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mardi 27 septembre 2016

(Françafrique) De la Côte d'Ivoire au Gabon, la françafrique craque : AFRICA

De la Côte d’ivoire au Gabon, la francafrique craque :: AFRICA
Contre la françafrique  
Contre la françafrique

De la Côte d’ivoire au Gabon, la francafrique craque :: AFRICA
Des opinions embarrassées et contradictoires sur le conflit électoral au Gabon traversent les milieux progressistes africains. Les uns appellent à en finir avec la dynastie Bongo et les autres se méfient de Jean Ping qui fut membre de la garde rapprochée de feu Omar Bongo. La manipulation de la "gabonité" qui rappelle l’ethnicisme politique qui a marqué les affrontements électoraux en Côte d?Ivoire ajoute à la confusion. Mais quels sont les enjeux pour l’Afrique et les peuples d’Afrique qui se cachent derrière les apparences trompeuses du conflit électoral au Gabon ? Quelles sont les contradictions qui agissent sous le spectacle des quolibets polémiques des joutes et luttes politiques dans ce pays qui fut dirigé par l’une des figures les plus marquantes de la Françafrique, le père Bongo ?

#AliBongo L’impérialisme source de l’ethnicisme ivoiritaire et gabonitaire


En Côte d?Ivoire, L. Gbagbo, sans être un chantre de « l’ivoirité », a concilié avec l’ethnicisme ivoiritaire dans le contexte de la partition de fait du pays et d’une rébellion fomentée pour l’empêcher de gouverner et lui imposer le processus électoral piégé qui lui sera ensuite fatal. Au départ le conflit politico-judicaire sur la question absurde et dangereuse de « l’ivoirité » reflète l’incapacité de la classe politique néocoloniale ivoirienne a solutionné la crise économique, sociale et politique née des diktats libéraux du FMI. De façon générale le système néocolonial a fait se succéder des dictatures militaires ou civiles des années 60/70, le « multipartisme des gestionnaires et technocrates » dans les années 80/90, puis maintenant le « multipartisme ethnique, religieux et/ou régionaliste ». C’est ce que confirme le socialiste français Guy Labertit en avouant que « le concept de l’ivoirité est venu de certaines institutions internationales qui ont trouvé cette formule tristement géniale pour répondre à une situation de crise économique en Côte d?Ivoire ». C’est le Journal patronal Français les Echos du 27/12/99 qui montrent l’imbrication totale entre les intérêts de la Françafrique et les contradictions internes en Côte d?Ivoire pour expliquer le coup d’état de « Noël 99 « du Gl Gueï : « Comme le général Gueï, Paris avait pourtant contribué à installer Henri Konan Bédié dans le fauteuil vacant de Félix Houphouët Boigny...parce qu’il risquait de faire voler en éclats la « vitrine » de son pré-carré en Afrique. Parce que l’instabilité politique croissante à Abidjan commençait à porter préjudice aux importants intérêts économiques tricolores dans le pays. La Côte d?Ivoire est le deuxième client de la France en Afrique Noire (5,3 milliards de francs d’achats en 1998). L’Hexagone y détient une part de marché de près de 30%... ».

Comme on le voit le Gabon n’échappe pas à cette stratégie oppressive de l’impérialisme Françafricain notamment. En effet, c’est dans son livre intitulé "Nouvelles Affaires africaines. Mensonges et pillages au Gabon" édité chez Fayard, en octobre 2014 que Pierre Péan, un des experts Françafricain, affirme que M. Ali Bongo ne serait pas un Gabonais d’origine. Aussitôt les transfuges écartés du pouvoir qui forment pour l’essentiel l’opposition gabonaise actuelle en ont fait un discours de campagne en se référant à la constitution gabonaise qui dit que le président de la République doit être un Gabonais de naissance. C’est ainsi qu’est importée de France de toute pièce la pathologie politique de la "gabonité" qui dénie à Ali Bongo d’être le fils de son père tout comme le fait l’opposition Mobutiste à J. Kabila au Congo Démocratique. Il est même organisé le dépistage d’une "légion étrangère" de Béninois qui règnerait sur le Gabon tout comme hier de Burkinabés ou de Maliens en Côte d?Ivoire.

Le nouveau Foccard de la politique africaine de l’impérialisme Français, Albert Bourgi, va entrer en scène comme l’écrit : "Du coup en France, il a été décidé de renouveler le personnel politique en écartant Ali Bongo et Jean Ping a été préparé, puis, à lui, ont été joints Casimir Oyé Mba et l’ex-président de l’Assemblée Nationale du Gabon. Rappelons que toute cette clique de politiciens réactionnaires ont eu à servir et cirer les bottes du père Bongo qui les a fabriqué durant tout son règne. Casimir Oyé Mba fut gouverneur de la BEAC à Yaoundé, il fut d’ailleurs le premier gouverneur noir de cette banque centrale. Jean Ping a été le gendre de Bongo Omar puisqu’il a épousé Pascaline Bongo, celle là même qui du temps du père Bongo controlait tous les marchés. C’est donc une affaire entre beaux parents ?".

Rappelons le précédent génocidaire de l’implication et de la responsabilité de l’impérialisme Français : Au Rwanda, c’est l’impérialisme Français dirigé par le social-démocrate impérialiste Mitterrand qui a formé et préparé le Hutu Power pour la réalisation de ce crime contre l’humanité en terre d’Afrique en 1994 avant de protéger et de exfiltrer les génocideurs au Kivu en République Démocratique du Congo (RDC). Une conclusion s’impose : plus vite les troupes Françaises partiront, plus on peut espérer qu’une telle menace s’éloignera.

L’unité ou la désunion dans les Etats post-coloniaux d’Afrique pour l’impérialisme, c’est selon son intérêt. L’AOF, l’AEF ont été unies sous la domination coloniale et quand il a été question, après le congrès fondateur du RDA à Bamako en 1946, d’aller unis vers l’indépendance, l’impérialisme a balkanisé en créant les actuels Etats en s’appuyant sur des bourgeois compradores, Houphouêt, Senghor, etc., tout en les « unifiant par la monnaie unique le franc cfa avec l’Uemoa et puis dans la Cedeao, et par les accords de présence militaire imposés par la Françafrique.

Pourquoi avoir capturé Gbagbo et cherché à écarter Ali Bongo ?

Ceux et celles qui hier s’étaient laissés abusés par le « tout contre Gbagbo » au nom de la lutte contre le fascisme ivoiritaire ont pu après coup regretter leurs positions naïves au vu des résultats objectifs que cela a produit. Les manigances ouvertement anti-Gbagboistes de l’ONUCI et de l’opération Licorne ont clairement servi le plan des impérialistes d’utiliser les élections pour se débarrasser, puis de capturer et d’embastiller Gbagbo avec en prime le scandale d’un procès où toute l’accusation se révèle un grossier mensonge fabriqué de toute pièce. Le "tout sauf Ali Bongo", si il abouti conformément au plan des impérialistes Français, finira aussi pareillement. A la différence de Gbagbo, Ali Bongo, successeur de son père tout comme le fils Eyadéma, est un élément des réseaux Françafricains. Mais le passage en cours du monde unipolaire dominé sans partage par les USA alliés à l’UE au monde multipolaire fait ses effets. Les pays "émergents" comme la Chine, l’Inde, la Russie, le Brésil, etc, investissent de plus en plus en Afrique où les parts de marchés et la mainmise Occidentale recule sur le plan économique. Les Etats néocoloniaux Africains ont ainsi de nouvelles opportunités de financements et de faire des "affaires". L. Gbagbo envisageait de tourner le dos à la Françafrique, à l’Eurafrique et à l’Usafrique. Ali Bongo lui a choisi de diversifier les relations économiques au point que la Chine est devenue le premier investisseur et partenaire économique du Gabon. Le coup d’état en Centrafrique qui a chassé Bozizé, prélude aux affrontements armés entre milices armées Séléka et Anti-Balakat, a été provoqué parce que la Françafrique perdait des parts de marchés, notamment les contrats sur l’exploitation du pétrole récemment découvert.

Voilà ce qu’évoque un partisan d’Ali Bongo pour expliquer l’opposition de l’impérialisme Français :"Ali ira chercher de nouveaux partenaires, mettant en concurrence des entreprises asiatiques ou nord-africaines avec les entreprises françaises. Il en sera ainsi dans le pétrole dont le Gabon est le quatrième producteur subsaharien, après le Nigéria, l’Angola et le Congo. Ainsi, dès 2009, le chinois Sinopec rachète Addax. Il suffit de voir la nationalité des entreprises qui prospectent actuellement au Gabon pour savoir qu’Ali Bongo cherche une réelle diversification. D’après le Trésor public français, “on recense la présence d’une dizaine de compagnies actuellement en phase d’exploration” et aucune d’elles n’est française. Il y a les entreprises chinoises Sino Gabon Oil and Gas et Sinopec Overseas, la sud-africaine Sasol, les américaines Forest Oil et Anadarko, l’australienne Sterling Oil, la canadienne Canadian national resources, qui a racheté les actifs de Pionner, la japonaise Mitsubishi Petroleum, la britannique Ophir et enfin l’indienne Oil India international. Ali Bongo veut que désormais 40% des recettes du pétrole restent au Gabon, contre 20% auparavant. Dans cet objectif, dès 2010, il crée “la Société nationale de pétrole, dénommée Gabon Oil Company (GOC), dont la vocation consiste à développer les participations de l’Etat gabonais dans le secteur pétrolier”, affirme toujours le Trésor français, qui suit avec beaucoup d’intérêt tous ces changements pas forcément dans l’intérêt des entreprises françaises comme Total, Maurel et Prom. Rattachée à la Présidence de la république, et sous tutelle de la Direction générale des hydrocarbures, la GOC veille au grain, ou plutôt à l’or noir et au gaz. Aujourd’hui, la GOC commercialise directement sur les marchés internationaux 7 millions de barils par mois pour le compte de l’Etat gabonais. Mais ce qui a le plus mis en rogne les groupes français, ce sont les contrôles fiscaux et le redressement qu’ils ont subis. Ainsi, en 2014, le fisc gabonais a réclamé quelques 805 millions de dollars à Total. Ce redressement a fortement détérioré les relations avec cette multinationale qui a bien sûr activé tout ce que la Françafrique compte en réseaux occultes pour résoudre le problème, y compris “à l’amiable”” (Source : afrique.le360.ma).
C’est le parti Socialiste Français lui même qui dévoile son parti pris anti-Bongo dans la crise post-électorale au Gabon comme le démasque le 30 août 2016 Fanny Pigeaud : “Quelle mouche a piqué le Parti socialiste français ? Dimanche, le PS s’est invité dans l’élection présidentielle du 27 août au Gabon en prenant parti contre l’un des candidats, le président sortant Ali Bongo Ondimba, et ce bien avant la proclamation officielle des résultats, d’abord attendue mardi 30 août en fin d’après-midi puis différée. « Alors que les premières estimations indiquent que le président sortant Ali Bongo serait battu au profit de Jean Ping, la sérénité doit présider à l’issue du scrutin », professe le parti dans un communiqué aux accents paternalistes. « Le vote libre des citoyens est l’outil par lequel la démocratie s’exprime et l’alternance, quand ils le décident, doit fonctionner. Voilà pourquoi la démocratie doit triompher au Gabon comme c’est déjà le cas dans plusieurs États et ce mouvement doit s’amplifier. Voilà plus d’un demi-siècle que la famille Bongo gouverne le Gabon. Une alternance serait signe de bonne santé démocratique et un exemple”.

L’autre facteur qui explique une distanciation progressive de plusieurs chefs d’Etats africains vis à vis des USA et de l’UE trouve sa source dans ce qu’on peut appeler le syndrome Libyen, l’assassinat crapuleux de Khaddafi qui a créé la peur sur le mode de ce qui lui est arrivé peut nous arriver. Le chaos qui s’en ait suivi, avec l’expansion des "djihadistes-terroristes" financés et armés par les alliés des Occidentaux que sont les pétromonarchies Wahabites et Salafistes, a été instrumentalisé par l’impérialisme Français pour lancer l’opération d’oocupation militaire de tout le Sahel du Mali à la Centrafrique dénommée Barkhane (dunes de sables qui se déplacent au gré des vents dans le désert) et par l’impérialisme US pour implanter l’USAFRICOM en Afrique. Le cas libyen montre que les impérialistes n’ont pas "d’amis", ils n’ont que des intérêts.

La crise de l’impérialisme parasitaire, décadent et le passage au monde multipolaire

La stratégie guerrière du chaos est la réponse systémique au remplacement progressif du monde unipolaire issu de la défaite du camp socialiste, de l’URSS par le monde multipolaire. Jusqu’à la guerre contre la Libye, y compris au Conseil de Sécurité de l’ONU la dite « communauté internationale » se résumait de fait à l’UE et les USA, lesquels se partageaient les rôles selon leurs intérêts contre le reste du monde. Mais comme on le voit en Syrie et en Ukraine, la Russie et la Chine et les résistances des Etats – Nations commencent à changer cette donne. Du Sahel, au Golfe de Guinée, en Afrique centrale et de l’est, mais aussi au Moyen-Orient, en Asie ex-Soviétique et en Amérique du Sud, le bloc impérialiste décadent et parasitaire USA/UE joue la carte agressive des guerres et des coups d’états (institutionnels ou pas) pour contrôler les sources de matières premières afin de préserver son hégémonie qui perdure depuis 500 ans.

Ces guerres ou destabilisations de conquêtes ou de préservation néo-coloniales du joug Occidental impérialiste rencontrent de plus en plus partout des résistances. C’est l’extension même du domaine des interventions impérialistes, l’USAFRICOM et de l’OTAN, y compris en mer de Chine et dans la péninsule coréenne, pour empêcher l’accès des puissances émergentes non impérialistes aux matières premières qui suscite les contradictions montantes au sein des réseaux Françafricains, Eurafricains et Usafricains.

Cette tendance agressive et déstabilisatrice est aggravée par l’actuelle crise systémique de surproduction du capitalisme. La contradiction entre la socialisation toujours plus poussée de la production, de l’activité économique et l’accaparement privée monopolisée de celle-ci rend de plus en plus insupportable à des millions de travailleurs et de peuples l’exploitation capitaliste et impérialiste.

Le libéralisme est la politique économique du capital pour contrée la loi de la baisse tendancielle du taux de profit des Firmes Transnationales. Tout ce qui de prés ou de loin échappe à cette soumission au libéralisme outrancier est à éliminer parce que le mouvement actuel vers le multilatéralisme est suicidaire pour l’hégémonie Occidentale sur le monde. Or le libéralisme est une politique économique qui livre les économies nationales au pillage des Firmes Transnationales et ne sert ainsi qu’à développer le sous-développement, la dépendance à l’étranger et l’oppression nationale. Ces facteurs sont à la base des contradictions qui minent la remondialisation actuelle du capitalisme entre le centre impérialiste et la périphérie. Il faut situer les crises électorales ivoirienne et gabonaise ainsi que celle qui se profile en RDC dans un tel contexte évolutif. On voit ainsi le système Françafricain craquer de plus en plus sous la différenciation d’intérêts qui s’opère au sein même des clans mafieux qui gouvernent les néocolonies. Les luttes des peuples contre les effets désastreux de la gouvernance libérale viennent bousculer les élites au pouvoir et pousser à des recompositions politiques que les offres d’investissements des pays émergents comme la Chine rendent opportunes.

Les forces progressistes patriotiques, antilibérales et anti-impérialistes doivent profiter de ces contradictions internes au système néocolonial pour frayer la voie à l’alternative populaire et indépendantiste, étape vers le socialisme. Malgré la complexité de la situation, les exemples actuels de la Chine, du Vietnam, de la Corée du Nord et de Cuba montrent que c’est possible.
Le libéralisme a dominé sans partage avant et après la défaite du socialisme durant les 30 dernières années. Puis les pays rescapés du camp socialiste vaincu et d’ex-pays colonisés et dominés ont opposé et opposent le capitalisme d’état (plus la planification d’état dans le cas des ex-pays du camp socialiste) au libéralisme dominant comme politique et stratégie économique qui indéniablement leur permettent de sortir du sous développement. C’est le cas des pays de démocraties populaires comme la Chine, le Vietnam, Cuba et la Corée du Nord dans lesquelles cohabitent différentes formes de propriétés mais avec comme secteur stratégiquement dominant les secteurs socialistes et capitalistes d’état contrôlés par un Parti Communiste au pouvoir.

Cet anti-libéralisme appuyé sur la réaffirmation de la souveraineté nationale et populaire explique le caractère progressiste, anti-libéral et anti-impérialiste des pouvoirs patriotiques au Venezuela, en Bolivie, en Equateur, au Nicaragua, au Salvador, au Brésil (de Lula, Dilma), l’Inde, la Russie, etc.
Force est aussi de constater que même les pays capitalistes « classiques » comme l’Inde, le Brésil et la Russie, etc., utilisent aussi le capitalisme d’état pour aller de l’avant sur le plan économique. C’est là la nouvelle configuration évolutive des contradictions actuelles capital/travail, impérialisme/peuples opprimés et même capitalisme/socialisme (objectif déclaré par les expériences Chinoises, Vietnamienne, Nord Coréenne, Cubaine en cours).

Bien entendu comme le montre le coup d’état institutionnel contre Dilma Roussef ces expériences patriotiques alternatives au libéralisme en cours n’échapperont pas à la question fondamentale que la vie elle même posera tôt ou tard : QUI L’EMPORTERA au sein de chacun de ces pays entre anti-libéraux et libéraux soutenus par les impérialistes, entre Socialisme et Capitalisme, entre le PC et les forces du capital interne et externe ?

LIRE LA SUITE : http://www.camer.be/54838/30:27/de-la-cote-divoire-au-gabon-la-francafrique-craque-africa.html

vendredi 10 juin 2016

(Congo-Brazzaville/Guinée/Françafrique) Alpha Condé manœuvre auprès de Hollande pour Sauver Sassou Nguesso



(Congo-Brazzaville/Guinée/Françafrique) Alpha Condé manœuvre auprès de Hollande pour Sauver Sassou Nguesso

En politique on dit souvent que le présent à ses racines dans le passé proche et lointain, et l’avenir dépend de ce que l’on fait du présent. Ironie du sort, Alpha Condé, opposant torturé par le régime Conté, semble oublier son passé d’opposant d’hier, puisque c’est lui qui manœuvre auprès de ses amis socialistes français pour sauver le dictateur Sassou-Nguesso qui vient de s’autoproclamer président de la République du Congo après un hold-up électoral.

En effet, Alpha Condé a manœuvré auprès de ses amis socialistes français pour que Bertrand Cochery, précédemment en poste à Conakry rejoigne Brazzaville pour sauver son ami Sassou-Nguesso. Les Congolais issus de la colonisation (d’origine guinéenne en particulier) sont déçus par l’attitude du président Alpha Condé de vouloir sauver le dictateur Sassou-Nguesso. Ce monsieur ignore que l’humanité est une entité collective dont les membres sont solidaires. Puisque le destin politique de l’Afrique est un destin collectif. Chaque président démocrate a une fonction à remplir, à la fois pour son pays et pour les autres pays, en cas de violation des valeurs communes partagées.
D’ailleurs, les plus grands hommes politiques du monde n’hésitent pas à défendre les peuples opprimés et écrasés par la dictature. Plus ils les défendent, plus ils s’élèvent. C’est la même chose aussi pour les grands hommes d’affaires qui n’hésitent pas à distribuer une bonne partie de leurs gains directement ou par l’intermédiaire des diverses associations, plus ils donnent, plus ils s’enrichissent.

Raison pour laquelle, face à l’imposture, face à un hold-up électoral, face à la barbarie et face aux violations répétées des droits de l’homme et des valeurs démocratiques ; nous devons tous nous mobiliser pour barrer la route à la dictature. Que nous soyons Noirs ou Blanc, Jaunes ou Rouges ; cela n’a aucune espèce d’importance, parce que le destin politique de l’humanité sur la planète terre est un destin collectif.

Par conséquent, c’est ensemble que le monde a combattu le nazisme ou l’apartheid. C’est ensemble que nous devons défendre la volonté populaire sortie des urnes au Congo. Défendre le verdict sorti des urnes le 20 mars au Congo, c’est défendre la démocratie et les droits de l’homme. En termes un peu plus claire, c’est participer de manière subtile mais effective à la vie de la communauté humaine.
Pour terminer, « quand tu ne sais pas où tu vas, n’oublie jamais d’où tu viens. » Être démocrate passe par l’exemple, et que malheureusement les bons exemples sont rares chez Alpha Condé. Il ne suffit pas de dire que je suis démocrate. Il ne suffit pas de dire que j’ai été un opposant opprimé. Parce qu’Alpha Condé n’utilise pas ces deux statuts pour faire le bien. Par contre en voulant sauver Sassou-Nguesso à tout prix, il montre qu’il est un dictateur intéressé par l’argent. Ne donne-t-il pas raison à ceux qui affirment que : « lorsque la France soutient un Noir africain, ce Noir est un danger pour le continent? ».

LIRE LA SUITE :
http://guinee28.info/congo-brazzaville-alpha-conde-manoeuvre-aupres-de-hollande-sauver-sassou-nguesso/

jeudi 25 février 2016

(France/Congo-Brazzaville/Sassou Nguesso) Pétition pour la libération de M. Modeste BOUKADIA


M. Sassou Nguesso, merci de LIBERER M. MODESTE BOUKADIA et tous les autres prisonniers politiques !



logo1-petition 
Chers amis,

Je viens de créer ma propre pétition sur le Site de Pétitions Citoyennes d'Avaaz -- elle s'intitule "MONSIEUR SASSOU NGUESSO, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CONGO-BRAZZAVILLE.: Nous vous demandons de libérer M. Modeste BOUKADIA et les autres prisonniers politiques".

000-1-boukadia-achoisi-d-affronter-le-diable 
Cette cause me tient vraiment à cœur et je pense qu'ensemble, nous pouvons agir pour la défendre. Mon objectif est de recueillir 100 signatures et j'ai besoin de votre aide pour y parvenir.


Pour en savoir plus et signer la pétition, cliquez ici:
https://secure.avaaz.org/fr/petition/MONSIEUR_SASSOU_NGUESSO_PRESIDENT_DE_LA_REPUBLIQUE_DU_CONGOBRAZZAVILLE_Nous_vous_demandons_de_liberer_M_Modeste_BOUKDIA_//?launch

Veuillez prendre un instant pour m'aider: faites passer le mot -- de telles campagnes démarrent toujours timidement, mais prennent de l'ampleur lorsque des gens comme vous s'impliquent!

Merci mille fois,
Jean-Claude

dimanche 14 février 2016

(Congo-Brazzaville) "IL" y est arrivé par la violence, les armes, demain, je ferme boutique


 
"IL" (Sassou) Y EST ARRIVE PAR LA VIOLENCE, LES ARMES, DEMAIN, JE FERME BOUTIQUE
 
ICI, la date du 5 février est une malédiction.
ICI, c'est un comptoir de la FrançAfrique.

ICI, c'est la planche à billets de l'ancien colon
ICI, le visage de l'ancien colon est un nègre ( Ironie de l'Histoire )
ICI, le nouveau colon est sur son trône depuis 33 ans.
ICI, l'ancien colon a donné son aval pour modifier la constitution
ICI, un peuple vit le Martyre
ICI, il n’ y a ni eau, ni électricité.
ICI, la population croupit dans la misère.
ICI, c’est l’omerta stricte et absolue.
ICI, c’est silence bouche cousue.
ICI, le tribalisme est une plaie béante.
ICI, c’est une affaire de famille et de clan.
ICI, c’est le royaume du crime.
ICI, le pouvoir est au bout du fusil
ICI, un cardinal a été enterré vivant ( Mars 1977 ).
ICI, des présidents ont été assassinés ( Mars 1977 ).
ICI, un président démocratiquement élu a été chassé par des armes ( 1997 ).
ICI, des populations ont été exterminées ( 1997-2000 )
ICI, un dépôt de munitions a fait des milliers de morts (Mars 2012)
ICI, c’est 33 ans de dictature militaire
ICI, c’est le royaume de l’arbitraire.
ICI, les opposants sont enlevés la nuit.
ICI, les opposants sont jetés en prison.
ICI, c’est le No man’s land des Barbouzes.
ICI, c’est le royaume de la Corruption.
ICI, un dictateur a pris en otage tout un pays.
ICI, un clan a fait main basse sur les richesses du pays
ICI, le pouvoir est considéré comme un animal pris dans le filet.
Ici, il ne fait pas bon d’exprimer son opinion et de l’afficher publiquement.
ICI, on ne s’oppose pas au clan et son chef sous peine d’être taxé d’ennemi de la paix.
ICI, se dessine une Monarchie.
ICI, une élection attrape-couillon est organisée le 20 Mars 2016
Ce « ICI », c’est la République du Sassouland & Co.


La France et Total sont là pour les soutenir et les protéger !

samedi 6 février 2016

(Côte d'Ivoire/Françafrique/Afrique de l'Ouest) Pour un africanisme de maturité et de raison : A propos du procès Gbagbo

Par Félix BANKOUNDA MPELE

Laurent Gbagbo
Laurent Gbagbo

« Les palabres ne viennent pas à nous, c’est nous qui allons vers les palabres » (Proverbe ivoirien)1
1Proverbe ivoirien signifiant « Celui qui tente le diable ne doit pas être surpris des désagréments qui lui tombent dessus ». Palabre, c’était un beau mot africain autrefois pour désigner une discussion argumentée et consensuelle sous les conseils avisés des sages du village ! Aujourdhui, celà désigne la dispute, l’injure, et les mauvais coups !

Incroyables Africains! Comment ne pas s’étonner de l’attitude de nombreux africains aujourd’hui, à l’occasion de l’actualité continentale ! Je veux parler du procès Gbagbo où, tout de suite, une cabale a été lancée contre l’ouverture de ce procès, contre la CPI, et singulièrement contre la procureure de l’instance, Madame Fatou Bensouda ! Les détracteurs oubliant même que la saisine de la CPI et le transfèrement de Laurent Gbagbo, antérieurs à la nomination de Fatou Bensouda comme procureure, se firent au moment où était procureur de l’instance Luis Moreno Ocampo !

A se demander si la compétence d’une juridiction ivoirienne aurait été moins controversée et plus objective, ou si, simplement, il faut continuer à entretenir l’impunité. Sans par ailleurs s’interroger sur l’issue du procès qui peut toujours surprendre, comme on l’a vu pour le cas du président kényan, Uhuru Kenyata, qui, accusé des faits plus ou moins semblables, et appelé à comparaître le 8 octobre 2014, a vu la juridiction abandonner l’accusation le 5 décembre 2014 pour insuffisance de preuves. Et qui dit que demain Ouattara lui-même pourrait ne pas répondre à des accusations de même nature, après sa présidence, puisque nul ne doute que des massacres ont eu lieu dans les deux camps!

Non moins embêtant, que faire et comment traiter la situation de nombreux de nos potentats, puisque l’Afrique reste tout de même le continent au monde où abondent les dictateurs sanguinaires et que, de ce point de vue, et contrairement à ce que l’on entend ici et là, ce n’est pas la CPI qui choisit prioritairement sa clientèle en Afrique, mais plutôt celle-ci qui, en raison des pratiques politiques dominantes, prédestine ses ‘hommes forts’ à la CPI !

Ainsi, comme d’habitude, conformes à leur opportunisme légendaire, a-t-on vu les dirigeants africains, profitant de cette actualité et du sentiment suscité auprès de nombreux Africains, terminer le dernier sommet de l’Union africaine, le 31 janvier, par une motion de dénonciation et de retrait de tous les pays africains de cette institution.

Si, aux termes de l’article 15 de son statut, la CPI peut décider de l’ouverture d’une enquête sur des cas ouvertement graves, jusqu’ici, et hormis le cas du Soudan qui fut déféré auprès du procureur de cette instance par le Conseil de Sécurité, ce sont les pays africains, ou plutôt leurs dirigeants qui, eux-mêmes, quand cela les arrangeait, ont demandé l’adhésion ou décidé de l’ouverture d’une enquête sur des faits graves dans leur pays (Ouganda, RDC, RCA). On a vu ainsi, par exemple, le Congo-Brazzaville de Sassou-Nguesso se précipiter, fin octobre 1998, à la signature du traité instituant la CPI, parce que le dirigeant autoproclamé voulait y expédier son prédécesseur évincé et que, aujourd’hui, curieusement, Sassou-Nguesso est parmi les dirigeants chevronnés pour cette action de retrait!

Il faut donc que les Africains fassent preuve d’un peu plus de discernement, de raison; qu’ils sachent ce qu’ils veulent ! qu’ils évoluent de l’africanisme classique et plaqué vers un africanisme de maturité et de raison, pour éviter l’instrumentalisation dont ne sont pas aptes seulement l’Occident comme on aime bien le dire, mais aussi les dirigeants Africains.

Pour le cas de la Cote d’Ivoire dont il m’était arrivé de m’exprimer par une interview en mars 2011, autant l’attitude des autorités françaises dans ce pays à partir de 2003 et particulièrement 2004 s’était manifestement révélée françafricaine et donc clairement critiquable et coupable, autant l’ambition de Ouattara pour le pouvoir et ce qui l’accompagne souvent est sans équivoque, autant le comportement de Gbagbo et son Conseil constitutionnel était, au regard du ‘pacte’ de sortie de crise, le fameux Accord de Prétoria de 2005, accepté et signé par toutes les parties ivoiriennes, clairement illégal et anti-démocratique. Je sais que ce point de vue ne plaît pas à beaucoup d’ Africains mais, le comportement des deux institutions (présidence et juridiction constitutionnelle) n’était pas conforme au droit circonstanciellement et consensuellement adopté par les parties.

Sans compter que l’élection, elle-même, de Gbagbo en 2000, parce que véritable cafouillage pour ceux qui s’en rappellent encore, aurait incité tout démocrate digne de ce nom à sa reprise, comme n’avaient pas manqué de le demander plusieurs voix. Gbagbo, alors proche de Guey président putschiste et autoproclamé, dont le gouvernement contenait plusieurs membres de son parti, dribbla Guey et emporta l’élection présidentielle dans la confusion totale, mais avec le soutien indéfectible d’éminents ‘éléphants’ socialistes français alors au pouvoir qui, clairement, fermèrent les yeux et se prononcèrent pour le maintien de cette élection! Bref, qui est françafricain, qui ne l’est pas!

A propos de la présidentielle de 2010 organisée cinq ans après la fin du mandat de Gbagbo, le 28 novembre ( date du deuxième tour de l’élection présidentielle ivoirienne) était-il la date du procès de la françafrique ou la date du choix du président de la République, quelles que soit ses affinités!

Honnêtement, je ne suis pas sûr que la bêtise ne soit que d’un côté comme le croient de nombreux Africains, et, surtout, que Gbagbo se soit comporté en démocrate digne, aussi bien dans le processus de l’élection de 2000, que dans la séquence du deuxième tour de la présidentielle, le 28 novembre 2010, qui fit basculer la Cote d’Ivoire dans une guerre civile plus meurtrière que la crise précédente… Ne fusse-que parce que, je le rappelle, en éliminant des dizaines de milliers de votants dans sept (7) départements du nord et du Centre essentiellement pro Ouattara, (alors que la loi électorale, art 64 al 1er, obligeait la juridiction constitutionnelle, en cas d’irrégularités substantielles constatées, exclusivement à l’annulation de l’élection et la notification de sa décision à la Commission Électorale Indépendante pour sa reprise totale dans les quarante-cinq jours), le Conseil constitutionnel ivoirien avait fait preuve d’un parti-pris manifeste que la proclamation précipitée des résultats (moins de 24 h sur plus de vingt-deux mille cas contentieux, alors que la loi lui donnait jusqu’à sept jours pour une appréciation sereine des résultats), tout comme la formation en urgence d’un gouvernement par Gbagbo lui-même confortait.

Cela, malgré de multiples et respectables demandes à surseoir, y compris par ceux qui, nombreux, l’avaient soutenu en 2000. Certains ne manqueront pas de rappeler la publication des résultats par la CEI ailleurs ( au Golf Hôtel) qu’au lieu du dépouillement. Outre, comme on le sait, qu’elle avait été auparavant empêchée de les rendre publics à son siège, et ce devant les télévisions du monde entier, le dernier mot, conformément au texte et de façon impartiale, revenait tout de même au Conseil constitutionnel qui, ouvertement, aura failli.

L’africanisme de maturité et de raisonévoqué, dédaigneux de tout amalgame, de toute conclusion hâtive et tout raccourci, doit être différent de celui des pères des indépendances mobilisés contre le seul colonisateur, doit s’adapter au nouveau contexte dont l’oppresseur n’est plus seulement l’ancien colonisateur mais, bien plus, les propres dirigeants africains qui, on le sait, bien souvent, exploitent, humilient, paupérisent et tuent leurs concitoyens autant sinon plus que les anciens colonisateurs. Il ne manque d’ailleurs pas d’observateurs avertis pour dire que certains de ces dirigeants africains ont parfois même pris le dessus sur leurs anciens maîtres’ (cf. notamment Antoine Glaser, Africafrance. Quand les dirigeants africains deviennent les maîtres du jeu, Paris, Fayard, 2014)

C’est donc au cas par cas, minutieusement, que doit être appréciée la fameuse françafrique, et non par un placage automatique, au risque de voir ladite françafrique partout, de se faire manipuler par des dirigeants qui, on le voit, ont appris eux aussi, à se draper de l’africanisme pour jeter l’anathème, l’étiquette de françafricain à leur compétiteur pour les disqualifier. Surtout que, pendant un certain temps encore, à tort ou à raison, bon nombre de dirigeants africains, pour leur survie et aussi par réalisme, continueront à arranger l’ancien maître.

La confusion, le non discernement ont pour conséquence l’incohérence voire la contradiction et la bêtise dans les propres choix et stratégies des Africains. Ainsi, comment expliquer par exemple, et pour les Congolais notamment, qu’alors qu’ils ne cessent de promettre à leur dictateur et oppresseur d’aujourd’hui la sanction de la CPI, qu’ils se trouvent aujourd’hui, ironie du sort, à cribler la même CPI, à demander son dessaisissement, et donc à donner du grain à moudre à leur tortionnaire, aux dictateurs qui en ont profité, on l’a dit, au dernier sommet de l’Union Africaine, avec l’émotion suscitée par l’affaire Gbagbo auprès de certains africains, à prendre une option pour le retrait des États africains de cette institution ! Ce n’est certainement pas à l’Afrique qu’ils ont pensé mais bien à leur propre sort ! Car, et pour preuve, pas une seule fois on a vu un seul des dirigeants africains se lever pour dénoncer un de leurs homologues dans les grands massacres commis sur le Continent, notamment en Libye lors du soulèvement populaire du printemps arabe, en Egypte, en Tunisie, au Congo-Brazzaville consécutivement au coup d’État de Sassou-Nguesso, en Cote d’Ivoire, au Kenya, au Togo, au Burundi …

Alors, gare et attention, nuance et modération car, contrairement à ce que l’on peut penser a priori, l’affaire ne fait que commencer et rien ne préjuge, objectivement, de son issue, à court ou long terme. Autant pour cette affaire que pour d’autres à venir. La procureure de la CPI, sur laquelle certains ont concentré haine et insultes, n’est pas irremplaçable comme dans nos juridictions nationales sous ordre. Le jugement de Gbagbo n’est pas qu’humiliation, mais aussi, quelque part, une tribune en or pour lui, pour affûter ses thèses, y compris politiques, comme ne le démentent pas les débuts. Surtout, c’est un moment pour les africains d’approfondir leurs réflexions à différents égards, sur leur élite, sur la faillite tant décriée de leurs institutions, sur l’opportunisme des politiques, sur la communauté internationale, sur les limites de la communauté africaine… mais certainement pas, on l’espère du moins, pour des expressions et choix émotionnels encore. Car, on l’a dit au départ, mais on ne le répétera jamais assez, la CPI est essentiellement fille non désirée de la défaillance des systèmes politiques et juridictionnels nationaux, des régimes despotiques, un peu partout, et principalement en Afrique et que, de ce point de vue, on rappellera ledit proverbe ivoirien, selon lequel, « celui qui tente le diable ne doit pas être surpris des désagréments qui lui tombent dessus  »

Félix BANKOUNDA MPELE

(Côte d'Ivoire, Françafrique/CPI/ Afrique de l'Ouest) La CPI prendra-t-elle des mesures concernant les exactions commises par les forces pro-Ouattara ?

 L'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a plaidé non coupable aux accusations de crimes contre l'humanité, au premier jour de son procès devant la CPI, jeudi 28 janvier 2016. © REUTERS/Peter Dejong
Le président ivoirien Laurent Gbagbo a plaidé non coupable aux accusations de crimes contre l’humanité, jeudi 28 janvier 2016.

Si la procureure de la CPI a insisté à maintes reprises sur l’impartialité de son bureau, la CPI n’a encore porté aucune accusation contre des suspects du camp Ouattara. Le personnel de la Cour a expliqué que le souci de finaliser les affaires contre Gbagbo et Blé Goudé, ainsi que des contraintes en termes de ressources, ont affecté leur capacité de pouvoir avancer dans les enquêtes sur les forces pro-Ouattara. En 2015, la procureure, Fatou Bensouda, a indiqué qu’elle prévoyait une accélération dans le rythme des enquêtes sur les crimes commis par des commandants affiliés à Ouattara. Il est difficile de prévoir la façon dont le budget 2016 alloué au Bureau du Procureur—qui a reçu moins de ressources que demandé—affectera ces enquêtes.

Le personnel de la Cour a indiqué que la décision du Bureau du Procureur de progresser initialement seulement contre les forces pro-Gbagbo a résulté de sa capacité à préparer l’affaire rapidement, étant donné la disponibilité d’éléments de preuve déterminants et de témoins. Face à l’incertitude quant à la possibilité que la remise de Gbagbo puisse durer, et sur la base des informations qui étaient à sa disposition à ce moment-là, le Bureau du Procureur a décidé qu’il valait mieux avancer pour garantir l’affaire à sa portée.

Toutefois, la décision de progresser initialement contre une seule partie du conflit est contestable. Le gouvernement ivoirien voulait désespérément retirer Gbagbo de la scène politique. Néanmoins, plutôt que poursuivre des affaires contre les deux parties simultanément, et d’utiliser la remise de Gbagbo à La Haye comme moyen de garantir la coopération dans les affaires contre les forces pro-Ouattara, l’approche par étapes du Bureau du Procureur et la remise rapide de Gbagbo — privant la Procureure d’un point clé d’influence sur le gouvernement — a permis au gouvernement ivoirien de traîner les pieds dans sa coopération avec la CPI. Le manque de coopération explicite avec la demande de la CPI de remettre l’épouse de Gbagbo, Simone, en est un exemple.

Le travail de la CPI en Côte d’Ivoire a été rendu encore plus difficile par les déclarations du Président Ouattara, en avril 2015, qu’il ne transfèrerait aucun autre suspect à la CPI, et que tous les procès futurs se dérouleraient devant des tribunaux nationaux. Cependant, même si les juges ivoiriens ont fait récemment des progrès dans les enquêtes, il est difficile de savoir si le gouvernement d’Ouattara soutient suffisamment le système judiciaire dans ses efforts pour amener les responsables devant la justice, en particulier pour les cas des commandants des forces pro-Ouattara.

L’absence d’accusations contre les forces pro-Ouattara à la CPI, étant donné la nature des crimes détaillés dans les allégations, a entraîné une opinion très polarisée à propos de la CPI en Côte d’Ivoire, et a porté atteinte à la légitimité de la Cour dans l’opinion populaire. Il est d’une importance primordiale que la CPI progresse dans ses enquêtes sur les forces pro-Ouattara, qu’elle cherche à rendre justice aux victimes et qu’elle fasse pression en faveur d’une justice impartiale nationale en Côte d’Ivoire

Lire l’intégralité de l’aticle…

Source : Human Right Watch

mercredi 1 octobre 2014

(Congo-Brazzaville) Télévision : Appel à Michael Peters et aux Actionnaires d'Euronews


Message aux souteneurs (proxénètes) d'un génocidaire, un criminel contre l'humanité

Nous appelons Monsieur Michael PETERS, Président du Directoire d’Euronews SA, ainsi que tous les actionnaires de la chaîne de télévision internationale d’information en continue EURONEWS (voir la liste des actionnaires ci-dessous)à tirertoutes les conséquences suite à l’affaire dite « Elie SMITH », du nom de ce grand journaliste bilingue d'origine camerounaise aux qualités professionnelles reconnues, qui a été expulsé le vendredi 26 septembre du Congo (Brazzaville), manu militari, en  lui interdisant d'emporter tout effet personnel, sur décision émanant des services du directeur général de la police,Jean-FrançoisNDENGUET(ce Général proche de Jean-Dominique OKEMBA et qui est mis en cause dans l’affaire des 353 Disparus du Beach, un crime contre l’humanité), après avoir subi l’intrusion à son domicile de cinq inconnus armés le mercredi 10 septembre à une heure du matin et au cours de laquelle sa sœur a été victime d’une agression sexuelle intolérable.

Classé à la 82e place, sur 180 pays, dans le classement mondial 2014 de la liberté de la presse établi par Reports Sans Frontières (RSF), le Congo est aujourd’hui  incontestablement l’un des pires exemples sur le continent dans la mise en œuvre de ses engagements internationaux en matière de liberté d’expression.

Il n’existe pas de chaîne de télévision à Brazzaville qui ne soit pas sous le contrôle total du pouvoir. Les seules chaînes de télévision privées autorisées sont au nombre de trois et appartiennent respectivement à Maurice N’GUESSO (frère aîné de Denis SASSOU N’GUESSO), Claudia SASSOU N’GUESSO (fille de Denis SASSOU N’GUESSO) et Norbert DABIRA (un Général proche de Denis SASSOU N’GUESSO et qui est également mis en cause dans l’affaire des 353 Disparus du Beach, un crime contre l’humanité). Quant à TÉLÉ-CONGO, la télévision nationale du Congo, elle n’est rien d’autre qu’un simple instrument au service de la propagande nationale de Denis SASSOU N’GUESSO.

C’est dire à quel point le Congo est le pays de la pensée unique par excellence, où seul ce que pense, dit ou fait Denis SASSOU N’GUESSO doit être diffusé dans les chaînes de télévision et il ne doit surtout pas y avoir des voix dissonantes. Le degré d’obscurantisme est tel que le pouvoir n’hésite pas à assassiner les journalistes jugés incontrôlables. C’est fut le cas notamment de Bruno OSSEBI JACQUET, journaliste franco-congolais, brûlé vif dans sa maison avec sa femme et leurs trois enfants. Son épouse et leurs trois enfants sont morts dans l'incendie et lui sera finalement achevé dans son lit d'hôpital, à l'hôpital militaire de Brazzaville, la veille de son évacuation sanitaire prévue vers la France.

En principe, chaque fois qu’il y a mort d’hommes, mais surtout dans les conditions telles que décrites ci-dessus, il y a matière à enquête pour que les auteurs de ces crimes soient punis... pourtant aucune enquête n’a jamais été ouverte. Ce fut, d’un avis largement partagé, un assassinat crapuleux commandité par Denis SASSOU N’GUESSO lui-même, simplement parce que Bruno OSSEBI JACQUET était en possession de documents sensibles qui auraient pu compromettre l’admission du Congo à l’initiative Pays Pauvre Très Endetté (PPTE).

C’est la preuve indéniable, s’il en fallait encore, de la nature dictatoriale et anti-démocratique du pouvoir de Denis SASSOU N’GUESSO et ce n’est pas par hasard que les observateurs les plus avisés de la vie politique congolaise qualifient le Congo comme étant la Corée du Nord de l’Afrique. Mais, de tout cela, Monsieur Michael PETERS n’a eu cure et a permis la création de la future chaîne d’information AFRICANEWS dont le siège sera basé à Brazzaville (CONGO) et qui découle d’un curieux et étrange partenariat entre EURONEWS et TÉLÉ-CONGO, sous l’égide du vieux dictateur sanguinaire congolais Denis SASSOU N’GUESSO.

Michael PETERS ferait-il donc partie du petit club très fermé de ces journalistes corrompus, à savoir :

Jean-Paul PIGASSE, François SOUDAN, Patrick WAJSMAN, Pierre-Etienne MOUGEOTTE,
Emile H. MALET, Vincent HERVOUËT, Guillaume DURAND, Olivier GALZI,  Christine OCKRENT, Denise Laurence Djengué EPOTÉ, qui se sont liés d’amitié avec ce vieux dictateur sanguinaire congolais ? Il ne serait d’ailleurs pas étonnant que le futur directeur de la chaîne d’information AFRICANEWS figure parmi eux.

Compte tenu du caractère anti-démocratique du pouvoir de Denis SASSOU N’GUESSO et des pressions qui sont exercées continuellement sur les journalistes et les acteurs des médias en général ou toute autre personne dans ce pays parce qu'ils exercent leur droit à la liberté d'opinion et d'expression en ligne et hors ligne, il ne fait aucun doute que cette future chaîne d’information AFRICANEWS ne sera pas en mesure de travailler avec le grand professionnalisme requis, sans craindre qu’elle ne se transforme en un simple instrument au service de la propagande internationale de ce vieux dictateur sanguinaire, et ses journalistes ne seront pas non plus en mesure de faire leur travail de façon indépendante, sans être soumis à des pressions et sans craindre des violences ou des persécutions.

Nous demandons donc à tous les actionnaires de la chaîne de télévision internationale d’information en continue EURONEWS d’exercer leur droit de véto afin de préserver l’image de marque de leur chaîne et d’exiger à Michael PETERS de prendre des mesures concrètes pour empêcher le lancement, fixé à l’été 2015, de la chaîne d’information AFRICANEWS.

Bienvenu MABILEMONO

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VOICI LA LISTE DES ACTIONNAIRES D’EURONEWS


Anciens actionnairesParmi les actionnaires fondateurs d'Euronews (SECEMIE) ne font pas partie de ceux d’Euronews SA les chaînes suivantes :

Nouveaux actionnaires•  Česká televizeSociété suisse de radiodiffusion et télévision Établissement national de télévision Televiziunea Română Établissement de la radiodiffusion-télévision tunisienne Compagnie nationale de télévision ukrainienne Public Broadcasting Services TV4 Raidió Teilifís Éireann Société nationale de radiodiffusion et de télévision RTR Türkiye Radyo Televizyon Kurumu       Radiotelevizija Slovenija 
Collectivités territoriales actionnairesGrand LyonDépartement du RhôneRégion Rhône-Alpes 
Les actionnaires les plus importants en parts au capital sont :
  •  France Télévisions (23,93 %)
  •  Rai (21,54 %),             RTR (15,98 %).   TRT (14,81 %)
  • SSR (9,15 %)
  • SNRT (6 %)16

mardi 12 août 2014

(Afrique/françafrique) : Washington saisit les comptes bancaires de l’ancien dictateur nigérian Abacha

Washington saisit les comptes bancaires de l’ancien dictateur nigérian Abacha


Sani ABACHA
Sani ABACHA

Le département de la Justice américain a indiqué jeudi avoir obtenu légalement le droit de saisir près d’un demi-milliard de dollars d’argent issu de la corruption et caché sur des comptes bancaires par l’ancien dictateur nigérian Sani Abacha.
La décision de justice rendue mercredi permet aux Etats-Unis de mettre la main sur 480 millions de dollars qu’Abacha, à la tête du Nigeria de 1993 jusqu’à sa mort en 1998, et ses acolytes avaient détourné vers des comptes bancaires à Jersey, en Angleterre, en Irlande et en France. Cela ne représente toutefois qu’une partie de l’argent détourné par l’ancien dictateur et Washington cherche toujours à pouvoir récupérer également 148 millions de dollars placés sur d’autres comptes en Grande-Bretagne. La justice américaine a obtenu le droit de pouvoir demander le transfert de ce demi-milliard de dollars car cet argent sale avait transité dans un premier temps par le système financier américain. « Le général Abacha et d’autres ont systématiquement détourné des milliards de dollars de fonds publics de la Banque centrale du Nigeria sous le faux prétexte que cet argent était nécessaire pour la sécurité nationale« , a précisé le département de la Justice américain. « Les conspirateurs retiraient l’argent en cash et transféraient l’argent à l’étranger par le biais d’institutions financières américaines« , a-t-il encore précisé. Le porte-parole du département de la Justice, Peter Carr, a noté qu’il ne savait pas combien de temps serait nécessaire pour que les Etats-Unis prennent réellement possession des fonds et les rendent au Nigeria. « Notre objectif est de rapatrier les fonds pour le bénéfice du peuple nigérian« , a-t-il dit. (Belga)

Source : BELGA

vendredi 20 juin 2014

(France/Afrique/Françafrique) Laurent Gbagbo, l'ancien président ivoirien règle ses comptes avec la Françafrique



chirac-gbagbo
chirac-gbagbo

Les magistrats de la Cour pénale internationale ont suffisamment d’éléments à charge contre Laurent Gbagbo. Détenu depuis 2011 à La Haye, il n’attend pas son procès les bras croisés. Dans « Pour la vérité et la justice », il dévoile sa stratégie de défense. Et comme la meilleure défense, c’est l’attaque, il raconte longuement ce qu’il pense de Chirac, Villepin, Sarkozy et Hollande. Et ça déménage…

EXTRAITS

Chirac a besoin d’argent

C’était en 2001, je pense. Villepin et Robert Bourgi m’ont demandé de cracher au bassinet pour l’élection en 2002 en France. Nous étions au Voltaire, un restaurant qui est sur le quai du même nom, près de la Documentation française [à Paris, près du domicile privé de Jacques Chirac, NDLR]. C’était le prix pour avoir la paix, en Françafrique. J’ai eu une entrevue avec Chirac, tout s’est très bien passé, il m’a raccompagné, il était très amical, et il m’a dit en me tapant sur l’épaule, sur le perron : « Je ne suis pas un ingrat. » Je ne suis pas fier de cet épisode, mais je pensais y gagner la marge de manoeuvre nécessaire pour avancer vers nos objectifs. On me l’a reproché en disant que c’était la preuve de mon double langage, que je m’appuyais sur le néocolonialisme pour le critiquer. Comme si on pouvait toujours répondre à des partenaires aussi puissants, sans employer la ruse et la diplomatie. On m’a mis dès le début en situation de crise et d’urgence permanentes. Au moins, ils ne sont jamais revenus à la charge. Je n’aurais pas accepté. Ils le savaient. Cela n’a pas amélioré nos relations. Plus tard, Chirac a dit que je l’avais « manqué » (…)

Les 18 et 19 septembre 2002, j’étais en voyage officiel à Rome. A peine arrivé, qui je vois, à l’hôtel ? Robert Bourgi. Bien sûr, j’ai trouvé la coïncidence curieuse et, pour tout dire, ça ne pouvait pas en être une. Nous avons dîné ensemble (…) Je suis rentré à l’hôtel. Vers 3 ou 4 heures du matin – il était 2 heures à Abidjan – j’ai été informé par un coup de fil de l’attaque militaire massive déclenchée dans tout le pays. Je décide de rentrer immédiatement. Robert Bourgi apparaît à ce moment et insiste : « Passe à Paris voir ton grand frère [Chirac]. » Sur le moment, j’ai pensé à tous ces chefs d’Etat, en Afrique, qui étaient partis en voyage et n’avaient jamais pu rentrer (…) Je ne suis pas allé à Paris, voir Chirac. Je suis rentré à Abidjan.

Pour qui se prend Villepin ?

Je suis arrivé le jeudi 23 janvier 2003, par un vol régulier d’Air France : je craignais qu’on tire sur mon avion présidentiel. Tout est toujours possible. Je devais voir Chirac le lendemain à 16 heures à l’Elysée. Le matin de ce fameux vendredi, on m’a glissé sous la porte de ma chambre, à l’hôtel Meurice, le texte des accords de Marcoussis. Bongo était descendu dans le même hôtel, pour me travailler au corps. C’était un ami de Ouattara, et le plus fidèle allié de la France depuis la disparition d’Houphouët. A 11 heures, je suis parti pour l’Elysée,Le Monde était déjà paru. Je l’ai lu dans la voiture, j’ai découvert qu’ils y donnaient déjà, en page 2, le nom du futur Premier ministre, une proche de Ouattara, membre de son parti, le RDR, Henriette Diabaté. Quand nous avons été ensemble, Chirac, Galouzeau et moi, Chirac me dit qu’il tient à ce que Henriette Diabaté soit Premier ministre. Merci, je l’avais déjà lu dans le journal ! C’est exactement ça, la Françafrique. J’ai refusé de signer (…) Villepin m’a ainsi clairement signifié le peu de respect qu’il avait pour moi et pour ma fonction. Villepin, Soro et Ouattara ont repris en choeur la rengaine Henriette Diabaté. On aurait dit une chorale qui avait répété ensemble son concert. J’ai dit à Villepin : « Vous n’écoutez donc même pas votre président ? » Il semblait se prendre un peu pour Jacques Foccart, un peu pour Jacques Chirac, et je me demande s’il ne se croyait pas supérieur aux deux, en se prenant pour Dominique de Villepin.

Une bavure française

[A propos du bombardement par l'aviation ivoirienne d'une base militaire française à Bouaké en novembre 2004, qui a fait 9 morts.] La sécurité militaire ne lâchait pas les pilotes d’une semelle, ni le jour ni la nuit. Elle savait combien de bières ils buvaient, où ils sortaient, à quelle heure et avec quelles filles ils rentraient. Des militaires français les côtoyaient, dans les boîtes de nuit, dans les « maquis » d’Abidjan. Les deux pilotes avaient été filmés et photographiés par les Français au retour de leur mission de bombarde (…) Le ministre de l’Intérieur du Togo, François Boko, les fait arrêter. Il les garde dix jours. Il appelle l’ambassade de France, le ministère des Affaires étrangères à Paris, le ministère de la Justice, pour dire : « Nous les tenons à votre disposition. » Le président Eyadema, qui était très servile vis-à-vis de la France, parce qu’il avait besoin de son aide et de celle de l’Europe, était prêt à tout pour faire plaisir à Chirac. Eh bien ! La France n’en a pas voulu !… Cela prouve bien qu’il s’agit d’une bavure française, et non d’une bavure ivoirienne. Mon explication, c’est qu’il y avait une filière parallèle.

Hollande, le lâcheur, et Sarkozy, l’arrogant

François Hollande, il venait me voir à mon hôtel chaque fois que j’étais à Paris. Je n’en ai jamais rien attendu, et je n’en attends rien. Les avocats de Ouattara ici, à La Haye, sont ses amis intimes, Jean-Paul Benoit et Jean-Pierre Mignard. Ouattara ne les a certainement pas choisis au hasard. Il sait ce que lobbying veut dire… Les socialistes français ont un complexe… Ils veulent faire croire qu’ils gouvernent comme la droite. Au début des années 2000, Villepin les a tous manipulés, en leur disant le monstre que j’étais… Ils ont eu peur d’être éclaboussés, ils m’ont lâché (…). Sarkozy, c’est autre chose. Je l’ai rencontré pour la première fois à New York, à l’Onu, en 2007. C’est Robert Bourgi qui m’avait suggéré de faire le déplacement, pour voir le nouveau président, après tous les problèmes que j’avais eus avec Chirac. Je n’avais donc aucun a priori négatif. Il a quitté l’aire réservée aux cinq membres du Conseil de sécurité dès qu’il m’a vu, et il est venu me serrer la main. « Président, ces élections, vous les faites quand ? » (…) La discussion s’est arrêtée là. Chez lui, à la place des idées, il y a l’arrogance

« Pour la vérité et la justice », de Laurent Gbagbo et François Mattei (éd. du Moment, 320 p., 19,95 E). Parution, le 26 juin.

jeudi 13 février 2014

Afrique/Congo-Brazzaville : Pour qui travaillent les dirigeants africains ?


Par Franck Canaprésidents

Dans un XXI eme siècle bien engagé, de nombreux pays africains accusent un important retard en ce qui concerne le progrès industriel, la recherche médicale, la sécurité alimentaire, la protection de la population ou encore l'amélioration des conditions de vie de leurs citoyens. Dès lors, d'aucuns estiment que la compréhension des causes de ce retard irrationnel devient un impératif. Cela, dans la mesure ou l'Afrique demeure le continent le plus riche sur la planète en ressources naturelles qui ont par ailleurs permis à l'occident de se développer et maintenir le cap jusqu'à ce jour. Mais, sachant que le résultat est toujours au bout du travail, il serait illusoire de croire que le développement sortira ex nihilo, faisant fi de la bonne volonté. En commençant par celle des dirigeants africains qui laisse encore à désirer.

A l'instar de ce chef d'état qui a fait construire un somptueux établissement scolaire dans le district de Chengduo à Yushu en Chine et que cette dernière a réceptionnée au titre de l'amitié entre son pays sous-développé inscrit au point d'achèvement PPTE (Pays Pauvre Très Endetté) et la Chine. Bien évidemment, tout ceci sans l'accord de ses compatriotes dépourvus d'université de qualité et dont 90 % vivent sous le seuil de pauvreté, selon les organismes des nations unies. Et, le questionnement sur le travail des dirigeants africains a encore du sens lorsqu'on assiste à des actes que ces derniers posent et que sous d'autres cieux les autorités ne se permettraient de faire. Pour preuve, cet autre chef d'état qui après avoir été fait docteur honoris causa de l'université Lyon III en France offrit à cette dernière un chèque de 300 millions de francs cfa alors qu'au même moment dans son pays les étudiants entamaient leur 6eme mois de grève. Ces derniers réclamant principalement le règlement de leurs arriérés de bourses.

Il est courant de voir certaines autorités africaines se déplacer avec des suites pléthoriques comprenant l'essentiel de leurs familles sans pour autant que ces pérégrinations de prestige ne parviennent à changer la vie de leurs concitoyens. D'autres ont amassé des fortunes, fermé les yeux ou encouragé l'enrichissement illicite des membres de leurs familles et de leurs sbires. Pas étonnant qu'une instruction liée aux biens mal acquis avec l'argent des africains soit toujours en cours en France.

Un rapport publié par l'organisme financier euro-américain Global Financial Integrity (GFI) démontre qu'en 38 ans, 854 milliards de dollars ont été détournés d'Afrique vers les places financières occidentales par les africains avec l'aide des occidentaux. Les estimations montrent que l'argent détourné entre 1970 et 2008 suffirait à effacer la totalité de la dette extérieure africaine évaluée à près de 260 milliards de dollars, prévoir 600 milliards de dollars pour la réduction de la pauvreté et stimuler la croissance. Ces milliers de milliards de dollars transférés en occident et qui concourent au développement de ce dernier, précise l'organisme, proviennent des détournements de fonds, de la fraude fiscale, de la corruption et du blanchiment d'argent.
Paradoxalement, l'Asie a mis 30 ans à se relever du chaos sans avoir à sa disposition les mêmes richesses que celles du continent africain. Sous-développés hier, les pays comme l'Indonésie, le Japon, la Thaïlande, la Corée du Sud ou la Chine se sont hissés au sommet du développement, améliorant considérablement le niveau de vie de leurs populations. De mémoire, en 1970, le PIB (produit intérieur brut) de la Corée du Sud et de la Corée du Nord réunis était inférieur à celui du Zaïre, actuelle République démocratique du Congo. D'autre part, nous gardons le souvenir de l'aide alimentaire apportée en 1976 par le Zaïre du président Joseph Désiré Mobutu à la Chine de Mao en crise.

Des pays comme le Vietnam, brisé par une longue guerre, ayant pour principale richesse le riz et ses eaux poissonneuses entrent dans l'émergence avec une monnaie 27 fois inférieure au franc cfa des pays d'Afrique francophone qui demeurent dans le sous-développement affirmé. En outre, les institutions financières internationales attestent qu'entre 1974  et 2008, la République du Gabon et le Qatar ont perçu les mêmes sommes d'argent en termes de revenus pétroliers. Qu'ont fait les gabonais qui manquent aujourd'hui de l'essentiel de leur argent ?

Condamnant une sorte d'idiosyncrasie de la classe dirigeante africaine, d'aucuns parmi les économistes considèrent que l'Afrique se dit en situation de dépendance, elle se dit pauvre et très endettée alors que ses autorités continuent d'envoyer les ressources nationales dans les pays qui sont paradoxalement leurs créanciers et d'où sont expulsés des Africains parce que sans-papiers.

A noter également, l'absence notable de réactions des autorités subsahariennes face aux souffrances, humiliations, brimades et tortures infligées aux africains noirs par les maghrébins en Afrique du Nord. Une insupportable absence d'assistance des autorités à leurs ressortissants qui a poussé Fabien Didier Yene, témoin et victime au Maroc de ces crimes et violations des droits de l'homme, à exposer ce « martyre noir africain » dans son ouvrage « Migrant au pied du mur » publié aux éditions Seguier en France.
Quant à la paix, elle demeure aux abonnés absents, périodique ou à la carte pour les états extérieurs à l'Afrique australe. Regroupés au sein de l'Union Africaine, financée à 77% par des fonds occidentaux, les dirigeants africains s'avèrent incapables de faire appliquer leurs propres textes. En effet, les coups d'états se succèdent et donnent toujours lieu à une condamnation de pure forme avant la réintégration des putschistes dans le sérail. Rien que ces dernières années, l'Afrique a connu une myriade de renversements
anticonstitutionnels de présidences comme en Centrafrique, en Guinée Bissau, en Mauritanie, à Madagascar, au Niger, en Libye, en Égypte ou de nouveau en Centrafrique. Actuellement, le chaos en Centrafrique fait des milliers de morts et au Sud Soudan, la tentative de coup d'état de l'ancien vice-président, Riek Machar, contre le président Salva Kiir a déjà fait près de 15.000 morts et 700.000 réfugiés jetés sur les routes et dans les pays voisins, selon le Haut-Commissariat aux Réfugiés. La République démocratique du Congo agressée  par plusieurs états depuis 15 ans à travers plusieurs groupes rebelles ayant causé la perte de plus de 10 millions de congolais, a été abandonnée à son triste sort avec la présence passive de 20.000 casques bleus de l'ONU.

En ce qui concerne le domaine sanitaire, dans de nombreux pays l'état n'est pas encore à même d'assurer les soins de santé primaires aux populations. Les structures sanitaires font toujours défaut au même titre que l'équipement et le personnel formé. A ce sujet, le cancérologue Claude Maylin, conseiller spécial en matière de santé à la présidence de la République du Congo souligne le manque de volonté politique dans ce domaine. Il estime pourtant avoir interpellé les autorités avec insistance pour que le nombre de médecins formés par année puisse passer de 20 à 150 environ pour couvrir les besoins hospitaliers. Sans résultat pour le moment ! « Ce n'est pas une affaire d'argent, mais de volonté politique...D'ailleurs, c'est sans doute l'une des premières décisions que j'aurais prise si on me nommait Ministre de la Santé. »

Qu'à cela ne tienne, désormais l'espoir africain résiderait dans les projets concrets tels celui de la cimenterie du magnat nigérian Aliko Dangoté au Cameroun qui fera baisser le prix du sac de ciment d'environ 3500 à 1000 francs cfa pour les camerounais. Le début de la coopération Sud-Sud entre la Côte-d'Ivoire et la Guinée Équatoriale dans le domaine agricole et celui des hydrocarbures s'annonce également  prometteur.
Du coté de la République démocratique du Congo, avec la bancarisation du règlement des salaires des fonctionnaires, le gouvernement du président Joseph Kabila et son premier ministre Augustin Matata Ponyo, vient de réaliser une prouesse. Depuis belle lurette, les congolais se plaignaient d’être rackettés par des agents véreux au moment de la perception à la main de leur paie. Cette pénitence ainsi que la phlébotomie causée aux finances publiques viennent de prendre fin avec la modernisation, par le virement sur le compte bancaire du fonctionnaire, du règlement des salaires de la fonction publique.

Au Congo Brazzaville, les importants revenus pétroliers n'ont pas toujours permis à la population d’être convenablement fournie en électricité, en eau potable, d'avoir droit à une bonne éducation, d'avoir accès aux soins de santé de qualité, ou d'atteindre l'auto-suffisance alimentaire pourtant jadis promise à grand bruit. De ce fait, pour y parvenir, les regards sont désormais rivés vers la bonne gestion espérée de l'entreprise Congo Iron dirigée par Aimé Emmanuel Yoka Fils. Cette nouvelle entité économique est dorénavant chargée de piloter le projet Mbalam-Nabeba du plus important gisement de fer. Projet qui devrait rapporter à moyen terme pas moins de 4,7 milliards de dollars qui serviront également à l'amélioration des conditions de vie de la population congolaise, comme l'a laissé entendre son responsable.

Si les attentent demeurent entières du Maghreb à l'Afrique centrale, les pays de l'Afrique australe, regroupés au sein de la SADC, avancent à grand pas vers l'émergence pour y rejoindre l'Afrique du Sud. Les économies telles que celles de l'Angola ou émigrent chaque année des dizaines de milliers de portugais à la recherche d'une vie meilleure, du Mozambique, du Botswana ou de la Zambie sont florissantes. Pour autant, l'idéal serait que le reste de l'Afrique parvienne à offrir a ses fils des infrastructures, l'emploi, la paix et une meilleure répartition de la richesse. Car à ce jour, la croissance à deux chiffres qu'on y trouve, profite uniquement à l'élite, aux grands groupes et aux multinationales.

Franck CANA " Analyste sociopolitique"
cana.franck@orange.fr    
Publications :
« L'aube de l'odyssée, » éditions La Bruyère, Paris
« Opération Restore Hope, » éditions La Bruyère, Paris

jeudi 30 janvier 2014

[France/Afrique] 14 African Countries Forced by France to Pay Colonial Tax For the Benefits of Slavery and Colonization

14 African Countries Forced by France to Pay Colonial Tax For the Benefits of Slavery and Colonization

By  Mawuna Remarque KOUTONIN*

Africa-France-relationshipDid you know many African countries continue to pay colonial tax to France since their independence till today!When Sékou Touré of Guinea decided in 1958 to get out of french colonial empire, and opted for the country independence, the french colonial elite in Paris got so furious, and in a historic act of fury the french administration in Guinea destroyed everything in the country which represented what they called the benefits from french colonization.
Three thousand French left the country, taking all their property and destroying anything that which could not be moved: schools, nurseries, public administration buildings were crumbled; cars, books, medicine, research institute instruments, tractors were crushed and sabotaged; horses, cows in the farms were killed, and food in warehouses were burned or poisoned.
The purpose of this outrageous act was to send a clear message to all other colonies that the consequences for rejecting France would be very high.
Slowly fear spread trough the african elite, and none after the Guinea events ever found the courage to follow the example of Sékou Touré, whose slogan was “We prefer freedom in poverty to opulence in slavery.”
Sylvanus Olympio, the first president of the Republic of Togo, a tiny country in west Africa, found a middle ground solution with the French.He didn’t want his country to continue to be a french dominion, therefore he refused to sign the colonisation continuation pact De Gaule proposed, but agree to pay an annual debt to France for the so called benefits Togo got from french colonization.It was the only conditions for the French not to destroy the country before leaving. However, the amount estimated by France was so big that the reimbursement of the so called “colonial debt” was close to 40% of the country budget in 1963.
The financial situation of the newly independent Togo was very unstable, so in order to get out the situation, Olympio decided to get out the french colonial money FCFA (the franc for french african colonies), and issue the county own currency.
On January 13, 1963, three days after he started printing his country own currency, a squad of illiterate soldiers backed by France killed the first elected president of newly independent Africa. Olympio was killed by an ex French Foreign Legionnaire army sergeant called Etienne Gnassingbe who supposedly received a bounty of $612 from the local French embassy for the hit man job.
Olympio’s dream was to build an independent and self-sufficient and self-reliant country. But the French didn’t like the idea.
On June 30, 1962, Modiba Keita , the first president of the Republic of Mali, decided to withdraw from the  french colonial currency FCFA which was imposed on 12 newly independent African countries. For the Malian president, who was leaning more to a socialist economy, it was clear that colonisation continuation pact with France was a trap, a burden for the country development.
On November 19, 1968, like, Olympio, Keita will be the victim of a coup carried out by another ex French Foreign legionnaire, the Lieutenant Moussa Traoré.
In fact during that turbulent period of African fighting to liberate themselves from European colonization, France would repeatedly use many ex Foreign legionnaires to carry out coups against elected presidents:
  • - On January 1st, 1966, Jean-Bédel Bokassa, an ex french foreign legionnaire, carried a coup against David Dacko, the first President of the Central African Republic.
  • - On January 3, 1966, Maurice Yaméogo, the first President of the Republic of Upper Volta, now called Burkina Faso, was victim of a coup carried by Aboubacar Sangoulé Lamizana, an ex French legionnaire who fought with french troops in Indonesia and Algeria against these countries independence.
  • - on 26 October 1972, Mathieu Kérékou who was a security guard to President Hubert Maga, the first President of the Republic of Benin, carried a coup against the president, after he attended French military schools from 1968 to 1970.
In fact, during the last 50 years, a total of 67 coups happened in 26 countries in Africa, 16 of those countries are french ex-colonies, which means 61% of the coups happened in Francophone Africa.
Number of Coups in Africa by country
Ex French colonies  Other African countries Country  Number of coup Country number of coup Togo 1 Egypte 1 Tunisia 1 Libye 1 Cote d’Ivoire 1 Equatorial Guinea 1 Madagascar 1 Guinea Bissau 2 Rwanda 1 Liberia 2 Algeria 2 Nigeria 3 Congo – RDC 2 Ethiopia 3 Mali 2 Ouganda 4 Guinea Conakry 2 Soudan 5 SUB-TOTAL 1 13

Congo 3

Tchad 3

Burundi 4

Central Africa 4

Niger 4

Mauritania 4

Burkina Faso 5

Comores 5

SUB-TOTAL 2 32

TOTAL (1 + 2) 45 TOTAL 22
As these numbers demonstrate, France is quite desperate but active to keep a strong hold on his colonies what ever the cost, no matter what.
In March 2008, former French President Jacques Chirac said:
“Without Africa, France will slide down into the rank of a third [world] power”
Chirac’s predecessor François Mitterand already prophesied in 1957 that:
 ”Without Africa, France will have no history in the 21st century”
At this very moment I’m writing this article, 14 african countries are obliged by France, trough a colonial pact, to put 85% of their foreign reserve into France central bank under French minister of Finance control. Until now, 2014, Togo and about 13 other african countries still have to pay colonial debt to France. African leaders who refuse are killed or victim of coup. Those who obey are supported and rewarded by France with lavish lifestyle while their people endure extreme poverty, and desperation.
It’s such an evil system even denounced by the European Union, but France is not ready to move from that colonial system which puts about 500 billions dollars from Africa to its treasury year in year out.
We often accuse African leaders of corruption and serving western nations interests instead, but there is a clear explanation for that behavior. They behave so because they are afraid the be killed or victim of a coup. They want a powerful nation to back them in case of aggression or trouble. But, contrary to a friendly nation protection, the western protection is often offered in exchange of these leaders renouncing to serve their own people or nations’ interests.
African leaders would work in the interest of their people if they were not constantly stalked and bullied by colonial countries.
In 1958, scared about the consequence of choosing independence from France, Leopold Sédar Senghor declared: “The choice of the Senegalese people is independence; they want it to take place only in friendship with France, not in dispute.”
From then on France accepted only an “independence on paper” for his colonies, but signed binding “Cooperation Accords”, detailing the nature of their relations with France, in particular ties to France colonial currency (the Franc), France educational system, military and commercial preferences.
Below are the 11 main components of the Colonisation continuation pact since 1950s:

#1.  Colonial Debt for the benefits of France colonizationThe newly “independent” countries  should pay for the infrastructure built by France in the country during colonization.
I still have to find out the complete details about the amounts, the evaluation of the colonial benefits and the terms of payment imposed on the african countries, but we are working on that (help us with info).

#2. Automatic confiscation of national reservesThe African countries should deposit their national monetary reserves into France Central bank.
France has been holding the national reserves of fourteen african countries since 1961: Benin, Burkina Faso, Guinea-Bissau, Ivory Coast, Mali, Niger, Senegal, Togo, Cameroon, Central African Republic, Chad, Congo-Brazzaville, Equatorial Guinea and Gabon.
“The monetary policy governing such a diverse aggregation of countries is uncomplicated because it is, in fact, operated by the French Treasury, without reference to the central fiscal authorities of any of the WAEMU or the CEMAC. Under the terms of the agreement which set up these banks and the CFA the Central Bank of each African country is obliged to keep at least 65% of its foreign exchange reserves in an “operations account” held at the French Treasury, as well as another 20% to cover financial liabilities.
The CFA central banks also impose a cap on credit extended to each member country equivalent to 20% of that country’s public revenue in the preceding year. Even though the BEAC and the BCEAO have an overdraft facility with the French Treasury, the drawdowns on those overdraft facilities are subject to the consent of the French Treasury. The final say is that of the French Treasury which has invested the foreign reserves of the African countries in its own name on the Paris Bourse.
In short, more than 80% of the foreign reserves of these African countries are deposited in the “operations accounts” controlled by the French Treasury. The two CFA banks are African in name, but have no monetary policies of their own. The countries themselves do not know, nor are they told, how much of the pool of foreign reserves held by the French Treasury belongs to them as a group or individually.
The earnings of the investment of these funds in the French Treasury pool are supposed to be added to the pool but no accounting is given to either the banks or the countries of the details of any such changes. The limited group of high officials in the French Treasury who have knowledge of the amounts in the “operations accounts”, where these funds are invested; whether there is a profit on these investments; are prohibited from disclosing any of this information to the CFA banks or the central banks of the African states .” Wrote Dr. Gary K. Busch
It’s now estimated that France is holding close to 500 billions African countries money in its treasury, and would do anything to fight anyone who want to shed a light on this dark side of the old empire.
The African countries don’t have access to that money.
France allows them to access only 15% of the money in any given year. If they need more than that, they have to borrow the extra money from their own 65% from the French Treasury at commercial rates.
To make things more tragic, France impose a cap on the amount of money the countries could borrow from the reserve. The cap is fixed at 20% of their public revenue in the preceding year. If the countries need to borrow more than 20% of their own money, France has a veto.

#3.  Right of first refusal on any raw or natural resource discovered in the countryFrance has the first right to buy any natural resources found in the land of its ex-colonies. It’s only after France would say, “I’m not interested”, that the African countries are allowed to seek other partners.

#4. Priority to French interests and companies in public procurement and public bidingIn the award of government contracts, French companies must be considered first, and only after that these countries  could look elsewhere. It doesn’t matter if the african countries can obtain better value for money elsewhere.
As consequence, in many of the french ex-colonies, all the majors economical assets of the countries are in the hand of french expatriates. In Côte d’Ivoire, for example, french companies own and control all the major utilities – water, electricity, telephone, transport, ports and major banks. The same in commerce, construction, and agriculture.
In the end, as I’ve written in a previous article, Africans now Live On A Continent Owned by Europeans!

#5. Exclusive right to supply military equipment and Train the country military officersThrough a sophisticated scheme of scholarships, grants, and “Defense Agreements” attached to the Colonial Pact, the africans should send their senior military officers for training in France or French ran-training facilities.
The situation on the continent now is that France has trained hundreds, even thousands of traitors and nourish them. They are dormant when they are not needed, and activated when needed for a coup or any other purpose!

#6. Right for France to pre-deploy troops and  intervene military in the country to defend its interestsUnder something called “Defence Agreements” attached to the Colonial Pact, France had the legal right to intervene militarily in the African countries, and also to station troops permanently in bases and military facilities in those
countries, run entirely by the French.
French military bases in Africa
French-military-bases-in-africa
When President Laurent Gbagbo of Côte d’Ivoire tried to end the French exploitation of the country, France organized a coup. During the long process to oust Gbagbo, France tanks, helicopter gunships and Special Forces intervened directly in the conflit, fired on civilians and killed many.
To add insult to injury, France estimated that the French business community had lost several millions of dollars when in the rush to leave Abidjan in 2006 the French Army massacred 65 unarmed civilians and wounded 1,200 others.
After France succeeded the coup, and transferred power to Alassane Outtara, France requested Ouattara government to pay compensation to French business community for the losses during the civil war.
Indeed the Ouattara government paid them twice what they said they had lost in leaving.

#7. Obligation to make French the official language of the country and the language for educationOui, Monsieur. Vous devez parlez français, la langue de Molière!
A French language and culture dissemination organization has been created called “Francophonie” with several satellites and affiliates organizations supervised by the French Minister of Foreign Affairs.

#8. Obligation to use France colonial money FCFAThat’s the real milk cow for France, but it’s such an evil system even denounced by the European Union, but France is not ready to move from that colonial system which puts about 500 billions dollars from Africa to its treasury.
During the introduction of Euro currency in Europe, other european countries discovered the french exploitation  scheme. Many, specially the nordic countries, were appalled and suggested France get rid of the system, but unsuccessfully.

#9.  Obligation to send France annual balance and reserve report.Without the report, no money.
Anyway the secretary of the Central banks of the ex-colonies, and the secretary of the bi-annual meeting of the Ministers of Finance of the ex-colonies is carried out by France Central bank / Treasury.

#10. Renonciation to enter into military alliance with any other country unless authorized by FranceAfrican countries in general are the ones with will less regional military alliances. Most of the countries have only military alliances with their ex-colonisers! (funny, but you can’t do better!).
In the case France ex-colonies, France forbid them to seek other military alliance except the one it offered them.

#11. Obligation to ally with France in situation of war or global crisisOver one million africans soldiers fought for the defeat of nazism and fascism during the second world war.
Their contribution is often ignored or minimized, but when you think that it took only 6 weeks for Germany to defeat France in 1940, France knows that Africans could be useful for fighting for la “Grandeur de la France” in the future.

There is something almost psychopathic in the relation of France with Africa.
First,  France is severely addicted to looting and exploitation of Africa  since the time of slavery. Then there is this complete lack of creativity and imagination of french elite to think beyond the past and tradition.
Finally, France has 2 institutions which are completely frozen into the past, inhabited by paranoid and psychopath “haut fonctionnaires” who spread fear of apocalypse if France would change, and whose ideological reference still comes from the 19th century romanticism: they are the Minister of Finance and Budget of France and the Minister of Foreign affairs of France.
These 2 institutions are not only a threat to Africa, but to the French themselves.

It’s up to us as African to free ourselves, without asking for permission, because I still can’t Understand for example how 450 french soldiers in Côte d’Ivoire could control a population of 20 millions people?

*Source Silicon Africa

 (Extrait de : http://panafricanvisions.com/2014/14-african-countries-forced-france-pay-colonial-tax-benefits-slavery-colonization/)