
ToPeSA : remettons notre histoire à l’endroit
Pendant que le Sénégal se projette dans une nouvelle dynamique politique et institutionnelle (Cf. vidéo sur les réseaux sociaux : « Le Sénégal vient de basculer dans une autre dimension« , le Congo s’enferme dans les approximations, les contradictions et le discrédit. L’épisode récent autour de la déclaration de candidature présidentielle n’est pas anecdotique : il révèle un malaise plus profond, celui d’un système où la confusion remplace la rigueur et où la parole publique perd en crédibilité.
Une confusion qui dépasse la simple maladresse
Depuis que Denis Sassou Nguesso a travesti un simple « je fais acte de candidature » en un catégorique « je suis candidat », l’épisode dépasse la simple maladresse. Il interroge car il ne s’agit plus d’une élection mais d’une simple opération marketing de « maintien de Denis Sassou Nguesso au pouvoir » au grand dam du peuple. Quelle capitale occidentale va se risquer à reconnaître une telle supercherie alors que les nouveaux enjeux géopolitiques bousculent le monde avec un risque accru de marginalisation ?
Bien au-delà de nos frontières, dans plusieurs capitales francophones, on ne se contente plus de sourire : on s’étonne qu’au sommet de l’État, une telle confusion ait pu être laissée sans correction, au point de se demander si, au Congo, il existe encore des intellectuels et des cadres capables de préserver la rigueur institutionnelle.
Car lorsqu’au plus haut niveau la nuance disparaît, ce n’est pas seulement une question de syntaxe.
C’est une question de rigueur, de méthode et de crédibilité.
Et alors, dans les capitales francophones, on n’entend plus seulement des sourires : on entend cette phrase brutale qui circule —
« Vous nous faites honte. »
Voilà ce que produit l’approximation lorsqu’elle devient système.
Mais au fond, la question n’est pas linguistique. Elle est politique.
Un système où l’erreur devient vérité officielle
Derrière cette bévue se profile un système où les conseillers n’osent plus corriger, où les cadres préfèrent se taire, où l’erreur finit par devenir vérité officielle faute de contradiction.
Beaucoup ont cru que cela passerait, comme tant d’autres approximations.
C’était sans compter avec l’exigence de la langue française, qui ne se plie ni aux habitudes ni aux artifices.
Exactement comme dans le débat sur le bilan.
D’un côté, Anatole Collinet Makosso et Thierry Moungalla vantent à coups de slogans un bilan positif, assuré, maîtrisé.
Puis, patatras.
Le ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du Partenariat public-privé, pourtant issu de la même famille politique, a reconnu publiquement que la situation des hommes et des institutions est préoccupante.
Le ministre des Finances, Christian Yoka, vient à son tour nuancer fortement ce tableau.
Ancien directeur du département Afrique de l’Agence française de développement (AFD), expert du financement du développement, il ne s’exprime ni à la légère ni sous le coup de l’émotion lorsqu’il affirme :
« Notre pays traverse une réelle situation difficile, et payer les salaires est devenu une acrobatie. »
Voilà la réalité.
Lorsque, au sein d’un même gouvernement, certains célèbrent pendant que d’autres alertent, ce n’est plus un débat d’opinion.
C’est un problème de cohérence d’État.
Et un État ne peut se reconstruire sur des discours contradictoires.
Mettre l’histoire à l’endroit
L’histoire récente de notre pays est jalonnée d’épisodes qui méritent d’être éclairés avec rigueur et sérénité.
Les événements impliquant Serge Oboa, la question des exécutions sommaires et les manipulations qui l’ont exposé à des dangers graves ; l’arrestation de Justin Lekoundzou, attribuée au Premier ministre André Milongo après la Conférence nationale souveraine du Congo, alors qu’elle relevait en réalité d’une instruction du magistrat Nzouala, font partie de ces pages qui doivent être étudiées avec honnêteté afin que l’histoire authentique soit enseignée à la jeunesse et que les esprits soient apaisés.
De même, les circonstances entourant Marien Ngouabi, Alphonse Massamba-Débat, Florent Tsiba et le Cardinal Émile Biayenda appartiennent à notre mémoire collective.
Notamment cette manipulation persistante selon laquelle « Marien Ngouabi voulait remettre le pouvoir », affirmation qui lui a été attribuée avec toutes les conséquences qui en ont découlées. Une telle version, répétée sans examen critique, a contribué à entretenir des confusions historiques lourdes de conséquences sur l’unité nationale.
Ces épisodes ne doivent ni être simplifiés, ni travestis, ni utilisés pour servir des intérêts conjoncturels. Ils doivent être étudiés avec rigueur, confrontés aux faits et replacés dans leur contexte, afin que la vérité historique soit transmise sans déformation.
Car la mémoire nationale ne peut reposer sur des récits manipulés.
Elle doit s’appuyer sur l’exactitude, la responsabilité et le courage de dire les faits.
Ils ne doivent ni être instrumentalisés ni effacés.
Ils
doivent être transmis avec vérité pour la tranquillité des âmes et
l’élévation des consciences pour apurer les tensions du passé.
L’histoire d’un peuple ne se construit pas sur l’omission, mais sur la vérité.
ToPeSA : une exigence de clarté et de responsabilitéNon, les Congolaises et les Congolais ne sont pas dupes.
Ils comprennent.
Ils observent.
Ils jugent.
ToPeSA n’est pas une querelle de mots.
ToPeSA doit remettre à l’endroit l’histoire.
C’est une exigence de clarté.
Une exigence de vérité.
Une exigence de responsabilité.
Mettre notre histoire à l’endroit, ce n’est pas régler des comptes.
C’est éclairer les zones d’ombre pour que la jeunesse avance avec lucidité et confiance.
Le Congo mérite un État respecté, une parole crédible et une gouvernance digne.
Le Congo doit avancer.
ToPeSA est la rupture avec des institutions fortes et clairement organisées — avec un Premier ministre, chef du gouvernement, chef de l’État assumant pleinement l’Autorité de l’État — chacun dans ses prérogatives, au service exclusif de la Nation.
ToPeSA, pour une République une et indivisible,
vers Une Nation Pour Tous.
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA
Le 27 février 2026 – 16h43






