samedi 20 juin 2026

ToPeSA : le choix politique

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ToPeSA : le choix politique

Du popori — jacasserie de l’oiseau appelé popori — pendant l’opération de maintien au pouvoir, à la popopologie — ni popopo, ni dingui-dingui — de l’Après

Du popori complaisant qui accompagnait la campagne de l’opération le maintien au pouvoir, au silence de mort de la popopologie qui lui a succédé, le constat est sans appel : le pouvoir est à terre, dépassé par l’ampleur de son propre échec. Pendant que Brazzaville étouffe les dossiers qui dérangent — des passeports controversés aux vérités enfouies sur l’assassinat de Marien Ngouabi — le peuple, lui, exige de se réapproprier son histoire. Face à cette impasse, le CDRC pose ToPeSA comme choix politique : ni capitulation, ni trahison, mais le pont vers le Congo Nouveau.

Depuis longtemps déjà, nous avions attiré l’attention sur la nécessité de savoir s’arrêter à temps, la main tendue, pour une sortie honorable par la grande porte. Nous l’avons payé au prix de notre liberté : condamnés arbitrairement à des années de prison pour avoir simplement exigé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, seul rempart capable d’empêcher la dégringolade que nous voyions déjà venir. Que nenni : on nous opposait la rhétorique du « chien aboie, la caravane passe ». Pendant ce temps, le pays s’enfonçait, jour après jour, un peu plus dans l’abîme.

Les grandes orientations promises par le soi-disant projet de société « L’accélération de la marche vers le développement », annoncé à grand renfort de jacasseries, restent à ce jour introuvables. Vint alors la popopologie : un silence de mort sur toute l’étendue du territoire. Le pouvoir s’est muré dans le silence, occupé à des futilités privées, dépassé par l’ampleur de son propre échec après cinquante ans de règne sans le moindre coup d’État pour s’en justifier. Silence absolu de l’action gouvernementale — un silence qu’il a lui-même voulu, en s’entourant d’aventuriers payés pour jouer les garants d’un pluralisme de façade. Oui, c’est le « ni popopo, ni dingui-dingui » : un silence de mort, comme s’il n’y avait plus ni pouvoir ni président. Échec et mat.

L’Après se précise…

C’est comme au match de boxe. Celui que le système PCT a poussé à se maintenir sur le ring, en champion, ne répond plus. Dopé par les promesses de ses soutiens — la situation financière s’arrangerait, les investissements seraient au rendez-vous pour financer « L’accélération de la marche vers le développement » — il a fini par croire à son propre mythe.

Comment faire pour se relever ? Il tente d’actionner Jean Olessongo Ondaye en le nommant ministre de l’Intérieur, à qui il ordonne de trouver une issue au dossier des passeports « distribués comme des petits pains à des groupes terroristes tels le Hamas, le Hezbollah et les Houthis du Yémen », alors que les Congolais eux-mêmes en sont privés — un dossier qui empoisonne désormais les relations entre le Congo et la Grande Puissance sous la présidence de Donald Trump. Mais rien n’y fait : ce dossier reste sous le contrôle direct de Denis Sassou Nguesso lui-même, via l’ancien ministre de l’Intérieur Raymond Zéphyrin Mboulou. De l’autre côté, son directeur de cabinet, Florent Tsiba, fait pression pour que le dossier de la manipulation de l’ancien président Alphonse Massamba-Débat — manipulation qui a conduit à l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, puis à celui de Massamba-Débat lui-même et du cardinal Émile Biayenda — connaisse une autre issue.

Mais le peuple veut savoir. Le peuple veut se réapproprier son histoire, comme le voulait déjà le capitaine Pierre Anga lorsqu’il s’adressait aux officiers de l’armée pour leur demander de ne jamais taire la vérité, mais d’éclairer le peuple sur ce qui était advenu. Mizele et Lazare Mouanga ont fini eux-mêmes par concéder : « Mbuta-Muntu (le Vieux) [Alphonse Massamba-Débat] a été piégé. » Nous le rappelons à l’attention des historiens, car il nous faut guérir de notre histoire, fût-elle blessante et sanglante — non pas l’effacer, mais l’affronter en face, comme un peuple qui choisit de se regarder dans la glace plutôt que de se mentir à lui-même.

En somme, il nous faut, à l’image de Chartres — où repose, au pied du Glaive Brisé, la mémoire de Jean Moulin et des martyrs des camps de concentration nazis — tracer notre propre chemin de mémoire, pour que notre conscience collective soit sans cesse interpellée et que nous ne recommencions plus jamais les mêmes erreurs.

ToPeSA : la solution politique

Que faire ?

Se retrouver en forêt pour fabriquer le tam-tam, et le faire résonner au cœur du village… Un choix politique — ni capitulation, ni trahison — car la politique est l’art du compromis pour avancer, pour le seul bénéfice du peuple.

ToPeSA : la voix et la voie, le pont vers le Congo Nouveau.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 18 juin 2026 – 13h17

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