jeudi 3 juillet 2025

Denis Sassou Nguesso, face àl'isolement international, tente de précipiter le Congo dans l'instabilité

 par Modeste Boukadia 3 Juillet 2025, 17:10 Afrique centrale, CDRC Congo-Brazzaville Modeste Boukadia PCT Sassou Nguesso usa

TRIBUNE | Denis Sassou Nguesso, face à l’isolement international, tente de précipiter le Congo dans l’instabilité
Par Modeste Boukadia – Le 03 juillet 2025 – 14h15 

"Peuple uni, nation forte : l’appel à la reconstruction !
Face à un isolement diplomatique croissant et une impasse politique interne, Denis Sassou Nguesso semble vouloir précipiter le Congo dans le chaos pour retarder l’inévitable. Dans cette tribune, Modeste Boukadia, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), alerte sur les manœuvres du pouvoir en place et appelle à une Transition Politique Structurelle Apaisée (TPSA) pour restaurer l’État, garantir la stabilité régionale et bâtir un avenir partagé avec des partenaires responsables."
(Service Presse CDRC

Alors que le Congo figure désormais sur la liste noire des États-Unis, conséquence de liens avérés avec des entités classées comme terroristes (Hezbollah, Hamas, Houtis), Denis Sassou Nguesso semble engagé dans une fuite en avant périlleuse. Conscient de son isolement croissant sur la scène internationale, il multiplie les manœuvres internes pour déstabiliser le pays, en espérant sans doute provoquer une situation insurrectionnelle qui justifierait un état d’urgence lui permettant de se maintenir au pouvoir. 

Une nouvelle fois, le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou, est mis à contribution pour fragiliser davantage le peu de cadre démocratique restant. En restreignant arbitrairement l’accès de certains partis politiques aux échéances électorales à venir, il tente de façonner un paysage politique sous contrôle, au mépris des principes constitutionnels et de la souveraineté populaire. Une méthode inquiétante dans un pays où l’existence légale d’un parti politique ne devrait pas être remise en question chaque année ni subordonnée à des considérations conjoncturelles. Il ne revient pas à l’administration de décider qui peut ou non concourir, mais à la justice de trancher en cas de contentieux. 

L’isolement de Denis Sassou Nguesso ne fait plus mystère dans les cercles diplomatiques. Son absence remarquée lors du sommet USA-Afrique à Luanda, à quelques encablures de Brazzaville, en fut une illustration symbolique. À plusieurs reprises, l’ancien président américain Donald Trump a demandé au président Emmanuel Macron de prendre ses distances avec le régime congolais. Aujourd’hui, Paris semble hésiter entre loyauté politique ancienne et repositionnement stratégique en Afrique centrale. 

Le dilemme est réel : maintenir le soutien à un pouvoir de plus en plus discrédité ou accompagner une transition salutaire pour la région. La France, signataire du traité de Rio réactivé après les attentats du 11 septembre, ne peut ignorer les accusations portées à l’encontre du président congolais. Refuser de s’adapter à cette nouvelle donne reviendrait à hypothéquer son avenir diplomatique et économique en Afrique centrale, tout comme cela s’est produit en Afrique de l’Ouest. 

Face à cette équation, Denis Sassou Nguesso semble tenté par une stratégie du chaos. En provoquant volontairement des tensions internes, en excluant des acteurs politiques majeurs et en organisant des simulacres électoraux, il cherche à faire du désordre un levier de reconduction. Mais les partenaires du Congo ne sont pas dupes. 

Les grandes chancelleries ont déjà acté son départ comme inévitable, et se penchent activement sur les scénarios de transition. Dans cette recomposition régionale en cours, l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda — malgré les hésitations du président Kagame — marque le point de départ d’une nouvelle géopolitique en Afrique centrale. La France, si elle souhaite rester un acteur de poids, devra impérativement redéfinir ses alliances, car d’autres puissances avancent, notamment les États-Unis et la Russie, à travers des initiatives structurantes telles que l’Alliance des États du Sahel (AES), que la Côte d’Ivoire pourrait bientôt rejoindre. 

Le Tchad lui-même, bien que pays d’Afrique centrale, a fait le choix stratégique de se tourner vers le Sahel. Le temps est donc venu pour le Congo de tracer sa propre voie, en bâtissant un axe fort entre Kinshasa et Luanda, socle d’un marché commun des États-Unis d’Afrique centrale. Ce marché régional, porteur de croissance et de stabilité, attend un partenaire stratégique majeur. Qui de la France, des États-Unis ou de la Chine saura répondre à cet appel ? 

Pour notre part, en tant que président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), nous réaffirmons que seule la Transition Politique Structurelle Apaisée (TPSA) permettra de restaurer les institutions, de redonner confiance au peuple congolais et d’initier une décentralisation effective, tant administrative que financière. Celle-ci devra être portée par des gouverneurs responsables, promoteurs d’emplois et d’une politique active de désimmigration au service du développement local. 

Le temps est venu de tourner la page du chaos entretenu. L’heure est à la responsabilité historique et à l’engagement pour une République nouvelle, stable, ouverte et résolument tournée vers l’avenir — en privilégiant des partenariats dynamiques, ambitieux et responsables avec les nations alliées, afin que le Congo retrouve sa vocation naturelle de pays de transit et de stabilité pour l’Afrique centrale. 

Modeste Boukadia

Président du parti CDRC (Cercle des Démocrates et Républicains du Congo)

Le 03 juillet 2025

jeudi 26 juin 2025

Le Congo, Etat terroriste : la France face à ses responsabilités

 

26 Juin 2025, 10:51 Afrique centrale, CDRC Congo-Brazzaville Modeste Boukadia PCT Sassou Nguesso USA

Modeste Boukadia in Maryland (USA) in March 2018 during a meeting with Congolese residents in the USA. Photo: ©NadineNagel

TRIBUNE | Le Congo, État terroriste : la France face à ses responsabilités
Par Modeste BoukadiaPrésident du parti CDRC – Le 26 juin 2025 – 11h24

Alors que la République du Congo figure désormais sur la liste noire américaine des États soupçonnés de soutenir le terrorisme, la France, signataire du Traité de Rio, continue d’entretenir des relations troubles avec un régime aux pratiques mafieuses et aux alliances douteuses. Entre distribution de passeports diplomatiques à des réseaux liés au Hezbollah et silence complice du Quai d’Orsay, une question s’impose : jusqu’où ira la France pour protéger un pouvoir discrédité et dangereux ? L’heure est venue pour Paris de rompre avec l’ambiguïté. (Service Presse CDRC)

Le 9 juin 2025, l’administration Trump inscrivait la République du Congo sur la liste noire des États qui soutiennent des activités terroristes, aux côtés de régimes déjà sous surveillance internationale. Cette décision est difficilement contestable car les preuves existent. Depuis, silence radio du côté de Brazzaville… jusqu’à ce que, récemment, le porte-parole du régime terroriste, M. Thierry Lézin Moungalla, vienne se plaindre à Paris, au Quai d’Orsay. Et pourquoi pas aux États-Unis d’Amérique qui ont inscrit le Congo sur la liste noire ?

La requête du régime congolais sur la scène diplomatique au Quai d’Orsay et dans les médias français pose une question directe à la France : que savait-elle, et que couvre-t-elle aujourd’hui ?

Les faits sont graves. Des passeports diplomatiques congolais ont été délivrés à des hommes d’affaires libanais en lien avec des réseaux du Hezbollah et du Hamas – certains opérant sous la protection directe de la présidence congolaise. Ces accusations ne sont pas sans fondement. Plusieurs entreprises – REGAL, SUPERSONIC, BUROTEC, La MANDARINE, La CITRONNELLE, RAGEC, CMP, SCAC, SMGC, ZEROCK – sont pointées du doigt.

Pendant ce temps, les citoyens congolais, eux, sont privés de documents d’identité. La diplomatie congolaise est devenue un instrument d’un État parallèle, gangrené par des réseaux transnationaux dont les intérêts n’ont rien à voir avec ceux du peuple congolais.

En son temps, un ancien ministre français des Affaires étrangères, avait mis en garde Denis Sassou Nguesso « sur la trop grande facilité de distribution de passeports congolais… » L’avertissement a été ignoré. Pire, le régime a poursuivi sa logique de compromission, fermant les yeux sur les conséquences pour la sécurité régionale et internationale.

La France peut-elle continuer à soutenir un pouvoir qui, depuis 45 ans, a fait du Congo un État failli, corrompu et désormais suspecté d’entretenir des connexions dangereuses avec des groupes reconnus comme terroristes ? Peut-elle décemment accompagner Denis Sassou Nguesso dans sa volonté de tricher, encore une fois, en 2026, à la tête d’un pays exsangue ? La réponse engage l’honneur de la République française.

Car à force de soutenir l’insoutenable, la France prend le risque d’être considérée non plus comme une puissance amie du peuple congolais, mais comme une complice d’un régime dont les pratiques sont celles d’un État voyou. L’ami de mon ami n’est plus automatiquement mon ami, lorsque celui-ci piétine les droits humains, manipule les institutions et ouvre la porte à des influences obscures et terroristes.

Les principes démocratiques ne se négocient pas. La France doit choisir : soit elle continue à couvrir le régime de Denis Sassou Nguesso au nom d’intérêts économiques ou sécuritaires court-termistes, soit elle retrouve le chemin de la clarté politique et de la justice par la Transition Politique Structurelle Apaisée (TPSA).

Il est encore temps de faire ce choix. Mais le temps presse. L’histoire, elle, n’oubliera rien.

Modeste Boukadia

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

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SOURCE :  https://cdrc-cg.com/2025/06/26/tribune-le-congo-etat-terroriste-la-france-face-a-ses-responsabilites/ 

mercredi 25 juin 2025

Le déni du régime sur l'inscription du Congo sur la liste noire

par Modeste Boukadia 26 Juin 2025, 04:37 CDRC Congo-Brazzaville Modeste Boukadia PCT Pool, Sassou Nguesso USA

TRIBUNE | Le déni du régime sur l’inscription du Congo sur la liste noire
Par Modeste Boukadia, Président du CDRC – Le 25 juin 2025 – 18h45

Congo sur la liste noire : le silence coupable du régime

Alors que le régime de Denis Sassou Nguesso persiste dans le silence et le mensonge et tente d’organiser les élections présidentielles en 2026 qui n’apporteraient rien au pays, le Congo figure bel et bien sur la liste noire des États-Unis, conséquence de dérives graves et persistantes. Dans cette tribune, Modeste Boukadia alerte l’opinion nationale sur les conséquences diplomatiques, économiques et sécuritaires de cette mise à l’index internationale, et appelle à une transition politique pour restaurer la confiance et la légitimité républicaine. (Service Presse CDRC)

Depuis plus de quatre décennies, le régime du Parti Congolais du Travail (PCT), dirigé par Denis Sassou Nguesso, a bâti son pouvoir sur une stratégie bien rodée : l’omission, le mensonge et, surtout, le déni de la réalité. Aujourd’hui encore, il tente d’entraîner le peuple congolais dans un aveuglement collectif sur des faits diplomatiques d’une extrême gravité.

Parmi ces faits, figure l’inscription officielle de la République du Congo sur la liste noire des États-Unis, mesure prise sous l’administration du Président Donald Trump. Ce n’est ni un bruit de couloir, ni une rumeur malveillante : c’est un acte diplomatique majeur, validé par les services américains après évaluation des menaces liées au régime de Brazzaville.

Cette décision reflète une défiance profonde des États-Unis à l’égard du pouvoir congolais. Elle repose sur des motifs lourds : blanchiment d’argent à grande échelle, fabrication de fausse monnaie, corruption institutionnalisée, violations massives des droits humains, mais aussi liens troubles avec des organisations classées terroristes telles que le Hezbollah ou le Hamas. À cela s’ajoute le rôle déstabilisateur que le régime joue dans l’équilibre régional.

Cette inscription s’inscrit dans un cadre juridique clair : le Traité interaméricain d’assistance réciproque (TIAR), également connu sous le nom de Traité de Rio, signé en 1947. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, ce traité a été réactivé pour permettre aux États signataires – dont les États-Unis – de prendre des mesures collectives contre les régimes perçus comme des menaces sécuritaires. Ces mesures incluent des sanctions diplomatiques, économiques, financières, ainsi que l’isolement international.

Le Congo est donc, aujourd’hui encore, sous le coup de cette désignation. Ce statut empêche l’arrivée d’investissements internationaux, bloque l’accès à des aides multilatérales, freine la coopération militaire et sécuritaire, et renforce l’exclusion du pays des cercles de décision internationaux. Il suffit d’observer l’absence remarquée de Denis Sassou Nguesso lors du Sommet USA-Afrique organisé récemment à Luanda – sous ses yeux – pour mesurer l’ampleur de cette mise à l’écart.

Il est urgent que les Congolaises et les Congolais prennent conscience de cette situation. Il ne s’agit pas d’un contentieux entre États. Il s’agit d’un signal clair envoyé au peuple congolais : le changement de régime est la condition première pour rétablir la confiance internationale et rendre possible la reconstruction du pays.

C’est notre devoir, en tant que citoyens, responsables politiques, membres de la diaspora ou acteurs de la société civile, de rompre avec le silence, de faire éclater la vérité et de dénoncer l’opacité d’un pouvoir qui confond autorité et impunité.

Plus que jamais, le retour à la normalité passe par une Transition Politique Structurelle Apaisée (TPSA). C’est à ce prix que le Congo pourra retrouver la légitimité démocratique et la légalité républicaine indispensables à son redressement et à sa réintégration dans le concert des nations respectées.

J’invite chacune et chacun à approfondir cette question, à se documenter sérieusement, et à la porter dans tous les cercles d’échange et de débat.

C’est ensemble, dans la lucidité et la responsabilité, que nous redonnerons au Congo un avenir.

Modeste BOUKADIA

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

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SOURCE :  https://cdrc-cg.com/2025/06/25/tribune-le-deni-du-regime-sur-linscription-du-congo-sur-la-liste-noire/ 

mercredi 18 juin 2025

Accompagnons le Congo vers sa reconstruction : pour une transition politique structurelle apaisée

 

par Modeste Boukadia 18 Juin 2025, 10:03 Afrique centrale, CDRC Congo-Brazzaville Modeste Boukadia PCT Sassou Nguesso

Accompagnons le Congo vers sa reconstruction : pour une transition politique structurelle apaisée
Par Modeste Boukadia – Le 18 juin 2025 – 10h51 

Face à la crise multiforme que traverse le Congo-Brazzaville — crise politique, sociale, morale et désormais sécuritaire avec son inscription sur la liste noire des États-Unis — il est urgent de sortir des illusions électoralistes et d’engager une transition politique structurelle apaisée. Cette transition doit poser les fondations d’un nouvel État, tourné vers l’union nationale, la réintégration de sa jeunesse (désimmigration) et la décentralisation effective des régions. Il ne s’agit plus de changer des hommes, mais de changer de logique. Réinstaller le logiciel Congo. C’est cette vision que porte le projet « Accompagnons le Congo ». 

Que de compatriotes nous ont interpellés sur le concept de Transition Politique Structurelle Apaisée, souvent surpris par l’usage volontaire des majuscules. Je tiens à rassurer ceux qui aiment le Congo et l’Afrique : il ne s’agit pas d’un simple slogan, mais d’un cadre cohérent de refondation, reposant sur des mécanismes concrets pour parvenir à l’union nationale, seule voie capable de guérir le mal profond qui gangrène notre pays. 

Le Congo n’est pas seulement en crise : il est malade de son tribalisme institutionnalisé sous le régime du PCT, au point que l’État lui-même est inexistant. Le pays figure désormais sur la liste noire des États-Unis des pays soutenant le terrorisme, plaçant de facto M. Denis Sassou Nguesso au rang des dirigeants infréquentables. Cette situation est grave. Elle exige une réponse structurelle, pas cosmétique. 

Tant que l’on n’aura pas restauré l’État et ses organes fondamentaux, toute idée de développement restera un mirage. Ceux qui appellent à une élection présidentielle en 2026, dans un État failli, ne font que prolonger l’agonie nationale. Être candidat à une élection que le peuple rejette, c’est participer — consciemment ou non — au maintien du système d’appauvrissement général. Je respecte néanmoins leur choix, et leur fidélité à Denis Sassou Nguesso, qui pour certains représente encore leur unique passerelle entre notoriété et précarité. 

Le projet « Accompagnons le Congo » s’inscrit dans une dynamique de rupture pacifique mais déterminée, car pour une fois, le Congo doit avoir un président vivant, capable d’écrire les mémoires de la Nation, et non un pouvoir fossile enfermé dans le silence et le déni. Il est temps que notre pays assume son histoire, ses douleurs, ses espérances — non pas à travers des hommages posthumes ou des silences d’État : « Allons à la veillée, les Morts ne parlent pas ! » mais par une parole politique lucide, responsable, et tournée vers l’avenir.
Ce projet repose sur une conviction essentielle : les peuples n’attendent pas un messie, mais une vision claire, structurée, portée par une dynamique collective capable de transformer les souffrances en forces motrices, et les revendications en réalités tangibles

C’est dans cet esprit que j’ai toujours défendu une Transition Politique Apaisée, à laquelle j’ai ajouté le mot « Structurelle » pour marquer l’ambition de reconstruire un État sur de nouvelles bases :

  • Justice sociale,
  • Responsabilité partagée,
  • Et participation citoyenne à tous les niveaux

Ce que le peuple congolais réclame, ce n’est pas un changement de figure à la tête de l’État et cela est souhaité et souhaitable, mais un changement de paradigme fondé sur trois piliers essentiels :

  1. L’union nationale, qui dépasse les clivages ethniques, partisans ou idéologiques, pour refonder une communauté de destin.
  2. La désimmigration, soit le droit pour la jeunesse congolaise de revenir et participer à la reconstruction de son pays dans un cadre structuré, sûr et porteur.
  3. La décentralisation administrative et financière effective, pour que les régions deviennent des moteurs du développement et non des territoires abandonnés. 

Cette transition n’est pas qu’un moment politique : elle est institutionnelle, territoriale et générationnelle. Elle vise à bâtir un État nouveau, dans la justice, l’équité et l’efficacité. 

Certains diront : faut-il une grève générale ? Une révolte populaire ? Une rupture radicale ? Pourquoi pas. Mais sans alternative crédible, sans projet structuré et collectif, toute indignation restera vaine

C’est pourquoi, dans le dialogue, la fermeté et l’engagement collectif, nous devons ouvrir une nouvelle page de notre histoire, fondée sur cette transition politique structurelle apaisée. Elle seule nous permettra d’accompagner, réellement et durablement, le Congo vers sa reconstruction. 

Modeste Boukadia
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC)
Le 18 juin 2025 – 10h51

mardi 17 juin 2025

Congo-Brazzaville : Entre pressions américaines et inertie française, la solution est la Transition Politique Structurelle Apaisée

 

CONGO-BRAZZAVILLE | entre pressions américaines et inertie française, la solution est la Transition Politique Structurelle Apaisée
Par Modeste Boukadia Le 17 juin 2025 – 19h04 

Alors que les États-Unis durcissent leur position vis-à-vis du régime de Brazzaville, la France persiste dans une posture ambivalente vis-à-vis de Denis Sassou Nguesso. Entre complicités anciennes et nouvelles réalités géopolitiques, la situation congolaise devient explosive. L’histoire semble se répéter, mais le contexte international ne permet plus l’aveuglement. À l’heure où l’Afrique centrale pourrait basculer, l’attitude de Paris devient un facteur de déstabilisation régionale.

Un avertissement ignoré

Dès 2018, à la suite de mon évacuation sanitaire depuis Pointe-Noire sous l’impulsion du président américain Donald Trump, j’avais alerté les autorités françaises sur les relations troubles que Denis Sassou Nguesso entretenait avec certaines organisations terroristes, notamment le Hezbollah et le Hamas. Un exemple concret avait été fourni : l’affaire du navire Aquamarine. Malgré cela, Paris avait préféré poursuivre son soutien tacite à un régime de plus en plus discrédité par ses connexions toxiques.


Connivences inquiétantes

Lors du pogrom du 7 octobre 2023, j’ai fermement dénoncé la participation des milices Cobras, bras armé du pouvoir de Brazzaville, aux exactions commises. La chaîne israélienne i24NEWS avait diffusé des images accablantes, sans que cela ne provoque la moindre réaction officielle du gouvernement congolais. Bien au contraire, Brazzaville poursuivait allègrement la distribution de passeports diplomatiques à des membres d’organisations considérées comme terroristes au niveau international.

Un ancien ministre français des Affaires étrangères s’était même inquiété publiquement de cette « facilité excessive » dans la délivrance de documents officiels congolais. Une dérive que les chancelleries occidentales ne peuvent plus feindre d’ignorer.


Pressions discrètes, avertissements clairs

À deux reprises, lors de la cérémonie de la résurrection de Notre-Dame de Paris, puis aux obsèques du pape François, le président Donald Trump avait exhorté Emmanuel Macron à faciliter une sortie honorable pour Denis Sassou Nguesso. Face à l’hésitation française, Trump avait alors lâché une phrase lourde de sens :

« Si Sassou ne part pas, je ferai en Afrique centrale ce que la Russie a fait en Afrique de l’Ouest. »

Un avertissement clair qui, en écho aux récents bouleversements au Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger), prenait la forme d’une menace géostratégique directe. Cette menace pourrait être mise à exécution si le soutien de Paris à Denis Sassou Nguesso persiste.


Isolement progressif du régime

Depuis, les États-Unis ont inscrit le Congo-Brazzaville sur leur « liste rouge », synonyme de restrictions économiques, financières et diplomatiques accrues. Toute entreprise américaine ou internationale entretenant des liens commerciaux avec Brazzaville s’expose désormais à de lourdes sanctions, au titre de la lutte contre le financement du terrorisme.

Le signal est sans ambiguïté : le régime de Denis Sassou Nguesso est désormais perçu à Washington comme un partenaire toxique. TotalEnergies, pilier historique de la Françafrique au Congo depuis 1997, amorce un retrait progressif, illustrant le basculement en cours.


Paris dans l’impasse morale et stratégique

L’attentisme français devient de plus en plus incompréhensible. Alors que les mouvements panafricanistes gagnent du terrain dans la guerre informationnelle, l’image de la France est chaque jour davantage associée à un soutien inconditionnel à des régimes vieillissants et répressifs. Dans ce contexte, le maintien au pouvoir de Denis Sassou Nguesso constitue une menace pour la stabilité régionale, mais aussi pour les intérêts stratégiques français à moyen terme.

L’élection présidentielle de 2026, que le pouvoir entend organiser comme un simple exercice de légitimation, ne ferait que prolonger une impasse dangereuse. À terme, elle pourrait précipiter le Congo dans le camp de l’Alliance des États du Sahel, nourrissant un rejet encore plus profond de la présence française dans toute la région.


Pour une transition politique structurelle réelle

La seule voie raisonnable et salutaire pour le Congo-Brazzaville réside dans l’ouverture d’une transition politique structurelle apaisée, crédible, et encadrée internationalement. Les Congolais la réclament depuis des années. C’est également ce que les partenaires de bonne foi doivent soutenir aujourd’hui, au nom de la stabilité régionale et du respect des aspirations populaires.

Paris doit se ressaisir. Soutenir indéfiniment un régime discrédité, isolé et désormais catalogué par Washington comme dangereux, revient à s’exposer à un retour de flamme diplomatique et historique. L’heure n’est plus aux calculs cyniques, mais à une refondation des relations franco-africaines sur la base de la vérité, du respect mutuel et de l’éthique politique.


Modeste Boukadia
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC)

Congo-Brazzaville : La France doit accompagner une transition démocratique au Congo

 

CONGO-BRAZZAVILLE | La France doit accompagner une transition démocratique au Congo

CONGO-BRAZZAVILLE | La France doit accompagner une transition démocratique au Congo – car l’histoire ne pardonnera pas l’inaction
Par Tom Melvin BAIKI – Le 17 juin 2025 – 10h34

Denis Sassou Nguesso n’est plus simplement un président. Il est devenu, au fil des décennies, un seigneur de guerre en costume. Un chef vieillissant, accroché au pouvoir comme à un trône, préoccupé non par l’avenir du pays, mais par la survie de son clan.

À l’approche de 2026, son projet devient de plus en plus transparent : soit mourir au pouvoir, soit transmettre le Congo à son fils, Denis Christel Sassou Nguesso. Ce dernier est déjà au cœur d’affaires de corruption à l’international, symbole d’un pouvoir dynastique en déconnexion totale avec la souffrance du peuple.

Et c’est là que la France a une responsabilité historique, qu’elle ne peut ignorer.

La France face à un choix moral et stratégique

La France n’est pas un acteur passif. Elle a des liens historiques, économiques, diplomatiques avec le Congo. Elle a donc aussi des leviers. Et, dans l’intérêt des deux peuples, elle ne peut rester dans une posture d’attente.

Il ne s’agit pas d’ingérence. Il s’agit de positionnement éthique clair.

Car la réalité est simple : Sassou ne garantit plus la stabilité, il l’hypothèque. Il navigue entre Paris et Moscou, prêt à vendre le pays à ceux qui assureront la survie de son pouvoir. Et il le fait au détriment de son peuple, au détriment de l’avenir.

Le double jeu de Sassou : entre Paris et Moscou

Sassou connaît parfaitement les nouveaux équilibres géopolitiques. Il voit ce qui s’est passé au Mali, au Burkina Faso, au Niger, en Centrafrique. Il sait que Paris a perdu du terrain. Il sait aussi que l’image de la France se joue désormais sur sa capacité à soutenir des transitions démocratiques, pas des régimes à bout de souffle.

Pendant ce temps, Sassou tisse discrètement des liens avec Moscou. Ce n’est pas un repositionnement idéologique, mais une stratégie de survie. Si Paris le lâche, il espère que d’autres viendront garantir l’avenir de son fils.

Le Congo n’est pas un trône. C’est une République prise en otage.

Les Congolais n’ont plus accès à la santé, à une éducation digne, à la justice. Le pays est vidé de ses ressources. Le peuple, lui, est laissé dans l’indifférence, pendant que se prépare une transmission du pouvoir de père en fils.

C’est une insulte à l’intelligence collective. Une gifle pour la jeunesse. Une provocation historique.

Une transition ou une rupture : la France a un rôle à jouer

L’alternative n’est pas entre le silence et la confrontation. L’alternative est entre une transition ordonnée, républicaine et inclusive, ou une rupture brutale qui emportera tout.

Voici ce que nous appelons de nos vœux :

  • Une sortie du pouvoir de Denis Sassou Nguesso avant 2026.
  • Le refus clair de toute transmission dynastique.
  • Le soutien à une transition de 5 ans, sans le clan présidentiel.
  • La refondation des institutions, la libération de la presse, l’audit des finances publiques.
  • L’organisation d’élections réellement libres et transparentes.

Ce sont des demandes simples, légitimes, portées par le peuple congolais dans sa diversité.

À Paris : ne perdez pas l’Afrique centrale comme vous avez perdu le Sahel

Le Congo ne restera pas éternellement sous contrôle. L’Histoire est en marche. Les peuples africains réclament leur souveraineté. Et ce mouvement est irréversible.

La France a encore l’opportunité de soutenir un avenir partagé avec l’Afrique francophone, fondé sur le respect, la justice et la coopération sincère.

Mais si elle choisit la complaisance ou l’ambiguïté, elle devra aussi assumer l’éventuel rejet des peuples. Non par hostilité culturelle, mais par exaspération légitime.

Congolais, l’heure est venue

Le pouvoir ne se transmet pas. Il se mérite. Il se contrôle. Il se limite.

Le Congo ne peut rester la propriété d’une famille. Il est à nous tous.

Organisons-nous. Désobéissons. Parlons. Agissons. Refusons l’héritage de la résignation. Le Congo est notre avenir. Et notre avenir commence maintenant.

Tom Melvin BAIKI – Le 17 juin 2025 – 10h34

2026 n'aura pas lieu pour Sassou : le peuple congolais mettra fin à la mascarade

 

2026 n’aura pas lieu pour Sassou : Le peuple congolais mettra fin à la mascarade

2026 n’aura pas lieu pour Sassou : Le peuple congolais mettra fin à la mascarade
Par Tom Melvin BAIKI, un citoyen libre et éveillé – Le 16 juin 2025 – 19h06

Le moment est venu de dire la vérité, sans détour, sans langue de bois.

Denis Sassou Nguesso prépare des élections présidentielles pour 2026.

Encore une fois.

Encore un tour de passe-passe constitutionnel.

Encore un viol de la volonté populaire.

Encore une tentative de voler le futur de tout un peuple.

  • Mais cette fois, ça ne passera pas.
  • Le Congo n’est plus le Congo de 2002, ni de 2009, ni de 2016.
  • Le monde a changé. L’Afrique se réveille.
  • Et les Congolais en ont marre de tourner en rond dans le même cauchemar.
  • Sassou n’a aucune légitimité à se représenter
  • Il a modifié la Constitution en 2015 pour s’accrocher au pouvoir.
  • Il a violé son propre texte en organisant une farce électorale en 2021.
  • Il a tué l’alternance, emprisonné les opposants, étranglé l’économie, tout en enrichissant sa famille et ses proches.

Son régime repose sur la peur, la fatigue du peuple, et la complicité extérieure.

  • Mais la peur s’efface.
  • Le peuple relève la tête.
  • Et les masques tombent.
  • 2026 : une élection truquée déjà écrite

Sassou croit encore pouvoir jouer la montre, gagner du temps, et trafiquer les urnes pendant que les Congolais ont le dos tourné.

Mais le vent tourne.

Partout en Afrique francophone, les peuples disent NON à l’éternité des dictateurs.

  • Le Mali a tourné la page.
  • Le Burkina a tourné la page.
  • Le Niger aussi.
  • Et le Congo fera de même.

 –  Le soutien de la France à Sassou devient problématique

Pendant des décennies, la France a soutenu Sassou en silence, en échange de contrats, de pétrole, de stabilité de façade.

Mais aujourd’hui, au regard de ce qui se passe partout dans le monde, l’histoire ne tolère plus les alliances avec les bourreaux des peuples africains.

En 2026, ce ne sera pas le choix entre deux candidats, ce sera le choix entre la liberté et la soumission.

Et si la France continue à couvrir Sassou, il n’y a aucun doute, elle tombera avec lui.

–  Le peuple doit parler maintenant

  • Assez de résignation.
  • Assez de silence.
  • Assez de peur.

Le Congo appartient aux Congolais.

  • Pas à une famille.
  • Pas à un clan.
  • Pas à un dictateur fatigué qui a vidé l’avenir de notre jeunesse.
  • Mobilisation totale
  • Dénonçons publiquement la fraude programmée de 2026.
  • Refusons l’organisation d’élections sous contrôle du régime.
  • Réclamons une transition citoyenne, souveraine, dirigée par le peuple.

Le régime de Sassou tombera.

  • Et avec lui, tous ceux qui l’ont aidé à piller le pays.
  • Le Congo se relèvera.
  • Mais cela commence par dire NON, haut et fort, dès aujourd’hui.

Tom Melvin BAIKILe 14 juin 2025 – Mise en ligne le 16/06/2025 – 19h06