jeudi 6 août 2026

Le Congo mérite mieux (1/2) : Les symboles ne remplacent plus les résultats

Le Congo mérite mieux : le temps de reprendre notre souveraineté

À soixante-six ans de l’indépendance, le 15 août doit marquer le point de départ du Congo nouveau.

À l’approche de la célébration du 15 août, une question essentielle se pose : que signifie aujourd’hui l’indépendance du Congo lorsque tant de défis demeurent sans réponse et que les attentes du peuple restent insatisfaites ?

Depuis des décennies, les Congolais assistent aux mêmes cérémonies, aux mêmes discours et aux mêmes promesses, tandis que les difficultés quotidiennes persistent. Le moment est venu de regarder la réalité en face, non pour raviver les divisions, mais pour ouvrir une nouvelle page de notre histoire.

Cette nouvelle page porte un nom : ToPeSA, le pont vers le Congo nouveau.

Une indépendance qui reste à construire

Comme chaque année, le pouvoir prépare la célébration du 15 août avec son traditionnel défilé militaire et sa revue des troupes.

Pourtant, cette célébration continue de susciter une interrogation profonde.

Soixante-six ans après, notre pays semble toujours commémorer davantage le renversement du premier Président de la République, l’abbé Fulbert Youlou, que l’accomplissement d’une souveraineté nationale pleinement assumée.

La véritable question est ailleurs :

Le Congo est-il réellement indépendant lorsque tant de décisions stratégiques semblent encore influencées par des intérêts extérieurs ?

Depuis de nombreuses années, je rappelle que la Françafrique a fonctionné comme un système de concessionnaires coloniaux. Son président fut notamment Jean-Paul Pigasse.

Aujourd’hui, les profondes mutations géopolitiques engagées dans le monde conduisent progressivement au démantèlement de ces anciens réseaux d’influence.

Le Congo doit saisir cette opportunité historique pour retrouver toute sa liberté de décision et redevenir pleinement maître de son destin

Les responsabilités ne peuvent plus être éternellement report

Depuis soixante-six ans, certains continuent de répéter :

« Youlou a tout volé. »

Pendant ce temps, les scandales se sont multipliés.

Les interrogations concernant le patrimoine de Denis Sassou Nguesso, de son épouse et de plusieurs membres de sa famille alimentent depuis longtemps le débat public.

Pourtant, aucun refrain officiel ne semble dénoncer ces affaires avec la même vigueur que les accusations constamment ressassées contre les dirigeants d’hier.

Une Nation ne peut durablement avancer en regardant uniquement dans son rétroviseur.

Chaque génération doit également répondre de son propre bilan.

Quand on s’en prend aux plus faibles

Dans notre tradition, un proverbe dit :

« Ha mahé ma kufi… »

Autrement dit, on s’en prend aux petites herbes.

On s’attaque aux plus faibles.

À ceux qui ne peuvent se défendre.

À celles et ceux qui accomplissent pourtant leur mission avec compétence et connaissent véritablement le fonctionnement de l’État.

Cette image traduit une réalité que beaucoup de Congolais connaissent : trop souvent, les serviteurs compétents de l’État sont marginalisés, tandis que les véritables responsables des échecs demeurent protégés.

Où sont passées les compétences nationales ?

Le Congo est un pays pétrolier.

Le Congo est traversé par de nombreux cours d’eau.

Pourtant, des millions de Congolaises et de Congolais continuent de vivre sans eau potable et subissent quotidiennement les coupures d’électricité.

Que sont devenus tous ces cadres que l’on faisait venir autrefois en urgence grâce aux communiqués diffusés sur la radio nationale ?

Qui ne se souvient de cet appel devenu célèbre :

« Yaka noki noki, ticket eko futama awa. »

Après l’épuration de nombreux cadres du Pool, où sont passées les compétences qui devaient bâtir le Congo moderne ?

Cette question demeure entière.

Comment expliquer qu’un pays aussi riche en ressources naturelles demeure confronté à des pénuries aussi élémentaires ?

C’est bien la gouvernance qui est aujourd’hui en cause, bien davantage que les richesses dont dispose notre pays.

Cette première partie dresse un constat. Dans le second volet, je présenterai la voie que je propose pour sortir durablement de cette impasse : ToPeSA, le pont vers le Congo nouveau.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Mis en ligne le 06 août 2026 – 11 h 01

"Les jeunes doivent se prendre en charge", selon monsieur Denis Sassou Nguesso


« Les jeunes Congolais doivent se prendre en charge », selon monsieur Denis Sassou Nguesso.
 
Mais « Sarah m’a tuer ».
 
Quid des jeunes de la famille Nguesso qui affichent sur les réseaux sociaux une vie de luxe au frais du trésor public congolais.
 
Un pays de plus en plus riche avec une population de plus en plus pauvre, tel est le dilemme que tous ensemble devrions résoudre pour ne pas voir notre pays sombrer dans l’indicible car il n’est jamais trop tard d’agir en unissant nos forces quand notre État est en péril.
 
Le fossé s’allonge au jour le jour entre le peuple congolais et ses dirigeants. Les mensonges politiques ne suffisent plus à masquer les manquements dans la réalisation des différents projets de société supposés apporter le bien-être au peuple congolais.
 
Nous sommes devant la tragédie des Sarah au Congo-Brazzaville, une forme de malédiction. Après les frasques de Sarah Ndenguet s’en prenant à un greffier, et voilà maintenant que c’est Sarah Nguesso qui nous fait les siennes en étalant un train de vie fastueux au-delà de l’endentement du citoyen congolais lambda qui tire le diable par la queue. Ces dernières font partie du clan mafieux qui dirigent le Congo-Brazzaville depuis 43 années cumulées de pouvoir. Ces frasques découlent de la mauvaise gouvernance que connait notre pays notamment en matière de corruption et de gabegie.
 
Quand les nouveaux riches congolais exhibent leur richesse à l’extérieur aussi bien qu’à l’intérieur du pays avec de l’argent public, le contraste est saisissant entre la saleté, la pollution et la misère vécue par la population congolaise au regard des lieux idylliques occidentaux.
 
Le message était pourtant simple : l'État ne peut plus recruter tous les jeunes, chacun doit désormais entreprendre, créer son activité et construire son avenir avec l’appui du gouvernement. Sur le principe, qui pourrait s'opposer à l'entrepreneuriat ? Une jeunesse dynamique, innovante et autonome constitue une richesse pour toute nation.
 
Mais un discours politique ne vaut que par l'exemple qu'il donne.
 
Comment convaincre une jeunesse confrontée au chômage, à la précarité et au manque d'opportunités lorsque l'image renvoyée par les dirigeants et la famille présidentielle est celle d'un train de vie luxueux largement relayé sur les réseaux sociaux ? C'est ce décalage qui nourrit aujourd'hui l'incompréhension et le ressentiment d'une partie de l'opinion publique.
 
Au Congo-Brazzaville, de nombreux jeunes diplômés peinent à trouver un emploi, à accéder au crédit ou à créer une entreprise. Dans le même temps, les images de cérémonies fastueuses, de voyages prestigieux et d'un mode de vie privilégié alimentent le sentiment d'une fracture grandissante entre les gouvernants et les gouvernés.
 
Le problème n'est pas seulement économique ; il est aussi moral. L’hubris du pouvoir a créé un manque d'empathie de nos gouvernants face à la détresse du peuple.
 
La confiance entre un peuple et ses dirigeants repose sur l'exemplarité. Lorsque cette exemplarité est remise en cause dans le débat public, les discours les plus volontaristes perdent de leur force.
 
Depuis plusieurs décennies, les Congolais entendent des promesses de transformation, de modernisation et d'émergence. Pourtant, beaucoup continuent de vivre avec des difficultés d'accès à l'eau potable, à l'électricité, aux soins de santé, à une éducation de qualité et à des emplois durables.

Ce contraste nourrit une interrogation légitime, les priorités nationales correspondent-elles réellement aux attentes de la population ?
 
Il n’y a aucune adhésion populaire à la vision floue et incertaine de monsieur Denis Sassou Nguesso car le peuple désespère toujours de survivre dans une misère indescriptible, et de voir les tenants du pouvoir vivre dans de la luxure avec l’organisation des mariages somptueux, des escapades à travers le monde dans des jets privés luxueux. Ils narguent le peuple qui ne sait plus à quel saint se vouer.
 
À l'approche de chaque grande échéance politique ou institutionnelle notamment la fête d’indépendance du 15 août 2026, les inaugurations et les annonces se multiplient. Elles peuvent témoigner d'une volonté d'agir, mais elles ne suffisent pas, à elles seules, à convaincre une population qui attend avant tout des résultats durables et mesurables.
 
La véritable prise en charge de la jeunesse ne consiste pas seulement à l'encourager à entreprendre. Elle suppose de créer un environnement où chacun peut réussir grâce à son travail : un État de droit, une économie ouverte, des institutions crédibles, un accès au financement, une justice impartiale et une administration au service de tous.
 
Le défi du Congo-Brazzaville dépasse les personnes. Il est celui d'un modèle de gouvernance capable de réconcilier les citoyens avec leurs institutions et de redonner confiance à une jeunesse qui aspire simplement à vivre de son travail et de son mérite.
 
Le discours à l’adresse du pays de monsieur Denis Sassou Nguesso du 15 août 2026 a pris du plomb dans l’aile. Car en dehors de l’inauguration d’une bâche à eau et des lampions dans le département du Pool, de la mise en service officielle du réseau électrique de la ville de Mossaka le 17 juillet 2026, les villégiatures de « Sarah m’a tuer » à Miami ont fini par anéantir une séquence de communication savamment élaborée afin d’endormir le peuple congolais à travers des réalisations bidons sans commune mesure avec les aspirations du peuple.
 
Thomas Sankara déclarait devant l'Assemblée générale des Nations unies, le 4 octobre 1984 : « L'esclave qui n'est pas capable d'assumer sa révolte ne mérite pas que l'on s'apitoie sur son sort. »
 
Cette révolte, dans une République, ne peut être que celle des consciences : une mobilisation citoyenne, pacifique et démocratique, fondée sur le débat, la responsabilité et l'engagement de chacun pour construire un État plus juste.
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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA


 

Sassou en mission de mariage à Libreville

 

La capitale gabonaise, Libreville, a volé la vedette à la bourgade d’Oyo, le petit village des pêcheurs situé au bord du fleuve Alima. Les deux tourtereaux qui ont fait les choux gras de la presse à scandale ont snobé Dubaï.

Libreville d’Omar Bongo Ondimba a joué un rôle central en 1997 dans la chute de Brazzaville incarné par Pascal Lissouba.

Budget bâclé

Brazzaville s’est vidée de son beau monde qui avait la tête ailleurs, en expédiant les affaires courantes à l’instar du budget rectificatif qui est passé comme une lettre à la poste. L’Assemblée nationale et le Sénat ont respectivement adopté, le 23 juillet à Brazzaville, la loi de finances rectificative pour l’année 2026 arrêtée en recettes à la somme de 2 778 milliards 016 millions FCFA et en dépenses à la somme de 2 561 milliards 069 millions FCFA.

 Le budget de l’Etat rectifié de l’exercice 2026 dégage, en effet, un excédent budgétaire prévisionnel de 216 milliards 947 millions FCFA. Le déficit de trésorerie estimé à 216 milliards 947 millions FCFA est résorbé par l’excédent budgétaire prévisionnel. L’équilibre global de cette loi de finances sera garanti par le recours aux instruments financiers dont les Bons du Trésor assimilables et les Obligations du Trésor assimilables à hauteur de 1 041 milliards 574 millions FCFA.

Le choix du conjoint

Le gotha de Brazzaville s’est déversée à Libreville. Un pont aérien a été érigé entre Brazzaville et Libreville. Les deux capitales de l’Afrique centrale sont unies aussi par des liens de mariage en sus des liens politiques. Brazzaville et Libreville entretiennent des liens incestueux. Brazzaville et Libreville ne sont pas à leur premier mariage. Il y a eu le mariage d’Omar Bongo Ondimba avec Edith Sassou, Lemboumba et Claudia Sassou, Christel Sassou avec Danielle, première épouse et Junior Bongo convolant en premières noces avec Julia Otto Mbongo.

Le clan Sassou qui s’est accaparé les richesses du sol et du sous-sol du Congo-Brazzaville n’a pas la fiesta modeste. Brazzaville qui danse et Brazzaville qui broie du noir se regardent en chiens de faïence.

Visite de travail

Le Président Denis Sassou N’Guesso est arrivé à Libreville au Gabon jeudi 23 juillet 2026 en fin d’après-midi, pour un séjour privé et familial présenté comme une visite de travail au cours duquel le khalife d’Oyo prendra part ce vendredi 24 juillet 2026 au mariage à l’état civil de Omar Denis Junior Bongo Ondimba avec Julia Otto Mbongo. Certains Chefs d’État et anciens présidents de la sous-région à l’instar de Félix Tshisédédi et Alpha Condé assisteront à cette cérémonie civile (Les échos du Congo-Brazzaville, 24 juillet 2026).

Pas de danse

Denis Sassou Nguesso et les courtisans qui l’accompagnent sont en visite privée à Libreville aux frais de la princesse, même s’ils peuvent faire d’une pierre deux coups. Parions que les nouveaux mariés et leurs invités ont esquissé quelques pas de danse sur l’air de « Yamboula mabanza » de Gustavie Mbemba, actuelle heureuse élue de la musique Congolaise.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

mercredi 5 août 2026

ToPeSA : inexorablement engagé vers le Congo nouveau

 Le

ToPeSA : inexorablement engagé vers le Congo nouveau

L’avènement du Congo nouveau doit se faire sans drame ni tragédie inutiles.

Chacune et chacun peut aujourd’hui constater le grand silence qui s’est abattu sur le Congo. Un silence assourdissant, un silence de mort. Chez nous, on dirait : ni popopo, ni yoyi, ni sui-sui-sui, ni dingui-dingui.

Le popori s’est définitivement tu, car plus rien ne va.

Alors, pour donner l’illusion que tout continue normalement, on multiplie les mariages, les cérémonies et les apparitions publiques. Comme la mue abandonnée par un serpent, ces mises en scène peuvent tromper une première fois. Mais très vite, chacun comprend que le serpent n’est plus là. Les apparences ne remplacent jamais la réalité.

Choisir la santé ou le tribunal correctionnel ?

Une nouvelle fois, on préfère quitter discrètement le pays, via la Belgique, pour aller se faire soigner ailleurs, plutôt que d’assumer son propre destin et d’affronter son histoire pour le bien de tous.

Le courage fait malheureusement défaut.

Aujourd’hui, après l’opération manquée du 15 mars dernier, que certains ont voulu présenter comme une élection présidentielle, les Congolaises et les Congolais seront bientôt appelés à se distraire avec des élections législatives.

Pour faire quoi ?

Alors que l’après préoccupe déjà tous les esprits.

Les robinets restent désespérément à sec, au point de voir un Chef de l’État inaugurer… une simple bâche d’eau.

Les salaires deviennent une source d’inquiétude permanente. Comme l’a récemment rappelé notre compatriote, l’économiste Alphonse Ndongo, tous les indicateurs sociaux virent progressivement à l’orange. Les retraités cumulent désormais cinquante-trois mois d’arriérés de pensions, dont cinq pour la seule année 2026. Une situation qui devrait mobiliser toute l’attention des pouvoirs publics tant elle compromet l’avenir du pays.

L’électricité, quant à elle, est distribuée par secteurs et par tranches horaires : de 6 heures à 12 heures ici, de 12 heures à 18 heures ailleurs, et ainsi de suite.

L’économie continue de s’effondrer. Les grandes enseignes de distribution et plusieurs banques commerciales étrangères ont quitté le Congo depuis longtemps, laissant place à des établissements de microfinance pratiquant parfois des taux de crédit avoisinant 40 %.

Comment un pays peut-il durablement fonctionner dans de telles conditions ?

Voilà la réalité quotidienne du Congo.

Une réalité soigneusement dissimulée aux Congolaises et aux Congolais, alors même que notre pays est riche de son pétrole, de son immense potentiel agricole, d’une pluviométrie abondante et de ressources hydrauliques exceptionnelles grâce au fleuve Congo, à l’Oubangui, à la Likouala, à l’Alima et à de nombreux autres cours d’eau.

Pendant ce temps, ce que l’on donne à voir, ce sont les fêtes, les danses, les mariages fastueux et les déplacements en jets privés des enfants de Denis Sassou Nguesso, sans la moindre retenue, tandis que la majorité de nos compatriotes continue de vivre dans une misère insoutenable.

Ce contraste est devenu insupportable.

Mais le plus inquiétant demeure ce silence.

Car lorsqu’un peuple cesse de parler, ce n’est pas nécessairement qu’il accepte sa situation. Ce silence est celui d’un peuple qui retient son souffle avant le changement. Il traduit moins la résignation que l’attente d’un avenir différent.

Le peuple congolais doit aujourd’hui se ressaisir.

Car c’est la peur qui entretient et prolonge l’agonie de ce pouvoir.

Le peuple doit retrouver confiance en lui-même.

Il doit s’unir afin d’ouvrir une nouvelle page de son histoire.

Mais cette nouvelle page ne devra être ni celle de la vengeance, ni celle des règlements de comptes, ni celle des chasses aux sorcières.

Le passé ne doit plus hypothéquer notre avenir, celui de nos enfants et des générations futures.

J’appelle également les Forces Armées, la Gendarmerie et la Police, qui accomplissent leur mission dans le respect de la chaîne de commandement, à demeurer avant tout les protectrices du peuple congolais.

Leur première mission est d’assurer la sécurité des personnes, des biens et de la Nation. Elles sont les Forces de souveraineté de la République ; à ce titre, leur responsabilité historique est de garantir une transition apaisée, de préserver la paix civile et d’empêcher que notre pays revive des tragédies semblables à celles de février 1959.

Le moment est venu de tourner définitivement cette page sombre de notre histoire afin que nous avancions ensemble vers un avenir de paix, de justice et de prospérité.

C’est dans cet esprit que j’appelle les Forces de souveraineté à accompagner la Transition Politique Structurelle Apaisée (ToPeSA) qui s’annonce pour une durée exceptionnelle de cinq (5) ans, conduite par un Premier ministre, Chef du Gouvernement et Chef de l’État, exerçant pleinement l’autorité suprême de l’État durant cette période de refondation.

Cette transition permettra de restaurer l’État, de réconcilier les Congolaises et les Congolais, de rétablir les institutions républicaines, de relancer l’économie, de restaurer la justice, de garantir durablement la sécurité des personnes et des biens, tout en préparant des élections véritablement libres, transparentes et crédibles.

Le Congo nouveau ne pourra être construit que dans l’unité, la responsabilité et le respect de notre destin commun.

C’est notre destin commun.

Vive la restauration de l’État !

Vive la République !

Vive le Congo nouveau !

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Mis en ligne le 05 août 2026 – 13 h 58

mardi 4 août 2026

Monsieur Denis Sassou Nguesso, le grand bâtiseur des mariages

 


Monsieur Denis Sassou Nguesso, le grand bâtisseur des mariages
 
La putréfaction du Congo-Brazzaville s’accélère.
 
Pendant que les Congolaises et les Congolais peinent à accéder à l'eau potable, à l'électricité, aux soins de santé, à une éducation de qualité et à un emploi digne, le pouvoir donne le sentiment de célébrer le faste plutôt que de répondre aux urgences nationales.
 
Aristote enseignait que la politique est l'art suprême parce qu'elle poursuit le bien commun. Elle ne saurait être réduite à la préservation d'un pouvoir ou à la défense d'intérêts particuliers ; sa raison d'être est de servir la cité. Il rappelait également qu'une République ne peut durablement prospérer lorsque la vertu, la justice et la prudence disparaissent de ceux qui la gouvernent.
 
Le peuple congolais attendait de grandes réalisations capables de transformer son quotidien. Il espérait des hôpitaux, des écoles, des routes, des emplois et une économie créatrice d'espoir. Au lieu de cela, les événements qui ont le plus marqué l'opinion sont les cérémonies fastueuses organisées autour de la famille présidentielle.
 
À mesure que les difficultés économiques s'aggravent, le contraste devient de plus en plus saisissant entre le quotidien de la population et l'image renvoyée par ces célébrations.
 
Avec un mépris sans nom pour le bien-être du peuple congolais, monsieur Denis Sassou Nguesso  a réalisé le triptyque, en finançant avec les deniers publics congolais des mariages grandioses de son fils à Dubaï, de sa fille au Congo-Brazzaville, et de son petit-fils au Congo-Brazzaville et au Gabon devant un parterre des Chefs d’États africains friands de festivité et de mondanité quand leurs peuples crèvent de faim ; c’est la nouvelle version africaine indigeste des fêtes des milles et une nuit dans un contexte de chaos économique.
 
Ces faits ne relèvent pas de la vie privée pour un monsieur qui est au pouvoir depuis plus de quatre décennies, mais d’une légèreté dans la gouvernance de notre pays avec un gaspillage des fonds publics quand le peuple congolais manque de l’essentiel.
 
Depuis plusieurs années, les promesses de transformation se succèdent. Les slogans changent, les campagnes de communication se renouvellent, mais beaucoup de citoyens continuent d'attendre des résultats tangibles dans leur vie de tous les jours.
 
Nous avions déjà exprimé notre inquiétude sur les priorités budgétaires de l'État, notamment au regard de l'annonce d'investissements considérables dans le secteur pétrolier, notamment les 500 millions de dollars de TotalEnergies non approuvés par le parlement congolais. Nous nous interrogions sur l'utilisation réelle des ressources publiques dans un contexte où les besoins sociaux demeurent immenses. Cette interrogation reste entière, et comme nous le pensions cela n’a servi qu’à financer les festivités de la famille régnante.
 
Lorsque les citoyens voient se multiplier des cérémonies prestigieuses alors que les services publics connaissent de profondes difficultés, ils sont en droit de s'interroger sur l'ordre des priorités nationales.
 
Après plus de quatre décennies d'exercice du pouvoir, le véritable bilan d'un dirigeant ne se mesure pas à l'éclat des réceptions officielles, mais à la qualité de vie de son peuple.
 
L'eau potable, l'électricité, les infrastructures, l'accès aux soins, l'éducation, l'emploi des jeunes, la sécurité et la justice sociale demeurent les véritables indicateurs du développement d'une nation.
À l'approche du soixante-sixième anniversaire de l'indépendance, les inaugurations symboliques se multiplient. Elles ne sauraient toutefois remplacer une politique publique cohérente, évaluée et capable d'améliorer durablement les conditions de vie des populations.
 
L'exemple du département du Pool illustre cette interrogation. Les importantes ressources mobilisées en 2012 à Kinkala, 531 milliards de francs CFA (environ 808 millions d'euros), dans le cadre des programmes de municipalisation accélérée auraient dû faire l'objet d'une évaluation publique, transparente et indépendante afin que les citoyens puissent mesurer les réalisations effectivement accomplies et comprendre les écarts éventuels entre les objectifs annoncés et les résultats obtenus ; le taux de réalisation des projets fut de 30 %. L’inaugurations de quelques lampions et de bâche à eau non potable prélude à des maladies diarrhéiques et une mortalité infantile galopante dans le département tant abandonné et meurtri par des guerres fratricides du Pool, n’est que du saupoudrage. Le coût du déplacement du cortège des officiels était plus importants que celui de la bâche à eau et des lampions.
 
À bien y voir, toutes les municipalisations accélérées suivis des dégradations accélérées, sans évaluation initiale ni finale, n’ont servi qu’à contenter les caciques du régime afin de faciliter leur enrichissement illicite.
 
La bonne gouvernance exige non seulement des investissements, mais aussi la reddition des comptes. Une démocratie vivante ne craint ni l'évaluation ni le contrôle de l'action publique.
 
Au fond, la question est simple, quel héritage laissera ce long exercice du pouvoir ?
 
Les Congolais retiendront-ils les infrastructures, les réformes et le développement, ou garderont-ils davantage en mémoire les grandes cérémonies, les effets d'annonce et les occasions manquées ?
 
Avec les baptêmes, les enterrements et récemment les mariages de ses proches, monsieur Denis Sassou Nguesso vient de réaliser la plus grande œuvre de sa vie avec ce sourire narquois qu’il affiche devant les Congolaises et les Congolais. Le développement du Congo-Brazzaville dans l’unité, le travail et le progrès n’a jamais été son crédo en chef tribaliste qu’il est. Son seul projet politique est de profiter des biens publics à outrance, de semer la terreur pour consolider son pouvoir et si possible la balkanisation du pays lui qui n’a vécu avec ses proches que des subsides de l’État congolais.
 
Cette vision rocambolesque inadmissible pour notre pays est déjà vouée à l’échec car les patriotes africains du Congo pour le travail, l’éthique et la fraternité (PACTEF) se battrons pour un Congo uni et indivisible.  
 
Saint Augustin écrivait dans La Cité de Dieu : « Ôtez la justice, et que sont les États, sinon de grandes associations de brigands ? » Cette réflexion rappelle une exigence intemporelle : aucune autorité ne peut durablement fonder sa légitimité sans justice, sans responsabilité et sans recherche sincère de l'intérêt général.
 
Le Congo-Brazzaville mérite un État exemplaire, où les ressources publiques sont administrées avec transparence, où les institutions rendent des comptes et où chaque décision est guidée par une seule priorité : le bien-être du peuple.
 
Mais hélas, notre pays, le Congo-Brazzaville, est devenu un repaire de brigands dans un État mafieux, voyou (Rogue State).
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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

lundi 3 août 2026

ToPeSA : Appel à l'union nationale pour construire le Congo nouveau

ToPeSA : Appel à l’union nationale pour construire le Congo nouveau

« Ya n’gandu wuele, bandoki seno mayela. » / « Ya ngándo awé, bandóki bámitúna. » (Le caïman qui servait de bouc émissaire est mort ; que ceux qui se servaient de lui s’inquiètent.)

Peuple congolais, le temps du Congo nouveau est arrivé.

Le Congo nouveau ne sera l’œuvre ni d’un homme, ni d’un parti, ni d’une région. Il sera l’œuvre de toutes les Congolaises et de tous les Congolais unis par une même volonté : reconstruire notre Nation. C’est pourquoi j’appelle une nouvelle fois les Bâtisseurs, les Libres-penseurs, les Enfants de la Veuve, de toutes obédiences, les Confessions religieuses, les Organisations syndicales, ainsi que toutes les Congolaises et tous les Congolais qui se reconnaissent dans les valeurs de justice, de liberté, de responsabilité et d’unité nationale portées, à différentes étapes de notre histoire, par Jacques Opangault, Jean-Félix Tchicaya, Simon-Pierre Kikhounga-Ngot et Prosper Gandzion, sans distinction d’origine, de sensibilité politique ou de conviction, à s’unir avec nous afin de constituer le socle de la colonne du Congo nouveau.

Une nouvelle politique extérieure pour un Congo souverain

Le moment est venu pour notre pays de renouer avec ses partenaires historiques tout en développant des relations équilibrées avec les partenaires des nouveaux enjeux géopolitiques. C’est à cette condition que l’Afrique centrale retrouvera pleinement sa souveraineté et que des relations diplomatiques solides, durables et respectueuses pourront s’établir entre la République du Congo et la République démocratique du Congo. Le temps est également venu de tourner définitivement la page de la Françafrique au Congo. Cette époque appartient désormais au passé. Les évolutions internationales montrent qu’un nouveau cycle s’ouvre et que les mécanismes qui ont longtemps entretenu les crises dans notre sous-région sont arrivés à leur terme. Plus que jamais, les forces de souveraineté du Congo doivent se placer aux côtés du peuple congolais afin de garantir la sécurité des citoyens, l’intégrité du territoire national, la protection des institutions républicaines et l’autorité de l’État.

ToPeSA : le choix du rassemblement

Peuple congolais, ToPeSA est le projet de la construction du Congo nouveau par l’union nationale. Cette reconstruction ne se fera ni par la chasse aux sorcières, ni par l’esprit de vengeance, ni par les règlements de comptes. Le passé doit demeurer une source d’enseignements et une boussole afin d’éviter de reproduire les erreurs qui ont conduit notre pays dans l’impasse. Notre devoir est désormais de construire l’avenir.

Une transition de cinq ans pour reconstruire l’État

ToPeSA propose de reprendre les fondements de la reconstruction nationale à la base à travers une Transition Politique Structurelle Apaisée (ToPeSA) de cinq (5) ans, conduite par un Premier ministre, Chef du Gouvernement et Chef de l’État, exerçant pleinement l’autorité suprême de l’État durant cette période exceptionnelle. Ces cinq années ne constitueront pas une simple transition politique. Elles seront les cinq premières années de la construction du Congo nouveau, celles de la refondation de l’État, de la réconciliation nationale, de la restauration des institutions républicaines, de la relance économique, de la justice, de la sécurité et de la préparation d’élections véritablement libres, transparentes et crédibles. Cette transition constitue la condition indispensable pour :

  • reconstruire durablement les institutions de la République ;

  • consolider l’union nationale ;

  • rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire ;

  • restaurer la confiance entre les Congolaises et les Congolais ;

  • garantir la souveraineté nationale ;

  • renouer avec nos partenaires historiques tout en tenant compte des nouvelles réalités géopolitiques mondiales.

Construisons ensemble le Congo nouveau

Peuple congolais,

Le moment n’est plus à la division, mais au rassemblement.

Inscrivons ensemble une nouvelle page de notre histoire.

Ouvrons celle du Congo nouveau, fondé sur la justice, la liberté, la souveraineté, la responsabilité et l’unité nationale.

ToPeSA est la voix et la voie vers le Congo nouveau.

L’heure n’est plus de regarder le Congo d’hier, mais de bâtir ensemble le Congo nouveau.

Un Peuple. Une Nation. Un Avenir.

Modeste Boukadia

Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Mis en ligne le 03 août 2026 – 16 h 36

dimanche 2 août 2026

Et si Sassou avait lobotomisé les Congolais ?

Au regard de ce que vivent les congolais depuis la prise de pouvoir par la force par Sassou Denis le 5 février 1979, il y a lieu de se poser légitimement cette question.

Pourquoi les congolais subissent l’asservissement que leur impose le criminel Sassou Denis au lieu d’agir ?

La lobotomie altère profondément l’intelligence ; rend complètement stupide ; abrutie, anéantie l’intelligence et fait perdre les facultés de raisonnement.

Cette interrogation doit être prise au sérieux au lendemain des propos prononcés publiquement par le président burkinabè Ibrahim TRAORE. Ce dernier n’a pas hésité de dire haut et fort avoir été approché par des malfaisants qui lui proposaient la livraison de produits lobotomisants pour qu’ils soient dilués dans de l’eau potable et de la boisson destinées à la consommation de masse.

Sans une seule hésitation, on peut objectivement dire que Sassou Denis a une longueur d’avance sur Ibrahim TRAORE. Comment expliquer la ristourne qui est faite sur les bières dans les bars de Brazzaville, Pointe-Noire et d’autres localités ? Alors qu’une bière comme, PRIMUS, N’GOK, CLASS, TURBO, MITZIG, coûte en moyenne 500 FCFA, Sassou Denis a mis en place un forfait de Trois bières pour le prix d’une.

Si ce n’est pas pour lobotomiser la population, cela y ressemble sans conteste.

C’est dans l’intérêt du dictateur Sassou Denis de garder le peuple pauvre, de l’abreuver d’alcool pour qu’il ne puisse pas se protéger par les armes, et qu’il soit si occupé à ses tâches quotidiennes (les différents mariages de son clan, le dernier est celui de son petit-fils Omar Denis au GABON) qu’il n’ait pas le temps pour la rébellion, comme le disait si bien ARISTOTE.

Si les congolais n’étaient pas lobotomisés par Sassou Denis, comment peut-on comprendre leur passivité alors qu’ils ne vivent pas, mais survivent. Le pays est riche, mais les congolais côtoient quotidiennement la misère. Ils manquent d’eau potable qui coulent dans les robinets, manquent d’électricité, d’écoles, de routes, d’hôpitaux, bref, manquent de tout et vivent dans le dénuement. Ils subissent sans broncher.

En ayant lobotomisé les congolais, Sassou Denis avait compris que pour rendre contents les congolais qu’il a esclavagisés, il faut les empêcher de penser, d’obscurcir leurs facultés morales et intellectuelles, et autant que possible anéantir en eux leur pouvoir de raisonner.

Cette insoutenable situation avait inspiré en 1982 « Le Pleurer-rire », le roman satirique d’Henri Lopes qui dénonçait déjà la mauvaise gestion de Sassou Denis et la corruption des « élites nationales ». Il y brossait dans ce roman satirique le portrait de Tonton Hannibal Bwakamabé Na Sakkadé, ancien combattant (Sassou Denis) devenu président à la suite d’un coup d’Etat. Il exerce un pouvoir dictatorial, prêt à tout pour le conserver, y compris tuer en éliminant toutes les têtes qui dépassent ou supposées comme telles pour se maintenir au pouvoir.

Pourquoi sommes-nous, collectivement et/ou individuellement, incapables de prendre notre destin en mains pour briser les chaînes de cette lobotomisation ?

Le traumatisme du passé, la corruption, le tribalisme, nos divisions internes et externes sont loin d’être suffisantes pour expliquer notre acceptation de la misère que nous impose Sassou Denis. Nous devons créer une chaîne d’union pour libérer notre pays de cette lobotomisation.

Comme on ne peut pas libérer un peuple contre son gré, force est de comprendre qu’un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. A tout peuple vassalisé, chosifié, il faut une révolte. Levez-vous !

« Celui qui n’a un jour osé changer, n’a pas le droit de se plaindre de la médiocrité de son existence » (Abraham Lincoln).

A moins que les congolais préfèrent aller à leur perte que de changer leurs habitudes (Léon Tolstoï)

Olivier MOUEBARA

SOURCE : https://congo-liberty.org/et-si-sassou-denis-avait-lobotomise-les-congolais/