AFRICA HUMAN VOICE NEWS - LE BLOG D'AFRIQUE VOIX HUMAINE CONTRE LE NEO-COLONIALISME ET LE NEO-ESCLAVAGISME DE L'OCCIDENT ET SES "PREFETS-GOUVERNEURS NOIRS" LOCAUX.
Jean-Paul Pigasse s’est cru autorisé à conseiller à Denis Sassou Nguesso : « À moins que Boukadia n’aille chercher des armes en Iran ! »
Cette formule, sans doute destinée à amuser, révèle pourtant une
réalité bien plus sérieuse que celle qu’elle prétend tourner en dérision
: celle des liens troublants entre le régime des Mollahs et le pouvoir
du PCT.
Je rappelle donc à Jean-Paul Pigasse que,
selon plusieurs sources diplomatiques et des révélations relayées par
des services de renseignement occidentaux, Denis Sassou Nguesso a
facilité la distribution de passeports diplomatiques, de service et
ordinaire congolais à des membres ou proches du Hezbollah, du Hamas et
des Houthis, leur permettant ainsi de circuler librement en Afrique
centrale, en Afrique de l’Ouest et dans certains États du Golfe. Un
ministre français des Affaires étrangères, devenu par la suite ministre
des Armées, avait d’ailleurs personnellement mis en garde Denis Sassou
Nguesso contre sa « trop grande facilité » à délivrer ces documents.
Pourtant, la grande majorité des Congolais
— dont moi-même — n’ont accès ni à ces passeports ni, bien souvent, à
une simple carte nationale d’identité. Ce constat nous conduit à plaider
pour une refonte complète de ces documents : chaque Congolaise et
chaque Congolais doit pouvoir disposer d’un passeport biométrique et
rétinien, gage de sécurité pour notre pays et de dignité pour chacun de
ses citoyens.
Dès lors, si quelqu’un entretient des
accointances avec l’Iran, ce n’est assurément pas Modeste Boukadia, mais
bien Denis Sassou Nguesso, qui a ouvert les portes diplomatiques
congolaises aux relais de Téhéran.
Cette situation a conduit les États-Unis,
sous la présidence de Donald Trump, à inscrire le Congo sur liste noire,
plaçant le pays dans un isolement préoccupant sur la scène
internationale et compliquant durablement ses relations avec Washington.
Pour tenter de désamorcer cette crise, Denis Sassou Nguesso a nommé
Jean Olessongo Ondaye ministre de l’Intérieur et Basile Ikouebe
ambassadeur du Congo aux États-Unis. Parviendront-ils à inverser la
tendance ? L’avenir nous le dira.
Je rappelle enfin à Jean-Paul Pigasse que
le Congo a toujours été un ami d’Israël, depuis son premier président,
Fulbert Youlou. C’est cette voie, fidèle à notre tradition diplomatique,
que j’entends poursuivre.
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
ToPeSA dénonce la complicité entre
Brazzaville et la France d’Afrique de Pigasse et Bolloré, et appelle à
la vérité historique comme chemin de réparation. Du stade de
Kintélé au silence sur l’assassinat de Marien Ngouabi et du cardinal
Biayenda, l’initiative ToPeSA fait ressortir que le maintien de Denis
Sassou Nguesso au pouvoir repose sur une alliance avec une France
néocoloniale qui méprise le peuple congolais. Face à cette logique
héritée du Code Noir, ToPeSA propose une autre voie : celle de la
vérité, de la dignité retrouvée pour les victimes, et de partenariats
fondés sur le respect réciproque des peuples.
Le Congo est plongé dans la popopologie — ni popopo, ni dingui-dingui — ce silence de mort qui a suivi le brouhaha, identique à celui de l’oiseau de chez nous au Congo appelé popori,
de la prestation de serment au stade de Kintélé, rebaptisé par Denis
Sassou Nguesso « Stade de l’union du Nord », en opposition au stade
Massamba-Débat, qualifié, lui, de stade des Bakongo.
C’est dans ce contexte que la France
d’Afrique des humanistes Jean-Paul Pigasse et Vincent Bolloré — ce
dernier surnommé jadis « le fossoyeur de l’Afrique » — encourage Denis
Sassou Nguesso à maintenir le cap de la répression au Congo.
À la suite de l’abstention massive du
peuple congolais, qui exprimait ainsi son rejet de Denis Sassou Nguesso,
la France elle-même a qualifié cette opération de maintien au pouvoir
de « fiasco », lançant à Denis Sassou Nguesso cet avertissement sans
détour : « Nous vous conseillons de le rencontrer, de discuter et
d’aller vers la transition. Vous n’avez fait qu’à votre tête et
aujourd’hui vous vous plaignez de lui. Mais c’est sans nous ! »
De leur côté, Jean-Paul Pigasse — dont
Matthieu Pigasse contrôle la dette congolaise —, qui avait déclaré sur
la télévision du Groupe Bouygues : « On pouvait s’en sortir avec au
moins 2 000 morts » (LCI, 2005), une allusion aux 750 000 Congolais qui
manquent à l’appel en 2014 dans les classes d’âge de 20 à 40 ans, sans
compter les 353 jeunes gens disparus du Beach et les 350 familles
enterrées à Kimaza, au Bas-Congo en RDC, associé au « fossoyeur de
l’Afrique », détenteur de parts importantes dans le Groupe Total qui
contrôle la société Perenco qui vient d’être mise en examen pour
« financement de la Françafrique », encouragent Denis Sassou Nguesso
par des propos d’un mépris total envers le peuple congolais : « Le
peuple congolais est docile et ne descendra jamais dans la rue pour
manifester… »
On voit qu’en France s’opposent deux
France : celle qui soutient l’Ukraine et qui lâche Denis Sassou Nguesso
pour ses atteintes aux droits de l’homme, lui conseillant de privilégier
la solution de la Transition Politique Structurelle Apaisée — ToPeSA —
et celle des Français d’Afrique, Jean-Paul Pigasse et Vincent Bolloré,
qui soutiennent la dictature congolaise.
De son côté, Denis Sassou Nguesso ne dit
mot de l’agression du soi-disant humaniste Jean-Paul Pigasse envers le
peuple congolais — sauf à reconnaître lui-même : « Nous l’avons mis en
prison pour l’humilier, mais il en est ressorti encore plus puissant. Il
est comme Ousmane Sonko, qui sème le désordre au Sénégal. »
Cette vérité est effroyable, car elle dit tout.
L’assassinat du commandant Marien Ngouabi,
par la manipulation de l’ancien président Alphonse Massamba-Débat
lui-même piégé — comme l’ont témoigné Mizele et Lazare Mouanga : «
Mbuta-Muntu (le Vieux, entendre Alphonse Massamba-Débat) a été piégé » —
et comme l’expliquait aux militaires dans les casernes le capitaine
Pierre Anga ; l’assassinat du cardinal Émile Biayenda, pour le remplacer
par un évêque plus docile à leurs intérêts ; et tant d’autres tragédies
encore : tout cela n’avait qu’un seul but, livrer le Congo à la France
d’Afrique de Jean-Paul Pigasse et Vincent Bolloré, pendant que le clan
Denis Sassou Nguesso occupait son temps en danses et en mariages,
masquant un arrière-projet de destruction des Kongo Landa Rails et de
fracture entre eux et les Kongo Boko.
Or ce rappel historique n’est pas un règlement de comptes : c’est la voie de la guérison. Tant
que la vérité sur Ngouabi, sur Massamba-Débat, sur le cardinal Biayenda
et sur toutes les victimes de cette histoire confisquée reste tue,
leurs familles et notre nation entière restent prisonnières du déni.
Dire cette vérité, c’est permettre aux victimes de retrouver leur
dignité par la réparation — car leur vie a la même valeur que toute
autre vie, et aucune raison d’État ne peut justifier qu’on l’efface du
récit national. D’où la nécessité impérieuse de la convocation d’un
procès en révision du procès Marien Ngouabi, afin de laver l’honneur des
Bakongo et de libérer la conscience de nos compatriotes du Nord, pour
réinstaller la confiance dans l’unité du pays.
Plus que jamais, la vérité ne doit pas se
négocier à travers la nomination à des postes ministériels à vie — elle
doit se dire, pour que notre histoire nous reconstruise et nous permette
de mieux vivre ensemble.
C’est cela, ToPeSA.
ToPeSA, la voie de l’union nationale. ToPeSA, pour la restauration de l’État. ToPeSA, pour reconstruire des relations dignes avec nos partenaires — des relations de partenariat réel, fondées sur le respect réciproque des peuples,
et non sur la logique de domination que perpétuent Jean-Paul Pigasse et
Vincent Bolloré, héritiers d’un esprit qui n’a jamais rompu avec celui
du Code Noir.
Le comportement de ces deux hommes donne, hélas, raison au président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko.
Car il faut le redire sans détour : Denis
Sassou Nguesso n’est pas venu au pouvoir pour servir le Congo, mais pour
s’emparer du Trésor public et s’enrichir, lui et son clan, pendant que
le peuple s’enfonce dans la misère. Alors la question se pose : le choix
que lui propose Jean-Paul Pigasse — « À moins que Boukadia aille
chercher des armes en Iran ! » —, cette fuite en avant vers la
confrontation et la répression, va-t-il vraiment lui permettre de
conserver ses Biens Mal Acquis ? Rien n’est moins sûr. Car la vérité,
elle, ne se négocie pas — et tôt ou tard, elle rattrape ceux qui croient
pouvoir l’acheter avec des armes ou des promesses de chaos.
ToPeSA
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
Du popori — jacasserie de l’oiseau
appelé popori — pendant l’opération de maintien au pouvoir, à la
popopologie — ni popopo, ni dingui-dingui — de l’Après
Du popori complaisant qui accompagnait la campagne de l’opération le maintien au pouvoir, au silence de mort de la popopologie
qui lui a succédé, le constat est sans appel : le pouvoir est à terre,
dépassé par l’ampleur de son propre échec. Pendant que Brazzaville
étouffe les dossiers qui dérangent — des passeports controversés aux
vérités enfouies sur l’assassinat de Marien Ngouabi — le peuple, lui,
exige de se réapproprier son histoire. Face à cette impasse, le CDRC
pose ToPeSA comme choix politique : ni capitulation, ni trahison, mais
le pont vers le Congo Nouveau.
Depuis longtemps déjà, nous avions attiré
l’attention sur la nécessité de savoir s’arrêter à temps, la main
tendue, pour une sortie honorable par la grande porte. Nous l’avons payé
au prix de notre liberté : condamnés arbitrairement à des années de
prison pour avoir simplement exigé la mise en place d’un gouvernement
d’union nationale, seul rempart capable d’empêcher la dégringolade que
nous voyions déjà venir. Que nenni : on nous opposait la rhétorique du «
chien aboie, la caravane passe ». Pendant ce temps, le pays
s’enfonçait, jour après jour, un peu plus dans l’abîme.
Les grandes orientations promises par le
soi-disant projet de société « L’accélération de la marche vers le
développement », annoncé à grand renfort de jacasseries, restent à ce
jour introuvables. Vint alors la popopologie : un silence de mort sur
toute l’étendue du territoire. Le pouvoir s’est muré dans le silence,
occupé à des futilités privées, dépassé par l’ampleur de son propre
échec après cinquante ans de règne sans le moindre coup d’État pour s’en
justifier. Silence absolu de l’action gouvernementale — un silence
qu’il a lui-même voulu, en s’entourant d’aventuriers payés pour jouer
les garants d’un pluralisme de façade. Oui, c’est le « ni popopo, ni
dingui-dingui » : un silence de mort, comme s’il n’y avait plus ni
pouvoir ni président. Échec et mat.
L’Après se précise…
C’est comme au match de boxe. Celui que le
système PCT a poussé à se maintenir sur le ring, en champion, ne répond
plus. Dopé par les promesses de ses soutiens — la situation financière
s’arrangerait, les investissements seraient au rendez-vous pour financer
« L’accélération de la marche vers le développement » — il a fini par
croire à son propre mythe.
Comment faire pour se relever ? Il tente
d’actionner Jean Olessongo Ondaye en le nommant ministre de l’Intérieur,
à qui il ordonne de trouver une issue au dossier des passeports «
distribués comme des petits pains à des groupes terroristes tels le
Hamas, le Hezbollah et les Houthis du Yémen », alors que les Congolais
eux-mêmes en sont privés — un dossier qui empoisonne désormais les
relations entre le Congo et la Grande Puissance sous la présidence de
Donald Trump. Mais rien n’y fait : ce dossier reste sous le contrôle
direct de Denis Sassou Nguesso lui-même, via l’ancien ministre de
l’Intérieur Raymond Zéphyrin Mboulou. De l’autre côté, son directeur de
cabinet, Florent Tsiba, fait pression pour que le dossier de la
manipulation de l’ancien président Alphonse Massamba-Débat —
manipulation qui a conduit à l’assassinat du commandant Marien Ngouabi,
puis à celui de Massamba-Débat lui-même et du cardinal Émile Biayenda —
connaisse une autre issue.
Mais le peuple veut savoir. Le peuple veut
se réapproprier son histoire, comme le voulait déjà le capitaine Pierre
Anga lorsqu’il s’adressait aux officiers de l’armée pour leur demander
de ne jamais taire la vérité, mais d’éclairer le peuple sur ce qui était
advenu. Mizele et Lazare Mouanga ont fini eux-mêmes par concéder : «
Mbuta-Muntu (le Vieux) [Alphonse Massamba-Débat] a été piégé. » Nous le
rappelons à l’attention des historiens, car il nous faut guérir de notre
histoire, fût-elle blessante et sanglante — non pas l’effacer, mais
l’affronter en face, comme un peuple qui choisit de se regarder dans la
glace plutôt que de se mentir à lui-même.
En somme, il nous faut, à l’image de
Chartres — où repose, au pied du Glaive Brisé, la mémoire de Jean Moulin
et des martyrs des camps de concentration nazis — tracer notre propre
chemin de mémoire, pour que notre conscience collective soit sans cesse
interpellée et que nous ne recommencions plus jamais les mêmes erreurs.
ToPeSA : la solution politique
Que faire ?
Se retrouver en forêt pour fabriquer le
tam-tam, et le faire résonner au cœur du village… Un choix politique —
ni capitulation, ni trahison — car la politique est l’art du compromis
pour avancer, pour le seul bénéfice du peuple.
ToPeSA : la voix et la voie, le pont vers le Congo Nouveau.
ToPeSA
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
Je m’interroge : entre l’inné et l’acquis, quel choix pour nous qui nous disons Congolaises et Congolais ?
Cette question n’est pas accessoire. Elle
dit si nous sommes vraiment, dans les actes autant que dans les mots,
des Congolaises et des Congolais unis. Car comment comprendre que
certains veuillent répondre par la violence à un régime lui-même né et
se perpétue par la violence et la mort d’hommes ?
Tous critiquent le régime PCT et le sang
versé. Et pourtant, on me sollicite, moi, pour agir par la force afin
d’en finir avec Brazzaville. Mais l’histoire parle déjà, et elle parle
clair.
Ce sont ceux-là mêmes qui, hier,
poussaient Guy Parfait Kolélas au combat — enterré aujourd’hui en
France, loin de sa terre natale.
Qu’en est-il du général Jean-Marie Michel
Mokoko, adulé, qui paie seul aujourd’hui, dans sa cellule, au prix de sa
liberté, le rêve pourtant partagé de tout un peuple ?
Et voilà qu’on me dit, je cite : « Il faut
activer la solution militaire pour en finir avec eux, c’est ce qu’ils
ont fait contre Pascal Lissouba, pourtant démocratiquement élu. »
On condamne, à juste titre, les dérives de
Denis Sassou Nguesso et les atteintes aux droits de l’homme. Mais ceux
qui appellent à la solution militaire savent-ils seulement ce qu’ils
invoquent ? Sont-ils prêts à voir deux, trois, cinq hommes s’emparer du
pouvoir et l’imposer à tout un pays, sans autre légitimité que la
cartouche et la baïonnette ? Ils se réjouiront, sans doute, du départ de
Denis Sassou Nguesso — comme ils se réjouiront, un jour, du départ de
celui qui l’aura chassé. Et entre-temps, sinon pour longtemps, le peuple
congolais, lui, attendra. Il attendra de savoir quand le développement
et le respect des droits de l’homme éliront enfin domicile au Congo. Car
activer la solution militaire, c’est se préparer à voir un pouvoir de
fait.
Le Congo a-t-il besoin d’une solution
militaire, ou de l’union nationale pour enfin traverser le pont vers le
Congo Nouveau, par ToPeSA — avec la restauration d’un État garant de la
sécurité de toutes les Congolaises et de tous les Congolais, y compris
ceux du régime actuel ?
C’est dire que la solution militaire, si
elle a existé, n’a pas été écartée par une quelconque considération
puérile mais par les vrais enjeux qui doivent sous-tendre notre Nation.
Le développement, c’est la stabilité et la
justice au service d’une vraie politique de réformes et de relations
diplomatiques responsables, qui respectent les peuples.
ToPeSA n’est dirigé contre personne.
ToPeSA veut mettre fin à la popopologie, pour que chacune et chacun retrouve la parole.
ToPeSA appelle à l’union des forces politiques et du peuple.
ToPeSA veut unir le pays et ses
régions, dans le respect de toutes les ethnies qui, par leurs traditions
multiples, constituent notre richesse nationale.
ToPeSA propose, tout en comprenant
fondée l’ultime solution militaire, que nous nous retrouvions au cœur
de la forêt pour fabriquer le tam-tam rituel de l’unité, celui qui se
joue à la place du village autour du peuple rassemblé.
ToPeSA appelle l’esprit d’un seul peuple. Un seul pont. Un seul Congo.
ToPeSA
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
En ce jour d’anniversaire, je devais m’entretenir avec vous à travers l’émission Ebaka Show
— cette émission née le 16 janvier 2016, lendemain de mon arrestation
arbitraire pour avoir simplement demandé un gouvernement d’union
nationale et dénoncé la dérive tribale du régime PCT. Monsieur Robert
Ebaka, éprouvé par le deuil de sa maman, la Veuve Ebaka née Clarisse
Nkouka, ne peut être parmi nous ce soir. Je lui adresse toute ma
compassion fraternelle.
Je remercie du fond du cœur toutes celles
et tous ceux qui m’ont adressé leurs vœux, rappelé les réalités
douloureuses du pays, et exprimé l’espoir que porte ToPeSA. Je ne suis
que le porte-parole d’un projet qui appartient à tout le peuple
congolais. Leurs mots — calme, courage, détermination — résonneront tout au long de ce message.
Le Congo plongé dans la popopologie
Les Congolaises et les Congolais connaissent le popori, cet oiseau qui fait beaucoup de bruit. De ce bruit vide est née la popologie — et au-delà, la popopologie (ni popopo) : un silence si criard que l’on entendrait un mort dormir.
C’est le silence de mort organisé. C’est
l’état dans lequel notre peuple est réduit à chuchoter, à regarder
par-dessus son épaule, à avaler ses larmes et à sourire à son bourreau.
La popopologie, c’est quand la peur a définitivement remplacé la parole.
Quand les gens préfèrent se taire plutôt que d’être emprisonnés,
torturés ou tués.
Aujourd’hui, le Congo s’est mué en pays
zombie. Les marchés sont ouverts, mais les bouches sont fermées. Les
rues sont animées, mais les consciences sont anesthésiées.
Cette situation repose sur deux formes de
répression indissociables. La répression physique d’abord : arrestations
arbitraires, disparitions orchestrées par des milices en uniforme,
terreur quotidienne. Puis la répression psychologique : avec le temps,
la peur colonise les esprits. Les Congolais finissent par intérioriser
leur propre oppression — ils deviennent les gardiens de leur propre
prison. C’est précisément le but ultime du PCT : que le peuple se
surveille lui-même.
Et pendant ce temps, pour éviter de voir
le résultat de leur échec politique qui a fait sombrer le pays, ils
célèbrent des mariages à tout va — cycle effréné d’unions et de
divorces, de violences envers les femmes aussitôt pardonnées facilement.
Bref, c’est une fuite en avant organisée devant les responsabilités
collectives.
Le 15 mars 2026 : un coup d’État en costume-cravate
Le monde a assisté à ce que j’appelle un
coup d’État constitutionnel. L’Assemblée nationale écartée. Le Conseil
constitutionnel aux ordres. Les généraux au garde-à-vous. Et la
communauté internationale ? Elle a regardé ailleurs, comme toujours.
Les partenaires traditionnels ont envoyé
leurs représentants pour sécuriser les contrats pétroliers. Tant que le
pétrole coulera au bénéfice de certaines puissances, le système PCT aura
ses parrains. Les 750 000 Congolais disparus, les victimes du Beach, le
génocide d’Ikonongo et du Pool, les assassinats de Marien Ngouabi,
d’Alphonse Massamba-Débat, du cardinal Émile Biayenda — tout cela est
traité comme quantité négligeable, tandis qu’ailleurs deux morts dans un
accident de voiture occupent les écrans pendant des heures.
ToPeSA : la voie vers le Congo Nouveau
ToPeSA, c’est d’abord une conviction : le
salut du Congo viendra du peuple congolais lui-même, armé de conscience,
de dignité et d’organisation. Notre démarche repose sur quatre piliers.
La décolonisation mentale.
Avant de changer les institutions, il faut changer les esprits. Briser
la popopologie, c’est redonner à chaque Congolais le sentiment qu’il a
le droit de dire non — que sa parole a de la valeur, que sa vie a de la
valeur.
La restauration de l’État de droit.
ToPeSA ne cherche pas à remplacer un homme par un autre. ToPeSA, c’est
remplacer un système par des institutions robustes, indépendantes, au
service du peuple : une justice libre, une armée républicaine, une
administration dépolitisée.
La réconciliation nationale.
Le Congo porte trop de blessures ouvertes — les guerres des années 90,
les fractures ethniques instrumentalisées par le régime. ToPeSA propose
une réconciliation, non pas pour oublier, mais pour cicatriser ensemble.
Le développement souverain.
Le Congo est l’un des pays les plus riches d’Afrique centrale. Ses
ressources pétrolières, forestières, hydrauliques appartiennent au
peuple. ToPeSA défend un modèle où la rente nationale finance l’école,
l’hôpital, la route — et non les palais et les comptes offshore.
Le pont vers le Congo Nouveau
Entre le Congo d’aujourd’hui — celui de la
peur, de la pénurie, de la honte — et le Congo de demain — celui de la
dignité, de la liberté, de la prospérité partagée — il y a un pont à
traverser. Ce pont, personne ne peut le franchir à notre place. C’est le
peuple congolais qui le traverse, les pieds ensemble, solidairement.
Comment sortir de la popopologie ? Trois leviers immédiats.
Briser l’isolement par la parole.
La popopologie prospère dans le silence individuel. Mais si vous êtes
dix à parler, cent à témoigner, mille à diffuser — le silence devient
impossible à maintenir. Malgré les coupures d’électricité et les
tentatives d’étouffement numérique, les réseaux sociaux demeurent une
arme puissante. Chaque vidéo, chaque témoignage, chaque image qui sort
du Congo est une balle dans la carapace du mensonge d’État.
Organiser la résistance civile.
ToPeSA structure des réseaux de solidarité à l’intérieur du pays et
dans la diaspora. Grèves silencieuses, boycotts ciblés, désobéissance
civique non violente — ce sont les outils que des peuples opprimés
partout dans le monde ont utilisés pour reconquérir leur liberté.
Unifier l’opposition.
Trop longtemps, l’opposition congolaise a été son propre ennemi —
divisée, fragmentée, parfois noyautée. ToPeSA lance un appel solennel à
toutes les forces démocratiques pour construire un front uni, avec un
programme clair et une stratégie partagée.
À ceux qui appellent à la violence : je
comprends la frustration, je la partage. Mais la violence armée n’a
jamais apporté la démocratie au Congo. Les guerres des années 90 ont
accouché de plus d’autoritarisme. La violence offre au régime le
prétexte qu’il cherche pour intensifier la répression. Notre force,
c’est notre nombre. Notre légitimité. Notre organisation. Notre courage
civil. Un peuple conscient et organisé est plus puissant qu’une armée.
Le rôle de la diaspora
La diaspora est le poumon de la
résistance. Elle dispose de la liberté de parole, des ressources, des
réseaux et de l’influence que n’ont pas ceux qui vivent sous la botte à
Brazzaville, Pointe-Noire ou ailleurs. Elle doit se mobiliser devant les
mairies des villes où vivent les Congolais, interpeller les
chancelleries européennes, porter la vérité congolaise auprès de l’Union
africaine et des organisations de défense des droits humains.
Mais j’insiste : la diaspora doit s’unir
au-delà des querelles d’ego. Le Congo n’a pas besoin de chefs qui se
disputent des strapontins en exil. Il a besoin de serviteurs pour le
respect des droits de l’homme, pour la démocratie et pour la république
pour asseoir la nation qui est notre cause.
Quant à la France : elle a une
responsabilité historique et morale considérable. Pendant des décennies,
la Françafrique a entretenu Sassou Nguesso au service des intérêts
pétroliers français. Le moment est venu de choisir — le peuple congolais
ou un dictateur en fin de règne. Les Français eux-mêmes, dans leur
majorité, ne veulent plus que leur gouvernement protège des régimes qui
oppriment des peuples.
Message au Peuple Congolais
Je vous vois. Je vois votre souffrance et
votre dignité bafouée. Je vois le fonctionnaire qui n’a pas été payé
depuis des mois. Je vois la mère qui ne peut pas soigner son enfant. Je
vois le jeune diplômé qui végète sans emploi. Je vois le vieux sage qui a
honte du Congo qu’il laissera à ses petits-enfants.
Vous n’êtes pas seuls. ToPeSA est là. La diaspora est là. Et surtout — vous êtes ensemble, même dans votre silence.
Et voici la chose la plus importante : la peur a une date de péremption.
Tous les régimes qui ont cru avoir réduit leur peuple au silence
éternel ont fini par tomber. Ceaușescu est tombé. Ben Ali est tombé.
Mobutu est tombé. L’histoire n’a jamais donné raison aux tyrans.
Le Congo Nouveau n’est pas un rêve. C’est un chantier. Et ce chantier appartient au peuple congolais.
Levons-nous. Ensemble. Avec dignité. Sans violence, mais sans peur.
Le pont vers le Congo Nouveau, nous le traverserons. Tous ensemble.
« La vérité ne se négocie pas — elle se dit. »
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
La main tendue n’est ni capitulation ni
soumission, mais une négociation pour un apaisement en vue d’une
solution politique durable dans l’intérêt bien compris du peuple
En ce jour anniversaire de la fin de la
Conférence nationale souveraine de 1991, grand moment d’espérance qui
avait mobilisé le peuple congolais autour de l’idéal de changement, de
démocratie et de réconciliation nationale, le constat est amer : le
Congo semble être retourné à ses vieux démons. Les promesses d’hier ont
laissé place à une crise politique, économique, sociale et morale dont
les conséquences pèsent lourdement sur les populations.
Face à cette impasse, ToPeSA rappelle une
évidence : tendre la main n’est ni capituler ni se soumettre. C’est
faire le choix de la responsabilité, du dialogue et d’une négociation
politique sérieuse afin de créer les conditions d’un apaisement durable
et d’une solution conforme aux intérêts supérieurs de la Nation.
Mais aucune solution durable ne pourra
émerger sans affronter les questions que l’on repousse depuis des
décennies : celles de la vérité historique, de la gestion des ressources
nationales, au premier rang desquelles le pétrole, et de la
réconciliation authentique entre les filles et les fils du Congo. Car
sans vérité, il ne peut y avoir ni justice ; sans justice, il ne peut y
avoir de confiance ; et sans confiance, il ne peut y avoir ni paix
durable ni avenir commun.
Pour y parvenir, une question essentielle doit trouver une réponse :
Qui a la mainmise sur le pétrole
congolais, devenu au fil des décennies une véritable arme de destruction
silencieuse qui tue les Congolaises et les Congolais à petit feu ?
La mainmise sur le pétrole congolais
méritait-elle la mort du Commandant Marien Ngouabi et la division
durable du peuple congolais ?
La réponse est catégoriquement : NON.
La mainmise sur le pétrole congolais justifiait-elle le coup d’État contre le président démocratiquement élu Pascal Lissouba ?
La réponse est évidemment : NON.
La mainmise sur le pétrole congolais
nécessitait-elle que « 750 000 personnes du Sud-Congo manquent à l’appel
», selon le rapport du Projet de Programme Post-Conflit de
Développement Économique et Social pour le Congo 2000-2002, cosigné en
novembre 1999 par le président Denis Sassou Nguesso, le ministre de
l’Intérieur, de la Sécurité et de l’Administration du Territoire Pierre
Oba, le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget Mathias Dzon,
l’Union Congolaise des Banques (UCB), la Banque Africaine de
Développement (BAD) et les Nations Unies ?
La réponse est naturellement : NON.
La mainmise sur le pétrole congolais
pouvait-elle conduire Jean-Paul Pigasse à se réjouir en déclarant : « On
aurait pu s’en sortir avec moins de 2 000 morts » (LCI, 2005), comme si
2 000 vies humaines n’étaient qu’un détail de l’histoire ?
Depuis que ce fait est rappelé, aucun
juriste congolais ne semble s’être interrogé sur l’opportunité de saisir
la justice à propos de tels propos.
Là encore, la réponse est : NON.
Le pétrole congolais : le véritable nœud du Congo
Le dossier de la mort du Commandant Marien
Ngouabi demeure ouvert et le restera tant que la révision de ce procès
n’aura pas eu lieu afin d’innocenter les prétendus « Bakongo ba bomi
Marien » (« Les Kongo ont assassiné le président Marien Ngouabi »).
Cette vérité est indispensable pour
libérer également nos compatriotes du Nord, pris en otage depuis des
décennies par la fausse « réconciliation inter-nordiste », laquelle a
servi de fondement politique à la confiscation du pouvoir et à la prise
de contrôle des ressources nationales, notamment pétrolières.
Un pays stable est un pays qui a fait la paix avec son histoire.
À ce titre, Florent Tsiba doit dire au
peuple congolais qui avait manipulé l’ancien président Alphonse
Massamba-Débat afin qu’il se rende à l’État-Major où semblait l’attendre
le président Marien Ngouabi pour un prétendu transfert de pouvoir,
épisode qui s’est soldé par leur assassinat ainsi que par celui du
cardinal Émile Biayenda et de nombreux autres officiers.
Mizele et Lazare Mouanga l’ont suffisamment répété :
« Le vieux (Massamba-Débat) s’était fait avoir. »
Plus que jamais, nous devons affronter
notre histoire, avec ses blessures et ses zones d’ombre, afin de pouvoir
les guérir. C’est à cette condition que nous pourrons accepter de vivre
ensemble sans préjugés, sans haine et sans instrumentalisation des
appartenances régionales ou ethniques.
C’est à cette condition que pourra naître le Congo nouveau.
Le bilan de quarante-deux années de pouvoir sans coup d’État
Après quarante-deux années de pouvoir continu, quels sont les résultats visibles pour les Congolaises et les Congolais ?
La pauvreté et la misère sociale pour une grande partie de la population ;
Le manque chronique d’eau potable et d’électricité sur l’ensemble du territoire national ;
Une jeunesse désœuvrée, abandonnée à elle-même, privée de
perspectives d’avenir et à laquelle on répète qu’« il n’y a plus de
place dans la fonction publique », sans jamais lui proposer
d’alternative crédible.
Pendant ce temps, les priorités semblent être ailleurs :
Nommer son propre petit-fils Officier d’ordonnance alors qu’il n’a jamais servi dans les forces armées ;
Accorder son pardon à des ministres accusés de violences conjugales,
transformant ainsi l’impunité en signal politique et en encouragement
implicite à la banalisation des violences faites aux femmes.
Cette situation traduit le peu de
considération accordé à la condition féminine dans notre pays. Elle
contribue également à normaliser des comportements profondément
inquiétants, lorsque des jeunes filles de 18 ans sont présentées comme
des « vieilles femmes », tandis que prospère une culture que les
Congolais dénoncent eux-mêmes sous l’expression populaire de la lecture
des « livres de 12 pages », allusion aux très jeunes filles que certains
prédateurs considèrent comme des objets de convoitise.
Le Congo dans l’ère de la popopologie
Aujourd’hui, le Congo semble être entré dans l’ère de la popopologie.
Une époque où l’on annonce « l’accélération de la marche vers le développement »,
où l’on promet « d’accélérer la prise de conscience des jeunes » afin
qu’ils apprennent à assumer et à s’assumer, mais où, dans les faits, le
pays fait du surplace.
Les mots courent plus vite que les actes.
Les promesses avancent plus vite que le développement.
Et pendant que les discours s’accélèrent, le Congo, lui, demeure immobile.
C’est cela, la popopologie.
Le silence s’est installé.
Le pays ne respire plus.
Beaucoup n’osent plus parler.
Pourtant, chacun sait que l’Après est déjà là.
Et lorsqu’un peuple commence à regarder davantage l’après que le présent, c’est que le présent a déjà atteint ses limites.
Échec et Mat !
ToPeSA
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA
10 juin 2026 Jour anniversaire de la fin de la Conférence nationale souveraine – 11h08
Je m’interroge : qui a peur du
rassemblement des Congolais ? Pourquoi mes publications appelant à
l’unité nationale, au dialogue et à la mise en œuvre de ToPeSA
font-elles l’objet de signalements répétés sur les réseaux sociaux ?
À travers cette mise au point, je réaffirme que le CDRC – Une Nation Pour Tous est un parti de gouvernement porteur de « L’Autre politique »,
celle qui place l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des intérêts
particuliers, des divisions et des antagonismes qui affaiblissent notre
pays depuis trop longtemps.
Car l’avenir du Congo ne se construira ni
dans la violence, ni dans les fractures régionales, ethniques ou
politiques, mais dans la rencontre de toutes les intelligences, de
toutes les compétences et de toutes les bonnes volontés de notre pays,
qu’elles soient issues de nos villages ou de nos villes, de l’intérieur
du territoire national ou de la diaspora appelée à participer à l’effort
de reconstruction nationale à travers la désimmigration.
À travers l’image du tam-tam fabriqué au
cœur de la forêt par ceux qui savent, avant d’être joué ensemble au
village pour rassembler toute la communauté, j’appelle les filles et les
fils du Congo à unir leurs efforts afin de bâtir une solution politique
capable de restaurer l’État, de consolider la paix, de renforcer le
vivre-ensemble, de refonder l’unité nationale et de redonner à notre
peuple l’espérance d’un Congo nouveau.
Car le salut du Congo ne viendra ni d’un
homme providentiel, ni d’une région particulière, ni d’une communauté
contre une autre. Il viendra de la volonté collective des Congolaises et
des Congolais de se retrouver autour d’un projet commun pour
reconstruire leur nation et lui rendre toute sa place en Afrique et dans
le monde.
Fabriquer le tam-tam au cœur de la forêt pour rassembler la nation au village
Mes chères compatriotes,
Mes chers compatriotes,
Pendant des années, j’ai alerté sur les
dangers qui menaçaient notre pays. J’ai ouvert le débat sur les causes
profondes de la crise congolaise et sur les différentes hypothèses de
sortie de crise, y compris les plus extrêmes, afin de faire prendre
conscience des risques de désintégration nationale qui pesaient sur le
Congo.
Aujourd’hui, le temps n’est plus à l’alerte mais à la construction.
Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’évoquer
les conséquences possibles de nos divisions, mais de bâtir les
conditions de notre rassemblement.
Aujourd’hui, il ne s’agit plus de regarder ce qui pourrait séparer les Congolais, mais de rechercher ce qui peut les unir.
C’est précisément le sens de ToPeSA.
Dès lors, une question se pose : qui a
peur de ToPeSA ? Qui a peur de l’union nationale ? Qui a peur de voir
les filles et les fils du Congo se retrouver autour d’une même table
pour construire ensemble une solution politique capable de restaurer
l’État, la paix, le vivre-ensemble et l’espérance d’un Congo nouveau ?
J’ai publié le 8 juin 2026 sur Facebook une analyse intitulée : « Le résultat de la mainmise sur le pétrole congolais ».
Cette réflexion portait sur les
conséquences de plusieurs décennies de gouvernance marquées par une
mauvaise gestion des ressources nationales. Elle mettait notamment en
lumière la dégradation progressive de notre système éducatif ainsi que
certaines dérives institutionnelles qui contribuent à fragiliser
davantage la cohésion nationale et le respect dû aux femmes congolaises.
Dans cette publication, il n’y avait ni
propos offensants, ni atteinte à la pudeur, ni appel à la haine, ni
incitation à la violence. Comme toutes mes analyses, elle s’inscrivait
dans une démarche de réflexion, de dialogue et de recherche de solutions
pour l’avènement d’un Congo nouveau fondé sur ToPeSA, la paix, la
justice et l’unité nationale.
Pourtant, cette publication a été signalée auprès de Facebook,
avec pour conséquence le blocage temporaire de ma page et la limitation
de ma capacité à publier. Loin de faire disparaître le débat qu’elle
soulève, cette situation m’a conduit à republier ce contenu sur le site
officiel du CDRC sous le titre : « ToPeSA : Le nœud du Congo », afin que les Congolaises et les Congolais puissent continuer à réfléchir librement aux enjeux de notre avenir commun.
Qui a peur de ToPeSA ? Qui a peur de l’union nationale ? Qui a peur du dialogue entre les filles et les fils du Congo ?
Pendant des années, lorsque j’ouvrais le
débat sur la crise nationale et sur diverses hypothèses de sortie de
crise, y compris l’éventualité de deux États pour alerter les Congolais
sur les risques de désintégration nationale auxquels notre pays pouvait
être confronté, ma page n’a jamais été signalée. Mais aujourd’hui que je
défends l’unité nationale, le rassemblement des Congolais, la
restauration de l’État et une solution politique pacifique, certains
semblent vouloir faire taire cette voix.
Pourquoi ?
Qui craint que les Congolais du Nord, du Sud, du Centre, de l’Est et de l’Ouest se parlent à nouveau ?
Qui craint que les femmes et les hommes de
toutes nos régions comprennent qu’ils partagent les mêmes souffrances,
les mêmes difficultés et finalement les mêmes aspirations ?
Qui craint que le peuple congolais
découvre que son avenir ne se trouve ni dans la haine, ni dans les
divisions, ni dans les règlements de comptes, mais dans son unité
retrouvée ?
Je le dis avec gravité : la violence n’apportera aucune des solutions attendues par notre peuple.
La violence ne produira ni eau potable, ni électricité, ni emplois, ni investissements.
La violence ne paiera ni les salaires, ni les pensions, ni les bourses.
La violence ne construira ni écoles, ni universités, ni hôpitaux.
La violence ne réconciliera pas les Congolais avec eux-mêmes.
Partout dans le monde, les grandes crises
nationales ont trouvé leurs solutions lorsque les femmes et les hommes
capables de réfléchir, d’écouter et de construire ensemble ont accepté
de se retrouver autour d’une même table pour rechercher l’intérêt
supérieur de la nation.
C’est précisément le sens de ToPeSA.
ToPeSA n’est pas le projet d’une région contre une autre.
ToPeSA n’est pas le projet d’une ethnie contre une autre.
ToPeSA n’est pas le projet d’un parti contre un autre.
ToPeSA est le projet du Congo tout entier.
Je ne suis ni historien, ni juriste. Je ne
suis pas là pour mettre qui que ce soit en prison, car ce n’est pas la
mission d’un homme politique. La mission d’un responsable politique est
de proposer des solutions aux problèmes du pays, de porter une vision
pour la nation et de faire adopter, par les institutions compétentes,
les décisions et les lois nécessaires afin qu’elles soient appliquées
dans l’intérêt du peuple.
C’est dans cet esprit que j’inscris mon
action : non pas dans la recherche de la vengeance, mais dans la
recherche de solutions politiques pour le Congo.
Ma démarche est avant tout politique. Elle
consiste à proposer des solutions permettant à notre pays de se
réapproprier son histoire, afin que notre peuple puisse mieux la
comprendre, l’assumer et guérir des blessures qu’elle a laissées
derrière elle.
Car un peuple qui ignore son histoire
peine à comprendre son présent et à construire son avenir. À l’inverse,
un peuple réconcilié avec son histoire dispose des clés nécessaires pour
se réconcilier avec lui-même et s’ouvrir sereinement au monde.
C’est à cette condition que nous pourrons
établir des relations solides, équilibrées et respectueuses avec nos
partenaires. L’histoire nous donne les clés pour mieux nous comprendre
nous-mêmes, mais aussi pour mieux comprendre les autres et dialoguer
avec eux. Elle nous permet d’être pleinement présents dans la communauté
humaine, en Afrique, en Europe, aux États-Unis, en France, en Israël et
partout où se construisent les échanges entre les peuples.
Le Congo ne retrouvera sa place dans le monde qu’en retrouvant d’abord sa place dans sa propre histoire.
Nos anciens nous enseignaient qu’avant de
jouer le tam-tam au village, il fallait d’abord le fabriquer au cœur de
la forêt. Chacun apportait son savoir-faire, son expérience, ses
connaissances et sa contribution. Puis, une fois le tam-tam achevé, tous
se retrouvaient au village pour le faire résonner ensemble afin
d’appeler la communauté au rassemblement.
Aujourd’hui, le Congo a besoin de ce tam-tam.
Il a besoin que celles et ceux qui savent,
celles et ceux qui comprennent les enjeux du pays, son histoire, ses
blessures, ses forces et ses défis, se retrouvent pour fabriquer
ensemble le tam-tam de la paix, de l’unité nationale et du renouveau.
Il a besoin des paysans comme des
citadins, des jeunes comme des anciens, des femmes comme des hommes, des
Congolais de l’intérieur comme de ceux de la diaspora qui souhaitent
participer à l’effort national à travers la désimmigration et le retour
des compétences au service de la nation.
Ce n’est qu’ensuite que nous pourrons
faire résonner ce tam-tam dans tout le pays afin d’appeler chaque
Congolaise et chaque Congolais à se retrouver autour d’un projet commun
de paix, de justice, de développement, de vivre-ensemble et d’unité
nationale.
Plus que jamais, la voie demeure ToPeSA.
ToPeSA est le pont qui relie les régions, les générations, les sensibilités politiques et les composantes de la nation.
ToPeSA est le chemin du dialogue, de la responsabilité et de l’espérance.
ToPeSA est le pont vers le Congo nouveau.
Quoi que certains fassent pour l’empêcher,
le peuple congolais finira par se retrouver autour de ce choix, car il
est celui de la paix, de l’unité et de l’avenir.
ToPeSA
Modeste Boukadia Président du CDRC – Une Nation Pour Tous Initiateur de ToPeSA