ToPeSA : sortir le Congo de la torpeur !

ToPeSA : sortir le Congo de la torpeur !
« Congolais zoba » disent nos frères africains
« Congolais zoba » ? Derrière cette expression humiliante devenue le reflet du regard porté sur l’effondrement du Congo, ce texte revient sur les mécanismes politiques ayant conduit à la confiscation progressive du pouvoir, à l’affaiblissement de l’État et à la torpeur collective d’un peuple autrefois remuant. De la manipulation autour de la disparition de Marien Ngouabi à la personnalisation extrême du pouvoir autour du clan familial de Denis Sassou Nguesso, cette analyse appelle à une prise de conscience nationale. Face à l’usure du système, ToPeSA se présente comme une voie de restauration de l’État, de rassemblement national et de reconstruction d’une République une et indivisible.
Pourquoi y a-t-il tant d’apathie au Congo alors que le peuple congolais fut jadis un peuple remuant ? Malgré les conditions difficiles de vie, les accidents de circulation qui révulsent les consciences, les salaires et pensions impayés, le manque d’eau, la pénurie permanente d’électricité, ainsi que des hôpitaux devenus de véritables mouroirs, et alors même que le Congolais est traité de « Congolais zoba » (« Le Congolais est idiot ») par des étrangers que nous avons pourtant accueillis en toute fraternité, le peuple congolais affiche une apathie des plus affligeantes, non seulement pour le Congo, mais aussi pour l’Afrique, voire pour le monde.
D’où vient cette torpeur ?
Après avoir manipulé l’ancien président Alphonse Massamba-Débat en lui faisant croire que c’était le commandant Marien Ngouabi qui l’avait convié à l’État-Major afin de discuter des modalités de rétrocession du pouvoir, la suite des événements, documentée et relatée notamment par Mizele, Lazare Mouanga et Pierre Anga, même s’il n’a pas été soutenue par les siens, est connue de tous les Congolais. C’est à partir de ce moment que Denis Sassou Nguesso ouvrait la voie à une longue série de manœuvres politiques dont le Congo continue encore aujourd’hui de payer le prix.
Dans un premier temps, Denis Sassou Nguesso fit croire aux compatriotes du Nord que le pouvoir appartenait à l’ensemble du Nord à travers son opération dite de « réconciliation inter-nordiste », en instrumentalisant notamment l’idée imputée selon laquelle « Bakongo ba bomi Marien », afin de rallier les compatriotes du Nord à sa cause de prise de pouvoir autour du drame national lié à la disparition de Marien Ngouabi, avec pour crime additionnel celui du Cardinal Émile Biayenda, dont le tort fut d’avoir averti le président Marien Ngouabi de ce qui se tramait dans son dos à travers la manipulation de l’ancien président Alphonse Massamba-Débat. Et ce n’est certainement pas Florent Tsiba, qui fut l’un des derniers à avoir vu l’ancien président Alphonse Massamba-Débat vêtu d’une chemise blanche, qui dira le contraire, lui qui le conduisit auprès de Denis Sassou Nguesso, lequel lui lança avec dédain : « Amenez-le, je ne veux pas le voir… » Depuis lors, afin de mieux diviser le Pool, Denis Sassou Nguesso prit sous ses ailes les « Bakongo ba Boko » et contribua à la balkanisation des Kongo Lari Landa Rails en leur imposant une guerre contre des civils non armés, sous le terrible : « Nous avons brûlé le Pool… et le ciel n’est pas tombé ! », une politique dont Jean-Dominique Okemba paye les pots cassés.
Et cela, ce n’est certainement pas la France qui le lui avait demandé.
Puis, progressivement, certains compatriotes du Nord furent écartés afin que le pouvoir se concentre exclusivement entre les mains des Mbossi.
Ensuite vint le recentrage autour du clan familial, jusqu’à l’accaparement progressif de l’État par un cercle de plus en plus restreint.
Cette logique de personnalisation du pouvoir se manifeste aujourd’hui jusque dans les nominations les plus sensibles, révélant la fragilité du système, notamment avec la désignation de son petit-fils comme officier d’ordonnance, alors même qu’il n’a jamais exercé de carrière militaire. Il s’agit là d’une confusion grandissante entre les intérêts de l’État et ceux du clan familial. Une telle évolution décrit un pouvoir de plus en plus replié sur lui-même, marqué par la méfiance et le rétrécissement du cercle de confiance autour de Denis Sassou Nguesso, ce qui apparaît, aux yeux de nombreux Congolais, comme le signe d’un isolement politique croissant et d’un affaiblissement progressif du régime.
Enfin, après avoir trahi le peuple congolais en détournant l’abstention massive lors des élections du 15 mars 2026, en se proclamant élu avec la complicité de candidats fantoches, après avoir marginalisé le Parlement ainsi que la Cour suprême en réduisant le Conseil constitutionnel à un simple instrument de validation politique, Denis Sassou Nguesso a prêté serment dans un stade baptisé « Stade de l’Union du Nord » pour tenter de mobiliser une partie du Nord autour de lui, en opposant le « Stade Massamba-Débat » à celui des Bakongo, selon sa technique du « diviser pour mieux régner ». Mais cette fois-ci, le piège n’a pas pris.
Ainsi, Denis Sassou Nguesso règne aujourd’hui en dehors même de l’esprit de sa propre Constitution qu’il prétend pourtant défendre. Car cette Constitution impose que le Président élu prête serment devant le Parlement réuni en Congrès, expression de la souveraineté populaire. En se substituant au souverain primaire et en s’entourant d’institutions vidées de leur autorité morale et juridique, le pouvoir a profondément affaibli l’État et discrédité la République. On peut même dire que Denis Sassou Nguesso s’est lui-même sabordé en tant que Président de la République.
Les faits démontrent désormais que beaucoup de nos compatriotes du Nord ont été utilisés comme tremplin politique pour permettre la confiscation du pouvoir au seul bénéfice d’un clan familial et de ses héritiers. L’emprisonnement de Jean-Marie Michel Mokoko et de André Okombi Salissa, devenus de fait des prisonniers personnels de Denis Sassou Nguesso, apparaît pour beaucoup comme une manière de tenir en laisse tous ceux qui seraient tentés de le défier. À cela s’ajoute le goulot d’étranglement instauré à Oyo, à travers l’imposition d’une seule voie d’accès vers les contrées du Nord du pays. Cette emprise s’est davantage resserrée avec la disparition de l’ancien vice-Premier ministre Firmin Ayessa, tout comme avec le limogeage de Charles Richard Mondjo sous prétexte qu’il ne serait pas un « véritable Mbossi ».
Dans tout cela, la première victime de cette dérive demeure la République elle-même. Car connaître l’histoire, c’est aussi aller vers le dépassement afin de rassembler et d’unir.
« Congolais zoba » ? Non. Le moment est venu pour le peuple congolais de mettre fin à cette hérésie politique afin de reconstruire une République une et indivisible, fondée sur la justice, l’équilibre national et le respect de la souveraineté populaire.
ToPeSA est la voie de la restauration de l’État, du rassemblement national et de la reconstruction du Congo nouveau. La main tendue demeure, dans l’esprit de dépassement et de réconciliation qui anima autrefois Jacques Opangault, Prosper Gandzion, Jean Félix-Tchicaya et Simon-Pierre Kikhounga-Ngot.
ToPeSA
Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA
Le 18 mai 2026 – 11h33
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