lundi 31 août 2026

Après l'humiliation, Brazzaville prône l'apaisement


APRES L'HUMILIATION, BRAZZAVILLE PRÔNENT L'APAISEMENT

Frontières 

Après quelques jours de flottement, le gouvernement de Brazzaville est sorti du bois. Comme impavides, les vaches regardent passer les trains, l’image figée de Serge Constant Bounda, Ministre des Affaires étrangères du Congo-Brazzaville, écoutant religieusement le chef de la diplomatie de la RD Congo Madame Thérèse Wagner dérouler le narratif du kidnapping des militaires de Brazzaville survenu à Makotimpoko a coupé le souffle et a laissé sans voix les populations du Congo-Brazzaville. 

« Le Congo-Brazzaville n’est pas un pays va-t-en guerre mais le Congo ne continuera pas à rester indifférent face à tout acte de provocation, à tout acte d’incursion, à tout acte d’intimidation » a tempêté Anatole Collinet MAKOSSO Premier ministre de la République du Congo.

Tempête dans un verre d’eau. 

Anatole Collinet Makosso joue au médecin après la mort en exhibant ses petits biscotos. Brazzaville n’en est pas à sa première humiliation militaire dans la sous-région. Brazzaville est coutumier du fait. L’Angola et le Gabon en ont fait leur terrain de jeu. Autant le Rwanda en fait voir de toutes les couleurs à la RDC, autant cette dernière fait avaler des couleuvres au Congo de Sassou. 

Combien, parmi les admirateurs et les fanatiques des «  cobras » habillés en FAC , ont poussé tant de clameurs au sujet de leurs exploits face aux populations de la région du Pool ? Combien parmi eux ont pris la peine de s’interroger sur l’efficacité des troupes congolaises ? A commencer par Denis Sassou Nguesso qui vantait les prouesses de la DGSP du général Serge Oboa dans le Pool.

Combien auront éprouvé une perplexité sur tel ou tel épisode ? Sur telle ou telle attitude de l’Etat major général, du haut commandement des FAC et des troupes sur le terrain ?

Combien ont éprouvé de la gêne quant au comportement des officiers et hommes de troupes plus visibles dans les « ngandas  » et les maisons closes des grandes villes que lors des manœuvres militaires ? 

La déroute militaire des FAC à Makotipoko et le long du fleuve est-elle si surprenante ? Et si la débandade des « mens in kaki  » du Congo-Brazzaville était la rançon de l’ethnisation à outrance des FAC par Sassou Nguesso ? On comprend le naufrage du slogan « Oloma niama » tant les Cobras sont inopérants dans un corps à corps face à l’adversaire. Les Ivoiriens auraient dit Sassou « a trouvé garçon. » L’ennemi a poussé l’humiliation jusqu’à faire bouffer des sandales Tong à leurs otages. Une façon de chosifier la prise de guerre ? L’adversaire avait sûrement en tête la bestialisation des leurs par les Congolais de Sassou : « Boma Zaïrois tika nioka. » 

Carpes 

Jamais, à la lumière de l’incursion des militaires de la RD Congo et de l’inertie des troupes congolaises, les forces armées congolaises n’ont si bien porté leur nom : la grande muette. Muette comme une carpe. Ou muet comme une tombe, celle où seront inhumés nos deux à trois soldats tombés sous les feux des militaires de l’autre rive. Ci-gît des soldats inconnus « déracinés du capital » selon le langage marxiste. Car ces soldats, cumulant des arriérés de salaires, sont morts pour être allés racketter des pêcheurs de Yumbi, une île au milieu du fleuve Congo. 

Sassou Nguesso, le PCT, les FAC et les épigones de «  l’accélération de la marche » sont à poil. Le roi est nu. Alors que la situation politique et militaire du Congo-Brazzaville exige de la rigueur, de la vigueur, de la fermeté et de l’autorité, Sassou Nguesso, les FAC, le PCT s’illustrent en « émollience ». 

Sur le champs de bataille, Félix Antoine Tshisékédi (FATSI) a pris le dessus et a marqué des points. Sassou a été contraint de constater l’inexistence, la vulnérabilité et la fragilité de ses « cobras ». Les forces armées congolaises, à défaut d’être une force de défense du territoire, ne sont qu’un machin constitué de miliciens « cobras  » se livrant au racket et autres braquages. En vérité ils sont un instrument de conservation du pouvoir entre les mains d’un homme : Denis Sassou Nguesso. 

Exploitées avec le même cynisme au Congo et outre-fleuve, reste aux populations de Brazzaville et Kinshasa d’asséner, le dernier coup de grâce militaire à Denis Sassou-Nguesso et Félix Antoine Tshisékédi, en vertu du slogan marxiste : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous  » 

Benjamin BILOMBOT BITADYS

 

 

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