ToPeSA : « Baninga bo yaka to solola » pour le Congo, l’unité nationale et la paix entre tous les enfants de la République

ToPeSA : « Baninga bo yaka to solola » pour le Congo, l’unité nationale et la paix entre tous les enfants de la République
« Baninga bo yaka to solola » : venez que nous parlions du Congo. À travers le message d’un compatriote qui interpelle ToPeSA sur les conditions d’une véritable réconciliation nationale, cette réflexion ouvre un débat fondamental sur l’avenir du pays. Comment restaurer la confiance entre les Congolais, réconcilier les régions, reconstruire la République et faire du Congo une nation où nul ne craindra plus son voisin ? Une contribution à l’union nationale pour l’unité, la paix et le vivre-ensemble.
I. La mémoire du Congo qui rassemblait
Mes chères compatriotes,
Mes chers compatriotes,
« Baninga bo yaka to solola » (Chers amis, venez que nous échangions).
Cette invitation de Samba Ngo dans Mi Mvuka résonne aujourd’hui avec une force particulière.
Au Congo, il fut un temps où nous nous retrouvions avec fierté à l’occasion de la Semaine culturelle pour partager ce qui nous unissait à travers nos différentes cultures, lesquelles constituaient notre richesse nationale.
Nous étions fiers de nos traditions, de nos danses, de nos langues, de nos chants et de nos histoires.
À cette époque, les attributs culturels n’étaient ni des instruments de domination politique ni des symboles de pouvoir destinés à impressionner ou à exclure l’autre. Ils étaient l’expression naturelle de ce que nous étions et de ce que nos ancêtres nous avaient transmis.
La Semaine culturelle était le rendez-vous de la rencontre.
La rencontre des cultures.
La rencontre des régions.
La rencontre des générations.
La rencontre de la nation avec elle-même.
Chacun s’y reconnaissait.
Chacun s’y projetait.
Chacun y trouvait sa place.
C’était l’un des visages les plus beaux du vivre-ensemble congolais.
II. L’interpellation d’un compatriote
C’est dans cet esprit que j’ai reçu le message d’un compatriote, une véritable bibliothèque de chez nous, dont la réflexion mérite d’être entendue par toutes et tous.
Ce message exprime avec sincérité une inquiétude profonde, mais aussi une attente forte de reconstruction nationale.
Le voici :
« Bonjour mon cher compatriote. Merci pour ces partages qui éclairent notre chemin. Le Congo, pays géré par ceux qui semblent avoir le parjure dans l’ADN, tant au plan des traditions congolaises — toutes jumelles parce que fondées sur le bon sens — et des valeurs qui nous furent imposées, bien qu’elles rejoignent souvent les traditions, religions et spiritualités africaines. Comment sortir de là sans nous remettre courageusement en cause ?
Les maçons tuent, mentent et volent, détruisant les fondamentaux de la nation et du vivre-ensemble. Les initiés dans les diverses spiritualités congolaises renient leurs engagements tout en allant se pavaner de manière ostentatoire avec en mains les balais, les queues de buffles et d’éléphants.
Ces hommes et ces femmes ont-ils réellement à cœur le souci de rendre heureux tous les Congolais ?
Que demander à Dieu : un déluge ?
ToPeSA, discours de réconciliation, a-t-il un vrai cheval ou, disons, une réflexion réelle sur la remise à plat pour la reconstruction d’un Congo nouveau dans lequel nous n’aurons plus peur du voisin et où chaque Congolaise et chaque Congolais pourra faire le choix de la région où il lui plaira de bâtir sa vie ?
Une réflexion pointue dans ce sens nous éviterait des débats inutiles et retardataires.
ToPeSA. »
(Message reçu le 1er juin 2026 à 15h07)
III. Le constat : les blessures de la nation
À cette interpellation profonde, j’ai répondu que je souhaitais apporter une réponse publique.
Parce qu’au-delà des mots, cette question rejoint les attentes de nombreuses Congolaises et de nombreux Congolais.
Elle exprime une inquiétude réelle.
Elle traduit également une fatigue collective face aux blessures accumulées, aux promesses non tenues, aux divisions entretenues et à l’affaiblissement progressif de ce qui faisait autrefois la solidité morale de notre nation.
Beaucoup ressentent aujourd’hui que les repères ont été brouillés.
Que la parole publique a perdu de sa force.
Que la confiance entre citoyens a été fragilisée, parfois même rompue.
Cette réalité doit être entendue avec sérieux, respect et humilité.
Mais notre responsabilité collective n’est pas de demeurer prisonniers de la désillusion.
Notre responsabilité est de transformer cette lucidité en une force de reconstruction.
Car aucune nation ne se relève durablement dans le déni.
Aucune nation ne progresse dans la peur.
Aucune nation ne se construit contre elle-même.
IV. La réponse de ToPeSA : réconcilier pour reconstruire
Oui, cette réflexion est au cœur de ToPeSA.
Parce que ToPeSA n’est pas seulement un discours politique.
ToPeSA porte une vision.
Une vision de réconciliation nationale.
Une vision de confiance retrouvée.
Une vision de reconstruction d’un Congo apaisé, juste et uni.
Le Congo appartient à toutes les Congolaises et à tous les Congolais.
Il n’appartient ni à une région, ni à une ethnie, ni à un clan, et encore moins à une famille.
Il est notre maison commune.
Notre héritage commun.
Notre responsabilité commune.
La remise à plat évoquée par notre compatriote est nécessaire.
Elle exige de regarder notre histoire avec lucidité et courage.
Elle exige de reconnaître avec sincérité ce qui a blessé notre nation : les injustices, les exclusions, les peurs entretenues entre compatriotes, l’instrumentalisation des appartenances régionales, la concentration du pouvoir et l’éloignement progressif de l’État de sa mission républicaine.
Mais cette remise à plat doit avant tout rassurer.
Rassurer le peuple, c’est garantir à chaque citoyenne et à chaque citoyen qu’il bénéficiera partout au Congo des mêmes droits, de la même protection et de la même dignité.
Rassurer les régions, c’est reconnaître leur place, leur histoire et leur contribution, tout en donnant à chacune la certitude qu’elle ne sera ni oubliée ni marginalisée.
Aucune région ne sera au-dessus des autres.
Toutes les régions sont complémentaires.
Toutes participent à l’histoire nationale.
Toutes participent à la construction de l’avenir commun.
Rassurer la République, c’est reconstruire des institutions crédibles, impartiales et protectrices au service de la nation tout entière.
La réconciliation telle que ToPeSA la projette n’est ni un oubli du passé ni un arrangement de circonstance.
C’est un pacte national nouveau fondé sur la confiance retrouvée.
Un Congo où l’on ne regarde plus son compatriote à travers son origine mais à travers sa citoyenneté.
Un Congo où l’on peut naître au Nord, bâtir sa vie au Sud, entreprendre à l’Ouest, étudier au Centre ou à l’Est sans peur, sans suspicion et avec la même considération partout.
Un Congo où chaque famille sait que cette terre nationale lui appartient pleinement.
Un Congo où la diversité cesse d’être un motif de division pour devenir une richesse au service de l’unité nationale.
Parce qu’au fond, la vraie question est celle-ci :
Comment faire du Congo un pays où chaque Congolaise et chaque Congolais se sent chez soi partout sur le territoire national, protégé par la République, respecté par ses compatriotes et confiant dans l’avenir ?
C’est à cette question que ToPeSA répond :
• Le peuple congolais mérite cette paix intérieure.
• Les régions méritent cette considération.
• La République mérite d’être pleinement rétablie dans sa vocation : protéger, unir et garantir à chacune et à chacun la liberté de vivre partout au Congo dans la sécurité, la dignité et la quiétude.
C’est dans cet esprit que ToPeSA avance :
Avec lucidité.
Avec responsabilité.
Avec fermeté.
Mais surtout avec la volonté sincère de réconcilier pour reconstruire durablement notre avenir commun.
Pour le Congo.
Pour l’unité nationale.
Pour la paix entre tous les enfants de la République.
ToPeSA.
Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA
Le 2 juin 2026 – 08h57
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