vendredi 3 juillet 2026

Les missions qui cachent les batailles


Echec et mat 

Le programme d’action du gouvernement (PAG) inspiré du programme présidentiel de Denis Sassou Nguesso présenté par Anatole Collinet Makosso se décline désormais en missions. Exit les batailles, place aux missions. Le Congo-Brazzaville est tombé de charybde en scylla. On dira de quelqu’un qu’il « est tombé de Charybde en Scylla » dans deux cas précis : ou bien une personne a vu sa situation se dégrader de pire en pire ; ou bien une personne, en voulant éviter un malheur, en rencontre un plus grand encore. Brazzaville est passé de 12 batailles en 20 missions. 

Du réchauffé 

Rien de nouveau sous le soleil du Congo-Brazzaville, habitué par le fils de « Mama Mouébara », Denis Sassou Nguesso au replâtrage et aux slogans creux, à l’instar de la « nouvelle espérance », du « chemin d’avenir  », de « la marche vers le développement ». 

Le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, protégé d’Antoinette Sassou, a présenté, le 22 juin 2026 à Brazzaville, le Programme d’action du gouvernement (PAG) devant l’Assemblée nationale toute ouïe. Articulé autour de dix priorités, six axes et vingt missions, ce programme qui couvre le quinquennat 2026-2031 est tiré du projet de société à la base duquel le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a été réélu, à savoir « L’accélération de la marche vers le développement » (Les dépêches de Brazzaville ADIAC.com, 23 juin 2026). 

Bilan 

Un chapelet de promesses sans lendemain. C’est l’arbre qui cache la forêt. Entre 2021 et 2026, le tandem Sassou-Makosso est parti de la récession à la résilience, aujourd’hui la troïka Sassou-Makosso-Yoka franchi une nouvelle étape : le passage de la résilience à la relance. En matière de politique économique, le triumvirat a oscillé entre grandes promesses et renoncements et entre batailles et missions. La triade Sassou-Makosso-Yoka n’a tenu aucun cap. Anatole Collinet Makosso, qui a été envoyé au charbon, élude la question du bilan. Combien de batailles sur douze ont été remportées ? Quelles sont les batailles perdues transformées en missions ? Les batailles se confondent-elles en missions ? Les missions et les batailles sont-elles les deux mamelles du programme de Denis Sassou Nguesso ? Les deux faces d’une même pièce ? 

Les populations du Congo-Brazzaville qui ne se font pas d’illusions sur les missions ont la liste des batailles perdues : eau, électricité, écoles, routes, emplois, bourses, retraites, pénuries de carburants, agents fictifs, hôpitaux, inflation, malversations financières, dilapidation des deniers publics, clanisme, clientélisme, népotisme, corruption... Le triptyque Sassou-Makosso-Yoka entouré de mêmes acteurs gouvernementaux revient avec de gros sabots. On ne peut pas relever le défi du développement du Congo-Brazzaville avec les outils du passé. Peut-on tirer du vin dans de vieilles outres ? 

Benjamin BILOMBOT BITADYS

jeudi 2 juillet 2026

ToPeSA pour le Congo nouveau et des relations diplomatiques et des partenariats renouvelés

ToPeSA pour le Congo nouveau et des relations diplomatiques et des partenariats renouvelés

Dans cette nouvelle contribution au débat national autour de l’initiative ToPeSA, je propose une réflexion sur les blessures historiques, politiques et humaines qui continuent de traverser la société congolaise, dont certaines pourraient relever d’investigations de la justice internationale. Au-delà des divergences, des responsabilités à établir et des débats qu’elles suscitent, j’appelle les Congolaises et les Congolais à engager un effort collectif de vérité, de justice, de réconciliation et de reconstruction nationale. Mon ambition est de contribuer à jeter les bases d’un Congo nouveau, uni, souverain et attractif, fondé sur une décentralisation administrative et financière effective des régions, afin de libérer les énergies locales, renforcer la cohésion nationale et favoriser un développement équilibré du territoire. Ce Congo nouveau devra également être capable de bâtir des partenariats internationaux renouvelés, fondés sur le respect mutuel, la confiance et l’intérêt partagé.

Dans ma dernière analyse publiée le 30 juin 2026 sous le thème « ToPeSA : dépasser nos peurs pour construire la Nation », j’affirmais qu’il arrive parfois qu’une simple scène résume le destin d’un peuple.

Je reprends cette illustration :

  • « Fungola makolo mpo mwana abima » (Ouvre les cuisses pour que le bébé sorte !)
  • « Te, nakoki kofungola makolo te, Papa azali awa » (Non, je ne peux pas les ouvrir, Papa est là.)

Cette image, aussi simple qu’elle puisse paraître, contient une part essentielle de la solution permettant au Congo de s’en sortir, aussi bien sur le plan intérieur que dans ses relations avec l’extérieur.

Le peuple congolais a exprimé, le 15 mars 2026, par une abstention massive, une profonde aspiration au changement. Au-delà des lectures partisanes, ce signal politique traduit également le rejet d’une certaine conception du pouvoir, de sa transmission et de sa perpétuation. Il est temps d’entendre ce message.

Depuis des années, nous attirons l’attention sur une réalité incontournable : aucun groupe ethnique, aucune région, aucun parti politique, pris isolément, ne peut prétendre apporter seul les solutions aux difficultés du Congo. Notre pays est profondément fragmenté, marqué par les blessures de l’histoire, les méfiances accumulées et les préjugés hérités de décennies de divisions politiques et sociales.

J’ai également, depuis longtemps, plaidé pour une refondation des relations entre l’Afrique et la France, ainsi qu’entre le Congo et la France. Car les Africains d’aujourd’hui ne sont plus ceux des indépendances des années 1960. La jeunesse africaine aspire à la justice, à la liberté, à la souveraineté et à un partenariat international fondé sur le respect mutuel, loin de toute forme de paternalisme.

Le Congo porte encore les stigmates de nombreux drames humains, politiques et militaires qui ont profondément marqué sa mémoire collective. Des violations graves des droits humains ont été dénoncées au fil des décennies. Des prisonniers politiques ont perdu la vie, comme Marcel Tsourou. D’autres personnalités continuent d’incarner, aux yeux d’une partie de l’opinion nationale, des questions non résolues concernant la justice et la réconciliation nationale, à l’instar du général Jean-Marie Michel Mokoko ou d’André Okombi Salissa.

Des événements tragiques ont également marqué la vie politique congolaise, notamment le décès de Guy Brice Parfait Kolélas pendant la campagne présidentielle de 2021, suscitant encore aujourd’hui de nombreuses interrogations au sein de la société congolaise.

Plus récemment, le décès de l’ancien vice-Premier ministre Firmin Ayessa a, lui aussi, ravivé des questionnements et des réflexions au sein de l’opinion publique. Aujourd’hui, les débats autour de la démission de Jean-Dominique Okemba tendent à occuper le devant de la scène politique, au risque d’éclipser les véritables enjeux auxquels le Congo est confronté.

Pourtant, le message exprimé par une forte abstention lors du scrutin du 15 mars 2026 a été interprété par de nombreux Congolais comme le rejet d’une certaine conception de la succession du pouvoir. Cette réalité politique mérite d’être entendue. Aucun partenaire extérieur, y compris la France, ne saurait durablement s’inscrire en contradiction avec les aspirations profondes du peuple congolais sans prendre le risque d’accentuer la distance entre les peuples et leurs partenaires.

L’histoire contemporaine du Congo reste aussi marquée par le drame des Disparus du Beach, par les violences des conflits armés successifs et par les nombreuses victimes civiles recensées au cours des décennies de crises politiques et militaires. Les rapports nationaux et internationaux produits à différentes périodes témoignent de l’ampleur des traumatismes qui continuent de peser sur notre conscience collective.

L’assassinat du président Marien Ngouabi et celui du cardinal Émile Biayenda demeurent également parmi les blessures les plus profondes de notre histoire nationale, dont les conséquences politiques, sociales et psychologiques continuent d’alimenter les interrogations et les divisions.

Face à cette histoire douloureuse, une évidence s’impose : le Congo ne pourra construire son avenir sans regarder son passé avec courage. Cela ne signifie ni vengeance ni règlement de comptes. Cela signifie vérité, justice, reconnaissance des souffrances, mémoire partagée et volonté collective de dépasser les fractures.

Nous devons avoir le courage, aussi difficile soit-il, de regarder ensemble notre histoire en face, d’assumer nos responsabilités individuelles et collectives, de reconnaître nos blessures respectives et de nous accepter enfin comme des Congolais à part entière.

Cependant, les Congolais ne veulent plus des intrigues de palais, des rivalités de clans ni des divisions entretenues pour détourner le peuple des véritables enjeux nationaux. Près de cinquante années de gâchis politique, économique, social et humain constituent un lourd tribut payé par notre Nation.

Il est désormais temps de sortir définitivement de la politique des slogans, inaugurée par le célèbre « Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain », sans que le peuple n’ait jamais su quand arriverait ce fameux lendemain. Ce lendemain doit commencer maintenant.

Le moment est venu d’opérer le grand virage vers le Congo nouveau. Tel est le choix historique que je propose aux Congolaises et aux Congolais, mais également à l’ensemble de nos partenaires internationaux : celui d’un Congo réconcilié avec lui-même, capable de transformer ses blessures en force collective et son histoire en projet d’avenir.

C’est à cette condition que nous pourrons entreprendre ensemble la traversée vers le Congo nouveau.

Ce Congo nouveau devra être un Congo réconcilié avec lui-même, uni dans sa diversité, fort de ses institutions, respectueux des libertés publiques et capable d’offrir à sa jeunesse des perspectives de dignité, d’emploi et d’espérance, afin qu’elle puisse s’émanciper, s’épanouir, réussir sa vie et ne plus être condamnée à vivre éternellement chez papa et maman faute d’avenir.

Ce Congo nouveau devra également bâtir des relations internationales renouvelées, fondées sur la souveraineté, le respect mutuel, la transparence et l’intérêt partagé. Aucun pays ne se développe seul. Le Congo aura besoin de ses partenaires historiques, de nouveaux partenaires stratégiques et d’alliances multiples pour réussir sa reconstruction économique, sociale, institutionnelle et culturelle.

La France, comme l’ensemble des partenaires internationaux du Congo, est appelée à comprendre que l’Afrique contemporaine aspire désormais à des relations équilibrées entre partenaires égaux, fondées sur le respect des peuples et de leurs aspirations.

Dès le 5 mai 2022, lors de l’émission L’Intégrale sur la radio Art-Mada, j’appelais la France à tourner la page des logiques héritées du passé pour ouvrir une nouvelle ère de coopération avec l’Afrique. Les évolutions géopolitiques observées aujourd’hui sur le continent démontrent que les peuples africains recherchent désormais des relations internationales fondées sur la souveraineté, le respect mutuel et des partenariats équilibrés.

Le défi qui se présente à nous est immense. Mais il est aussi historique.

ToPeSA propose précisément cette ambition : construire un Congo nouveau, réconcilié avec son histoire, réuni dans sa diversité, ouvert sur le monde et capable de nouer des relations diplomatiques et des partenariats renouvelés au service exclusif du peuple congolais.

Car au-delà de nos différences, de nos blessures et de nos divisions, nous partageons une même responsabilité : transmettre aux générations futures un héritage : le Congo nouveau.

ToPeSA pour le Congo nouveau et des relations diplomatiques et des partenariats renouvelés.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 02 juillet 2026 – Mis en ligne : 18h21

lundi 29 juin 2026

ToPeSA : pour le rassemblement de toutes les forces politiques

ToPeSA : pour le rassemblement de toutes les forces politiques

Comme le disait Georges Embana : « Bandeko na ngai, lisapo bógɛ, bógɛɛ ! » (« Mes compatriotes, mes frères et sœurs, écoutez bien cette histoire ! »)

Au Congo, aucun parti, seul, ne peut aujourd’hui conduire le pays au-delà des clivages et des préjugés entretenus pendant des décennies par Denis Sassou Nguesso. Face à l’état de délitement du pays, seul un large rassemblement de toutes les forces politiques peut galvaniser l’unité nationale et ouvrir la voie au Congo nouveau.
Partout dans le monde, la peur a une date d’expiration. Au Congo, la fin du bruit du popori et le silence de mort dans lequel le pays est plongé appellent un sursaut national. C’est ensemble, en dépassant nos divisions, que nous devons nous lever et retrousser les manches pour bâtir ce Congo nouveau. C’est le sens du rassemblement que porte ToPeSA.

La France avait remis les clés du Congo à Denis Sassou Nguesso, non à Madame Françoise Joly.

Pourquoi a-t-elle poussé Jean-Dominique Okemba à démissionner, d’abord de la Franc-Maçonnerie ? Serait-ce pour appliquer au Congo la politique de Paul Kagame ?

Pour mémoire : Jean-Dominique Okemba était l’aide de camp entrant qui accompagnait Denis Sassou Nguesso partout, jusqu’au Maroc, dans la préparation du coup d’État du 5 juin 1997. Jean Olessongo Ondaye et Jean-Dominique Okemba ont été, tous deux, des fidèles de Denis Sassou Nguesso dans sa marche vers le pouvoir.

Après avoir écarté Norbert Dabira — sans que la véritable raison n’ait jamais été connue — voici qu’il écarte aujourd’hui Jean-Dominique Okemba. Et demain, serait-ce le tour du nouveau ministre de l’Intérieur, Jean Olessongo Ondaye, pour l’affaire des Disparus du Beach, dont l’artisan fut Pierre Oba, rappelé entre-temps comme ministre à la Présidence chargé des Affaires politiques ? Ces nominations de Pierre Oba et de Jean Olessongo Ondaye, ne seraient-elles faites que pour mieux les surveiller ?

Denis Sassou Nguesso reproche-t-il vraiment à Jean-Dominique Okemba d’avoir dit : « Nous avons brûlé le Pool et le ciel n’est pas tombé » ? N’est-ce pas lui-même qui, le 4 novembre 2025, lors de l’inauguration du Lycée de la Liberté, a rappelé avoir « instruit la DGSP d’aller dans le Pool » faire ce qu’il fallait ? Et comment s’en offusquer encore, quand dans le même temps il instruit de nouveau Serge Oboa de remettre le couvert ?

Pour Nianga Ngatsé Mbouala qui aurait remis des armes de guerre qui ont servi dans le Pool notamment en fauchant la vie de deux à cinq policiers, tandis que quatre commissariats de police (PSP) auraient été incendiés comme cela avait été reconnu devant le Procureur Oko Ngakala dont les parents des victimes attendent toujours des réponses et des explications, Denis Sassou Nguesso va-t-il le lui reprocher et envisager des sanctions ? Ou va-t-il seulement se satisfaire de la sanction du directeur de cabinet de Nianga Ngatsé Mbouala qui a servi de bouc émissaire et qui a passé trois ans en prison en attendant un hypothétique jugement, sans que les convocations du parquet d’Oko Ngakala n’aient jamais été suivies d’effet ?

Entre celui qui donne l’ordre et celui qui en rapporte l’exécution, qui porte la première responsabilité ? Celui qui donne les ordres — son propre conseiller, Jean-Paul Pigasse, l’avait d’ailleurs reconnu sur LCI en 2005 : « On pouvait s’en sortir avec au moins 2 000 morts. »

Pourquoi Denis Sassou Nguesso traque-t-il les cadres du PCT ? Parce que le PCT s’était opposé à la nomination de son fils, Denis Christel Sassou Nguesso, au poste de Secrétaire Général du PCT — que je rappelle n’être pas congolais d’origine, mais un enfant adultérin accueilli dans la famille par la volonté d’Edith Lucie Sassou Nguesso, parce qu’il était le seul garçon.
Si le PCT s’est opposé à cette nomination, c’est dire qu’au sein même du PCT, il existe encore de vrais cadres qui cherchent des solutions pour que le pays s’en sorte. Malheureusement, une chape de plomb pèse sur eux et les réduit au silence.

Nous savons tous que Denis Sassou Nguesso à qui les clés du Congo avaient été confiées a largement échoué. Ces zones d’ombre, ces silences entretenus et ces boucs émissaires sacrifiés sur l’autel d’une justice à deux vitesses ne sauraient être l’horizon du Congo. Car au-delà des responsabilités à établir et des comptes à rendre, c’est bien l’avenir du pays qui est en jeu — un avenir qui ne se construira ni dans la vengeance, ni dans l’exclusion, mais dans le rassemblement de toutes les filles et fils de la nation, y compris ceux qui, au sein même du PCT, aspirent sincèrement au changement. Le Congo n’a plus le temps des calculs partisans : il a besoin d’union.

ToPeSA est pour l’union nationale.
ToPeSA est pour le rassemblement de toutes les forces politiques, afin de conduire le pays vers le Congo nouveau.
ToPeSA, pour l’unité de la République.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 28 juin 2026 – Mis en ligne : 06h16 – Mise à jour 11h17

vendredi 26 juin 2026

Sortir du popori du PCT pour l'Autre Politique du CDRC - ToPeSA

Rencontre avec les Congolaises et les Congolais à Washington (DC : District de Colombia) – Mars 2018.

Sortir du popori du PCT pour l’Autre Politique du CDRC — ToPeSA

Le PCT a fait son temps de bruit. Trente années de slogans — l’Espérance, la Nouvelle Espérance, l’Émergence, l’accélération de la marche vers le développement — pour un pays pétrolier toujours privé d’eau, d’électricité, de routes, d’écoles et d’hôpitaux. Aujourd’hui, le silence qui a succédé au bruit en dit plus long que les discours : c’est la popopologie, le silence de mort d’un pouvoir à bout de souffle. L’Après n’est plus à chercher dans ce système qui s’épuise à se survivre. L’Après est du côté de ToPeSA — non pour juger ou régler des comptes, mais pour que le passé, miroir de nos erreurs, devienne le tremplin de notre unité. Traverser le pont, sans chasse aux sorcières, c’est restaurer l’État comme socle de la sécurité de chaque Congolaise et de chaque Congolais, et bâtir des relations diplomatiques à la hauteur des bouleversements imposés par les États-Unis, la Russie, la Chine et Israël. Le Congo et l’Afrique ne peuvent rester spectateurs d’un monde qui se redessine : ils doivent en être les acteurs.

Na na motuna bandeko na ngai. NDenguet, Obara, Mboulou, Mondjo mpe sikoyo Jean-Dominique Okemba; nzokande bango nyonso bazalaki kati na bato oyo basungaki bozwi ya bokonzi na sanza ya motoba 1997, mpe Jean-Dominique Okemba azalaki kolanda ye bisika nyonso kino na Maroc. Nini ezali mpenza kosalema ?

(J’ai une question à poser à mes compatriotes. NDenguet, Obara, Mboulou, Mondjo et maintenant Jean-Dominique Okemba : tous étaient de la prise du pouvoir de juin 1997, et Jean-Dominique Okemba accompagnait le pouvoir partout, jusqu’au Maroc. Que se passe-t-il réellement ?)

Le PCT, par sa politique du popori, a conduit le pays à la division et à la faillite — économique, sociale, culturelle, financière et morale — derrière des slogans creux : l’Espérance, la Nouvelle Espérance, l’Émergence, le Congo émergent, et pour bouquet final, « l’accélération de la marche vers le développement ». Comment accélérer vers un développement qu’on n’a jamais amorcé, dans un pays pétrolier sans eau, sans électricité, sans routes, sans hôpitaux, sans écoles de formation générale ni centres de formation professionnelle ?

Voilà ce qu’est la politique du popori : du bruit pour distraire et amuser. Le PCT est la fabrique du bruit sans résultat — un parti structuré sur la manipulation du président Alphonse Massamba-Débat (« Le Vieux » a été piégé, selon Mizelé et Lazare Mouanga), utilisé pour atteindre le président Marien Ngouabi et son confident le cardinal Émile Biayenda, avant d’accuser à tort « les Bakongo d’avoir tué Marien » (Bakongo ba bomi Marien) — une accusation destinée à culpabiliser les ressortissants du Sud et à rendre les compatriotes du Nord hostiles à leur égard, au service de sa politique de division nationale. C’est ce que le capitaine Pierre Anga a voulu combattre — lui et les populations d’Ikongono l’ont payé de leur vie. Après avoir piégé le président Massamba-Débat, le PCT a accentué la fracture des ressortissants du Pool entre « Kongo Boko » et « Kongo Landa Rails », nommant des ministres à vie d’un côté, menant des exécutions punitives contre des civils non armés de l’autre.

Cette politique du popori a fini par engendrer la popopologie — un silence de mort (Kimia makasi lokola na liwa), ni suisuisui, ni popopo, ni dingui-dingui, ni yoyiii.

Bref, le PCT et ses mensonges sont sur le tapis. Échec et mat.

Que va-t-il faire ? Frapper trois coups sur le tapis pour que l’arbitre arrête le match ? Va-t-il se relever par la politique de l’amusement — mariages, danses — pour continuer à distraire le peuple congolais et rassurer ses soutiens à l’étranger que tout va bien, jusqu’à la présidentielle en France qui inquiète tant Denis Sassou Nguesso, tant l’élection française s’annonce ouverte ? Pour prouver qu’il tient encore les rênes, il n’a rien trouvé de mieux que de divulguer des informations sur le départ de Jean-Dominique Okemba de son cercle privé — était-il nécessaire de les médiatiser, sinon pour l’humilier ? Des informations qui, par principe, ne devraient rester que dans ce cercle. Le pouvoir se parjure lui-même. Un tel pouvoir peut-il encore prétendre à la crédibilité ? Est-ce là l’attitude d’un chef responsable, qui de surcroît se dit Kani ?

Alors comment sortir le Congo du bruit du PCT ? Comment sortir de la politique du popori qui a engendré la popopologie ?

ToPeSA est la réponse pour aller vers le Congo nouveau.

Car ToPeSA n’est pas un parti politique mais une vision proposée à toutes les Congolaises et à tous les Congolais pour marcher ensemble vers l’union nationale. Cette union nationale est notre ADN : elle nous donne la force de surmonter les peurs, les préjugés, de nous guérir de nos lâchetés et de nos faiblesses, d’avoir laissé le choix ethnique nous être imposé.

ToPeSA est notre force commune, celle qui nous permet d’être enfin pleinement Congolaises et Congolais tout en conservant nos traditions et nos cultures propres, pour en faire la tradition et la culture congolaises.

ToPeSA ne place aucune ethnie, aucune région au-dessus des autres. ToPeSA, c’est comme les BRICS : tous ensemble pour le Congo, chacun conservant sa dignité. ToPeSA porte la décentralisation administrative et financière, pour que chaque région participe pleinement au développement du pays.

ToPeSA est la voix et la voie vers le Congo nouveau, pour que le passé ne soit plus un obstacle mais un repère et un miroir — afin qu’il ne vienne plus jamais nous hanter, mais consolide notre avenir.

Car le peuple congolais est un peuple fort, courageux, travailleur. Et le Congo dispose de toutes les ressources indispensables à son développement.

ToPeSA, la voix et la voie du Congo nouveau.

Notre conviction reste entière : c’est par la main tendue, et non par le poing levé, que le Congo se relèvera, car la peur a une date d’expiration.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 26 juin 2026 – 16h08

Source site officiel : https://cdrccg.wordpress.com/2026/06/26/sortir-du-popori-du-pct-pour-lautre-politique-du-cdrc-topesa/ 

jeudi 25 juin 2026

La France creuse-t-elle sa propre tombe en Afrique ?

 

La France creuse-t-elle sa propre tombe en Afrique ?

La France creuse-t-elle sa propre tombe en Afrique ?

Pendant que Paris s’interroge sur son avenir africain, le Congo, lui, a déjà tranché. Le 15 mars 2026, par une abstention massive, le peuple congolais a signifié son congé à un pouvoir que 70 % des Congolais jugent otage de la France. Entre les saillies méprisantes de Jean-Paul Pigasse et le rachat de la dette congolaise par son neveu Matthieu Pigasse, la Françafrique continue d’écrire, à elle seule, le roman de son propre naufrage. Face à ce vide, une seule réponse structurée existe : ToPeSA, la voix et la voie du Congo nouveau.

70 % de la population congolaise est aujourd’hui contre la politique de la France au Congo. Faut-il s’en étonner ?

Le journal La Croix nous apprend qu’en Côte d’Ivoire, l’ancien ministre de Laurent Gbagbo devenu conseiller du patronat russe, Ahoua Don Mello, pilote la création d’un parti souverainiste soutenu par Moscou, précisant qu’un parti pro-russe en gestation veut capitaliser sur le rejet de la France dans la région. Une information que l’on peut également lire relayée sur la page Facebook de notre compatriote Hervé Mahicka, où un internaute commentait : « Ça s’arrange pas, l’Afrique… » Retour de manivelle après le départ manu militari de Laurent Gbagbo ? Ou simple conséquence d’un désamour qui s’étend désormais à tout le continent, porté par une guerre informationnelle qui ne fait que s’intensifier contre Paris ?

L’Afrique d’aujourd’hui n’est plus celle des années 1960. La jeunesse africaine actuelle n’a connu ni enseignants ni prêtres français pour façonner sa vision du monde en lien avec la culture française. Elle n’a donc aucune dette morale, aucune reconnaissance à l’endroit de la France. On ne lui présente que les mauvais souvenirs laissés dans la conscience africaine par des régimes que Paris a choisi de soutenir, au prix de laisser cette même jeunesse sur le bas-côté de la route du développement et de l’accès à la connaissance. C’est ce qui ressort de nos échanges constants avec cette jeunesse.

Au Congo, comme je l’ai déjà souligné et exposé au Quai d’Orsay à maintes reprises, les déclarations de Denis Sassou Nguesso — « Ce que je fais, c’est la France qui me le demande » — ont ouvert la porte à un divorce désormais consommé entre la France et la jeunesse congolaise.

Le 15 mars 2026, le peuple congolais a donné congé à Denis Sassou Nguesso par une abstention massive, et ce malgré l’opération « maintien au pouvoir » à laquelle se sont précipités Claude Chirac, Jean-Louis Borloo, Jacques Godfrain, Bruno Le Roux, Michel Terrot, Michel Roussin et François Loncle. Cette mobilisation, pilotée depuis la France, en dit long sur qui tire réellement les ficelles. Après l’échec, Paris a qualifié cette abstention massive de « fiasco ». C’est précisément ce double langage qui alimente et renforce le sentiment anti-français : 70 % des Congolais sont aujourd’hui hostiles à la France, et même une partie de ceux qui sont au pouvoir estiment que les échecs de gouvernance de Denis Sassou Nguesso s’expliquent par une prise en otage par la France. Faut-il y voir la conséquence logique de « Ce que je fais, c’est la France qui me le demande » ?

À ce sentiment populaire s’ajoutent les saillies de certains relais français de ce système. Jean-Paul Pigasse, figure médiatique proche du pouvoir congolais, n’a pas hésité à affirmer que « le peuple congolais est docile et ne descendra jamais dans la rue pour manifester ». Plus grave encore, ces propos qu’il a lui-même tenus sur la chaîne LCI en 2005 — « On pouvait s’en sortir avec au moins 2 000 morts » — résument à eux seuls le mépris d’une certaine France pour la vie congolaise. Une déclaration publique, sur une chaîne nationale française, qui se suffit à elle-même. Que dire, enfin, du rachat d’une partie de la dette du Congo par son neveu, Matthieu Pigasse ? Comment ne pas y voir la continuité d’un système où les mêmes réseaux profitent, en silence, de la dette d’un pays qu’ils prétendent par ailleurs incapable de se gouverner seul ?

Aujourd’hui, dans un pays pétrolier comme le Congo, la pauvreté est telle que les gens ont du mal à payer une baguette de pain de 120 g — dont le poids officiel est de 180 g, mais qui, compte tenu des taxes, varie de 80 à 120 g — au prix de 100 CFA, soit 0,15 €.

Dans ces conditions, comment cette jeunesse pourrait-elle ne pas se tourner vers d’autres puissances, peu importe les conséquences ?

Au lieu de répéter « Ça s’arrange pas, l’Afrique », il faudrait peut-être s’interroger sur la vision réelle de la politique française sur le continent, et se demander qui, au bout du compte, a le plus à perdre. J’ai souvent posé la question : quelle plus-value l’investissement dans la formation de jeunes a-t-il réellement apporté ?

La Russie soutient tous ceux qui soutiennent sa vision en Afrique. La France, elle, continue de soutenir des régimes autoritaires qui rejettent une jeunesse devenue majoritaire et qui tiendra, demain, la destinée du continent entre ses mains. Dès lors, faut-il s’étonner qu’elle traverse le Rubicon pour aller voir si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs ? Après tout, se dit-elle, quelle différence ?

L’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine sont les continents de demain. Pour exister dans le nouvel ordre mondial que dessinent les États-Unis, la Russie, la Chine et Israël, il devient urgent de se ressaisir. L’Afrique est déjà engagée dans cette dynamique.

Le Congo, avec ToPeSA, s’inscrit dans cette perspective : pas de rupture stérile, mais une refondation souveraine fondée sur la décolonisation mentale, l’État de droit, la réconciliation nationale et le développement souverain. L’Afrique centrale suivra-t-elle ce sillage, ou prendra-t-elle la voie déjà tracée par les pays de l’AES ?

La réponse, pour une part, se trouve encore à Paris. Mais elle se trouve aussi, et surtout, dans la capacité des Congolais à se rassembler autour d’une alternative crédible. Car ToPeSA n’est pas une simple tribune d’analyse : c’est un projet politique structuré, qui place la sécurité, la dignité et le mieux-être des Congolaises et des Congolais au cœur de son action, et qui entend rétablir, sur des bases saines et respectueuses, des relations diplomatiques équilibrées avec tous les États partenaires.

Notre conviction reste entière : c’est par la main tendue, et non par le poing levé, que le Congo se relèvera, car la peur a une date d’expiration.

ToPeSA, la voix et la voie du Congo nouveau.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 25 juin 2026 – Mis en ligne : 13h26

mercredi 24 juin 2026

Les gesticulations de Brazzaville dans la traque des fortunes illicites

 

Ursus Fred Otsoa Andely

 

Les populations du Congo-Brazzaville désabusées, soumises à l’inanition , dépourvues d’infrastructures médicales, scolaires, universitaires, routières de qualité, appauvries et témoin impuissantes du vol à ciel ouvert, n’y croient pas un seul instant.

Traque et traquenards

Brazzaville est devenu un havre de paix pour les auteurs des malversations financières et des détournements des deniers publics. Dans la lutte contre la criminalité financière, l’argent est souvent le nerf de la guerre. Au Congo-Brazzaville, l’argent est le sel de la corruption. Conscient que les réseaux criminels prospèrent avant tout grâce aux profits qu’ils génèrent, le Congo entend désormais frapper les délinquants là où cela fait le plus mal : leur patrimoine. Personne n’y prête attention aussi longtemps que cette posture relèvera de l’incantation et des déclarations d’intention.

Ursus Fred Otsoa Andely

C’est dans cette perspective que l’Agence Nationale d’Investigation Financière (ANIF), dirigée par Ursus Fred Otsoa Andely, a lancé, lundi 15 juin 2026 à Brazzaville, une session de formation de six jours consacrée à l’identification, à la saisie et au recouvrement des avoirs criminels. Une trentaine d’officiers de police judiciaire, de gendarmes et de magistrats ont pris part à cet atelier stratégique qui s’est achèvé le 20 juin 2026.

Soutenue par le programme SecFin Africa avec l’appui de l’Union européenne, cette initiative intervient dans un contexte où les États africains sont appelés à renforcer leurs capacités face aux flux financiers illicites, à la corruption, au blanchiment d’argent et aux différentes formes de criminalité organisée qui fragilisent les économies nationales. Selon plusieurs experts internationaux, la saisie des biens issus d’activités criminelles constitue aujourd’hui l’un des leviers les plus efficaces pour démanteler durablement les réseaux délictueux.

Au-delà des aspects techniques, cette formation traduit une évolution profonde de la politique pénale congolaise. Il ne s’agit plus seulement d’identifier et de poursuivre les auteurs d’infractions financières, mais également de retrouver, geler, saisir puis restituer à la collectivité les richesses acquises illégalement. Une approche qui s’inscrit dans les standards internationaux de gouvernance et de transparence financière (geoafriquemedia, 16 juin 2026).

Silvaire Dangou Zidane

A Brazzaville et à Pointe-Noire en passant par Oyo où les maisons à plusieurs étages ont poussé comme des champignons, la mission serait facile, il suffit de se baisser et de ramasser. Curieusement, au Congo-Brazzaville, personne ne connaît cette institution ni le nom de son patron Ursus Fred Otsoa Andely. La haute autorité de lutte contre la corruption (HALC) et son patron Olita Ondongo commis à cette tâche brillent par leur dilettantisme et par leur manque de volonté caractérisés par une inefficacité flagrante. N’est-ce pas au Congo-Brazzaville que les populations ont observé le Procureur André Oko Ngakala en grande conversation avec Silvaire Dangou Zidane, présenté un moment comme fugitif ? Dangou Zidane serait propriétaire d’un grand complexe immobilier à Gamboma. Les populations du Congo-Brazzaville attendent des actes. N’est-ce pas Denis Sassou Nguesso qui est monté au créneau pour défendre les détenteurs des biens mal acquis ?

Juges et parties

Au Congo-Brazzaville où plusieurs proches de Denis Sassou Nguesso sont épinglés dans les scandales financiers au retentissement international ( panama papers, paradis papers, enquêtes de Global witness…), peut-on faire travailler ensemble policiers, magistrats, services financiers et ONG dans la traque des fortunes illicites ?

Rien n’est moins sûr au regard des relations incestueuses existant entre ces institutions. Dans un pays qui a fait disparaître 14 mille milliards de francs CFA sans autre forme de procès, derrière chaque compte bancaire suspect, chaque bien immobilier dissimulé ou chaque transfert financier opaque se joue une bataille plus vaste : celle de la confiance des citoyens dans les institutions publiques.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

Quand le Congo brûle, le Prince danse

 

Quand le Congo brûle, le Prince danse

Denis Sassou Nguesso avec Judith Suminwa Tuluka, Premier ministre de la République Démocratique du Congo

Quand le Congo brûle, le Prince danse

ToPeSA — Réflexion de Modeste Boukadia, Président du CDRC — Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSALe 24 juin 2026 – 05h28

Depuis quelques jours, les réseaux sociaux congolais et de la diaspora sont envahis d’images et de vidéos : celles du mariage d’une fille de Denis Sassou Nguesso, où l’on voit le chef de l’État danser, le sourire satisfait, tour à tour dans les bras de Judith Suminwa Tuluka, Premier ministre de la République Démocratique du Congo, et dans ceux de Cécilia Attias, ex-épouse de Nicolas Sarkozy.

La scène est belle, dira-t-on. Mais que dit-elle, en réalité, de l’état d’un pays et de ses dirigeants ?

Une fête, et tant de questions sans réponse

Qui a financé ce mariage ? Question légitime, question que ToPeSA pose sans détour, d’autant que tous les enfants de Denis Sassou Nguesso sont nés de liaisons adultérines non suivies de mariage subséquent du père et des mères. La République a-t-elle, une fois encore, mis ses moyens au service d’une cérémonie privée pendant que ses citoyens manquent de tout ?

Madame le Premier ministre de la République Démocratique du Congo n’avait-elle pas d’obligations plus urgentes ? Le débat sur la révision constitutionnelle secoue son pays. La guerre dans l’Est de la RDC continue de faucher des vies congolaises, chaque jour, chaque nuit. Un évènement privé, si protocolaire soit-il, pèse-t-il plus lourd que les morts de Goma, de Bukavu, de l’Est meurtri ?

Quant à Madame Cécilia Attias, ancienne Première dame de la République française, sait-elle qu’au Congo où elle danse avec un sourire heureux, les malades refusent d’aller dans les hôpitaux car ces lieux sont devenus des mouroirs, et que l’homme avec lequel elle danse pardonne volontiers aux ministres qui violentent leurs épouses ? Sait-elle que sa présence, en ces lieux et en ce moment, alimente malgré elle la défiance grandissante envers la France en Afrique ? À l’heure où les agissements de certains acteurs politiques et économiques français sur le continent sont dénoncés comme relevant d’un néocolonialisme persistant, chaque image de complaisance avec un pouvoir contesté nourrit le sentiment anti-français et intensifie la guerre informationnelle qui, déjà, fragilise l’image de la France en Afrique.

Denis Sassou Nguesso avec Cécilia Attias, ex-épouse de Nicolas Sarkozy

Le sourire d’un président, la misère d’un peuple

Comment Denis Sassou Nguesso peut-il afficher, sans gêne apparente, un sourire aussi satisfait, quand le pays qu’il dirige depuis 42 ans accumulés manque de l’essentiel ? Pas d’eau potable pour tous. Pas d’école digne de ce nom pour des générations entières. Pas d’hôpitaux dignes d’accueillir les malades. Pas de routes pour relier les villes et les villages. Pas d’investissement pour préparer l’avenir d’une jeunesse laissée, chaque jour davantage, sur le bord de la route. Que dire des salaires, des pensions et des bourses impayés depuis des lustres ? Un pays sans chemin de fer digne de ce nom ?

Le pays est hors contrôle dans la gestion de ses finances publiques — ce n’est pas ToPeSA qui le dit, c’est le FMI qui le constate.

Alors, est-ce cela chez Denis Sassou Nguesso, être président de la République ? Ou être Kani ? Ou encore être Franc-maçon ? Quelqu’un connaissant tout cela peut-il nous l’expliquer ? Je dis ça, je ne dis rien. Juste des questions pour tenter de comprendre pourquoi une telle cour autour de Denis Sassou Nguesso n’arrive pas à lui faire entendre raison que la maison brûle… Et l’on peut légitimement s’interroger sur le rôle de la Fondation Brazzaville, présidée par le prince Michael de Kent, cousin du roi Charles III, accusée par plusieurs enquêtes journalistiques britanniques de servir au blanchiment de l’image de Denis Sassou Nguesso sur la scène internationale.

Deux rives, une même indécence

Quel regard les dirigeants des nations partenaires peuvent-ils porter sur deux Congo dont les chefs, Judith Suminwa Tuluka (dont le nom Tuluka signifie « grandis et sois mature ») et Denis Sassou Nguesso, s’élancent dans la danse, pendant que leurs deux pays s’enfoncent dans des difficultés économiques et financières majeures ? Pendant que leurs populations manquent de sécurité, de santé, de quoi se nourrir, d’éducation, et que leur jeunesse — l’avenir même des deux rives du fleuve Congo — est sacrifiée sur l’autel de l’indifférence ?

Une image ne vaut rien en elle-même. Mais celle-ci, projetée au monde, dit tout d’une gouvernance qui a perdu le sens des priorités, et peut-être le sens du peuple lui-même.

Le Congo a une autre voie

Ce constat n’est pas une fatalité. Pendant que certains dansent, ToPeSA construit. Notre mouvement porte un programme structurel, pensé pour transformer le Congo autour de quatre piliers : la décolonisation mentale d’un peuple trop longtemps maintenu dans la résignation ; l’État de droit, seul rempart contre l’arbitraire ; la réconciliation nationale, sans laquelle aucune paix durable n’est possible ; et le développement souverain, qui replace enfin les Congolais au centre des décisions qui les concernent.

Congolaises, Congolais, de l’intérieur comme de la diaspora : l’heure n’est plus à regarder danser ceux qui devraient gouverner. Elle est de se lever, de s’unir, et de porter une alternative crédible, pacifique et structurée.

ToPeSA est cette voix et cette voie — le pont vers le Congo Nouveau. Rejoignez-le.

ToPeSA le redit avec gravité : le Congo n’a pas besoin de princes qui dansent. Il a besoin de dirigeants qui se lèvent — et d’un peuple qui se lève avec eux.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC — Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA