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mardi 27 septembre 2016

(Françafrique) De la Côte d'Ivoire au Gabon, la françafrique craque : AFRICA

De la Côte d’ivoire au Gabon, la francafrique craque :: AFRICA
Contre la françafrique  
Contre la françafrique

De la Côte d’ivoire au Gabon, la francafrique craque :: AFRICA
Des opinions embarrassées et contradictoires sur le conflit électoral au Gabon traversent les milieux progressistes africains. Les uns appellent à en finir avec la dynastie Bongo et les autres se méfient de Jean Ping qui fut membre de la garde rapprochée de feu Omar Bongo. La manipulation de la "gabonité" qui rappelle l’ethnicisme politique qui a marqué les affrontements électoraux en Côte d?Ivoire ajoute à la confusion. Mais quels sont les enjeux pour l’Afrique et les peuples d’Afrique qui se cachent derrière les apparences trompeuses du conflit électoral au Gabon ? Quelles sont les contradictions qui agissent sous le spectacle des quolibets polémiques des joutes et luttes politiques dans ce pays qui fut dirigé par l’une des figures les plus marquantes de la Françafrique, le père Bongo ?

#AliBongo L’impérialisme source de l’ethnicisme ivoiritaire et gabonitaire


En Côte d?Ivoire, L. Gbagbo, sans être un chantre de « l’ivoirité », a concilié avec l’ethnicisme ivoiritaire dans le contexte de la partition de fait du pays et d’une rébellion fomentée pour l’empêcher de gouverner et lui imposer le processus électoral piégé qui lui sera ensuite fatal. Au départ le conflit politico-judicaire sur la question absurde et dangereuse de « l’ivoirité » reflète l’incapacité de la classe politique néocoloniale ivoirienne a solutionné la crise économique, sociale et politique née des diktats libéraux du FMI. De façon générale le système néocolonial a fait se succéder des dictatures militaires ou civiles des années 60/70, le « multipartisme des gestionnaires et technocrates » dans les années 80/90, puis maintenant le « multipartisme ethnique, religieux et/ou régionaliste ». C’est ce que confirme le socialiste français Guy Labertit en avouant que « le concept de l’ivoirité est venu de certaines institutions internationales qui ont trouvé cette formule tristement géniale pour répondre à une situation de crise économique en Côte d?Ivoire ». C’est le Journal patronal Français les Echos du 27/12/99 qui montrent l’imbrication totale entre les intérêts de la Françafrique et les contradictions internes en Côte d?Ivoire pour expliquer le coup d’état de « Noël 99 « du Gl Gueï : « Comme le général Gueï, Paris avait pourtant contribué à installer Henri Konan Bédié dans le fauteuil vacant de Félix Houphouët Boigny...parce qu’il risquait de faire voler en éclats la « vitrine » de son pré-carré en Afrique. Parce que l’instabilité politique croissante à Abidjan commençait à porter préjudice aux importants intérêts économiques tricolores dans le pays. La Côte d?Ivoire est le deuxième client de la France en Afrique Noire (5,3 milliards de francs d’achats en 1998). L’Hexagone y détient une part de marché de près de 30%... ».

Comme on le voit le Gabon n’échappe pas à cette stratégie oppressive de l’impérialisme Françafricain notamment. En effet, c’est dans son livre intitulé "Nouvelles Affaires africaines. Mensonges et pillages au Gabon" édité chez Fayard, en octobre 2014 que Pierre Péan, un des experts Françafricain, affirme que M. Ali Bongo ne serait pas un Gabonais d’origine. Aussitôt les transfuges écartés du pouvoir qui forment pour l’essentiel l’opposition gabonaise actuelle en ont fait un discours de campagne en se référant à la constitution gabonaise qui dit que le président de la République doit être un Gabonais de naissance. C’est ainsi qu’est importée de France de toute pièce la pathologie politique de la "gabonité" qui dénie à Ali Bongo d’être le fils de son père tout comme le fait l’opposition Mobutiste à J. Kabila au Congo Démocratique. Il est même organisé le dépistage d’une "légion étrangère" de Béninois qui règnerait sur le Gabon tout comme hier de Burkinabés ou de Maliens en Côte d?Ivoire.

Le nouveau Foccard de la politique africaine de l’impérialisme Français, Albert Bourgi, va entrer en scène comme l’écrit : "Du coup en France, il a été décidé de renouveler le personnel politique en écartant Ali Bongo et Jean Ping a été préparé, puis, à lui, ont été joints Casimir Oyé Mba et l’ex-président de l’Assemblée Nationale du Gabon. Rappelons que toute cette clique de politiciens réactionnaires ont eu à servir et cirer les bottes du père Bongo qui les a fabriqué durant tout son règne. Casimir Oyé Mba fut gouverneur de la BEAC à Yaoundé, il fut d’ailleurs le premier gouverneur noir de cette banque centrale. Jean Ping a été le gendre de Bongo Omar puisqu’il a épousé Pascaline Bongo, celle là même qui du temps du père Bongo controlait tous les marchés. C’est donc une affaire entre beaux parents ?".

Rappelons le précédent génocidaire de l’implication et de la responsabilité de l’impérialisme Français : Au Rwanda, c’est l’impérialisme Français dirigé par le social-démocrate impérialiste Mitterrand qui a formé et préparé le Hutu Power pour la réalisation de ce crime contre l’humanité en terre d’Afrique en 1994 avant de protéger et de exfiltrer les génocideurs au Kivu en République Démocratique du Congo (RDC). Une conclusion s’impose : plus vite les troupes Françaises partiront, plus on peut espérer qu’une telle menace s’éloignera.

L’unité ou la désunion dans les Etats post-coloniaux d’Afrique pour l’impérialisme, c’est selon son intérêt. L’AOF, l’AEF ont été unies sous la domination coloniale et quand il a été question, après le congrès fondateur du RDA à Bamako en 1946, d’aller unis vers l’indépendance, l’impérialisme a balkanisé en créant les actuels Etats en s’appuyant sur des bourgeois compradores, Houphouêt, Senghor, etc., tout en les « unifiant par la monnaie unique le franc cfa avec l’Uemoa et puis dans la Cedeao, et par les accords de présence militaire imposés par la Françafrique.

Pourquoi avoir capturé Gbagbo et cherché à écarter Ali Bongo ?

Ceux et celles qui hier s’étaient laissés abusés par le « tout contre Gbagbo » au nom de la lutte contre le fascisme ivoiritaire ont pu après coup regretter leurs positions naïves au vu des résultats objectifs que cela a produit. Les manigances ouvertement anti-Gbagboistes de l’ONUCI et de l’opération Licorne ont clairement servi le plan des impérialistes d’utiliser les élections pour se débarrasser, puis de capturer et d’embastiller Gbagbo avec en prime le scandale d’un procès où toute l’accusation se révèle un grossier mensonge fabriqué de toute pièce. Le "tout sauf Ali Bongo", si il abouti conformément au plan des impérialistes Français, finira aussi pareillement. A la différence de Gbagbo, Ali Bongo, successeur de son père tout comme le fils Eyadéma, est un élément des réseaux Françafricains. Mais le passage en cours du monde unipolaire dominé sans partage par les USA alliés à l’UE au monde multipolaire fait ses effets. Les pays "émergents" comme la Chine, l’Inde, la Russie, le Brésil, etc, investissent de plus en plus en Afrique où les parts de marchés et la mainmise Occidentale recule sur le plan économique. Les Etats néocoloniaux Africains ont ainsi de nouvelles opportunités de financements et de faire des "affaires". L. Gbagbo envisageait de tourner le dos à la Françafrique, à l’Eurafrique et à l’Usafrique. Ali Bongo lui a choisi de diversifier les relations économiques au point que la Chine est devenue le premier investisseur et partenaire économique du Gabon. Le coup d’état en Centrafrique qui a chassé Bozizé, prélude aux affrontements armés entre milices armées Séléka et Anti-Balakat, a été provoqué parce que la Françafrique perdait des parts de marchés, notamment les contrats sur l’exploitation du pétrole récemment découvert.

Voilà ce qu’évoque un partisan d’Ali Bongo pour expliquer l’opposition de l’impérialisme Français :"Ali ira chercher de nouveaux partenaires, mettant en concurrence des entreprises asiatiques ou nord-africaines avec les entreprises françaises. Il en sera ainsi dans le pétrole dont le Gabon est le quatrième producteur subsaharien, après le Nigéria, l’Angola et le Congo. Ainsi, dès 2009, le chinois Sinopec rachète Addax. Il suffit de voir la nationalité des entreprises qui prospectent actuellement au Gabon pour savoir qu’Ali Bongo cherche une réelle diversification. D’après le Trésor public français, “on recense la présence d’une dizaine de compagnies actuellement en phase d’exploration” et aucune d’elles n’est française. Il y a les entreprises chinoises Sino Gabon Oil and Gas et Sinopec Overseas, la sud-africaine Sasol, les américaines Forest Oil et Anadarko, l’australienne Sterling Oil, la canadienne Canadian national resources, qui a racheté les actifs de Pionner, la japonaise Mitsubishi Petroleum, la britannique Ophir et enfin l’indienne Oil India international. Ali Bongo veut que désormais 40% des recettes du pétrole restent au Gabon, contre 20% auparavant. Dans cet objectif, dès 2010, il crée “la Société nationale de pétrole, dénommée Gabon Oil Company (GOC), dont la vocation consiste à développer les participations de l’Etat gabonais dans le secteur pétrolier”, affirme toujours le Trésor français, qui suit avec beaucoup d’intérêt tous ces changements pas forcément dans l’intérêt des entreprises françaises comme Total, Maurel et Prom. Rattachée à la Présidence de la république, et sous tutelle de la Direction générale des hydrocarbures, la GOC veille au grain, ou plutôt à l’or noir et au gaz. Aujourd’hui, la GOC commercialise directement sur les marchés internationaux 7 millions de barils par mois pour le compte de l’Etat gabonais. Mais ce qui a le plus mis en rogne les groupes français, ce sont les contrôles fiscaux et le redressement qu’ils ont subis. Ainsi, en 2014, le fisc gabonais a réclamé quelques 805 millions de dollars à Total. Ce redressement a fortement détérioré les relations avec cette multinationale qui a bien sûr activé tout ce que la Françafrique compte en réseaux occultes pour résoudre le problème, y compris “à l’amiable”” (Source : afrique.le360.ma).
C’est le parti Socialiste Français lui même qui dévoile son parti pris anti-Bongo dans la crise post-électorale au Gabon comme le démasque le 30 août 2016 Fanny Pigeaud : “Quelle mouche a piqué le Parti socialiste français ? Dimanche, le PS s’est invité dans l’élection présidentielle du 27 août au Gabon en prenant parti contre l’un des candidats, le président sortant Ali Bongo Ondimba, et ce bien avant la proclamation officielle des résultats, d’abord attendue mardi 30 août en fin d’après-midi puis différée. « Alors que les premières estimations indiquent que le président sortant Ali Bongo serait battu au profit de Jean Ping, la sérénité doit présider à l’issue du scrutin », professe le parti dans un communiqué aux accents paternalistes. « Le vote libre des citoyens est l’outil par lequel la démocratie s’exprime et l’alternance, quand ils le décident, doit fonctionner. Voilà pourquoi la démocratie doit triompher au Gabon comme c’est déjà le cas dans plusieurs États et ce mouvement doit s’amplifier. Voilà plus d’un demi-siècle que la famille Bongo gouverne le Gabon. Une alternance serait signe de bonne santé démocratique et un exemple”.

L’autre facteur qui explique une distanciation progressive de plusieurs chefs d’Etats africains vis à vis des USA et de l’UE trouve sa source dans ce qu’on peut appeler le syndrome Libyen, l’assassinat crapuleux de Khaddafi qui a créé la peur sur le mode de ce qui lui est arrivé peut nous arriver. Le chaos qui s’en ait suivi, avec l’expansion des "djihadistes-terroristes" financés et armés par les alliés des Occidentaux que sont les pétromonarchies Wahabites et Salafistes, a été instrumentalisé par l’impérialisme Français pour lancer l’opération d’oocupation militaire de tout le Sahel du Mali à la Centrafrique dénommée Barkhane (dunes de sables qui se déplacent au gré des vents dans le désert) et par l’impérialisme US pour implanter l’USAFRICOM en Afrique. Le cas libyen montre que les impérialistes n’ont pas "d’amis", ils n’ont que des intérêts.

La crise de l’impérialisme parasitaire, décadent et le passage au monde multipolaire

La stratégie guerrière du chaos est la réponse systémique au remplacement progressif du monde unipolaire issu de la défaite du camp socialiste, de l’URSS par le monde multipolaire. Jusqu’à la guerre contre la Libye, y compris au Conseil de Sécurité de l’ONU la dite « communauté internationale » se résumait de fait à l’UE et les USA, lesquels se partageaient les rôles selon leurs intérêts contre le reste du monde. Mais comme on le voit en Syrie et en Ukraine, la Russie et la Chine et les résistances des Etats – Nations commencent à changer cette donne. Du Sahel, au Golfe de Guinée, en Afrique centrale et de l’est, mais aussi au Moyen-Orient, en Asie ex-Soviétique et en Amérique du Sud, le bloc impérialiste décadent et parasitaire USA/UE joue la carte agressive des guerres et des coups d’états (institutionnels ou pas) pour contrôler les sources de matières premières afin de préserver son hégémonie qui perdure depuis 500 ans.

Ces guerres ou destabilisations de conquêtes ou de préservation néo-coloniales du joug Occidental impérialiste rencontrent de plus en plus partout des résistances. C’est l’extension même du domaine des interventions impérialistes, l’USAFRICOM et de l’OTAN, y compris en mer de Chine et dans la péninsule coréenne, pour empêcher l’accès des puissances émergentes non impérialistes aux matières premières qui suscite les contradictions montantes au sein des réseaux Françafricains, Eurafricains et Usafricains.

Cette tendance agressive et déstabilisatrice est aggravée par l’actuelle crise systémique de surproduction du capitalisme. La contradiction entre la socialisation toujours plus poussée de la production, de l’activité économique et l’accaparement privée monopolisée de celle-ci rend de plus en plus insupportable à des millions de travailleurs et de peuples l’exploitation capitaliste et impérialiste.

Le libéralisme est la politique économique du capital pour contrée la loi de la baisse tendancielle du taux de profit des Firmes Transnationales. Tout ce qui de prés ou de loin échappe à cette soumission au libéralisme outrancier est à éliminer parce que le mouvement actuel vers le multilatéralisme est suicidaire pour l’hégémonie Occidentale sur le monde. Or le libéralisme est une politique économique qui livre les économies nationales au pillage des Firmes Transnationales et ne sert ainsi qu’à développer le sous-développement, la dépendance à l’étranger et l’oppression nationale. Ces facteurs sont à la base des contradictions qui minent la remondialisation actuelle du capitalisme entre le centre impérialiste et la périphérie. Il faut situer les crises électorales ivoirienne et gabonaise ainsi que celle qui se profile en RDC dans un tel contexte évolutif. On voit ainsi le système Françafricain craquer de plus en plus sous la différenciation d’intérêts qui s’opère au sein même des clans mafieux qui gouvernent les néocolonies. Les luttes des peuples contre les effets désastreux de la gouvernance libérale viennent bousculer les élites au pouvoir et pousser à des recompositions politiques que les offres d’investissements des pays émergents comme la Chine rendent opportunes.

Les forces progressistes patriotiques, antilibérales et anti-impérialistes doivent profiter de ces contradictions internes au système néocolonial pour frayer la voie à l’alternative populaire et indépendantiste, étape vers le socialisme. Malgré la complexité de la situation, les exemples actuels de la Chine, du Vietnam, de la Corée du Nord et de Cuba montrent que c’est possible.
Le libéralisme a dominé sans partage avant et après la défaite du socialisme durant les 30 dernières années. Puis les pays rescapés du camp socialiste vaincu et d’ex-pays colonisés et dominés ont opposé et opposent le capitalisme d’état (plus la planification d’état dans le cas des ex-pays du camp socialiste) au libéralisme dominant comme politique et stratégie économique qui indéniablement leur permettent de sortir du sous développement. C’est le cas des pays de démocraties populaires comme la Chine, le Vietnam, Cuba et la Corée du Nord dans lesquelles cohabitent différentes formes de propriétés mais avec comme secteur stratégiquement dominant les secteurs socialistes et capitalistes d’état contrôlés par un Parti Communiste au pouvoir.

Cet anti-libéralisme appuyé sur la réaffirmation de la souveraineté nationale et populaire explique le caractère progressiste, anti-libéral et anti-impérialiste des pouvoirs patriotiques au Venezuela, en Bolivie, en Equateur, au Nicaragua, au Salvador, au Brésil (de Lula, Dilma), l’Inde, la Russie, etc.
Force est aussi de constater que même les pays capitalistes « classiques » comme l’Inde, le Brésil et la Russie, etc., utilisent aussi le capitalisme d’état pour aller de l’avant sur le plan économique. C’est là la nouvelle configuration évolutive des contradictions actuelles capital/travail, impérialisme/peuples opprimés et même capitalisme/socialisme (objectif déclaré par les expériences Chinoises, Vietnamienne, Nord Coréenne, Cubaine en cours).

Bien entendu comme le montre le coup d’état institutionnel contre Dilma Roussef ces expériences patriotiques alternatives au libéralisme en cours n’échapperont pas à la question fondamentale que la vie elle même posera tôt ou tard : QUI L’EMPORTERA au sein de chacun de ces pays entre anti-libéraux et libéraux soutenus par les impérialistes, entre Socialisme et Capitalisme, entre le PC et les forces du capital interne et externe ?

LIRE LA SUITE : http://www.camer.be/54838/30:27/de-la-cote-divoire-au-gabon-la-francafrique-craque-africa.html

samedi 11 janvier 2014

[Afrique centrale/Centrafrique/Congo-Brazzaville/Tchad] Démission de M. Michel Djotodia : constat d'une JURISPRUDENCE


Le président Michel DJOTODIA et son premier ministre viennent d’être poussés vers la sortie par les dirigeants d'Afrique centrale parce qu’ils n’arrivaient pas à assurer la Paix et la Sécurité aux Centrafricains. 


 
Au Cercle des Démocrates et Républicains du Congo en sigle C.D.R.C., force est de constater que cette décision constitue une première, donc une "JURISPRUDENCE" dans la gestion des crises entre les pouvoirs et les peuples. De ce fait, dans la sous-région de l’Afrique Centrale, la CEEMAC, en proie à une implosion généralisée, la Jurisprudence  Djotodia devrait être opposable à tout moment à tout pouvoir en crise. (Cf. ci-dessous le document remis à l’Elysée et au Quai d’Orsay le 4 décembre 2013 avant le Sommet de l’Elysée sur la paix et la sécurité).
  C’est le cas du Congo Brazzaville où le pouvoir putschiste de Monsieur Denis Sassou Nguesso refuse obstinément toute consultation populaire, toute mise en place de Gouvernement d’Union Nationale afin de convoquer la Conférence Nationale II où la question de la Constitution devrait être analysée quant à la nécessité de sa modification ou non voire de son amendement, pour épargner au Congo des tensions inutiles avec le risque de pousser le Peuple du Congo à exiger l’application de la Jurisprudence  Djotodia.

La situation de la Centrafrique ouvre de nouvelles voies de résolution des crises au sein de la zone CEEMAC. Désormais, "chasser" un président dictateur et son clan qui n’arrivent pas à gérer les conflits dans son pays, c’est le cas de l’Affaire TSOUROU, faudrait-il se référer à cetteJurisprudence  Djotodia ?

En la matière, avec cette Jurisprudence  Djotodia, le Congo Brazzaville entre dans le champ d’application de cette compétence, au vu de toutes les rancœurs des Hommes du colonel TSOUROU, du général ADOUA, du général MOTANDO qui font que l’armée est totalement divisée sans oublier les ressentiments des hommes de l’ancien premier Ministre NOUMAZALAYE, des hommes du Ministre LEKOUNZOU, et celles des autres milices dormantes qui n’ont jamais été récompensées malgré les Accords de Cessation des Hostilités de Décembre 1999. Pour ne citer que ceux qui ont participé à la prise de pouvoir aux côtés de Denis Sassou Nguesso, à savoir les forces Cobras : Forces démocratiques et patriotiques (FDP) et Forces démocratiques unies (FDU).

Il y a aussi le problème de l’arrestation arbitraire des cadres et membres du CDRC et leur séquestration à la maison d’arrêt de Pointe-Noire pour des motifs fallacieux « d’insurrection armée » pour avoir brandi des pancartes Carton Rouge = Démission du Gouvernement, et « incitation à la rébellion » visant à faire partir le gouvernement, comme l’a dit le Procureur de la République de Pointe-Noire le lundi 6 janvier 2014 aux épouses et aux sœurs des hommes pris en otage par le PCT. 

Juger les cadres et membres du CDRC devant la Cour Criminelle de Pointe-Noire avec un dossier vide est une manœuvre dilatoire visant à condamner par contumace le Président Modeste BOUKADIA afin de le priver de ses droits politiques pour qu’il ne se présente pas aux élections présidentielles de 2016.

De ce qui précède, faut-il en déduire que Monsieur Sassou Nguesso nous prépare une crise congolaise identique à celle de la Centrafrique pour trouver une issue en vue de se maintenir au pouvoir, lui et son clan, au Congo Brazzaville, alors que le Président du C.D.R.C. leur propose depuis toujours une sortie honorable et n’exige que l’ Unité Nationaleet la Réconciliation par la mise en place d’un Gouvernement d’Union Nationale aux fins de convoquer la Conférence Nationale II qui permettrait au Peuple du Congo d’examiner et de décider par le biais de celle-ci, des questions pendantes : amnistie générale, biens mal acquis, modification ou non de la Constitution, etc. ?

En gratitude, Monsieur Sassou Nguesso oppose à Modeste Boukadia l’arrestation arbitraire des cadres et membres de son parti en vue d’organiser un procès inique stalinien afin de l’écarter des présidentielles sous le prétexte que lors du Meeting du 29 Juin 2013 à la Place de la gare Tié-Tié à Pointe-Noire, les jeunes avaient brandi les pancartes Carton Rouge = Démission du Gouvernement, ce que le Président du PCT assimile à une « insurrection armée et incitation à la rébellion ». Voilà les armes qui valent au président BOUKADIA un procès en cour criminelle !

Se rappeler que la Hongrie a été condamnée par la Cour européenne des Droits de l’Homme pour avoir incarcéré des manifestants qui brandissaient des pancartes, ce qui est aussi une JURISPRUDENCE pouvant s’appliquer au Congo Brazzaville. Ainsi Monsieur Denis Sassou Nguesso se verrait, par cet acte passible, de condamnation devant la Cour Internationale des Droits de l’Homme pour avoir ordonné l’arrestation arbitraire et la séquestration des cadres et membres du CDRC au prétexte fallacieux d’avoir brandi des pancartes « CARTON ROUGE = DEMISSION DU GOUVERNEMENT. »

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo


Paris, le 10 janvier 2014.

Source : http://musitsundi.wordpress.com/2014/01/10/congo-brazzaville-centrafrique-demission-du-president-michel-djotodia-constat-dune-jurisprudence/

mardi 31 décembre 2013

(Afrique/Centrafrique) A Bangui, Deby et Sassou torpillent les efforts de Paris

Au Congo-Brazzaville, au Tchad et comme ailleurs en Afrique, il est des sujets qui, plus que tout autre, exacerbent les tensions. La crise politique et militaire en RCA en est un. Au point qu'il est quasiment impossible de les constituer en objet de débat politique, c'est-à-dire d'en éclairer les enjeux, d'en distinguer les tenants et les aboutissants pour opérer des  analyses et des réflexions conformes à la  réalité du terrain et  des forces en présence.  

Couleurs

Dans l’interview accordée à l’hebdomadaire Paris Match du 19 décembre 2013, Denis Sassou Nguesso avait annoncé les couleurs : « Paris Match.“En République centrafricaine (RCA), certains prédisent déjà un bourbier pour les Français...”

Denis Sassou-Nguesso.  “Je crains que nous ne nous trouvions pas face à des milices anarchiques et aussi désorganisées que nous le pensions ». Double jeu ? Simple intuition ? Fourberie ? Ce n’est un secret pour personne. Michel Djotodia, le Président intérimaire de la RCA prend  ses consignes à Oyo auprès de Sassou et une bonne partie des financements des éléments de la Séléka proviennent du Congo-Brazzaville. Et, le gros du contingent des éléments de la Séléka est constitué des Tchadiens et Soudanais qui ont reçu le feu vert d’Idriss Déby pour renverser François Bozizé.

Tchadiens et Congolais indésirables

  L’intervention des forces africaines de la mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) complique les opérations des troupes françaises. Les militaires tchadiens accusés par les chrétiens de protéger les ex Séléka s’en prennent aux militaires burundais. Des Casques Bleus qui se tirent dessus : une première. Des événements qui compliquent l’entreprise de réconciliation entre musulmans et chrétiens tout juste amorcée par les militaires français. Le général de division congolais René Boukaka avait pourtant bien prévenu ses soldats : « Vous n’allez pas à Bangui pour faire la guerre ». Peine perdue. Les militaires du Congo-Brazzaville qui prennent leurs directives ailleurs ont fait le coup de feu.  « «Nous ne voulons plus des soldats tchadiens et congolais, il faut qu’ils s’en aillent ! Seuls les Français doivent rester pour nous protéger» » (Libération, 23  décembre 2013).

Parrains

Les agissements des troupes tchadiennes et congolaises en RCA ne sont pas anodins et fortuits. Idriss Déby du Tchad et Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville souhaitent-ils l’échec de l’opération « Sangaris » qui aboutirai à l’organisation d’élections libres et transparentes en RCA ? Assurément oui ! Ces deux parrains craignent les élections libres et transparentes comme la peste. Ces potentats, arrivés au pouvoir grâce au soutien  de Paris, savonnent aujourd’hui la planche militaire de la France en RCA .  Idriss Déby et Sassou Nguesso, les parrains de la RCA, caressent le vœu de l’enlisement de l’opération « Sangaris » au-delà de 2016. Plus la France patauge dans le marigot centrafricain, moins elle s’intéressera aux échéances électorales de ces deux pays. L’absence de réaction de l’Elysée et du Quai d’Orsay quant à l’arrestation rocambolesque de Marcel Ntsourou en est le parfait exemple. Le Tchad et le Congo-Brazzaville sont partie prenante au conflit de la RCA qui a pris des allures d’une guerre confessionnelle. Jusqu'à quand la diplomatie française va-t-elle tolérer ces turpitudes ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

mardi 24 décembre 2013

Tchad 2013 : la réhabilitation impossible d'un dictateur notoire

Tchad 2013 : la réhabilitation impossible d’un dictateur notoire

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Le Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique se mobilise depuis 2009 à Paris dans le sens d’un soutien aux démocrates africains et dans le sens d’une réforme profonde de la politique française. Il constitue un espace de réflexion collective de plaidoyer et d’échanges entre partis politiques et associations, de France et d’Afrique. Aussi, le dossier d’information « Tchad 2013 : la réhabilitation impossible d’un dictateur notoire » s’attache à décrire à la fois les caractéristiques de la dictature tchadienne, et la relation entre les Etats français et tchadien.
Depuis l’arrivée d’Idriss Déby au pouvoir, le Tchad a connu de nombreuses rébellions. De nombreux massacres ont été commis par l’armée tchadienne et en particulier par la Garde républicaine. De nombreux faits datant d’avant la Cour Pénale Internationale attendent toujours vérité et justice, d’autant plus que le démarrage du procès Habré accentue l’enjeu spécifique tchadien dans la construction d’une justice internationale en Afrique.
Idriss Déby est accusé d’ingérence et de déstabilisation dans les pays voisins, en particulier en Libye, au Soudan et en Centrafrique. L’islam tchadien s’est radicalisé pendant son règne. Le régime semble incapable de se réformer et d’évoluer vers l’Etat de droit. La répression des opposants et des journalistes continue, et le régime tchadien s’est fait remarqué en raison des « disparitions forcées ». Depuis 2003, l’argent du pétrole a aggravé la corruption et les tensions. La démocratie n’a pas réussi à se mettre en place.
Idriss Déby a été mis en place en 1990 par l’armée française, installée au Tchad depuis 1986 et le début de l’opération Epervier. Le soutien français n’a jamais cessé, et est allée, en 2013, suite à la guerre au Mali, jusqu’à une tentative diplomatique de réhabilitation. Plus globalement en Afrique, la politique française, très influencée en 2013 par l’armée française, vise à construire « la paix et la sécurité » sans aucune considération pour la nature des régimes. L’alliance avec le pire dictateur des anciennes colonies françaises, le tchadien, entraine une relance de la Françafrique autour du réseau de dictateurs « amis de la France ».
Au regard de ce bilan, la politique française en Afrique et au Tchad nécessite une réforme rapide : un arrêt du soutien diplomatique et militaire aux dictateurs, et en priorité à Idriss Déby, un soutien actif aux démocrates africains, un retrait adapté des troupes françaises du Tchad, des garanties concernant la lutte contre la corruption des fonctionnaires français au Tchad, la vérité et la transparence sur l’ensemble des crimes observés par des fonctionnaires français au Tchad entre 1982 et 2013.
Dossier d’information réalisé dans le cadre du Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique,

SOURCE : http://electionsafrique.org/Tchad-2013-la-rehabilitation.html

 

mardi 2 juillet 2013

[Afrique centrale] Air CEMAC dans les soutes d'Air France


Ainsi, pour assurer l’envol d’Air CEMAC, société aérienne sous-régionale, un partenariat public-privé a été conclu entre celle-ci et la compagnie aérienne française Air France, sur instructions des chefs d’Etat de la CEMAC, lors de la session extraordinaire tenue le 14 juin 2013, à Libreville au Gabon.

Complexe du colonisé
Au terme d'une psychothérapie de groupe poussée, on croyait naïvement que les chefs d’Etat de la CEMAC à la conciliabule de Libreville du 14 juin 2013, tirant les leçons de l’expérience foireuse et scandaleuse d’Air Afrique avec le français Yves Roland-Billecart (mars 1989-février1997) comme PDG, après la gestion chaotique d’Air Afrique par l’ivoirien Aoussou Koffi (1973-1985) et le congolais Auxence Ikonga (juin 1985-mars 1989). On croyait que ces chefs s'affranchiraient du complexe du colonisé qui pousse les plus fébriles d'entre eux à courir après la vague de l’eldorado et du succès industriel français. On aurait cru que ces derniers parviendraient ainsi à rompre leur addiction à la potion prétendument « magique » du druide de la France.
Bref, un magnifique mouvement d'émancipation de l’Afrique francophone vis-à-vis de l’Hexagone adviendraitaprès cinquante ans d’indépendance. Erreur !
C’était sans compter avec ce qu’Albert Memmi appelle « portrait du colonisé » En effet,le sursaut d’émancipation n’a pas eu lieu. Preuve que jamais la colonisation ne s’est mieux porté depuis sa fin, en 1960. La « mère-patrie » continue de chaperonner les membres de son ancien Empire.

Dans la gueule du loup
Les chefs d’Etat de l’Afrique Centrale, pieds et poings liés, ont jeté Air CEMAC dans la gueule du loup dans un secteur oligopolistique et concurrentiel coiffés par American Airline, British Aorways et Lufthansa. Partenaire stratégique d’Air CEMAC, Air France détient 34 % du capital d’Air CEMAC, les pays de la communauté 5 %, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) 15 %, le reste des parts, soit 46 %, sera réservé au secteur privé ( congosite.com, 27 juin 2013). L’analyse de la composition du capital d’Air CEMAC fait apparaître que la société aérienne française Air France qui n’affiche pas une santé financière mirobolante est majoritaire avec 34 %.

Historique
Air France est fondé en 1933. Ses activités se divisent en trois branches : le transport de passagers (77%), de marchandises (13%) ainsi que de l’entretien et la maintenance aéronautique (4%) et autres (6%). Au travers d’un bref historique, il est possible de relever quelques éléments marquants tel que la fusion en 1997 de Air France avec Air Inter ; en 1999 Air France rentre en bourse. Entre 1999 et 2008, Air France multiplie les alliances, les acquisitions et les fusions (Alliance avec Delta Airline, avec Skyteam ; fusion avec KLM ; acquisition de Martinair ; création d’une division Low cost, Transavia).

Air France a toujours eu une politique d’expansion par ses alliances et ses prises de pouvoirs. La participation de 34 % d’Air France au capital d’Air CEMAC obéit bien à cette logique.
L'enjeu est immédiat: "stopper l'hémorragie" de trésorerie qui pourrait faire sombrer la compagnie tricolore.
Air France, menacée sur son réseau domestique par les compagnies à bas prix et malmenée sur le long-courrier par ses rivales d’Amérique du Nord, d'Asie et du Golfe, est condamnée à faire des économies tous azimuts. Dans ce contexte, Air France a du mal à réduire l'écart de compétitivité avec British Airways et Lufthansa qui dominent le secteur aérien européen.

Bénéfices en chute libre
La situation d’Air France-KLM ne s’est pas arrangée depuis. Le groupe franco-néerlandais a en effet publié ses résultats trimestriels le 2 mai 2013 : s’ils font état d’une amélioration du résultat d’exploitation, la perte nette s’est, elle, considérablement creusé. La perte d’exploitation a en effet été réduite à 530 millions d’euros, contre 611 millions en 2012. Au contraire, la perte nette est passée de 379 millions d’euros à 630 millions d’euros. Air France-KLM a attribué ces mauvaises performances à l’environnement économique mondial, peu favorable (Journal de l’aviation, 3 Mai 2013).
Actionnaire majoritaire d’Air CEMAC à hauteur de 34 % du capital, Air France aura une grande marge de manœuvre dans la définition de la stratégie générale de l’entreprise et du choix ainsi que dans la nomination du PDG et du président du conseil d’administration.

Impossible décollage
Dans ces circonstances, comment Air France, en proie elle-même à de graves difficultés financières, peut-elle assurer le décollage de la compagnie aérienne sous régionale Air CEMAC ? l'appareil d'Etat de la CEMAC, constitué des chefs d’Etat biberonnés à la françafrique, a cultivé, en virtuose, un cynique double jeu, soutenant d'une main les populations de la CEMAC en les berçant d’illusions et offrant de l'autre une liberté de manœuvre et de trafics laissée aux managers d’Air France. Au regard du capital, Air CEMAC dont les caisses du trésor des pays membres débordent pourtant de pétro-CFA,ne serait-elle qu’un ballon d’oxygène d’Air France ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

lundi 29 octobre 2012

[Afrique] Justice internationale et souveraineté des Etats africains

[Afrique] Justice internationale et souveraineté des Etats africains

Dimanche, 28 Octobre 2012 18:47 par P. Mouanda-Moussoki

Tribune libre
moussokiLa CPI – Cour pénale internationale – a rendu son premier jugement le 14 mars 2012. L'inculpé, un africain, Thomas LUBANGA, ressortissant du Congo démocratique, est condamné à 14 ans d'emprisonnement pour crimes de guerre. Il lui est reproché d'avoir utilisé des enfants soldats dans un conflit armé. Ironie du sort, le Statut de la CPI est entré en vigueur le 1er juillet 2002 après la soixantième signature par la République démocratique du Congo le 11 avril 2OO2. To léka !
Les affaires instruites concernent essentiellement des africains. Cet état de choses, qui étonne et détonne, a conduit nombres d'observateurs, surtout africains, à contester l'impartialité de cette juridiction censée être indépendante et apolitique. Pas étonnant que l'on parle, dans certains milieux, de '' Loi du plus fort '', de '' Justice des vainqueurs'', '' d'instrument de l'occident destiné à dépouiller les petits Etats de leur souveraineté '', etc.
M. Jean Ping, ancien président de la commission de l'Union Africaine avait en son temps accusé la CPI de '' harceler '' l'Afrique. Mme Nkosasana Dlamini-Zuma, qui vient de lui succéder, adopte la même ligne de conduite lorsqu'elle affirme, concernant l'affaire El-Béchir, qu'une arrestation du président soudanais serait malvenue, au motif que cela pourrait compromettre le processus de paix initié dans son pays. La sud-africaine nouvellement élue fait ainsi sienne la position adoptée par l'UA qui refuse de coopérer avec la CPI sur ce dossier. Les chefs d'Etat africains ont aussi, pour la plupart, adopté la même attitude depuis 2009, année de l'inculpation d'Omar El Béchir.
Thomas Lubanga
lubanga1Cette attitude de défiance envers la CPI se trouve surtout exacerbée par le fait que les Etats-Unis, pays auquel on donnerait le bon label d'« Etat de droit » sans profession de foi, refuse de reconnaître les prérogatives de la CPI. De même, peut-on légitimement regretter voire condamner l'attitude d'Israël qui ne reconnaît pas l'autorité de la CPI. C'est d'ailleurs d'autant plus regrettable que la patrie de Ben Gourion est, à certains égards, le pays qui a porté la justice internationale sur les fonts baptismaux, avec le procès Eichmann. Procès au cours duquel la justice israélienne a jugé en 1961, pour des crimes perpétrés en Allemagne, en France, en Pologne et en Hongrie, un ressortissant allemand – le Sieur Eichmann – résidant en Argentine, « transféré » et jugé dans un Etat qui n'avait en l'espèce ni la compétence territoriale ni la compétence personnelle, mais qui a su à bon droit se prévaloir de la compétence universelle.On a beau affirmer que la CPI juge les individus et non les Etats. Rien à faire! Les partisans du discours '' justice universelle, justice du plus  fort'' n'en démordent !
Tollé de plus en plus assourdissant depuis l'arrêt du 20 juillet 2012, arrêt de la Cour internationale de Justice qui condamne le Sénégal dans l'affaire « Belgique contre Sénégal ». Cet arrêt est l'aboutissement d'une requête introduite le 19 février 2009 par le Royaume de Belgique contre le Sénégal à propos '' d’un différend relatif au « respect par le Sénégal de son obligation de poursuivre [M. Hissène Habré, ancien président de la République du Tchad], ou de l’extrader vers la Belgique aux fins de poursuites pénales ».
" De quoi je me mêle ! '', pourrait-on dire, tant le principe « Pas d'intérêt pas d'action » semble applicable en l'espèce. On serait également tenté de se poser la question suivante: la Belgique, aurait-elle pu prendre l'initiative de traîner la France, l'Allemagne ou les Etats-Unis devant la Cour internationale de justice, si M. Hissène Habré avait trouvé refuge dans l'un des pays cités et que ce pays ne l'avait ni jugé ni extradé ? Mais, trêve de conjectures! Le sujet est d'importance . Il l'est tel qu'on ne saurait s'accommoder de subterfuges !
Sur l'argument selon lequel la justice internationale s'acharne sur les Etats africains qu'elle prive du monopole de la répression pénale considéré par tout Etat comme un des attributs de sa souveraineté, deux observations méritent l'attention !
Gbagbo à la CPI
gbagbocpi1La première partira de la célèbre phrase de Descartes revisitée par le juriste et homme politique italien du début du xxè siècle, Vittorio Emmanuele Orlando, connu entre autres pour avoir piqué une colère mémorable à la Conférence de versailles en 1919 ; il a écrit : « l'Etat souverain doit dire jubeo ergo sum, je commande donc j'existe » (cité par Antonio Cassese dans Crimes internationaux et juridictions internationales p.17, PUF). Antonio Cassese, professeur à l'université de Florence et ancien président du TPIY précise : « Ceux qui ont travaillé dans les tribunaux pénaux internationaux le savent bien: ces tribunaux n'ont pas le pouvoir de 'commander', car ils n'ont pas de pouvoir judiciaire à leur disposition. Pour recueillir des éléments de preuve, pour convoquer les témoins, pour effectuer des perquisitions ou des saisies, pour notifier et faire exécuter des mandats de comparution et d'arrêt, et même pour l'exécution des peines, ils doivent s'adresser aux autorités nationales. Ces tribunaux sont donc dépourvus du pouvoir de contrainte; ce pouvoir demeure entre les mains des Etats souverains ». Les africains détenus à La Haye le sont donc grâce à ou cause de la coopération active ou passive des Etats africains qui ont signé et ratifié le Statut de la CPI en toute souveraineté. La Côte d'Ivoire, qui n'a pas ratifié le Statut de Rome, a néanmoins reconnu en toute souveraineté la compétence de la CPI en 2003 sous la présidence de Laurent Gbagbo. Cette reconnaissance a été confirmée par l'équipe Ouattara en 2011.
La seconde observation s'appuiera sur l'article 17 du Statut de Rome qui énonce le principe de complémentarité de juridictions. Principe qui dispose que la compétence de la Cour ne s'exerce que de façon complémentaire à celle des systèmes juridiques nationaux. En fait la compétence nationale pénale prime sur la CPI qui ne peut exercer sa compétence qu'en cas de défaillance du système juridique d'un Etat.
Mme Fatou Bensouda, Procureur de la CPI, qui a succédé à Luis Moreno Ocampo, se trouve au Kénya au moment où s'ébauche ce papier. Elle a fait une déclaration publique dans laquelle elle explique le motif de son séjour. Elle dit en substance avoir constaté que les autorités kényanes, malgré les engagements par elles pris pendant les concertations avec la Cour, n'ont jamais diligenté la moindre poursuite judiciaire contre les auteurs présumés des violences post-électorales. La Cour est en conséquence fondée de prendre l'affaire en main. « Le 5 novembre 2009, mon prédécesseur a rencontré le Président Mwai Kibaki et le Premier Ministre Raila Odinga à Nairobi après avoir été informé par les autorités kényanes de l’impasse regrettable dans laquelle se trouvait la situation au niveau national. Il les a avertis qu’étant donné que les critères du Statut de Rome étaient remplis et que le Gouvernement kényan n’avait pas été en mesure d’établir un tribunal national pour juger les auteurs des crimes perpétrés au cours des violences postélectorales, il se trouvait dans l’obligation d'ouvrir une enquête sur ces crimes présumés
C'est en toute souveraineté que l'Etat Kényan a accueilli Mme Fatou Bensouda sur son territoire. Et c'est avec la coopération des Kényans que le Procureur de la CPI et son équipe s'attèlent à réunir les preuves destinées à confondre les coupables kényans devant la CPI.
On ne peut pas donc soutenir avec succès que les Etats africains subissent avec passivité le diktat de la justice internationale. Il faut quand même rappeler que 133 pays africains ont signé et ratifié le Statut de Rome. Ces signatures et ratifications n'ont été faites sous aucune contrainte extérieure.Qu'en est-il de l'arrêt de la Cour internationale condamnant le Sénégal? Un bref rappel des faits s'impose !

Hisseine Habré
hissenehabreHissène Habré, ancien président du Tchad, exilé au Sénégal, est accusé d'actes de tortures, de barbaries et de crimes contre l'humanité par sept ressortissants tchadiens résidant au Tchad et par un collectif d'avocats représentant les victimes. En 1999, une plainte avec constitution de partie civile est déposée contre M. Habré devant le tribunal hors classe de Dakar. Le 3 février 2000 le juge sénégalais du tribunal régional inculpe l'ancien président des chefs de crimes contre l'humanité, d'actes de tortures, de barbaries et le met en résidence surveillée. Appel est interjeté. Ensuite, dans sa décision du 20 mars 2001 la cour de cassation décide que les juridictions sénégalaises ne sont pas compétentes pour juger des infractions alléguées contre M. Habré, celles-ci ayant été perpétrées hors du territoire national. Cette décision, fortement critiquée, est prise nonobstant le fait que les parties civiles avaient invoqué l'obligation du juge sénégalais à connaître de l'affaire en vertu des dispositions de la Convention contre la torture signée et ratifiée par le Sénégal.Et la Belgique dans tout cela ? La réponse se trouve dans cet extrait du jugement de la CIJ...
« Le 30 novembre 2000, un ressortissant belge d’origine tchadienne a déposé une plainte avec constitution de partie civile contre M. Habré devant un juge d’instruction belge, notamment pour violations graves du droit international humanitaire, crimes de torture et crime de génocide. Entre le 30 novembre 2000 et le 11 décembre 2001, vingt autres personnes ont déposé, devant le même juge, des plaintes similaires contre M. Habré pour des faits de même nature. Ces plaintes, qui se rapportaient à la période allant de 1982 à 1990 et émanaient de deux binationaux belgo-tchadiens et de dix-huit ressortissants tchadiens, visaient des crimes prévus par la loi belge du 16 juin 1993 relative à la répression des violations... »
La Belgique a demandé au Sénégal de juger M. Habré ou de l'extrader comme l'impose la Convention contre la torture. Le Sénégal a finalement modifié son code de procédures pénales et sa constitution pour que le juge national puisse exercer la compétence universelle que la Convention lui reconnait. Malgré ces modifications, le juge sénégalais n'a toujours pas jugé l'ancien président. Ce qui a conduit la Belgique à solliciter le juge international qui a fini par dire et juger « que la République du Sénégal doit, sans autre délai, soumettre le cas de M. Hissène Habré à ses autorités compétentes pour l’exercice de l’action pénale, si elle ne l’extrade pas. »

Mme Fatou Bensouda, Procureur de la CPI
fatoubensouda1Cet exemple est symptomatique, d'une part, du déni de justice dont sont victimes les africains de la part des Etats censés les protéger, d'autre part, de l'impunité de fait dont jouissent certains dirigeants africains qui ont fait du crime un mode d'exercice du pouvoir. La loi du plus fort évoquée plus haut trouve sa manifestation la plus violente dans les rapports entre le plaignant africain et le juge national souvent aux ordres. Les victimes tchadiennes sont en face d'un véritable déni de justice! Lâchées par leur Etat d'origine, c'est un Etat adoptant – la Belgique – qui s'active pour que justice leur soit rendue. Le Kénya est dans l'incapacité de rendre justice aux victimes des violences de 2007-2008. C'est la CPI qui va devoir s'en charger.
Au Congo-Brazzaville, le collectif des parents des disparus du Beach s'était vu opposé le mur du déni de la part du juge national. C'est lorsque les plaignants se sont tournés vers la justice internationale que les autorités du Congo se sont précipitées à organiser un simulacre de procès tristement célèbre. Le but du procès n'était nullement la recherche de la vérité, mais plutôt l'obtention d'un jugement qu'on brandirait pour faire prévaloir le principe Non bis in idem – autorité de la chose jugée – qui dispose que nul ne peut être jugé deux fois pour le même crime. Impunité acquise pour les bourreaux ?
Tout compte fait, l'on se rend compte que les Etats africains jouissent pleinement de leur souveraineté sur la scène internationale. Comme tous les Etats modernes, ils abandonnent ici et là des parcelles de souveraineté. Les crimes contre l'humanité sont une infraction tellement grave qu'on ne saurait laisser la répression pénale en la matière à la discrétion des seuls Etats.
A ceux qui considèrent que la Justice et les droits de l'homme relèvent du domaine réservé de l'Etat, il faut opposer la déclaration de Boutros Ghali lors de l'ouverture de la conférence internationale de Vienne sur les droits de l'homme:
« Lorsque la souveraineté devient l'ultime argument évoqué par les régimes autoritaires pour porter atteinte aux droits et libertés des hommes, des femmes, des enfants, à l'abri des regards, alors – je le dis gravement – cette souveraineté-là est déjà condamnée par l'Histoire ».

Source : www.mwinda.org

samedi 19 février 2011

TOUS LES CHEFS D'ETAT FRANCAIS SONT DES TERRORISTES

Le terroriste c’est le partisan ou l’acteur du terrorisme. Et le terrorisme c’est l’emploi de la terreur.


Selon le dictionnaire français et nom d’une autre langue, le terrorisme fait référence à l’emploi de la terreur par un régime dictatorial dans un pays donné. Cela est bien défini surtout lorsqu’on se rappelle de la France bonapartiste. Mais le terrorisme après la Deuxième Guerre mondiale, a été vite identifié de manière différente à
travers le monde.

Cette activité est aussi comptable aux États, le cas de l’État français qui continue de pratiquer du terrorisme en Afrique, est une forme de terrorisme qui passe sous silence la vigilance des intellectuels africains et français en France et en Afrique. La cadence de la mondialisation et la marque de coopération nous font perdre de vue tous les crimes qui s’accompagnent avec la coopération. Le franc CFA en exemple, est une forme de terrorisme monétaire que la France a imposée aux États africains, alors que La France n’utilise de nos jour que la monnaie choisie dans sa communauté, appelée communauté européenne. Une autre escroquerie troublante. Je dis bien que c’est du terrorisme monétaire d’autres exemples sont légion.
La malhonnêteté des politiciens dans le monde surtout occidental assimile ce mot de terrorisme à des groupes donnés qui agissent sous l’étiquette d’un fondamentalisme religieux. Et tous les faux historiens français sans compter des faux critiques politiques se lancent dans une campagne de dénigrement et de confiscation de la vérité en épinglant tel groupe ou tel autre groupe religieux dans le monde.

Mais curieusement, ces historiens français et critiques politiques sont incapables par simplement malhonnêteté intellectuelle de lire et d’analyser une forme de terrorisme planifié et dirigé par des autorités françaises de toutes les républiques qui défilent dans ce pays en ayant comme champ d’expérimentation de leur terrorisme : l’Afrique, sous le mensonge d’État appelé coopération.

Eh oui, la coopération, cette dernière arnaque, est une méthode de recours à une forme d’amitié opérée entre États (personnalités morales), selon la forme du cadre juridique choisi et parfois imposé par le plus fort.

Puis finalement l’amitié entre individus (personnalités physiques), c’est-à-dire entre les signataires que sont des chefs d’État et leurs ministres, parfois au détriment des intérêts de la nation ou de la population. Cette coopération étant fondée sur les intérêts de chaque pays selon les besoins ressentis sur tout ce qui attire les uns et les autres est un préalable dans tout accord signé sur le plan bilatéral en tenant compte des domaines de priorité bien ciblés. C’est ainsi que chaque partie y trouve son compte dans cette coopération, sur le plan culturel, socio-éducatif, commercial sans compter des questions de sécurité qui peuvent s’y ajouter, et, pour cela, certains pays ou certains États ont accepté de signer des tels accords militaires en ouvrant l’œil.
Cependant, dans cette forme d’arnaque moderne, les pays occidentaux, dont la France, tirent le maximum de profit en pratiquant du terrorisme. Par exemple: les prix des ressources du sol et du sol des pays africains sont fixés par les Occidentaux et surtout la France. Cet épisode est pourtant moins criant. En outre l’on sait bien que la technologie n’est pas développée en Afrique. Voilà pourquoi l’industrialisation est balbutiante.
Mais, ce que l’on constate dangereusement pour la vie des Africains avec la France et ses dirigeants, c’est que tous ne viennent pas en Afrique pour pratiquer une coopération saine avec les pays ou les États africains, mais avant toute chose, les dirigeants français de tout bord, privés ou étatiques, viennent faire de la coopération terroriste avec les pays africains en programmant des deuils dans les familles. Depuis la date de l’indépendance en 1960, les Français ont tant endeuillé les peuples africains comme si la colonisation a traversé l’année 1960.

Pour étayer cette question qui devient une préoccupation de tous les fils dignes d’Afrique, il faut regarder comment l’Afrique est dirigée. Certes, la responsabilité des Africains est quelque chose qui mérite une critique. Mais devant la puissance du colonisateur, il est difficile que d’opposer un argument contraire.
Que sont-ils ces dirigeants africains? Comment parviennent-ils à devenir chefs d’État en période de démocratisation de l’Afrique? Et comment se comportent-ils devant leurs peuples? Pour la grande majorité d’entre eux, on y trouve des chefs d’État dictateurs venus au pouvoir par l’aide de la France, soit par coup d’État militaire sanglant, soit par une élection truquée par l’aide et le soutien de la France. Et lorsque les populations boudent un chef d’État tricheur, le cas d’Ali Bongo, Sassou et autre…, dans leur stratégie, les autorités françaises se précipitent sans honte d’envoyer des troupes dans ce pays-là en brandissant toujours la même raison de la sécurisation de leurs ressortissants: une raison mensongère qui confirme bien que les visées de la France et ses dirigeants sont plutôt ailleurs.

Si vous regardez au Congo Brazzaville, au Tchad en Centrafrique et au Gabon, c’est la même signature de la France.

De telles méthodes s’appellent du terrorisme ouvert. Partout en Afrique, les populations sont terrorisées par des Français.

Avec la situation qui va bientôt prendre de l’ampleur au Gabon, et comme en 1964, l’armée française va voler au secours d’Ali Bongo, car on voit bien l’attitude de la France. Là où la France a des intérêts, les populations sont rendues à l’état d’esclavages pour voir la France soutenir uniquement son représentant. Voilà!

Les Tchadiens l’ont subi il y’a quelque temps. La France a effacé la rébellion juste et honorable du Tchad, cette rébellion qui voulait renverser le dictateur, en estimant qu’Idriss Deby trichera toujours à l’élection. Mais la même France n’a aucun intérêt à balayer la rébellion de Ouattara, car La France a bien prouvé aux yeux du monde que cette rébellion de Ouattara est également la sienne.

Comment comprendre que pour le cas de la Côte d’Ivoire, il n’y a que Sarkozy qui intervient avec une fougue hitlérienne qu’on se demande quelle est la vraie raison d’une telle option à se présenter comme un petit Dieu qui vient appendre l’évangile à ses fidèles? Et quel type d’évangile? Des menaces, des interdictions, des mises en garde. Est-ce que les pays d’Afrique sont des propriétés de la France? Est-ce que les dirigeants français ont une conscience pour comprendre que les Noirs ne sont pas des animaux?
Est-ce que les Français peuvent-ils par l’accumulation des notions scientifiques, acquises, réussir à fabriquer un humain surtout de race noire?

Si l’on prend le cas du Gabon : pendant que les populations gabonaises luttent pour leur liberté, leur souveraineté et leur indépendance, la France leur impose à nouveau un dirigeant non élu, à l’instar d’Omar Bongo que la France avait collé au peuple gabonais en 1960 pour les mêmes raisons d’intérêts, en le plaçant comme pion dans le cabinet de Léon-Mba.

Cela est clair et net que la situation d’imposture qui règne au Gabon a pour parrains les dirigeants français.
Pourtant l’on sait bien que les Africains n’ont aucune force de vider les intérêts français en Afrique, mais les dirigeants français se permettent quand même de pratiquer du terrorisme. Car pour les autorités françaises, le principe de domination des Noirs mêmes les plus instruits que certains français est une idéologie bien appropriée. Ils n’ont aucun respect. Les exemples sont bien clairs. Prenons le cas du professeur Pascal Lissouba qui a été admiré et apprécié par le général de Gaulle. Nombre de Français à la culture intellectuelle très limitée l’ont bien haï en lui manquant du respect pour sa lutte contre le colonialisme. Il a été renversé par la France en utilisant des marionnettes comme Sassou et Do Santos.

Aujourd’hui et maintenant, nous demandons aux autorités françaises et tous les Français mercantilistes de respecter les Africains.

Nous demandons aux autorités françaises de respecter les principes des droits de l’homme.
Nous demandons aux autorités françaises d’arrêter le pillage des ressources d’Afrique.
Nous demandons aux autorités françaises d’arrêter de tuer les fils d’Afrique.

Enfin, nous demandons aux autorités françaises de considérer les pays d’Afrique en tant que partenaires économiques égaux en respectant leur souveraineté telle que cela est inscrit dans le droit international à l’ONU.

Vive l’Afrique!
Vive les Africains luttant pour leur liberté!

Gervais Mboumba, militant des droits de l’homme


Dimanche 13 Février 2011