
Menaces et dérives : quand le débat politique est remplacé par la menace et l’intimidation
À l’heure où le Congo a plus que jamais besoin d’un débat politique responsable, certains choisissent délibérément la voie de la menace et de l’intimidation. À la suite d’une prise de position publique sur l’avenir du pays, des propos graves ont été tenus, engageant directement la responsabilité de leur auteur.
Cette dérive préoccupante révèle l’état de dégradation du débat démocratique et souligne l’urgence de restaurer les règles fondamentales du vivre-ensemble, fondées sur le droit, le respect et la responsabilité.
Dans ce contexte de tensions et de perte de repères, ToPeSA s’impose désormais non plus comme une option, mais comme une nécessité absolue pour rétablir l’ordre républicain, garantir la sécurité des citoyens et refonder durablement l’État.
La politique n’est pas la menace
La politique n’est ni l’injure, ni l’indexation, encore moins la menace.
La
politique, c’est proposer, convaincre, débattre et agir pour améliorer
la vie de ses concitoyens et orienter le destin d’un pays.
La controverse est légitime.
La violence verbale et les menaces ne le sont pas.
Des propos graves et sans équivoque
À la suite de ma publication intitulée « L’après… se décide et se dessine maintenant » en date du 19 avril 2026, Monsieur Flandrin Mizingou a publiquement déclaré :
« Modeste Boukadia, n’oublie pas que tu avais fait emprisonné mon oncle. Le jour où je t’attraperai, tu vas le regretter. »

Ces propos constituent une menace explicite à mon encontre, visant directement mon intégrité physique.
J’en prends acte.
Dans quel but ? Pour subir à nouveau des traitements que j’ai déjà connus ?
Je
rappelle qu’à la Maison d’Arrêt de Pointe-Noire, sous l’autorité du
Commandant Pierre Poungui, j’ai été exposé à des actes de violence et de
coercition présentés comme des moyens de « rendre les gens dociles ».
Ces faits, que je n’ai jamais cessé de dénoncer, illustrent précisément ce contre quoi nous nous battons :
la banalisation de la violence comme outil de régulation politique.

Rétablir les faits
Je tiens à être parfaitement clair :
je n’ai jamais fait emprisonner aucun Congolais.
Les faits sont connus. Les arrestations arbitraires relèvent des autorités de l’État dirigé par Denis Sassou Nguesso.
Le
CDRC, pour sa part, a été victime de ces pratiques, avec de nombreux
membres injustement arrêtés et détenus, y compris moi-même.
S’agissant de la personne évoquée, aucun élément ne permet d’établir un quelconque lien avec le CDRC.
Par ailleurs, il convient de rappeler qu’il s’agit d’un adulte, pleinement responsable de ses engagements et de ses choix politiques, lesquels ne sauraient en aucun cas lui être imposés — pas plus qu’ils ne le sont pour d’autres citoyens évoluant librement dans d’autres formations politiques, notamment au sein du PCT ou de l’UPADS.
Dès lors, toute tentative d’imputation indirecte ou de mise en cause par association est infondée.
Si
des faits précis existent, ils doivent être établis dans un cadre légal
approprié, sur la base d’éléments vérifiables, et non au moyen
d’accusations approximatives, d’amalgames ou d’affirmations dénuées de
fondement.
Une responsabilité clairement engagée
Les propos tenus ne sont pas anodins.
Ils engagent directement la responsabilité civile — et potentiellement pénale — de leur auteur.
En conséquence :
— ces propos sont formellement consignés,
— ils pourront être utilisés comme éléments de preuve,
— et ils seront, le cas échéant, portés à l’appréciation des autorités compétentes.
En conséquence, s’il devait m’arriver quoi que ce soit, il est évident que ces déclarations constitueraient un élément déterminant dans l’établissement des responsabilités par les autorités compétentes.
Un symptôme inquiétant du débat politique
Ce qui est en cause dépasse un cas individuel.
Il
s’agit d’une dérive plus profonde : celle d’un débat politique qui
glisse vers l’intimidation, au lieu de rester sur le terrain des idées.
Face à une proposition politique fondée sur l’union nationale et portée par ToPeSA, certains choisissent la menace plutôt que la contradiction argumentée.
Le Congo mérite mieux
Le Congo n’a pas besoin de peur.
Il n’a pas besoin de violence.
Il a besoin de vérité, de justice et d’un sursaut collectif.
C’est précisément le sens de mon engagement.
Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA
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