela s’ajoute une réalité tout aussi préoccupante : une partie de la diaspora qui, au lieu de défendre les droits fondamentaux, en vient parfois à cautionner, voire à encourager ces dérives.

Cet échange, dont les témoins présents se souviennent, pose une question brutale mais essentielle :
peut-on espérer un changement lorsque la résignation, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, l’emporte sur l’engagement ?

Le miroir de notre propre réalité

Ce constat, aussi dérangeant soit-il, nous renvoie à nous-mêmes.

Peut-on espérer un changement profond si la peur, la résignation ou les intérêts immédiats prennent le pas sur l’engagement collectif ?
Peut-on dénoncer un système sans refuser, dans le même temps, les mécanismes qui le perpétuent ?

La responsabilité collective en question

La liberté ne se décrète pas.
Elle se conquiert.

Aucun partenaire extérieur, aucune institution internationale ne peut se substituer à la volonté d’un peuple de se lever pour défendre ses droits, sa dignité et son avenir.

ToPeSA face à l’épreuve de la volonté

La réflexion engagée dans « L’heure du vrai choix pour le Congo » prend ici tout son sens.

ToPeSA propose une voie :
— une transition encadrée,
— une refondation de l’État,
— une reconstruction nationale.

Mais une vision, aussi structurée soit-elle, ne peut produire d’effets sans adhésion, sans engagement et sans courage collectif.

Une question directe, sans détour

D’où cette interrogation :

Peut-on libérer un peuple qui ne le veut pas ?

Conclusion

L’avenir du Congo ne dépend pas uniquement des dirigeants.
Il dépend d’abord des Congolaises et des Congolais eux-mêmes.

Le choix est désormais clair : subir ou agir.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 22 avril 2026 – 14h50