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jeudi 6 janvier 2022

Congo-Brazzaville : Qui connaît Arlette Nonault-Soudan ?

 

 Aux dernières nouvelles c’est la soi-disant nièce de monsieur Sassou Nguesso et ministre de l'Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo dans le gouvernement de Collinet Makosso, le Premier ministre transparent du Congo-Brazzaville qui doit son poste grâce aux sages inconscients Vilis. 

« Durant les années 1980 et 1990, Arlette Nonault-Soudan exerce le métier de journaliste au Congo-Brazzaville et ne laissera aucun souvenir impérissable sinon que de toucher son salaire à la fin du mois. Elle présente notamment le journal de Radio Congo, et produit des émissions telles que Les stratèges du Look (1989-1992) et Clin d'œil d’Arlette Soudan-Nonault. »   

De 1992 à 1997, elle occupe le poste d'attachée de presse à la présidence de la République de 1992 à 1997. Elle est en fait l’assistante de la Directrice du cabinet présidentiel madame Claudine Munari-Mabondzot, la taupe chargée de faire parvenir en direct à monsieur Sassou Nguesso dans l’opposition tout ce qui se passe dans le cabinet présidentiel. Qui avait averti monsieur Sassou Nguesso de l’éminence de l’attaque de son domicile à Mpila ? Les petites mains sont très dangereuses. C’est le Sénateur et diplomate (Ambassadeur) Jean-Pierre Nonault, ami de feu Président Pascal Lissouba qui joua les entremetteurs pour que sa fille Arlette Nonault-Soudan soit recrutée à la Présidence de la république du Congo-Brazzaville avec un agenda caché. La taupe était installée pour la reconquête du pouvoir par le PCT (Parti Congolais du travail), le cabinet présidentiel sous feu le Président Pascal Lissouba étant un moulin à vent sinon une auberge espagnole. 

« À partir de 2005, elle décide de fonder une école privée afin de pallier le manque « d’infrastructures pédagogiques d’excellence » en République du Congo. Quelle mascarade ? L'Institution Saint-François d'Assise (Isfa), regroupant des classes allant de la primaire au lycée, est donc créée en septembre 2009 à Brazzaville (Makabandilou. » c’est un mélange de genre qui frise le conflit d’intérêt pour un membre du gouvernement et sert de blanchiment d’argent sale.   

Pour service rendu et pour avoir exhumé la casette incriminant le Général Jean-Marie Michel Mokoko dans un prétendu coup d’état, elle va patienter jusqu’aux gouvernements Mouamba I le 30 avril 2016 pour être nommée au poste de ministre du Tourisme et des Loisirs et en même temps membre du Bureau politique des fossoyeurs du PCT. Elle est reconduite dans le gouvernement Mouamba II avec dans son escarcelle l’Environnement, et maintenant dans le gouvernement Collinet Makosso dans lequel elle est ministre de l'Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo. Et c’est là où ça se corse. Au Congo-Brazzaville des déchets ménagers jonchent toutes les rues et cohabitent avec la population avec toutes les maladies que celles-ci peuvent transmettre.   

Hier soir, le 26 décembre 2021, je suis tombé par hasard tard dans la nuit sur une émission animée par Alain Foka avec deux autres intervenants et notre ministre de l’environnement sur le désenchantement des Africains à la suite de la COP 26 “conférences des parties” qui s’était tenu du 1er au 13 novembre 2021, Conférence de Glasgow de 2021 sur les changements climatiques. Comme d’habitude, le Congo-Brazzaville s’était fait représenter par une délégation pléthorique en espérant « vouloir » changer le monde et quémander quelques subsides comme si ce qu’ils volent à longueur de journée aux Congolaises et aux Congolais ne leurs suffisaient pas. 

Le thème de l’émission était « COP 26, l’Afrique peut-elle s’imposer face aux Occidentaux. », une émission conjointe de RFI (Radio France internationale, Radio publique française) et France 24. 

Comment le Congo-Brazzaville peut se targuer de parler d’environnement quand elle n’est même pas capable de s’occuper de ses propres déchets ménagers qui rendent l’air irrespirable et un état insalubre du pays ? Les humains cohabitent avec des rats et des insectes de toute nature. 

L’un des sujets abordés fut la déforestation du bassin du Congo-Brazzaville. Il n’échappe à aucun Congolais que ce domaine était réservé au ministre Henri Djombo ministre de l'Économie forestière au sein du gouvernement de la république du Congo du 2 novembre 1997 au 7 mai 2016, date où il devient ministre de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche de 2016 à 2021, et à l’une des innombrables filles Sassou Nguesso, Kelly Christelle, qui pillent le bois congolais en le faisant transiter par le Cameroun pour continuer de s’empiffrer. Kelly Christelle Sassou Nguesso dirige la société Christelle, qui a investi dans le secteur forestier. En mars 2011, elle a obtenu du ministère de l’économie forestière et de l’environnement l’attribution d’une concession de 235 000 hectares située dans le département de la Cuvette-Ouest. De qui se moque tant ? Ce bois n’est pas transformé sur place, ce qui nous fait perdre des emplois pour les Congolaises et des Congolais, et l’argent va dans des paradis fiscaux. En plus de tout ceci, les Congolaises et les Congolais héritent de la pollution. Dans ce contexte, l’environnement ne peut pas être un enjeu économique sinon que de qu’un instrument de prédation par les mêmes alors que le Congolais lambda vit avec moins d’un dollar par jour. Nous retenons nos larmes car la situation du peuple congolais est catastrophique. 

Au passage, monsieur le ministre Henri Djombo est l’un des milliardaires congolais en dollars américains le plus discret sur le dos des Congolaises et des Congolais.   

L’exploitation forestière au Congo-Brazzaville n’est pas certifiée comme veut nous le faire croire la ministre Arlette Nonault-Soudan car tout se décide à Oyo et pour la famille. Le 6 novembre de chaque année, monsieur Sassou Nguesso et sa clique se donnent en spectacle pour planter un arbre d’essence forestière ou fruitière alors qu’ils savent bien que ce sont les leurs qui participent à la déforestation de la forêt congolaise pour des raisons purement financières.   

Depuis des lustres et sans gêne, madame la ministre nous dit qu’il y a des textes qui sont pris mais sans application aucune. C’est un avis de faiblesse d’être une ministre alibi. 

L’impréparation du gouvernement congolais a été telle que l’un des interlocuteurs à Glasgow de monsieur Sassou Nguesso, un « GRAND HOMME D’ÉTAT » selon notre chère ministre, ne connaissait même pas l’existence du Fonds bleu. Si monsieur Sassou Nguesso est un GRAND HOMME D’ÉTAT, alors Joe Biden le Président des USA est un NAIN POLITIQUE. Nous savons tous que monsieur Sassou Nguesso n’est qu’un dictateur.   

Avant d’aller quémander de l’argent, il faudra d’abord rapatrier les 28 milliards de dollars américains (14 000 milliards de francs CFA) pour reconstruire le Congo-Brazzaville qui se transforme en Venise de l’Afrique centrale à la moindre petite averse avec des Congolaises et de Congolais déjà démunis qui ne savent plus à quel Dieu se vouer tant le gouvernement est aux abonnés absents et toujours en vadrouille.   

Pour madame la ministre Arlette Nonault-Soudan, ce sont les pays qui ont l’arme atomique qui ont imposé leurs volontés à la COP 26. Il y a lieu de voir que ni le Qatar, ni les Émirats Arabes-Unis n’ont l’arme atomique, mais leur développement n’a rien à envier à d’autres pays occidentaux avec leur seule ressource pétrolière et ils ont su diversifier leur économie en se tournant vers le tourisme. Comme par hasard, madame la ministre Arlette Nonault-Soudan avait été ministre du tourisme. Qu’a-t-elle fait ? Son seul fait d’arme c’est d’avoir user beaucoup de directeurs de cabinet qui n’ont plus voulu travailler avec elle. C’est symptomatique d’un dysfonctionnement intellectuel indigne de grands commis de l’État avec lesquels elle s’adresse avec un langage ordurier, se croyant tout permis parce que faisant partie du clan. Allez loger les recettes d’un ministère dans une banque privée montre que rien ne va dans ce pays. À quoi alors sert le trésor public ? Ainsi pour se maintenir au pouvoir l’on chante comme des griots les louanges de monsieur Sassou Nguesso qui aime être flatté. Madame la ministre Arlette Nonault-Soudan a tout compris en tant que Chauffeuse de salle. Voilà à quoi se résume une fonction ministérielle au Congo-Brazzaville. C’est désolant !   

La gestion du bassin du Congo a été confié conjointement à la RDC (République démocratique du Congo) et au Gabon jugés plus vertueux que le Congo-Brazzaville dans la gestion des subventions internationales. Le million d’euros donné au Fonds bleu n’ont jamais jusqu’à ce jour été justifié dans son utilisation. Être responsable c’est rendre des comptes surtout quand l’argent ne vous appartient pas ; Ce n’est que du bon sens. Le Congo-Brazzaville est un État voyou (rogue state), magouilleur, tricheur et plus personne ne veut plus nous faire confiance. Avec Joe Biden à la Maison Blanche, le Congo-Brazzaville devra se faire beaucoup de soucis car ce dernier n’a pas d’estime pour des pays comme le Congo-Brazzaville en matière de gouvernance, et du respect des droits de l’homme (avec des prisonniers politiques) sans lesquels un pays ne peut se développer.  

L’orthodoxie financière doit être une boussole pour tous les pays civilisés, ce qui n’est pas le cas du Congo-Brazzaville un pays capable de falsifier ses dettes à la face du monde. On aura tout vu avec ces gens. 

Au lieu de s’apitoyer pour ce que vous n’avez pas eu à la COP 26, dites-nous d’abord ce que vous avez fait de nos 28 milliards de dollars américains des générations futures et de l’argent du pétrole qui n’est géré que par le même clan. 

La dernière ineptie c’est que lors d'un des séances plénières de haut niveau à Glasgow, le Congo-Brazzaville, cette petite dictature nichée en Afrique équatoriale, a tapé du poing sur la table pour exiger des financements et ça fait sourire beaucoup de personnalités. Comment un pays de peu de vertu peut-il se permettre de donner des leçons de morale au reste de la planète dont il dépend financièrement ? L’onde de choc n’a même pas atteint la moitié de la table car qui s’occupe des gesticulations de ce petit État moribond, militarisé à outrance qui a perdu tout crédit devant les partenaires internationaux. 

L’on ne parle plus des tourbières du Congo-Brazzaville, un coup d'esbroufe, une autre façon de forcer la main pour avoir des subventions internationales. Le Congo-Brazzaville est devenu le sujet de moqueries de nos partenaires au développement, un tonneau des « Danaïdes », un compte bancaire régulièrement vidé de son contenu, un tonneau dont le fond est percé. Alors comment le remplir ? 

Madame la ministre Arlette Nonault-Soudan, il y a au Congo-Brazzaville dans votre pays dont vous avez la charge, des agents municipaux, des pères et des mères, qui ne sont plus payés depuis plus de 50 mois. Arrivez-vous à dormir au lieu d’aller faire l’éloge d’un pays qui est bancal et qui risque de s’écrouler ? Dans cette liste on peut rajouter les fonctionnaires, des retraités, des bourses des étudiants, les opérateurs économiques locaux, etc.   

Après votre piètre prestation sur RFI et France 24 le 26 décembre 2021, et pour garder un peu dignité, il ne vous reste plus qu’à démissionner car le Congo-Brazzaville a des talents qui ne sont pas hélas de l’axe Ollombo, Oyo et Boundji, et c’est là notre drame.   

Vous devez penser à Gambetta, qui avait justifié sa démission en ces termes : "Ma conscience me fait un devoir de résigner mes fonctions de membre du gouvernement avec lequel je ne suis plus en communion d'idées ni d'espérance." Cela vous grandira et vous aurez plus de temps de vous occuper de vos écoles privées en remboursant les prêts de 400 000 millions de francs CFA que vous devez à la LCB (La Congolaise de banque). 

Pour notre part vous ne servez à rien au gouvernement des petits copains et coquins de la république. 

La politique ne consiste pas à prendre des photos assises sur les jambes du Président de la République avec un sourire béat qui manifeste un contentement un peu niais. Faites ça dans le privé car c’est incongru, indécent et cela ne vous honore pas.   

Avez-vous encore un peu d’honneur et de dignité ? 

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

mardi 4 janvier 2022

La France développe délibérément le sentiment anti-français au Congo-Brazzaville

 

LA FRANCE DEVELOPPE DELIBEREMENT LE SENTIMENT ANTI-FRANCAIS AU CONGO-BRAZZAVILLE

Modeste BOUKADIA @MBOUKADIA

Congolese parliamentarians took refuge at the French Cultural Center to modify the Constitution imposed in blood in 2015 by Mr. Sassou Nguesso. Beware of the anti-French feeling that will result! The CCF is not made for barbarism but for emancipation.

Why have Congolese deputies and senators deserted Parliament and moved to the CCF to modify the Constitution? Because they are afraid of being attacked.

But what will France do if the CCF is targeted?

France urgently needs to clarify its position.

Modeste BOUKADIA @MBOUKADIA

Les parlementaires congolais se sont réfugiés au Centre Culturel Français pour modifier la Constitution imposée dans le sang en 2015 par M. Sassou Nguesso. Attention au sentiment antifrançais qui en découlera ! Le CCF n’est pas fait pour la barbarie mais pour l’émancipation.

Pourquoi les députés et sénateurs congolais ont-ils déserté le Parlement et se sont-ils installés au CCF pour modifier la Constitution ? Parce qu’ils ont peur d’être attaqués.

Mais que fera la France si le CCF est pris pour cible ?

La France doit d’urgence clarifier sa position.

https://twitter.com/MBOUKADIA/status/1478415257269944325?s=20

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NOTRE COMMENTAIRE

1) - LA HONTE

Quel a été le degré de menace qui a conduit les parlementaires congolais à émigrer et s'exiler en territoire français pour tenir et organiser leurs séances d'adoption à mains levées de la révision de la constitution du Congo (2015) en territoire français, à savoir l'Institut Culturel Français (ICF) ? La honte !

Tous les Congolais savent que Denis Sassou Nguesso a été catapulté au Congo au bout d'un canon français pour l'installer à la tête du Congo. La France est très bien placée pour savoir et connaître les dégâts causés par son protégé : les crimes de sang, les crimes économiques, etc. D'après un rapport de l'ONU en 2001, depuis l'installation de Denis Sassou Nguesso à la tête du Congo en 1997, 750 000 Congolais manquent à l'appel. Ce chiffre est de 2001. Ils sont donc plus de 750 000 aujourd'hui qui manquent à l'appel. On peut dire qu'il manque aujourd'hui, au bas mot, plus d'un million de Congolais à l'appel, assassinés par Denis Sassou Nguesso. Mais, de là à lui prêter ses locaux pour valider l'imposture, la violation de sa propre constitution et le coup d'Etat constitutionnel pour instaurer une monarchie qui installera son fils à la tête du pays, la France a donc dépassé la mesure. Elle vient donc de poser là un acte belligérant.

Pourquoi donc se plaindre du sentiment anti-français qui se développe en Afrique ? Par ces pratiques, c'est la France elle-même qui fait le lit de la Chine et de la Russie en Afrique, surtout dans ses anciennes(?) colonies.

2) - COMPLICITE DE GENOCIDE

En acceptant que les parlementaires congolais que personne ne menace, mais qui ont peur du hold up constitutionnel à leur actif, aillent se réfugier dans les locaux de l'ambassade de France, en territoire français donc, la France pose un acte très grave et est donc complice de crimes contre l'humanité et de génocide dont peut être poursuivi Denis Sassou Nguesso.

Le Congo n'est pas en guerre. Il n'est en conflit avec aucun de ses voisins. Les populations congolaises ne sont pas en état de révolte. Alors, qu'est-ce qui justifie cette situation?

Oui, dans les années 1940, la France avait émigré et s'était exilée au Congo, et Brazzaville était devenue sa capitale. Cela est très bien compréhensible, car c'était la guerre et le territoire français (l'Hexagone) était occupé par des forces étrangères, les Nazis allemands. Devant cette tragédie, n'importe quel pays au monde aurait ouvert ses portes pour accueillir, à bras ouverts, l'Etat Français qui cherchait refuge. Même si le Congo de l'époque était une colonie française, il n'empêche que le Congo était une terre étrangère occupée, lui aussi, par les forces étrangères, la France.

Cela étant, nous exhortons la France de ne pas permettre ces dérives qui ne l'honore pas mais, bien au contraire, noircissent son image et, dans le même temps, contribue à développer le sentiment anti-français en Afrique. La France doit cesser de soutenir et protéger des crapules, des brigands, des bandits et des prédateurs, des criminels, même s'ils y ont été installés par elle, en 1997. Ils ne sont pas les seuls à pouvoir protéger et/ou garantir les intérêts de la France au Congo, si besoin est.

lundi 18 juin 2018

Congo-Brazzaville : Pool, troubles politiques, vies bouleversées, Villages bombardés, maisons incendiées…


NOTRE COMMENTAIRE : A tous ceux qui savent et qui se taisent, et à tous ceux qui peuvent et qui s'abstiennent, afin que personne ne dise demain : "Nous ne savions pas" !

Congo-Brazzaville : Pool, troubles politiques, vies bouleversées, Villages bombardés, maisons incendiées…  


Par :  IRIN

La jungle a pénétré dans des champs non labourés. Il s’est glissé sur des maisons au toit de chaume, transformées en ruines; et il s’est étendu sur des routes vides autrefois utilisées pour transporter des bananes, des haricots, du manioc à partir d’une région connue depuis longtemps comme la corbeille à pain du Congo-Brazzaville.

Pendant près de deux ans, les combattants de la milice et les soldats qui tenaient des dizaines de postes de contrôle étaient les seuls signes de vie dans la région du Pool du Congo, à 50 kilomètres à l’ouest de la capitale, Brazzaville.

Maintenant, certaines des 108 000 personnes qui ont fui leurs villages au cours du conflit de 2016-17 entre l’armée congolaise et les rebelles « Ninja » rentrent chez elles suite à un accord de paix signé en décembre.

Mais avec les maisons et les villages détruits par l’armée, les écoles et les centres de santé sans personnel, et craignant un retour du conflit, de nombreux résidents du Pool ont choisi de rester déplacés ou sont retournés à la pauvreté et à la misère.

Yvonne Massembo, 70 ans, a fui sa maison dans une ville appelée Goma Tsé Tsé pendant le conflit. Alors que la vie en tant que personne déplacée dans le sud de Brazzaville a été difficile, la mère de cinq enfants, qui vit toujours dans la capitale, a déclaré que le retour dans son village rendrait la vie encore plus difficile.

Pendant le conflit, sa petite maison de paillote s’est effondrée après le vol du toit. L’équipement de son hôpital local a été pillé. La pirogue qu’elle avait l’habitude de traverser la rivière Djoué et d’atteindre sa ferme a été détruite.

« Si je retourne, qu’est-ce que je vais manger? » Dit-elle.



Les premières images satellites prouvant les bombardements du pouvoir de Brazzaville sur les villages du Pool.

Troubles politiques, vies bouleversées

En décembre dernier, IRIN a été la première organisation de presse internationale à accéder à la région du Pool en 20 mois, pour documenter les crimes commis contre les civils par l’armée congolaise et les rebelles ninjas.

La partie sud du pays a été bouclée alors que les combats faisaient rage dans un conflit qui a éclaté peu de temps après les élections présidentielles de mars 2016, dans lesquelles Denis Sassou Nguesso a conservé un poste qu’il a occupé tous les cinq ans depuis 1979.

Maintenant, la vie revient lentement. Le Programme alimentaire mondial estime que dans certains districts, tels que Kimba, presque tous les résidents déplacés sont revenus. Mis à part le chagrin de vivre loin de la maison, le prix des aliments de base comme le manioc et le riz a augmenté de façon spectaculaire pendant le conflit l’année dernière et pousse beaucoup à revenir dans leurs champs.
L’accès humanitaire s’est également amélioré, en particulier dans le nord du Pool, où les villages étaient auparavant coupés par les militaires.

« Nous avons été en mesure de faire des distributions [alimentaires] et des évaluations dans des endroits que nous ne pouvions pas atteindre auparavant », a déclaré Jean-Martin Bauer, directeur du Programme alimentaire mondial au Congo-Brazzaville.

Alain-Robert Moukouri, secrétaire général de Caritas Congo, une ONG qui fournit une aide humanitaire dans la région du Pool, a déclaré que les Ninjas ont maintenant enlevé leurs points de contrôle et que l’armée a cessé de harceler les gens pour de l’argent. Les entreprises dans les villes qui étaient depuis longtemps inaccessibles fonctionnent maintenant.

Villages bombardés, maisons incendiées

Mais recommencer une nouvelle vie s’avère difficile dans les villages qui ont été gravement endommagés pendant le conflit. Dans un village appelé Soumouna, où le gouvernement soupçonnait les Ninjas, 86 structures ont été détruites entre fin février et mai 2016, selon des images satellites obtenues par IRIN. Cette période coïncide avec les attaques de l’armée.

Les données satellitaires montrent que des maisons ont également été détruites à Kindamba Gouéri, Mayama et Malengo, tandis que des parties de villages ont été incendiées par des troupes au sol, selon de multiples interviews menées par IRIN à Pool en décembre dernier. Un travailleur humanitaire basé dans la région a qualifié la campagne de l’armée de « terre brûlée ».
« Il n’y a plus rien », a déclaré Massembo de Goma Tsé Tsé, expliquant pourquoi elle ne peut pas revenir. « Toutes les maisons ont été brûlées. »

Les personnes déplacées retournent également à la pénurie. Pendant le conflit, les champs sont devenus dangereux, ce qui a fait manquer deux saisons de plantation. Aujourd’hui, de nombreux villageois sont incapables de se nourrir.

L’ONU a dépensé 13 millions de dollars pour aider les personnes déplacées avec de la nourriture, de l’argent et des biens de première nécessité. Bauer du PAM a déclaré que son équipe a atteint « un nombre important de personnes ».

Mais les besoins restent vastes. Bauer a récemment rencontré une femme dans un centre de santé près de la capitale, Brazzaville, qui était retournée dans son village de Pool mais est partie peu de temps après parce qu’elle ne trouvait pas de nourriture.

« Quand elle est revenue, elle a dit qu’il n’y avait rien là », a expliqué Bauer. « Son enfant est devenu mal nourri, alors elle a dû revenir à Brazzaville. »

Le manque d’installations de base dans les villages aggrave le problème. La plupart des centres de santé ont été fermés pendant le conflit. La moitié des écoles primaires de la région du Pool ont été fermées et 65 ont été complètement détruites, selon l’ONU. Dans les districts comme Vindza, toutes les écoles sont fermées.


Philip Kleinfeld / IRIN
Personnes déplacées à Kinkala, capitale de la région du Pool

« La vie doit être reconstruite », a déclaré Bauer.
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Paix et promesses
Les accords de paix antérieurs entre les Ninjas et le gouvernement ont également échoué, jetant le doute sur la durée du cessez-le-feu.

Dans l’accord de décembre, les Ninjas ont accepté de démobiliser, de démanteler leurs postes de contrôle et de rendre leurs armes. En échange, le gouvernement a promis la «libre circulation» du dirigeant des Ninja, Frédéric Bintsamou, plus connu sous le nom de pasteur Ntumi, ce qui signifie qu’il ne serait pas arrêté.

Alors qu’aucun affrontement n’a eu lieu depuis décembre, Ntumi se cache toujours dans les forêts de Pool, et beaucoup de ses combattants n’ont pas abandonné leurs armes.

Un porte-parole de Ninja, qui a demandé à ne pas être identifié, a déclaré que Ntumi craint qu’un mandat d’arrêt ne lui reste sur la tête. La demande d’IRIN de parler directement avec lui a été refusée.

« Il n’y a pas de liberté de mouvement » comme promis dans l’accord de paix, a déclaré le porte-parole, car « jusqu’à présent, beaucoup de ceux qui ont été arrêtés sont toujours en prison ».
Le porte-parole des Ninjas a ajouté que les populations locales sont sceptiques sur le fait que la paix a été atteinte, « parce qu’il y a des militaires dans les villages ».

« Il y a plus de soldats dans les villages que de locaux », a-t-il dit. Cette perception, at-il ajouté, empêche les gens de revenir.

Bauer a confirmé que dans certains cas, seuls les hommes sont revenus pour s’occuper de leurs cultures, laissant leurs familles dans des endroits plus sûrs.

La répression continue

Plutôt que de chercher une véritable fin au conflit, la motivation de Sassou Nguesso à signer l’accord a été influencée par des facteurs économiques, a déclaré Brett Carter, professeur adjoint à l’Université de Californie du Sud.

L’un des plus grands producteurs de pétrole de la région, le Congo-Brazzaville a été durement touché par la baisse des prix du brut mondial. L’accablante dette publique et les salaires impayés et les retraites des fonctionnaires ont forcé le président à demander un renflouement au Fonds monétaire international.

Mais les pourparlers avec le FMI ont traîné, les activités militaires à Pool sapant « les prétentions de Sassou Nguesso à la transparence et à la bonne gouvernance, que le FMI a reconnu à juste titre douteuses de toute façon », a déclaré Carter.

Depuis qu’il a changé la constitution pour lui permettre de rester au pouvoir, Sassou Nguesso a également fait face à une opposition croissante à son pouvoir. Stalwarts de son parti travailliste congolais au pouvoir (PCT), dont Charles Zacharie Bowao et Andre Okombi Salissa, se sont retournés contre lui. Même son propre fils, Denis-Christel, a suggéré qu’il pourrait s’opposer à son père lors des élections prévues.

 Source :  https://www.irinnews.org/analysis/2018/06/18/razed-villages-and-empty-fields-await-congo-brazzaville-s-displaced
- https://www.irinnews.org/special-report/2018/06/18/updated-congo-brazzaville-s-hidden-war

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ENGLISH VERSION
 Analysis
Razed villages and empty fields await Congo-Brazzaville’s displaced

“Life has to be rebuilt”

Philip Kleinfeld/IRIN

18 June 2018

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Philip Kleinfeld
Freelance journalist and IRIN contributor
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Emmanuel Freudenthal
Freelance journalist, and regular IRIN contributor
The jungle has edged into fields left untilled. It has crept onto thatched-roof houses turned to ruins; and it has stretched over empty highways once used to transport bananas, beans, cassava from a region long-known as Congo-Brazzaville’s breadbasket.
For nearly two years, militia fighters and soldiers manning dozens of checkpoints were the only signs of life in Congo’s Pool region, 50 kilometres west of the capital, Brazzaville.
Now, some of the 108,000 people who fled their villages during the 2016-17 conflict between the Congolese army and the “Ninja” rebels are returning home following a December peace agreement.
But with houses and villages destroyed by the military, schools and healthcare centres unstaffed, and fear that conflict may return, many Pool residents have chosen to remain displaced or have returned to poverty and hardship.


    
Yvonne Massembo, 70, fled her home in a town called Goma Tsé Tsé during the conflict. While life as a displaced person in southern Brazzaville has been hard, the mother of five, who is still living in the capital, said returning to her village would make life even harder.
During the conflict, her small mud-hut house collapsed after the roof was stolen. Equipment from her local hospital was looted. The canoe she once used to cross the river Djoué and reach her farm was destroyed.
“If I go back, what am I going to eat?” she said.

Political unrest, lives upended

Last December, IRIN was the first international news organisation to gain access to the Pool region in 20 months, to document crimes against civilians by the Congolese army and Ninja rebels.
The southern part of the country had been sealed off as fighting raged in a conflict that took hold shortly after the March 2016 presidential elections, in which Denis Sassou Nguesso retained a post he has held for all but five years since 1979.
☰ Read more: The history of the conflict
Now, life is slowly returning. The World Food Programme estimates that in some districts, such as Kimba, nearly all of the displaced residents have returned. Apart from the heartache of living away from home, the price of staple foods like cassava and rice rose dramatically during the conflict last year and is propelling many to come back to their fields.
Humanitarian access has also improved, particularly in northern Pool, where villages were previously cut off by the military.
“We have been able to do [food] distributions and assessments in places we couldn’t previously reach,” said Jean-Martin Bauer, World Food Programme country director in Congo-Brazzaville.
Alain-Robert Moukouri, secretary-general of Caritas Congo, an NGO that delivers humanitarian assistance in the Pool area, said the Ninjas have now removed their checkpoints and the army has stopped harassing people for money at theirs. Businesses in towns that had long been inaccessible are now operating.

Villages bombed, houses burnt

But beginning life anew is proving difficult in villages that were severely damaged during the conflict. In a village called Soumouna, where the government suspected Ninjas were based, 86 structures were destroyed between late February and May 2016, according to satellite images obtained by IRIN. This time period coincides with the army’s attacks.
The satellite data shows houses were also destroyed in Kindamba Gouéri, Mayama, and Malengo, while parts of villages were set on fire by ground troops, according to multiple interviews conducted by IRIN in Pool last December. A humanitarian worker based in the region described the military’s campaign as “scorched-earth”.
“There is nothing left,” said Massembo from Goma Tsé Tsé, explaining why she cannot return. “All the houses were burned.”
Displaced people are also returning to scarcity. During the conflict, fields became unsafe, causing two planting seasons to be missed. Today, many villagers are unable to feed themselves.
The UN has spent $13 million assisting displaced people with food, money, and basic goods. Bauer of the WFP said his team has reached “a substantial number of people”.
But needs remain vast. Bauer recently met a woman at a health centre near the capital, Brazzaville, who had returned to her village in Pool but left shortly after because she could not find food.
“When she got back she said there was nothing there,” Bauer explained. “Her child became malnourished, so she had to come back to Brazzaville.”
Lack of basic facilities in villages is compounding the problem. Most health centres were shuttered during the conflict. Half the primary schools in the Pool region have been closed and 65 completely destroyed, according to the UN. In districts like Vindza, all the schools are closed.
“Life has to be rebuilt,” said Bauer.

Philip Kleinfeld/IRIN
Displaced people in Kinkala, capital of the Pool region.

Peace and promises

Previous peace agreements between the Ninjas and the government have also failed, casting doubt on whether the ceasefire will last.
In the December agreement, the Ninjas agreed to demobilise, dismantle their checkpoints, and turn in their weapons. In exchange, the government promised “free movement” for Ninja leader Frédéric Bintsamou, better known as Pastor Ntumi – meaning he wouldn’t be arrested.
While no clashes have taken place since December, Ntumi is still hiding in the forests of Pool, and many of his fighters have not given up their weapons.
A Ninja spokesman, who asked not to be identified, said Ntumi is worried that an arrest warrant still hangs over his head. IRIN’s request to talk with him directly were denied.
Read more: Congo-Brazzaville’s hidden war

“There’s no freedom of movement” as promised in the peace agreement, the spokesman said, because “until now, many of those who have been arrested are still in prisons.”
The Ninja spokesman added that local people are sceptical that peace has been reached, “because there is military in the villages”.
“There are more soldiers in the villages than locals,” he said. This perception, he added, keeps people from returning.
Bauer confirmed that in some cases only men have returned to tend to their crops, leaving their families in safer locations.

Repression continues

Rather than seeking a genuine end to the conflict, Sassou Nguesso’s motivation for signing the agreement was influenced by economic factors, said Brett Carter, assistant professor at the University of Southern California.
One of the largest oil producers in the region, Congo-Brazzaville has been hit hard by declining prices for global crude. Skyrocketing public debt and unpaid salaries and pensions for civil servants have forced the president to ask the International Monetary Fund for a bailout.
But talks with the IMF have dragged, with military activities in Pool undermining “Sassou Nguesso’s claims to transparency and good governance, which the IMF rightly recognised as dubious anyway,” said Carter.
Since changing the constitution to allow him to stay in power, Sassou Nguesso has also faced growing opposition to his power. Stalwarts of his ruling Congolese Labor Party (PCT), including Charles Zacharie Bowao and Andre Okombi Salissa, have turned against him. Even his own son, Denis-Christel, has suggested he may stand against his father in elections scheduled for 2021.
In response to these threats, Sassou Nguesso has turned to “full-scale authoritarian mode”, said Fonteh Akum, senior researcher at the Pretoria-based Institute for Security Studies. In May, Jean-Marie Michel Mokoko, a former army general who stood against Sassou Nguesso in the 2016 presidential elections, was jailed for 20 years for “undermining the internal security of the state”. Salissa, meanwhile, is expected to face trial on the same charges this month.
Unsure who to trust, Sassou Nguesso is likely to remain wary of the long-restive Pool region which represents, said Akum, “the one space from which military contestation against Sassou Nguesso’s government could actually emanate”.
Rather than an “artificial” peace agreement, what is needed, said Akum, is a truth commission that can establish the root causes of the latest bout of violence in the Pool region and its consequences for civilians.
“Those facts would be able to create some kind of understanding for who is held accountable and who needs to pay reparations for crimes committed,” Akum said.
For now, the residents of Pool have received little closure or assistance from the government.
“I don’t have shelter and my village has been ravaged,” said a 69-year-old currently living in Brazzaville, who gave his name as Makoudou. He said his house, in a village near Vindza, had been partially destroyed by bombs during the conflict, and the tools he needed for work had been taken.
“That is what is preventing me from going back,” he said.

 Read Part 1: The exclusive story of Pool's hidden war

SOURCE :
https://www.irinnews.org/analysis/2018/06/18/razed-villages-and-empty-fields-await-congo-brazzaville-s-displaced

- https://www.irinnews.org/special-report/2018/06/18/updated-congo-brazzaville-s-hidden-war

  • lundi 20 février 2017

    Congo-Brazza : Le programme d'assassinats des prisonniers politiques est en marche

    A Pointe-Noire, le Directeur de la maison d'arrêt, Pierre PONGUI, a attenté à la vie de M. Modeste Boukadia, prisonnier d'opinion. Aujourd'hui, il fait des va-et-vient entre la prison et la clinique. Aujourd'hui, Marcel Ntsourou est mort en prison, suite à des nombreuses tortures... Que ceux qui ont placé Sassou à la tête du Congo et qui vivent de lui comprennent qu'un jour... la JUSTICE !
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    AUJOURD'HUI MARCEL NTSOUROU EST MORT ASSASSINE DANS SA CELLULE, SOUS LA TORTURE.

    Marcel Nrsourou à son procès Marcel Nrsourou à son procès

    DEMAIN A QUI LE TOUR ?
    MAIS, SOUVENONS-NOUS !
    N’OUBLIONS JAMAIS !

    DEVINETTES

    Devinettes Devinettes
      SERMENT DE SASSOU NGUESSO OU PROMESSE ?

    Serment ou promesse ? Serment ou promesse ?
     

    affiche7-manif-paris-06-02-2016


    affiche6-manif-paris-06-02-2016

    mardi 27 septembre 2016

    (Françafrique) De la Côte d'Ivoire au Gabon, la françafrique craque : AFRICA

    De la Côte d’ivoire au Gabon, la francafrique craque :: AFRICA
    Contre la françafrique  
    Contre la françafrique

    De la Côte d’ivoire au Gabon, la francafrique craque :: AFRICA
    Des opinions embarrassées et contradictoires sur le conflit électoral au Gabon traversent les milieux progressistes africains. Les uns appellent à en finir avec la dynastie Bongo et les autres se méfient de Jean Ping qui fut membre de la garde rapprochée de feu Omar Bongo. La manipulation de la "gabonité" qui rappelle l’ethnicisme politique qui a marqué les affrontements électoraux en Côte d?Ivoire ajoute à la confusion. Mais quels sont les enjeux pour l’Afrique et les peuples d’Afrique qui se cachent derrière les apparences trompeuses du conflit électoral au Gabon ? Quelles sont les contradictions qui agissent sous le spectacle des quolibets polémiques des joutes et luttes politiques dans ce pays qui fut dirigé par l’une des figures les plus marquantes de la Françafrique, le père Bongo ?

    #AliBongo L’impérialisme source de l’ethnicisme ivoiritaire et gabonitaire


    En Côte d?Ivoire, L. Gbagbo, sans être un chantre de « l’ivoirité », a concilié avec l’ethnicisme ivoiritaire dans le contexte de la partition de fait du pays et d’une rébellion fomentée pour l’empêcher de gouverner et lui imposer le processus électoral piégé qui lui sera ensuite fatal. Au départ le conflit politico-judicaire sur la question absurde et dangereuse de « l’ivoirité » reflète l’incapacité de la classe politique néocoloniale ivoirienne a solutionné la crise économique, sociale et politique née des diktats libéraux du FMI. De façon générale le système néocolonial a fait se succéder des dictatures militaires ou civiles des années 60/70, le « multipartisme des gestionnaires et technocrates » dans les années 80/90, puis maintenant le « multipartisme ethnique, religieux et/ou régionaliste ». C’est ce que confirme le socialiste français Guy Labertit en avouant que « le concept de l’ivoirité est venu de certaines institutions internationales qui ont trouvé cette formule tristement géniale pour répondre à une situation de crise économique en Côte d?Ivoire ». C’est le Journal patronal Français les Echos du 27/12/99 qui montrent l’imbrication totale entre les intérêts de la Françafrique et les contradictions internes en Côte d?Ivoire pour expliquer le coup d’état de « Noël 99 « du Gl Gueï : « Comme le général Gueï, Paris avait pourtant contribué à installer Henri Konan Bédié dans le fauteuil vacant de Félix Houphouët Boigny...parce qu’il risquait de faire voler en éclats la « vitrine » de son pré-carré en Afrique. Parce que l’instabilité politique croissante à Abidjan commençait à porter préjudice aux importants intérêts économiques tricolores dans le pays. La Côte d?Ivoire est le deuxième client de la France en Afrique Noire (5,3 milliards de francs d’achats en 1998). L’Hexagone y détient une part de marché de près de 30%... ».

    Comme on le voit le Gabon n’échappe pas à cette stratégie oppressive de l’impérialisme Françafricain notamment. En effet, c’est dans son livre intitulé "Nouvelles Affaires africaines. Mensonges et pillages au Gabon" édité chez Fayard, en octobre 2014 que Pierre Péan, un des experts Françafricain, affirme que M. Ali Bongo ne serait pas un Gabonais d’origine. Aussitôt les transfuges écartés du pouvoir qui forment pour l’essentiel l’opposition gabonaise actuelle en ont fait un discours de campagne en se référant à la constitution gabonaise qui dit que le président de la République doit être un Gabonais de naissance. C’est ainsi qu’est importée de France de toute pièce la pathologie politique de la "gabonité" qui dénie à Ali Bongo d’être le fils de son père tout comme le fait l’opposition Mobutiste à J. Kabila au Congo Démocratique. Il est même organisé le dépistage d’une "légion étrangère" de Béninois qui règnerait sur le Gabon tout comme hier de Burkinabés ou de Maliens en Côte d?Ivoire.

    Le nouveau Foccard de la politique africaine de l’impérialisme Français, Albert Bourgi, va entrer en scène comme l’écrit : "Du coup en France, il a été décidé de renouveler le personnel politique en écartant Ali Bongo et Jean Ping a été préparé, puis, à lui, ont été joints Casimir Oyé Mba et l’ex-président de l’Assemblée Nationale du Gabon. Rappelons que toute cette clique de politiciens réactionnaires ont eu à servir et cirer les bottes du père Bongo qui les a fabriqué durant tout son règne. Casimir Oyé Mba fut gouverneur de la BEAC à Yaoundé, il fut d’ailleurs le premier gouverneur noir de cette banque centrale. Jean Ping a été le gendre de Bongo Omar puisqu’il a épousé Pascaline Bongo, celle là même qui du temps du père Bongo controlait tous les marchés. C’est donc une affaire entre beaux parents ?".

    Rappelons le précédent génocidaire de l’implication et de la responsabilité de l’impérialisme Français : Au Rwanda, c’est l’impérialisme Français dirigé par le social-démocrate impérialiste Mitterrand qui a formé et préparé le Hutu Power pour la réalisation de ce crime contre l’humanité en terre d’Afrique en 1994 avant de protéger et de exfiltrer les génocideurs au Kivu en République Démocratique du Congo (RDC). Une conclusion s’impose : plus vite les troupes Françaises partiront, plus on peut espérer qu’une telle menace s’éloignera.

    L’unité ou la désunion dans les Etats post-coloniaux d’Afrique pour l’impérialisme, c’est selon son intérêt. L’AOF, l’AEF ont été unies sous la domination coloniale et quand il a été question, après le congrès fondateur du RDA à Bamako en 1946, d’aller unis vers l’indépendance, l’impérialisme a balkanisé en créant les actuels Etats en s’appuyant sur des bourgeois compradores, Houphouêt, Senghor, etc., tout en les « unifiant par la monnaie unique le franc cfa avec l’Uemoa et puis dans la Cedeao, et par les accords de présence militaire imposés par la Françafrique.

    Pourquoi avoir capturé Gbagbo et cherché à écarter Ali Bongo ?

    Ceux et celles qui hier s’étaient laissés abusés par le « tout contre Gbagbo » au nom de la lutte contre le fascisme ivoiritaire ont pu après coup regretter leurs positions naïves au vu des résultats objectifs que cela a produit. Les manigances ouvertement anti-Gbagboistes de l’ONUCI et de l’opération Licorne ont clairement servi le plan des impérialistes d’utiliser les élections pour se débarrasser, puis de capturer et d’embastiller Gbagbo avec en prime le scandale d’un procès où toute l’accusation se révèle un grossier mensonge fabriqué de toute pièce. Le "tout sauf Ali Bongo", si il abouti conformément au plan des impérialistes Français, finira aussi pareillement. A la différence de Gbagbo, Ali Bongo, successeur de son père tout comme le fils Eyadéma, est un élément des réseaux Françafricains. Mais le passage en cours du monde unipolaire dominé sans partage par les USA alliés à l’UE au monde multipolaire fait ses effets. Les pays "émergents" comme la Chine, l’Inde, la Russie, le Brésil, etc, investissent de plus en plus en Afrique où les parts de marchés et la mainmise Occidentale recule sur le plan économique. Les Etats néocoloniaux Africains ont ainsi de nouvelles opportunités de financements et de faire des "affaires". L. Gbagbo envisageait de tourner le dos à la Françafrique, à l’Eurafrique et à l’Usafrique. Ali Bongo lui a choisi de diversifier les relations économiques au point que la Chine est devenue le premier investisseur et partenaire économique du Gabon. Le coup d’état en Centrafrique qui a chassé Bozizé, prélude aux affrontements armés entre milices armées Séléka et Anti-Balakat, a été provoqué parce que la Françafrique perdait des parts de marchés, notamment les contrats sur l’exploitation du pétrole récemment découvert.

    Voilà ce qu’évoque un partisan d’Ali Bongo pour expliquer l’opposition de l’impérialisme Français :"Ali ira chercher de nouveaux partenaires, mettant en concurrence des entreprises asiatiques ou nord-africaines avec les entreprises françaises. Il en sera ainsi dans le pétrole dont le Gabon est le quatrième producteur subsaharien, après le Nigéria, l’Angola et le Congo. Ainsi, dès 2009, le chinois Sinopec rachète Addax. Il suffit de voir la nationalité des entreprises qui prospectent actuellement au Gabon pour savoir qu’Ali Bongo cherche une réelle diversification. D’après le Trésor public français, “on recense la présence d’une dizaine de compagnies actuellement en phase d’exploration” et aucune d’elles n’est française. Il y a les entreprises chinoises Sino Gabon Oil and Gas et Sinopec Overseas, la sud-africaine Sasol, les américaines Forest Oil et Anadarko, l’australienne Sterling Oil, la canadienne Canadian national resources, qui a racheté les actifs de Pionner, la japonaise Mitsubishi Petroleum, la britannique Ophir et enfin l’indienne Oil India international. Ali Bongo veut que désormais 40% des recettes du pétrole restent au Gabon, contre 20% auparavant. Dans cet objectif, dès 2010, il crée “la Société nationale de pétrole, dénommée Gabon Oil Company (GOC), dont la vocation consiste à développer les participations de l’Etat gabonais dans le secteur pétrolier”, affirme toujours le Trésor français, qui suit avec beaucoup d’intérêt tous ces changements pas forcément dans l’intérêt des entreprises françaises comme Total, Maurel et Prom. Rattachée à la Présidence de la république, et sous tutelle de la Direction générale des hydrocarbures, la GOC veille au grain, ou plutôt à l’or noir et au gaz. Aujourd’hui, la GOC commercialise directement sur les marchés internationaux 7 millions de barils par mois pour le compte de l’Etat gabonais. Mais ce qui a le plus mis en rogne les groupes français, ce sont les contrôles fiscaux et le redressement qu’ils ont subis. Ainsi, en 2014, le fisc gabonais a réclamé quelques 805 millions de dollars à Total. Ce redressement a fortement détérioré les relations avec cette multinationale qui a bien sûr activé tout ce que la Françafrique compte en réseaux occultes pour résoudre le problème, y compris “à l’amiable”” (Source : afrique.le360.ma).
    C’est le parti Socialiste Français lui même qui dévoile son parti pris anti-Bongo dans la crise post-électorale au Gabon comme le démasque le 30 août 2016 Fanny Pigeaud : “Quelle mouche a piqué le Parti socialiste français ? Dimanche, le PS s’est invité dans l’élection présidentielle du 27 août au Gabon en prenant parti contre l’un des candidats, le président sortant Ali Bongo Ondimba, et ce bien avant la proclamation officielle des résultats, d’abord attendue mardi 30 août en fin d’après-midi puis différée. « Alors que les premières estimations indiquent que le président sortant Ali Bongo serait battu au profit de Jean Ping, la sérénité doit présider à l’issue du scrutin », professe le parti dans un communiqué aux accents paternalistes. « Le vote libre des citoyens est l’outil par lequel la démocratie s’exprime et l’alternance, quand ils le décident, doit fonctionner. Voilà pourquoi la démocratie doit triompher au Gabon comme c’est déjà le cas dans plusieurs États et ce mouvement doit s’amplifier. Voilà plus d’un demi-siècle que la famille Bongo gouverne le Gabon. Une alternance serait signe de bonne santé démocratique et un exemple”.

    L’autre facteur qui explique une distanciation progressive de plusieurs chefs d’Etats africains vis à vis des USA et de l’UE trouve sa source dans ce qu’on peut appeler le syndrome Libyen, l’assassinat crapuleux de Khaddafi qui a créé la peur sur le mode de ce qui lui est arrivé peut nous arriver. Le chaos qui s’en ait suivi, avec l’expansion des "djihadistes-terroristes" financés et armés par les alliés des Occidentaux que sont les pétromonarchies Wahabites et Salafistes, a été instrumentalisé par l’impérialisme Français pour lancer l’opération d’oocupation militaire de tout le Sahel du Mali à la Centrafrique dénommée Barkhane (dunes de sables qui se déplacent au gré des vents dans le désert) et par l’impérialisme US pour implanter l’USAFRICOM en Afrique. Le cas libyen montre que les impérialistes n’ont pas "d’amis", ils n’ont que des intérêts.

    La crise de l’impérialisme parasitaire, décadent et le passage au monde multipolaire

    La stratégie guerrière du chaos est la réponse systémique au remplacement progressif du monde unipolaire issu de la défaite du camp socialiste, de l’URSS par le monde multipolaire. Jusqu’à la guerre contre la Libye, y compris au Conseil de Sécurité de l’ONU la dite « communauté internationale » se résumait de fait à l’UE et les USA, lesquels se partageaient les rôles selon leurs intérêts contre le reste du monde. Mais comme on le voit en Syrie et en Ukraine, la Russie et la Chine et les résistances des Etats – Nations commencent à changer cette donne. Du Sahel, au Golfe de Guinée, en Afrique centrale et de l’est, mais aussi au Moyen-Orient, en Asie ex-Soviétique et en Amérique du Sud, le bloc impérialiste décadent et parasitaire USA/UE joue la carte agressive des guerres et des coups d’états (institutionnels ou pas) pour contrôler les sources de matières premières afin de préserver son hégémonie qui perdure depuis 500 ans.

    Ces guerres ou destabilisations de conquêtes ou de préservation néo-coloniales du joug Occidental impérialiste rencontrent de plus en plus partout des résistances. C’est l’extension même du domaine des interventions impérialistes, l’USAFRICOM et de l’OTAN, y compris en mer de Chine et dans la péninsule coréenne, pour empêcher l’accès des puissances émergentes non impérialistes aux matières premières qui suscite les contradictions montantes au sein des réseaux Françafricains, Eurafricains et Usafricains.

    Cette tendance agressive et déstabilisatrice est aggravée par l’actuelle crise systémique de surproduction du capitalisme. La contradiction entre la socialisation toujours plus poussée de la production, de l’activité économique et l’accaparement privée monopolisée de celle-ci rend de plus en plus insupportable à des millions de travailleurs et de peuples l’exploitation capitaliste et impérialiste.

    Le libéralisme est la politique économique du capital pour contrée la loi de la baisse tendancielle du taux de profit des Firmes Transnationales. Tout ce qui de prés ou de loin échappe à cette soumission au libéralisme outrancier est à éliminer parce que le mouvement actuel vers le multilatéralisme est suicidaire pour l’hégémonie Occidentale sur le monde. Or le libéralisme est une politique économique qui livre les économies nationales au pillage des Firmes Transnationales et ne sert ainsi qu’à développer le sous-développement, la dépendance à l’étranger et l’oppression nationale. Ces facteurs sont à la base des contradictions qui minent la remondialisation actuelle du capitalisme entre le centre impérialiste et la périphérie. Il faut situer les crises électorales ivoirienne et gabonaise ainsi que celle qui se profile en RDC dans un tel contexte évolutif. On voit ainsi le système Françafricain craquer de plus en plus sous la différenciation d’intérêts qui s’opère au sein même des clans mafieux qui gouvernent les néocolonies. Les luttes des peuples contre les effets désastreux de la gouvernance libérale viennent bousculer les élites au pouvoir et pousser à des recompositions politiques que les offres d’investissements des pays émergents comme la Chine rendent opportunes.

    Les forces progressistes patriotiques, antilibérales et anti-impérialistes doivent profiter de ces contradictions internes au système néocolonial pour frayer la voie à l’alternative populaire et indépendantiste, étape vers le socialisme. Malgré la complexité de la situation, les exemples actuels de la Chine, du Vietnam, de la Corée du Nord et de Cuba montrent que c’est possible.
    Le libéralisme a dominé sans partage avant et après la défaite du socialisme durant les 30 dernières années. Puis les pays rescapés du camp socialiste vaincu et d’ex-pays colonisés et dominés ont opposé et opposent le capitalisme d’état (plus la planification d’état dans le cas des ex-pays du camp socialiste) au libéralisme dominant comme politique et stratégie économique qui indéniablement leur permettent de sortir du sous développement. C’est le cas des pays de démocraties populaires comme la Chine, le Vietnam, Cuba et la Corée du Nord dans lesquelles cohabitent différentes formes de propriétés mais avec comme secteur stratégiquement dominant les secteurs socialistes et capitalistes d’état contrôlés par un Parti Communiste au pouvoir.

    Cet anti-libéralisme appuyé sur la réaffirmation de la souveraineté nationale et populaire explique le caractère progressiste, anti-libéral et anti-impérialiste des pouvoirs patriotiques au Venezuela, en Bolivie, en Equateur, au Nicaragua, au Salvador, au Brésil (de Lula, Dilma), l’Inde, la Russie, etc.
    Force est aussi de constater que même les pays capitalistes « classiques » comme l’Inde, le Brésil et la Russie, etc., utilisent aussi le capitalisme d’état pour aller de l’avant sur le plan économique. C’est là la nouvelle configuration évolutive des contradictions actuelles capital/travail, impérialisme/peuples opprimés et même capitalisme/socialisme (objectif déclaré par les expériences Chinoises, Vietnamienne, Nord Coréenne, Cubaine en cours).

    Bien entendu comme le montre le coup d’état institutionnel contre Dilma Roussef ces expériences patriotiques alternatives au libéralisme en cours n’échapperont pas à la question fondamentale que la vie elle même posera tôt ou tard : QUI L’EMPORTERA au sein de chacun de ces pays entre anti-libéraux et libéraux soutenus par les impérialistes, entre Socialisme et Capitalisme, entre le PC et les forces du capital interne et externe ?

    LIRE LA SUITE : http://www.camer.be/54838/30:27/de-la-cote-divoire-au-gabon-la-francafrique-craque-africa.html

    vendredi 10 juin 2016

    (Congo-Brazzaville/Guinée/Françafrique) Alpha Condé manœuvre auprès de Hollande pour Sauver Sassou Nguesso



    (Congo-Brazzaville/Guinée/Françafrique) Alpha Condé manœuvre auprès de Hollande pour Sauver Sassou Nguesso

    En politique on dit souvent que le présent à ses racines dans le passé proche et lointain, et l’avenir dépend de ce que l’on fait du présent. Ironie du sort, Alpha Condé, opposant torturé par le régime Conté, semble oublier son passé d’opposant d’hier, puisque c’est lui qui manœuvre auprès de ses amis socialistes français pour sauver le dictateur Sassou-Nguesso qui vient de s’autoproclamer président de la République du Congo après un hold-up électoral.

    En effet, Alpha Condé a manœuvré auprès de ses amis socialistes français pour que Bertrand Cochery, précédemment en poste à Conakry rejoigne Brazzaville pour sauver son ami Sassou-Nguesso. Les Congolais issus de la colonisation (d’origine guinéenne en particulier) sont déçus par l’attitude du président Alpha Condé de vouloir sauver le dictateur Sassou-Nguesso. Ce monsieur ignore que l’humanité est une entité collective dont les membres sont solidaires. Puisque le destin politique de l’Afrique est un destin collectif. Chaque président démocrate a une fonction à remplir, à la fois pour son pays et pour les autres pays, en cas de violation des valeurs communes partagées.
    D’ailleurs, les plus grands hommes politiques du monde n’hésitent pas à défendre les peuples opprimés et écrasés par la dictature. Plus ils les défendent, plus ils s’élèvent. C’est la même chose aussi pour les grands hommes d’affaires qui n’hésitent pas à distribuer une bonne partie de leurs gains directement ou par l’intermédiaire des diverses associations, plus ils donnent, plus ils s’enrichissent.

    Raison pour laquelle, face à l’imposture, face à un hold-up électoral, face à la barbarie et face aux violations répétées des droits de l’homme et des valeurs démocratiques ; nous devons tous nous mobiliser pour barrer la route à la dictature. Que nous soyons Noirs ou Blanc, Jaunes ou Rouges ; cela n’a aucune espèce d’importance, parce que le destin politique de l’humanité sur la planète terre est un destin collectif.

    Par conséquent, c’est ensemble que le monde a combattu le nazisme ou l’apartheid. C’est ensemble que nous devons défendre la volonté populaire sortie des urnes au Congo. Défendre le verdict sorti des urnes le 20 mars au Congo, c’est défendre la démocratie et les droits de l’homme. En termes un peu plus claire, c’est participer de manière subtile mais effective à la vie de la communauté humaine.
    Pour terminer, « quand tu ne sais pas où tu vas, n’oublie jamais d’où tu viens. » Être démocrate passe par l’exemple, et que malheureusement les bons exemples sont rares chez Alpha Condé. Il ne suffit pas de dire que je suis démocrate. Il ne suffit pas de dire que j’ai été un opposant opprimé. Parce qu’Alpha Condé n’utilise pas ces deux statuts pour faire le bien. Par contre en voulant sauver Sassou-Nguesso à tout prix, il montre qu’il est un dictateur intéressé par l’argent. Ne donne-t-il pas raison à ceux qui affirment que : « lorsque la France soutient un Noir africain, ce Noir est un danger pour le continent? ».

    LIRE LA SUITE :
    http://guinee28.info/congo-brazzaville-alpha-conde-manoeuvre-aupres-de-hollande-sauver-sassou-nguesso/

    mardi 19 avril 2016

    (Congo-Brazzaville) Contre l'usurpation : Lettre ouverte d'Yvonne Félix-Tchicaya


    Jean FELIX-TCHICAYA appartient à l’Histoire du Congo, mais il appartient d’abord à sa famille la plus proche. Le linge sale se lave au sein du cercle familial, nous le savons. Mais quand les conséquences de certains agissements touchent un acteur fondamental d’un pays, il est du devoir de ses descendants de prendre la parole publiquement...


                                                                                                   
    Bruxelles le 17 Avril 2016

    LETTRE OUVERTE d’Yvonne FELIX-TCHICAYA

    À la descendance d’André Chicar, alias Doé
    À Laureate Mberry, nièce, cousine et petite-cousine,
    À Serge Felix-Tchicaya, neveu, cousin et petit-cousin
    À la Nation congolaise envers laquelle nous avons un devoir de Vérité,

    NOUS, fille et fils, petites-filles et petits-fils, arrière-petites-filles et arrière-petits-fils de Jean FELIX-TCHICAYA, homme politique de l’actuelle république du Congo (« Congo-Brazzaville »), député du Moyen Congo/Gabon, premier député congolais élu en 1945 à l’Assemblée constituante Palais Bourbon Paris, qui siégea à l’Assemblée nationale française jusqu’à la fin de la IVe République (de 1945 à 1959), vice-président et membre fondateur du Rassemblement Démocratique Africain (RDA) qui fonda le Parti progressiste congolais (PPC) en 1946, section congolaise du Rassemblement démocratique africain (RDA), et qui mourut en 1961, respecté de tout un peuple, voulons rétablir la Vérité.

    Dans les années 40, à la mort de son unique frère André, dit Doé, de l’autre côté du fleuve Congo, Jean Felix-Tchicaya a affectueusement recueilli les enfants de celui-là, en noble cœur d'oncle qu’il était. Il leur a même prêté son nom. Il n’a toutefois pas demandé à les adopter, ce qui montre clairement que les enfants de son frère ne sont pas les enfants de Jean.

    Depuis plusieurs décennies une partie de la descendance d’André, entre autres Lauréate Mberry et Serge Felix-Tchicaya, respectivement petite-nièce et petit-neveu de Jean Felix-Tchicaya, et non petite-fille et petit-fils de Jean Felix-Tchicaya - que la vérité soit dite - - rétablissons ici une vérité : Jean Felix-Tchicaya est leur grand-oncle et non leur grand-père. Le grand- père de Lauréate et Serge est André Chicar dit Doé-, dans sa recherche obstinée d’une légitimité politique, filiale usurpée, s’autoproclame descendance directe de Jean, se complaisant honteusement à ignorer la vraie descendance de Jean, abusant les plus hautes autorités de l’État, et les institutions congolaises, africaines, françaises et autres. Et avec l’aide de leurs amis, passés de la connivence à la complicité, Lauréate et Serge dérobent un ensemble de documents importants appartenant au patrimoine historique et culturel de Jean Felix-Tchicaya. Ils font obstacle à la présence à la cérémonie officielle de remise de médaille à titre posthume, de la fille aînée de Jean, son seul enfant encore en vie, alors qu’elle y est invitée par les autorités. Ils prétextent auprès de ces mêmes autorités qu’elle est malade et l’évincent ainsi d’un moment d’hommage important à son père. Ce ne sont ici que des exemples parmi d’autres de ce que nous vivons depuis longtemps.

    La folle ambition emplie de turpitudes ne peut justifier le mensonge, l’usurpation, le vol, la captation ni la manipulation. Cette situation nous est intolérable et nous fait souffrir dans notre cœur, dans notre chair et dans notre conscience. Ces imposteurs nous volent notre origine et nous humilient. En agissant ainsi, ils se déshonorent et portent atteinte à l’honneur de celui dont ils veulent se revendiquer. Enfin, ils conduisent les autorités à commettre des erreurs et à inscrire dans le récit de l'histoire du Congo et de Jean Félix-Tchicaya des contre-vérités.

    Jean Felix-Tchicaya appartient à l’Histoire du Congo, mais il appartient d’abord à sa famille la plus proche. Le linge sale se lave au sein du cercle familial, nous le savons. Mais quand les conséquences de certains agissements touchent un acteur fondamental d’un pays, il est du devoir de ses descendants de prendre la parole publiquement afin d’éviter que leurs compatriotes, qui ont droit à une information objective, ne soient trompés, et pour rétablir la digne vérité qu'exige la mémoire d'un grand homme ayant marqué l'histoire du Congo, du Gabon de la France et de l'Europe.

    Pour qu’éclate cette vérité, nous sommes prêts à aller plus loin que cette lettre ouverte. Nous sommes prêts à utiliser tous les moyens modernes et juridiques qui prouveront que nous sommes les descendants directs de Jean Felix-Tchicaya. Pour valoir ce que de droit.

    Nous remercions toutes celles et ceux qui ayant étudié l’Histoire de notre continent, de notre pays et de Jean Felix-Tchicaya, nous soutiennent dans notre fier et juste combat.

    Ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants

    Yvonne FELIX-TCHICAYA
    Et ses enfants : Aleth FELIX-TCHICAYA, Tania TCHICAYA (†), représentée Yannick Massamba-FELIX-TCHICAYA (son fils), Natacha KABA et Asta KABA

    Gérald FELIX-TCHICAYA (†)
    Et ses enfants : Patrice (†) FELIX-TCHICAYA et Setline FELIX-TCHICAYA

    William FELIX-TCHICAYA (†)
    Et ses enfants : Patrick FELIX-TCHICAYA, Jean-Claude FELIX-TCHICAYA, Franck FELIX-TCHICAYA et Indira FELIX-TCHICAYA

    Paulette FELIX-TCHICAYA (†)
    Et ses enfants : Laure DJODJE, Jean FELIX-TCHICAYA alias Papi (†), Yvon DJODJE, Douchka DJODJE, Nando DJODJE et Luigi DJODJE (†)

    Et ses nombreux arrière-arrière-petits-enfants

    Yvonne FELIX-TCHICAYA 

    LIRE LA SUITE : (pdf, 101.6 kB) Lettre ouverte en version PDF signée

    vendredi 15 avril 2016

    (Congo-Brazza) Pendant la « bamboula » de Brazzaville…


    Aujourd’hui, 16 avril 2016, un homme, Sassou Nguesso, festoie, organise et offre des « agapes » à ses convives pour célébrer sa « victoire » usurpée et qui se célèbre sur fond de fleuves de sang et de larmes, comme toujours. L’homme qui parle du goût du sang de la langue blessée, qu’il connaît très bien, marche toujours sur des montagnes de cadavres pour parvenir à une démocratie qui, avec lui, sera toujours introuvable. Les convives attablés autour de lui, en lieu et place de vins rouges, de champagne boiront le sang des Congolais.


    Le PGCC 
     
    Et la fête, aujourd’hui, samedi 16 avril 2016, sera l’une des plus prestigieuses, comme l’homme en connaît les secrets. Pendant qu’ils vont danser et sauter de joie, dans le pays, à quelques encablures, puisque même la capitale du pays, Brazzaville, est dans la même région meurtrie, M. Sassou Nguesso est en train de massacrer, comme de 1997 à 2007, ses compatriotes (?) à coups de bombardements des hélicoptères de combat avec une armée qui n’a jamais connu de vrais combats de guerre en dehors des exercices de massacres dans une région qui est devenue son terrain de chasse et d’entraînement pour ses milices privées et ses mercenaires de diverses nationalités.

    Ses convives, les Présidents d’Angola, du Tchad, du Rwanda, du Gabon, de Guinée Conakry, de Côte d’Ivoire, de Sao Tomé et Principes, du Sénégal, de Namibie et du Niger, en acceptant l’invitation de l’Ogre du Congo-Brazzaville, sont bien conscients qu’ils marchent sur des cadavres et des fleuves de sang et de larmes du peuple congolais. Qu’en ont-ils cure ! Le club des dictateurs africains est bien présent, bien représenté.


    « IL » lui a tout pris. 

    Pendant que les Congolais se terrent dans les forêts pour fuir les hordes criminelles  de Sassou Nguesso et son clan et pleurent leurs morts et que Sassou Nguesso festoie avec son clan, ses amis et certains de ses compères dans le crime, il y a un homme embastillé au nom de rien qui, aujourd’hui même, est empêché d’inhumer sa mère, sa maman dans la dignité, décédée le 10 avril 2016 des suites d’un AVC provoqué par Sassou Nguesso du fait de l’incarcération de son fils. Cet homme, c’est Modeste BOUKADIA, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC). Son crime est un crime de lèse-majesté, parce qu’en 2013, il avait eu « le culot » d’avoir demandé la formation d’un gouvernement d’union nationale, thème que veut reprendre le Plus grand Criminel du Congo (PGCC), M. Sassou Nguesso, et qu’en même temps, devant la barbarie et la souffrance de son peuple, M. BOUKADIA avait adressé l’ONU la requête pour la partition du Congo en deux Etats distincts, quitte à former l’Union Nationale par la suite. 
     
    La Commission des Droits de l’Homme de l’ONU a déjà prononcé la nullité de cet embastillement par son arrêt du 19 novembre 2014 au regard de l’Avis N° 22/2014 du Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire, en sa 71ème Session du 17 au 21 novembre 2014 

    "Ma Maman est partie rejoindre le Pays Lemba, celui des Ancêtres. Je vous embrasse. Merci pour tout" (Modeste Boukadia)


    Ya Loutaya  
    Ya Loutaya

    Mais, de 1998 à aujourd’hui, Denis Sassou Nguesso (DSN) lui aura pris : son frère Benjamin Eugène Mboukadia, sa tante (la soeur cadette de sa maman) Émilie Ngangoula, sa grand-mère Pauline Lého, son premier neveu (le premier fils de sa soeur Eugénie Moundélé) Armel Milandou. A cette occasion, on lui fait savoir que sa Maman qu’il appelait avec affection Ya Loutaya et elle ne l’appelait que par Tâ MFumu, est décédée !

    Et BOUKADIA d’ajouter :
    « Merci pour toutes vos pensées à l'attention de Ya Loutaya, née vers 1939 à Goma Tsé-Tsé, district de Goma Tsé-Tsé, région du Pool. Elle avait donné naissance à 3 enfants : Nkuka Mazu Tâ M'Fumu à l'âge de 15 ans (c'est ainsi à cette époque), Eugénie Moundélé et son fils benjamin Eugène Mboukadia. Merci à vous. Je me porte bien… J'attends Mama Nadine, afin que je lui dise comment organiser les obsèques de Ya Loutaya, selon son rang dans la lignée Tsundi.
    Si tout se passe bien, Ya Loutaya sera accompagnée dans sa dernière demeure ce samedi 16 avril 2016 – jour de gloire de Sassou Nguesso et son clan -, dans son village, Manouiki, district de Goma Tsé-Tsé, auprès de son oncle, le chef du matri-clan Tsundi et de son fils benjamin ». 

    Aujourd’hui, depuis la cellule de sa prison, il coordonne tout et il n’a demandé aucune liberté pour enterrer dignement sa maman, Ya Loutaya. N'ayant commis aucun crime et n'ayant rien fait, il n’a pas eu à supplier qui que ce soit. Mais, toutes les instructions ont été transmises pour que maman aille se reposer dignement.

    Georges MASSAKIDY(alias G. Mascad)

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    jeudi 31 mars 2016

    (Congo-Brazzaville) Lettre ouverte au Général Jean-Marie Michel Mokoko



    lettre-ouverte-au-general-mokoko 
     
    Lettre ouverte  au Général 
     Jean-Marie Michel  Mokoko
     ou
    Du corpus  de la  nécessaire  neutralisation  de
     Sassou Nguesso
    Congo-Brazzaville Objectif 2017
     
    Brazzaville, 4 mars 2016 A la mémoire des morts
    A.Taty, K.Lenzo, N.Oba, T.Mabiala, V.Nganguia
    <Think Tank Vox Populi Vox Dei/>
    De la gouvernance toxique

    Aux bonnes volontés du Kouilou

    Depuis la longue et douloureuse naissance de l’Etat-Nation de la République du Congo, après les luttes des anciens de l’Amicale avec André Grenard Matsoua, Balou Constant, … la qualité de sa gouvernance n’a cessé de décliner.  

    La structure organique de sa régression, suite au projet de parti unique du gouvernement de Youlou, a passé l’adolescence avec les premiers assassinats politiques sous Massamba Debat  ( JMNR et les minables Mabouaka, Castro, etc).  

    La vitesse de croisière de cette régression a atteint une maturité en se répandant dans tous les domaines de la vie de l’Etat-Nation avec Ngouabi et le PCT (éducation nationale, services de santé, gestion des fonds publics, etc).

    Les régimes politiques de Sassou Nguesso, Lissouba et à nouveau celui actuel de Sassou Nguesso, n’ont fait qu’aggraver la nature toxique de la gouvernance de l’Etat-Nation. Le point atteint aujourd’hui par la toxicité en question, est tel, qu’il devient hasardeux de trouver des hommes et des femmes honnêtes et responsables dans les sphères de la vie publique.

    La très grande majorité, des congolais, évolue depuis près d’une trentaine  d’années dans une sphère paupérisée, produit d’une irresponsabilité et d’un cynisme extraordinaires. Ceux et celles qui ont l’air de tirer matériellement une épingle du jeu ont, en général, vendu leur âme, au nom d’un pragmatisme tout aussi irresponsable que débile et dans le prolongement d’une sublime corruption psychique.

    Seul un esprit atteint par la malhonnêteté peut être corrompu !

    Les productions les plus dévastatrices de cette gouvernance toxique sont la corruption généralisée, l’impunité et par malheur l’émulation des attributs criminogènes des tenants de cette dynamique «involutionnaire ».

    Le triangle de force  Sassou Nguesso, Ndegue, Moungalla doit être neutralisé par tous les moyens à commencer par la force brutale.

    On ne gifle pas un serpent dangereux !

    Les moyens à mettre en œuvre pour atteindre cet objectif relève de votre capacité à vous appuyer sur les ressorts d’un peuple en état de légitime défense préventive et le réseau de vos « frères d’armes » s’il en existe au moins un.

    Il est bien évident que la neutralisation du triangle de force précité va avec le long travail d’assainissement, de dépollution de l’Etat-Nation par une décontamination active des institutions. La farce de l’élection du 20 mars 2016 devra être stoppée et une transition d’une année observée dans l’esprit de Jeremiah John Rawlings au Ghana.  Cela revient à dire que l’élection présidentielle devra se tenir en 2017 de préférence à la même date que l’élection présidentielle en France. Tous les stratèges auront compris pourquoi.

    Raison d’état et nécessité 

    Aux bonnes volontés du Niari

    Le Sassou Nguesso d’hier et celui d’aujourd’hui ne sont pas différents, seul un crétin pourrait le penser,  les invariants de sa praxis dans la gestion de la cité le prouvent.

    Vous avez largement travaillé avec Sassou Nguesso ce qui présuppose que vous avez partagé avec lui une certaine vision de la gestion de la cité. Nous ne sommes pas aussi imbéciles que vous pourriez l’imaginer.

    Mais ce dont il est question ici, relève d’une raison d’Etat, de cette raison qui fait qu’un homme ou une femme livre une lutte acharnée pour tirer un peuple d’un pas malheureux de l’histoire, au prix de sa vie. Il s’agit d’un peuple dont la clameur est montée jusqu’à se confondre avec les flux de l’égrégore kemite de l’Institution Spirituelle en charge de la sous-région.

    Vox populi, Vox Dei!
    La Voix du Peuple est La Voix de Dieu!

    Oh, bien que certains membres de l’aristocratie spirituelle de la sous-région nous donnent l’assurance de la fin de Sasou Nguesso, nous savons fort bien que ce qui est exigée par la Voix du Peuple est difficile à réaliser. Il se pourrait fort bien que cela s’accompagne de bain de sang. Peut-on faire une omelette sans casser des œufs?

    Mais quoique vous en pensiez, il s’agit bel et bien d’une nécessité et vous avez le droit d’être responsif aux  aspirations du peuple dont vous êtes issu.

    Ikambi ikièré!
    Il n’y a pas pire mal que nécessité!

    L’Etat-Nation, dans la tourmente actuelle, se confond avec la seule volonté du peuple. La nécessité est alors la conjugaison de l’ensemble des procédés et processeurs que vous pouvez mettre en œuvre pour obtenir le résultat escompté.  De toute façon ce que vous, et vos compétiteurs de l’opposition, laisserez faire par le régime corrompu, vous retombera dessus sous forme d’humiliations, d’arrestations arbitraires et de tueries. Et cela vous le savez !

    Peut-on être une opposition crédible, dans un contexte d’usage de force brutale et de pratiques illégales avérées,  en pratiquant la recherche de compromis à tout prix ? Oui c’est possible.
    Mais dans le cas qui nous occupe ce serait faire preuve de naïveté persistante ce qui est synonyme de laisser faire et donc de laxisme coupable.

    L’opposition au régime toxique de Sassou Nguesso, Ndengue et  Moungalla  consiste avant tout à les neutraliser à tout prix et de manière préventive. Débarrassez-vous de tout compromis !

    Dieu ne facilite pas la victoire de celui qui se bat juste assez pour ne pas être blessé!

    Tous les candidats actuels de l’opposition, se battent juste assez pour ne pas se blesser. Ils ont  été incapables de se donner les moyens de stopper Sassou Nguesso à l’occasion de mega meeting de 2015, et pourtant  cela a quand même occasionné  plusieurs dizaines de morts. Pour quel résultat ?
    Fondements d’une gouvernance évolutionnaire  

    Aux bonnes volontés de Lekoumou

    Sassou Nguesso, Ndegue et Moungalla doivent être neutralisés à tout prix !   A tout prix, pour éviter toute incompréhension, signifie surtout par la force !

    Si les artisans de l’opposition à ce régime toxique n’ont pas dans leur stratégie un plan B, incluant la force, de conquête des institutions au nom du peuple alors on est mal, on est très mal !  Le « processus démocratique » ou si vous préférez la « démocratie » est une grande dame dans les jupes de laquelle on ne se cache pas !  Elle commande que l’on se batte pour la conquérir !

    Une armée de moutons commandée par un lion peut vaincre une armée de lions commandée par un mouton !

    Quelle que soit l’opinion des uns et des autres sur le processus démocratique au Congo-Brazzaville, sachez au plus profond de vous-même que le sang coulera à nouveau !

    En cela, Moungalla alias Joseph Goebels, a tout fait raison de qualifier sur les réseaux sociaux, les prétendus défenseurs du processus démocratique exempté de violence, de « bandes de rêveurs ».

    Bu wa kir’ na minu bukut’ mbanga !
    Pendant que tu as encore des dents mange des amandes de noix de palme !

    Vous,  mon Général, en tant que personne formée dans la sphère d’influence de l’ordre militaire n’êtes pas le mieux indiqué pour gérer la cité à long terme. Vous pouvez prétendre à la gestion d’une période de transition, période pendant laquelle les institutions pourront être décontaminées de toute pollution porteuse d’une corruption des esprits et des processus du vivre ensemble. Nous l’avons déjà dit, l’élection présidentielle en 2016 ne saurait être validée ! La farce actuelle devra être annulée quel qu’en soit le résultat. Une période de un an devra être observée et il vous reviendrait de piloter cette période de transition si vous faites preuve de Volonté, de Sagesse et d’Intelligence active. Pour vous contenter de  la seule période de transition en termes d’ambition politique il vous suffit  de voir plus loin !

    Ba dia va mbata mongo ka di kondua ka kula ko !
    Le palmier du sommet de la montagne ne refuse pas de grandir !

    Mais, encore une fois, il n’est point question qu’un militaire se charge à long terme des affaires de gestion de la cité ! L’ordre militaire qui a façonné l’adulte est incompatible avec le cycle actuel de l’humanité ordinaire. Nous ne sommes pas encore parvenus dans le règne de la magie de l’ordre cérémoniel. L'ordre militaire au sein d'une gouvernance est un couteau aux mains d'un jeune enfant.

    Lorsqu’un jeune enfant joue avec un couteau aiguisé, on prend le couteau et on lui donne en lieu et place un morceau de bois!

    Nous ne doutons pas un seul instant qu’il puisse se trouver des hommes ou des femmes militaires capables d’une qualité suffisante pour la gestion de la cité. Mais, simple compilation, les pays qui ont des officiers de haut rang dans leurs institutions de gouvernance de la cité, sont généralement d’une gouvernance minable et constituent une insulte à la conscience humaine actuelle.

    Les militaires sont appelés à faire honneur à leur rang, si modeste soit-il, en invitant  leurs frères d’armes aux services de la vie des civils de l’Etat-Nation depuis la rigueur des casernes.
    Après Sassou : chasse aux sorciers et aux sorcières

    Aux bonnes volontés de Bouenza

    Pendant la période de transition, précitée, la priorité sera donnée à la destruction des mécanismes de corruption, à la collecte des preuves de fraudes, malversations que les différentes administrations et les enquêtes y relatives pourront produire.  Les assassinats feront l’objet d’enquêtes spéciales pour aboutir des procès en règles et dues formes et permettre les indemnisations justes.  Les poursuites judiciaires nécessaires à la lutte contre l’impunité seront ensuite menées par le régime du président élu en 2017. Ceux et celles qui ont des casseroles seront bien avisés de ne pas se présenter en 2017. Dans un souci d’apaisement un décret devra proposer un règlement à l’amiable si les personnes qui se savent impliquées dans des fraudes,  se mettent de leur propre gré à la disposition de l’institution en charge du recouvrement des fonds publics spoliés. Tous ceux et celles que les régimes corrompus ont arrosé devront comparaître. Il n’y aura ni prescriptions ni  amnisties !

    Dormit aliquando jus moritur nunquam !
    Le droit dort parfois mais il ne meurt jamais !

    Le message à faire passer est du niveau d’une fécondation de la conscience collective de l’EtatNation. Il s’agit d’inscrire dans cette conscience que ceux et celles qui ont fait du bien public une chose privée doivent rendre des comptes et payer à la hauteur des dommages qu’ils ont occasionnés. C’est à ce prix que les différentes sphères d’influence, sphères de pouvoir, pourront célébrer des postures évolutionnaires synonymes d’assainissements de la vie publique.

    Pour mener à bien cette œuvre salvatrice l’institution qui sera en première ligne devra comporter en son sein des juristes, des spécialistes de placements financiers, des hackers et de superflics.  L’équipe, plus précisément le commando, bénéficiera d’un statut diplomatique et pourra intervenir à l’étranger au service de l’Etat-Nation. Il n’est évidemment pas question  de constituer une armée mexicaine. Pour ramener les milliards, planqués à l’étranger, on appliquera plutôt la sagesse Kongo-Teke.

    Trop de chiens rendent la chasse difficile !

    Ces milliards, dans le contexte de l’activité économique mondiale, avec la baisse du coût du baril de pétrole assortie de l’inflexion du taux de croissance en Chine, seront fort utiles pour faire face à l’endettement de l’Etat-Nation et initier une politique de grands travaux créateurs d’emplois.  Le stratégique chantier de formations des jeunes aux métiers des nouvelles économies telles que le numérique sont notablement budgétivores notamment pour s’interfacer avec le marché, de 100 millions d’individus de la sous –région,  constitué de RC, RDC et Angola !

    Et, comme par hasard, les membres les plus éminents de l’aristocratie spirituelle de la sous-région y prédisent l’avènement d’un nouvel âge dont la pierre angulaire est en RC.

    Même le plus grand des voyages commence toujours par un premier pas !

    N’en déplaise à Moungalla, nous avons le droit de rêver très fort et visualiser le développement même fractal de la nouvelle gouvernance.  Vous, mon Général, devez composer avec la dynamique de Jeremiah John Rawlings au Ghana. Ne comptez pas sur  ces  instruments de contrôle, ces tremplins de dictateurs que sont les réseaux maçonniques, notoirement incapables de porter la lumière ! 
               
    Le dormeur doit  se réveiller et invoquer, lui-même, les Régents Spirituels de la sous-region !

    De l’impunité en question

    Aux bonnes volontés du Pool

    L’impunité, en tant qu’elle incarne une injustice notoire, plonge la conscience collective dans un désamour des instances dirigeantes notamment de la politique mais en fait de toute autorité tant la démonstration de l’incohérence est forte.

    L’impunité sape la volonté de faire. Et lorsqu’il s’agit de l’Etat-Nation ce sont des générations entières qui vivent l’expérience d’une putréfaction psychique.  Les ambitions sont tirées vers le bas et la gestion de l’impuissance devient une chose banale.

    La situation ainsi créée s’érige en un écosystème dont le son, la couleur et la lumière brisent les intériorités plus efficacement qu’un lavage de cerveau.

    Taku zenga tuvi kena na mbele ko !
    L’anus qui arrive à couper le ”bronze” ne dispose pas d’un couteau !

    En plus de la volonté, l’impunité crée des bombes à retardement dans la conception de la fraternité. Ce qui aurait dû être un facteur de cohésion devient une difficile expérience pour se regarder en face, les autres symbolisent l’impuissance. Le sentiment d’impuissance collective rend certains insensibles à la notion de faute. Pour peu que cela s’accompagne d’un répit dans les difficultés matérielles, du plus grand au plus petit tout le monde trouve une bonne raison d’agir comme il le fait, personne n’est à court d’arguments pragmatiques.  

    On ne va de l’autre côté d’une rivière qu’avec une raison valable !

    L’impunité, par la gestion de l’impuissance collective qu’elle occasionne,  arrive à handicaper jusqu’à l’intelligence active dans le sens du plus grand bien du plus grand nombre. Combien d’acteurs politiques sont devenus actuellement incapables de concevoir le plus grand bien du plus grand nombre ? Avec l’impunité, les formes les plus actives de l’intelligence en action relèvent  de postures de malins !  Mais un bonobo en est aussi capable.

    Mokanda e silisaka bosenzi te!
    La formation intellectuelle ne met pas fin à la bêtise !

    Pendant que le peuple piétiné se débat dans les affres d’une vie handicapée, la cohésion des fratries explose. Les membres d’une même famille, entre eux, en arrivent à multiplier les coups et franchir des lignes inimaginables, sans parler de pratiques de l’ombre. La situation des populations est plus qu’intenable mais cela vous le savez.  On pourrait aussi dire ce qui suit.

    Kikongi wa lembo mu saya ngandu mu taleti !
    Le héron n'arrive plus à nager et il est observé par le crocodile !

    Nous n’avons aucun avenir dans la recherche d’un compromis avec une gouvernance de l’impunité. Ceux et celles qui ont trempé dans cette gouvernance devront rendre des comptes peu importe leurs positions actuelles. Le nettoyage aura lieu et on commencera en haut de l’escalier !

    Quod donare mora nequit annua dat brevis hora !
    Il arrive en une heure ce qui n’arrive pas en une année !

    De la lutte contre la corruption

    Aux bonnes volontés des Plateaux

    La lutte contre la corruption est un préalable à la refondation de la nouvelle gouvernance. C’est pourquoi elle devra être menée avant l’élection présidentielle de 2017 par ceux et celles qui piloteront la période de transition d’un an.

    Nous rappelons que, dans notre vision du devenir à court terme de la gouvernance, l’élection du 20 mars 2016 est une farce qu’il  faudra annuler quel qu’en soit le résultat.  

    Nous rappelons aussi que la stratégie actuelle de l’opposition ne vaut que si les compétiteurs disposent d’un plan B pour chasser par la force Sassou Nguesso et ses valets, sinon « ils se battent juste assez pour ne pas être blessés ».

    Le dos de l'âne trop docile finit par peler !

    L’entité qui mènera concrètement la lutte contre la corruption aura pour mission première le recouvrement des milliards détournés des fonds publics. C’est une œuvre délicate qui exigera une aura diplomatique influente. C’est pourquoi il est question d’un commando dont le seul critère de recrutement sera la volonté de vaincre et la compétence au service de l’Etat-Nation pour le plus grand bien du plus grand nombre. Ce commando sera composé de juristes, de spécialistes de placements financiers, de hackers high tech et de superflics. Ils auront un statut diplomatique.

    Il sera bien entendu question de saisir tous les biens des corrompus, sans état d’âme, raison d’état oblige.

    Quand tu lies les mains d'un coupable, il commet une faute avec ses pieds !

    On s’attachera donc à ne recruter dans le commando que des hommes et des femmes dont la réputation d’honnêteté fait consensus.

    A ceux et celles qui croient qu’ils vont  pouvoir faire comme avant nous disons que si vous avez opérer dans l’ombre du démon hier, demain les choses évolueront à l’ombre de Dieu.

    Lux ambra Dei !
    La lumière est l’ombre de Dieu !

    Il sera raisonnable de prévoir une disposition qui permettra à ceux et celles impliqués dans les détournements de coopérer  et donc faciliter le recouvrement  des fonds.

    La corruption, cela va sans dire, coûte très chère à l’Etat-Nation. Des moyens conséquents seront donc investis pour optimiser l’efficacité du commando.

    Ahoura a mbôsi ba dza mia mia !
    Il faut battre le fer quand il est chaud !

    Les déclarations de lutte contre la corruption ne valent rien du tout si aucune efficacité ne peut être démontrée. Une transparence sera donc de mise et tous les mois les sommes recouvrées devront être publiées sur un site accessible par les congolais.  La transparence de la gestion des finances publiques sera, du reste, un point important de la nouvelle gouvernance (déclaration de patrimoine des hauts fonctionnaires, publications tous les ans, …). Cette disposition de transparence devra s’appliquer aussi aux institutions décentralisées (régions, etc).  

    Militaires et gestion de la cité

    Aux bonnes volontés de  Cuvette - Cuvette Ouest

    Dans l’état actuel de la réalité politique congolaise un militaire en effet, comme vous l’avez laissé entendre, a tout à fait le droit de briguer un mandat présidentiel. C’est votre droit.

    Qui jure suo utitur neminem laedit !
    Qui exerce son droit ne fait tort à personne !

    Mais il ne s’agit pas ici de faire tort à quelqu’un ! L’enjeu réside dans une rupture radicale qui permettra la libération et la diffusion de vertus évolutionnaires chez tous vos frères et sœurs d’armes. Le Congo, comme du reste, les autres Etats-Nations kemites, ne sont pas à un stade d’intégration suffisamment avancé pour se plier une gestion de la cité empreinte d’ordre militaire !

    Même l’Allemagne dont l’âme est sur le rayon de l’ordre cérémoniel n’est pas gouvernée par des militaires. On a vu ce que cela a donné dans un passé récent.

    Votre rôle, mon Général est de ramener l’Etat-Nation, avec l’aide souveraine du peuple,  dans une dynamique de refondation de la gouvernance en pilotant une période de transition de un an maximum, le temps d’engager la désinfection de la gouvernance et l’organisation d’une élection présidentielle transparente en 2017. Nous avons actuellement le gouvernement le plus stupide de la sous-région. Il nous faut reconquérir notre dignité !

    Croyez-nous cela ne se fera qu’avec violence et votre science militaire sera d’une utilité sans précédent. Il nous faut fournir les efforts les plus exigeants,  pour retrouver la maison commune de la mère patrie, même s’il s’agit pour l’instant d’un Etat-Nation.

     Ndaiyi ya ngô, atampi o tsèi ko !
    On ne compte pas ses pas vers la maison maternelle !

    Mon Général, il est des situations qui exigent  que l’homme puise au plus profond de lui-même pour être à la hauteur de l’enjeu. Nous y sommes !  Le dormeur doit se réveiller !

    Nous nous doutons que vous avez dans votre réseau, des relations de différente nature et probablement des « donneurs d’ordre » synonymes de pesanteurs extérieures ou si vous préférez d’intelligence étrangère. Cela ne va pas dans le sens de la souveraineté qui doit marquer le nouvel âge de la sous-région, nouvel âge pour lequel la hiérarchie spirituelle en charge de la sous-région rappelle l’adage ci-après à l’encontre de Sassou Nguesso et sa bande de valets.

    Nkala wa fuila mu kolo dia yandi kibeni !
    Il est de mort de crabe occasionnée par sa propre pince !

    Peu importe, la souveraineté attendra. La raison d’état doit primer et la « rawlingsation » du processus de la chute du régime au Congo est une nécessité dont le peuple est visiblement porteur. Une force de nature militaire  doit être structurée et une transition assumée selon une dynamique de légitime défense préventive du peuple.  Certes une certaine obscurité entoure cette nécessité, vous le savez et nous le savons.  

    Oyiri wâ la otsembe, lekululu obana ko !
    Une femme amoureuse ne craint pas l'obscurité !

    Libre développement des sphères de pouvoir

    Aux bonnes volontés de Sangha

    Nous avons dit que pendant la période de transition,  la priorité sera donnée à la destruction des mécanismes de corruption, à la collecte des preuves de fraudes et de malversations, que les différentes administrations et les enquêtes y relatives pourront produire, etc.  

    L’enjeu est de libérer les énergies des intériorités subjectives des populations pour féconder le plasma qui porte le germe du nouvel âge de la sous-région.

    Démocratie n’est pas naïveté militante !

    On n’envoie pas le poussin, même s’il est doté d’une baguette magique,  en consultation chez l’épervier !

    La démocratie est l’ensemble des processus et processeurs qui participent de la libération des énergies du peuple pour la conquête du pouvoir dans les différentes sphères de l’entreprise humaine pour le plus grand bien du plus grand nombre.

    Quelle que soit la sphère considérée (politique, économie, sciences, spiritualité, arts, etc) les congolais doivent bénéficier d’une émulation impulsée par le politique afin que les uns et les autres puissent développer, exprimer leurs talents selon leurs lignes de moindre résistance. C’est ensuite naturellement que les différentes sphères d’influence vont célébrer ceux qui auront montré le chemin de la réussite.

    Le kemite Bertin Nahum (né à Dakar en 1969 de parents béninois, fondateur de Medtech), qui  a mis au point, en France,  un robot chirurgical d’aide à la chirurgie du cerveau est aujourd’hui considéré, d’après Discovery Series, comme le quatrième entrepreneur high tech le plus révolutionnaire du monde après Steeve Jobs (Apple), Mark Zuckerberg (Facebook), James Cameron (Cinéaste, Avatar).
    Pensez-vous que cela aurait pu être possible dans l’état dans lequel se trouvent notre éducation nationale et le degré de corruption, qui ne laissent place qu’à la médiocrité ? Combien de talents sont aujourd’hui étouffés dans l’œuf ?  Il y a pourtant, dans la sous-région, des milliers de Bertrand Nahum.

    Mu Kôngo mbo mu duka bima bia ngitukulu bi tuadisa Nza !
    Du Congo il sortira des réalisations qui influenceront l’évolution du Monde !

    Beaucoup de congolais frétillent à l’idée d’avoir une connexion en politique et les plans dans les plans se multiplient jusqu’à en perdre leur propre dignité. Ils vont même jusqu’à intégrer des cercles aux pratiques inqualifiables et  c’est peu de le dire ainsi.

    Les conditions d’une diversité des sphères de pouvoir et la formation des compétences doivent accompagner la démocratisation des lignes de vie et de conscience en RC.   

    Les différentes sphères d’influence de l’activité humaine doivent expérimenter la lumière d’une orientation  évolutionnaire.

    Vox Populi Vox Dei !  Lux Ambra Dei !
    La voix du peuple est la Voix de Dieu ! La lumière est l’Ombre de Dieu !

    Conscience kemite et souveraineté

    Aux bonnes volontés de Likouala

    La vocation de cette lettre n’est pas de traiter cet épineux problème de souveraineté eu égard à la condition mondiale des kemites dans le début de cycle actuel de l’ère du verseau.

    Nos états-nations ne bénéficient,  à ce jour,  d’aucune souveraineté. La situation est encore plus désespérée pour les pays francophones.   

    L’antikemetisme est une réalité largement répandue dans le monde encore aujourd’hui.  Le caractère débile du propos de Georg Wilhelm Friedrich Hegelsur la conscience kemite doit être établie. Les théories fumeuses de Joseph Arthur de Gobineau sur l’inégalité, des psychismes et des capacités intellectuelles, qui serait liée aux morphotypes (couleur de peau, texture des cheveux, …)  même si elles ont aujourd’hui un statut de papier toilette usagé, doivent être disséquées sur l’autel de la lutte contre l’antikemitisme.  

    Personne ne peut indéfiniment dominer un esprit sans que cela induise le germe de la destruction de cette domination. Dans la programmation objet on appelle cela un «destructeur» de classe, classe qui comporte  également un «constructeur ».

    Le processus de destruction, de cette domination, a pris de l’ampleur  depuis quelques décennies, notamment depuis les productions de Cheik Anta Diop. Le plasma y relatif a été fécondé et la chute de Sassou Nguesso est l’un des destructeurs instanciés dans la sous-région.

    Mais une prophétie, quelle qu’en soit la clarté ne produit pas l’événement, elle en confirme seulement la tendance. Ce sont des hommes et des femmes engagés dans l’action qui se constituent en des processeurs de cette prophétie pour précipiter les événements, pour courber le temps !

    Mbiki ka yi buka ka ko !
    Une prophétie ne guérit pas d’un mal !

    Il n’est pas question d’apprécier  nos limites d’action à la faveur de l’implication de telle ou telle autre intelligence étrangère. Mais le principe de réalité veut que l’on prenne en compte les contraintes  inhérentes à l'équation karmique qui est la nôtre  et que l’on oppose à cela une tactique.  Nous vous demandons de donner des gages de stabilité dans la prise en compte des intérêts des partenaires économiques. C’est faire preuve de maturité politique que d’intégrer cela dans le processus de neutralisation de Sassou Nguesso.  Faites leur une proposition qu'ils ne peuvent refuser.

    Le feu qui sort de l’eau est difficile à éteindre !

    L’ère du verseau a comme attribut majeur de faciliter le vivre ensemble. C’est cette caractéristique qui a impulsé les technologies liées à internet (orientées partage), c’est encore cette caractéristique qui pousse à la globalisation de la vie planétaire et qui mécaniquement crée des dépendances objectives.  Il nous faut procéder intelligemment, mais avec autorité, avec les partenaires sans jamais compromettre notre droit absolu de disposer de nous-mêmes afin que l’universalité à laquelle nous sommes spirituellement tenus soit teintée de notre identité et  notre élan, kemites et authentiques.

    Ils nous ont enterrés mais ils ont oublié que nous étions des graines !