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vendredi 13 juillet 2018

(Congo-Brazzaville) « LUFUKU » : l’extermination des populations du Pool...


« LUFUKU » : l’extermination des populations du Pool. La face cachée de l’action médicale ambulante sur Kinkala en juillet 2018


Christel et Denis Sassou : criminels de père en fils

Lufuku est un terme kongo qui stipule, l’extermination d’une lignée, d’une famille, d’un clan, d’un village. « Kanda dio dia fuka » : cette famille a été exterminée, disent les Kongo.
D’aucuns s’amusent à voir ce qui se joue à Kinkala comme une simple comédie d’un descendant du clan d’Oyo en campagne présidentielle. Non.

Soins de santé à Kinkala ou seconde phase de la guerre d’extermination dans le Pool

Les armes conventionnelles, hélicoptères de combats, fantassins,… ont laissé trop de preuves matérielles palpables. Mais comme les populations du Pool sont encore en vie, et sont rassemblées pour la plupart à Kinkala, et dans des sites répertoriés, il faut dorénavant utiliser une arme plus subtile pour les achever. On invente pour ce faire une opération humanitaire de soins. C’est plus facile que de faire voler des hélicoptères et de payer des pilotes ukrainiens, surtout en ces temps de vaches maigres où tout l’avoir du pays a été placé dans les paradis fiscaux à l’étranger.

On ne peut pas penser qu’un pays qui hier faisait appel à l’Union Européenne, et au monde entier, pour une aide de près de 135 millions d’Euros pour subvenir aux besoins des populations du Pool sinistrées, on ne peut pas imaginer que dans ce pays, qu’il existât des individus qui peuvent organiser toute une armada de médecine de catastrophe pour enfin venir aider ces mêmes populations que les mêmes individus se sont mis à chasser dans les forêts depuis plus de deux années. « Lorsque tu échappes à un attentat, le commanditaire changera de méthode pour commettre son forfait par une autre manière ». Tout au long de son règne Sassou a utilisé ce stratagème pour achever ses opposants politiques…

Cette campagne de soins destinée aux populations de Kinkala vise une phase plus subtile pour continuer autrement, avec d’autres méthodes la guerre commencée le 04 avril 2016.

Naïveté ou prison à ciel ouvert


Quand le fils du tyran vient se moquer des victimes de son père

Nombreux ont signalé que les populations du Pool souffrent de Syndrome de Stockholm. A mon humble avis, le syndrome de Stockholm ne peut pas s’appliquer à un tel cas de figure. Le pays entier est sous occupation militaire par le clan d’Oyo et ses affidés. Pire, le département du Pool, théâtre d’une guerre d’extermination est assiégé et a été ratissé depuis plus de deux années.

Economiquement, les populations toutes catégories confondues ont été sciemment appauvries dans notre pays (Non-paiement des Salaires, des retraites, des bourses des étudiants, destruction des villages, des champs et récoltes…). Pour les Congolais restés au pays, il n’y a que trois choix qui s’imposent à eux : la soumission, la tombe ou l’exil.

Or le syndrome de Stockholm s’applique chez des individus libres qui refusent de s’assumer ou de se prendre en charge. Tel n’est pas le cas chez nos compatriotes qui sont HUMILIES, et exhibés comme des « animaux »  dans un Zoo esclavagiste (1). Cet exhibitionnisme Sassouiste vient conforter notre obstination à combattre ce régime de type Nazi, qui aujourd’hui développe des relents colonialistes, suprématistes et esclavagistes.

Avec une guerre fabriquée de toutes pièces, la ville de Kinkala ressemble aujourd’hui aux expositions coloniales de triste mémoire (Paris, Berlin, Bruxelles, 19ème et 20ème siècles)

-Des familles chassées de leurs villages et abritées dans des tentes de fortune du HCR, de l’ONU, que sais-je encore… ;

-Un oiseau de mauvais augure, qui après avoir pillé, dilapidé toutes les richesses du pays, s’affuble d’une veste de bienfaiteur pour venir jeter des miettes, des arrêtes et des os, sur des populations qui vivent dans une prison à ciel ouvert ;

-Qui sait si les médecins à la solde d’Oyo, qui soit disant viennent soigner les survivants ne sont pas en réalité,en mission d’extermination chimique (injecter des maladies infectieuses incurables, stériliser les femmes), quand on connait l’empoisonnement systématique pratiqué par ce système envers les opposants, comme arme politique…

L’OMS coupable pour non-assistance à population en danger

Le Pool est en situation de guerre d’extermination qui a eu lieu depuis deux années sans que la communauté internationale ne s’en émeuve. L’OMS qui a son siège à Brazzaville sait qu’un BOURREAU qui n’a pas réussi à assouvir sa soif ne peut jamais abandonner sa proie. Et pire, un pyromane ne peut en aucun cas de figure se transformer en pompier. Sassou ne peut vouloir du bien aux populations du Pool.

Avec les caisses de l’état qui se sont vidées, Sassou est très gêné de ne pas pouvoir continuer sa guerre dans le Pool à l’aide des armes conventionnelles.

Si l’ONU, l’UE, le JAPON et la communauté internationale ont été obligés de venir en aide à ces populations civiles, c’est aujourd’hui à l’OMS qu’incombe la mission éventuelle de venir soigner ces populations civiles, de reconstruire les hôpitaux, mais pas au bourreau…

Il y a danger d’extermination chimique des populations du Pool à Kinkala. Une enquête urgente de l’OMS s’impose avant que cet hôpital de catastrophe installé à Kinkala ne soit opérationnel.

Au lieu d’inculper ces pauvres gens et dire qu’ils vivent le syndrome de Stockholm, les Congolais tous départements confondus ont aujourd’hui l’obligation de s’unir. Le Congo est en danger, la nation est en péril. Les Congolais qui sont à l’extérieur ont l’impérieuse mission pour arrêter ce funeste projet d’esclavagisme et d’extermination déguisée par une générosité médicale non certifiée par les instances médicales tant Nationales qu’Internationales… Ce qu’il n’a pas pu finaliser par les hélicoptères, ce régime va continuer à le faire par l’arme chimique au vu et au su de la communauté internationale…

Cette décivilisation/extermination ne concerne pas que le Pool. Car en laissant faire ainsi, demain cette hécatombe va s’abattre dans la Likouala, les Plateaux, le Niari, le Kouilou,… si ce n’est déjà pas le cas à Pointe-Noire, une ville pétrolière devenue ville poubelle….

Battons-nous pour le Congo, qui que nous sommes, quel que soit notre lieu de résidence.

Jean-Paul Luamba

Brazzaville, le 13/07/18

(1). https://lejournal.cnrs.fr/articles/a-lepoque-des-zoos-humains

lundi 18 juin 2018

Congo-Brazzaville : Pool, troubles politiques, vies bouleversées, Villages bombardés, maisons incendiées…


NOTRE COMMENTAIRE : A tous ceux qui savent et qui se taisent, et à tous ceux qui peuvent et qui s'abstiennent, afin que personne ne dise demain : "Nous ne savions pas" !

Congo-Brazzaville : Pool, troubles politiques, vies bouleversées, Villages bombardés, maisons incendiées…  


Par :  IRIN

La jungle a pénétré dans des champs non labourés. Il s’est glissé sur des maisons au toit de chaume, transformées en ruines; et il s’est étendu sur des routes vides autrefois utilisées pour transporter des bananes, des haricots, du manioc à partir d’une région connue depuis longtemps comme la corbeille à pain du Congo-Brazzaville.

Pendant près de deux ans, les combattants de la milice et les soldats qui tenaient des dizaines de postes de contrôle étaient les seuls signes de vie dans la région du Pool du Congo, à 50 kilomètres à l’ouest de la capitale, Brazzaville.

Maintenant, certaines des 108 000 personnes qui ont fui leurs villages au cours du conflit de 2016-17 entre l’armée congolaise et les rebelles « Ninja » rentrent chez elles suite à un accord de paix signé en décembre.

Mais avec les maisons et les villages détruits par l’armée, les écoles et les centres de santé sans personnel, et craignant un retour du conflit, de nombreux résidents du Pool ont choisi de rester déplacés ou sont retournés à la pauvreté et à la misère.

Yvonne Massembo, 70 ans, a fui sa maison dans une ville appelée Goma Tsé Tsé pendant le conflit. Alors que la vie en tant que personne déplacée dans le sud de Brazzaville a été difficile, la mère de cinq enfants, qui vit toujours dans la capitale, a déclaré que le retour dans son village rendrait la vie encore plus difficile.

Pendant le conflit, sa petite maison de paillote s’est effondrée après le vol du toit. L’équipement de son hôpital local a été pillé. La pirogue qu’elle avait l’habitude de traverser la rivière Djoué et d’atteindre sa ferme a été détruite.

« Si je retourne, qu’est-ce que je vais manger? » Dit-elle.



Les premières images satellites prouvant les bombardements du pouvoir de Brazzaville sur les villages du Pool.

Troubles politiques, vies bouleversées

En décembre dernier, IRIN a été la première organisation de presse internationale à accéder à la région du Pool en 20 mois, pour documenter les crimes commis contre les civils par l’armée congolaise et les rebelles ninjas.

La partie sud du pays a été bouclée alors que les combats faisaient rage dans un conflit qui a éclaté peu de temps après les élections présidentielles de mars 2016, dans lesquelles Denis Sassou Nguesso a conservé un poste qu’il a occupé tous les cinq ans depuis 1979.

Maintenant, la vie revient lentement. Le Programme alimentaire mondial estime que dans certains districts, tels que Kimba, presque tous les résidents déplacés sont revenus. Mis à part le chagrin de vivre loin de la maison, le prix des aliments de base comme le manioc et le riz a augmenté de façon spectaculaire pendant le conflit l’année dernière et pousse beaucoup à revenir dans leurs champs.
L’accès humanitaire s’est également amélioré, en particulier dans le nord du Pool, où les villages étaient auparavant coupés par les militaires.

« Nous avons été en mesure de faire des distributions [alimentaires] et des évaluations dans des endroits que nous ne pouvions pas atteindre auparavant », a déclaré Jean-Martin Bauer, directeur du Programme alimentaire mondial au Congo-Brazzaville.

Alain-Robert Moukouri, secrétaire général de Caritas Congo, une ONG qui fournit une aide humanitaire dans la région du Pool, a déclaré que les Ninjas ont maintenant enlevé leurs points de contrôle et que l’armée a cessé de harceler les gens pour de l’argent. Les entreprises dans les villes qui étaient depuis longtemps inaccessibles fonctionnent maintenant.

Villages bombardés, maisons incendiées

Mais recommencer une nouvelle vie s’avère difficile dans les villages qui ont été gravement endommagés pendant le conflit. Dans un village appelé Soumouna, où le gouvernement soupçonnait les Ninjas, 86 structures ont été détruites entre fin février et mai 2016, selon des images satellites obtenues par IRIN. Cette période coïncide avec les attaques de l’armée.

Les données satellitaires montrent que des maisons ont également été détruites à Kindamba Gouéri, Mayama et Malengo, tandis que des parties de villages ont été incendiées par des troupes au sol, selon de multiples interviews menées par IRIN à Pool en décembre dernier. Un travailleur humanitaire basé dans la région a qualifié la campagne de l’armée de « terre brûlée ».
« Il n’y a plus rien », a déclaré Massembo de Goma Tsé Tsé, expliquant pourquoi elle ne peut pas revenir. « Toutes les maisons ont été brûlées. »

Les personnes déplacées retournent également à la pénurie. Pendant le conflit, les champs sont devenus dangereux, ce qui a fait manquer deux saisons de plantation. Aujourd’hui, de nombreux villageois sont incapables de se nourrir.

L’ONU a dépensé 13 millions de dollars pour aider les personnes déplacées avec de la nourriture, de l’argent et des biens de première nécessité. Bauer du PAM a déclaré que son équipe a atteint « un nombre important de personnes ».

Mais les besoins restent vastes. Bauer a récemment rencontré une femme dans un centre de santé près de la capitale, Brazzaville, qui était retournée dans son village de Pool mais est partie peu de temps après parce qu’elle ne trouvait pas de nourriture.

« Quand elle est revenue, elle a dit qu’il n’y avait rien là », a expliqué Bauer. « Son enfant est devenu mal nourri, alors elle a dû revenir à Brazzaville. »

Le manque d’installations de base dans les villages aggrave le problème. La plupart des centres de santé ont été fermés pendant le conflit. La moitié des écoles primaires de la région du Pool ont été fermées et 65 ont été complètement détruites, selon l’ONU. Dans les districts comme Vindza, toutes les écoles sont fermées.


Philip Kleinfeld / IRIN
Personnes déplacées à Kinkala, capitale de la région du Pool

« La vie doit être reconstruite », a déclaré Bauer.
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Paix et promesses
Les accords de paix antérieurs entre les Ninjas et le gouvernement ont également échoué, jetant le doute sur la durée du cessez-le-feu.

Dans l’accord de décembre, les Ninjas ont accepté de démobiliser, de démanteler leurs postes de contrôle et de rendre leurs armes. En échange, le gouvernement a promis la «libre circulation» du dirigeant des Ninja, Frédéric Bintsamou, plus connu sous le nom de pasteur Ntumi, ce qui signifie qu’il ne serait pas arrêté.

Alors qu’aucun affrontement n’a eu lieu depuis décembre, Ntumi se cache toujours dans les forêts de Pool, et beaucoup de ses combattants n’ont pas abandonné leurs armes.

Un porte-parole de Ninja, qui a demandé à ne pas être identifié, a déclaré que Ntumi craint qu’un mandat d’arrêt ne lui reste sur la tête. La demande d’IRIN de parler directement avec lui a été refusée.

« Il n’y a pas de liberté de mouvement » comme promis dans l’accord de paix, a déclaré le porte-parole, car « jusqu’à présent, beaucoup de ceux qui ont été arrêtés sont toujours en prison ».
Le porte-parole des Ninjas a ajouté que les populations locales sont sceptiques sur le fait que la paix a été atteinte, « parce qu’il y a des militaires dans les villages ».

« Il y a plus de soldats dans les villages que de locaux », a-t-il dit. Cette perception, at-il ajouté, empêche les gens de revenir.

Bauer a confirmé que dans certains cas, seuls les hommes sont revenus pour s’occuper de leurs cultures, laissant leurs familles dans des endroits plus sûrs.

La répression continue

Plutôt que de chercher une véritable fin au conflit, la motivation de Sassou Nguesso à signer l’accord a été influencée par des facteurs économiques, a déclaré Brett Carter, professeur adjoint à l’Université de Californie du Sud.

L’un des plus grands producteurs de pétrole de la région, le Congo-Brazzaville a été durement touché par la baisse des prix du brut mondial. L’accablante dette publique et les salaires impayés et les retraites des fonctionnaires ont forcé le président à demander un renflouement au Fonds monétaire international.

Mais les pourparlers avec le FMI ont traîné, les activités militaires à Pool sapant « les prétentions de Sassou Nguesso à la transparence et à la bonne gouvernance, que le FMI a reconnu à juste titre douteuses de toute façon », a déclaré Carter.

Depuis qu’il a changé la constitution pour lui permettre de rester au pouvoir, Sassou Nguesso a également fait face à une opposition croissante à son pouvoir. Stalwarts de son parti travailliste congolais au pouvoir (PCT), dont Charles Zacharie Bowao et Andre Okombi Salissa, se sont retournés contre lui. Même son propre fils, Denis-Christel, a suggéré qu’il pourrait s’opposer à son père lors des élections prévues.

 Source :  https://www.irinnews.org/analysis/2018/06/18/razed-villages-and-empty-fields-await-congo-brazzaville-s-displaced
- https://www.irinnews.org/special-report/2018/06/18/updated-congo-brazzaville-s-hidden-war

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ENGLISH VERSION
 Analysis
Razed villages and empty fields await Congo-Brazzaville’s displaced

“Life has to be rebuilt”

Philip Kleinfeld/IRIN

18 June 2018

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Philip Kleinfeld
Freelance journalist and IRIN contributor
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Emmanuel Freudenthal
Freelance journalist, and regular IRIN contributor
The jungle has edged into fields left untilled. It has crept onto thatched-roof houses turned to ruins; and it has stretched over empty highways once used to transport bananas, beans, cassava from a region long-known as Congo-Brazzaville’s breadbasket.
For nearly two years, militia fighters and soldiers manning dozens of checkpoints were the only signs of life in Congo’s Pool region, 50 kilometres west of the capital, Brazzaville.
Now, some of the 108,000 people who fled their villages during the 2016-17 conflict between the Congolese army and the “Ninja” rebels are returning home following a December peace agreement.
But with houses and villages destroyed by the military, schools and healthcare centres unstaffed, and fear that conflict may return, many Pool residents have chosen to remain displaced or have returned to poverty and hardship.


    
Yvonne Massembo, 70, fled her home in a town called Goma Tsé Tsé during the conflict. While life as a displaced person in southern Brazzaville has been hard, the mother of five, who is still living in the capital, said returning to her village would make life even harder.
During the conflict, her small mud-hut house collapsed after the roof was stolen. Equipment from her local hospital was looted. The canoe she once used to cross the river Djoué and reach her farm was destroyed.
“If I go back, what am I going to eat?” she said.

Political unrest, lives upended

Last December, IRIN was the first international news organisation to gain access to the Pool region in 20 months, to document crimes against civilians by the Congolese army and Ninja rebels.
The southern part of the country had been sealed off as fighting raged in a conflict that took hold shortly after the March 2016 presidential elections, in which Denis Sassou Nguesso retained a post he has held for all but five years since 1979.
☰ Read more: The history of the conflict
Now, life is slowly returning. The World Food Programme estimates that in some districts, such as Kimba, nearly all of the displaced residents have returned. Apart from the heartache of living away from home, the price of staple foods like cassava and rice rose dramatically during the conflict last year and is propelling many to come back to their fields.
Humanitarian access has also improved, particularly in northern Pool, where villages were previously cut off by the military.
“We have been able to do [food] distributions and assessments in places we couldn’t previously reach,” said Jean-Martin Bauer, World Food Programme country director in Congo-Brazzaville.
Alain-Robert Moukouri, secretary-general of Caritas Congo, an NGO that delivers humanitarian assistance in the Pool area, said the Ninjas have now removed their checkpoints and the army has stopped harassing people for money at theirs. Businesses in towns that had long been inaccessible are now operating.

Villages bombed, houses burnt

But beginning life anew is proving difficult in villages that were severely damaged during the conflict. In a village called Soumouna, where the government suspected Ninjas were based, 86 structures were destroyed between late February and May 2016, according to satellite images obtained by IRIN. This time period coincides with the army’s attacks.
The satellite data shows houses were also destroyed in Kindamba Gouéri, Mayama, and Malengo, while parts of villages were set on fire by ground troops, according to multiple interviews conducted by IRIN in Pool last December. A humanitarian worker based in the region described the military’s campaign as “scorched-earth”.
“There is nothing left,” said Massembo from Goma Tsé Tsé, explaining why she cannot return. “All the houses were burned.”
Displaced people are also returning to scarcity. During the conflict, fields became unsafe, causing two planting seasons to be missed. Today, many villagers are unable to feed themselves.
The UN has spent $13 million assisting displaced people with food, money, and basic goods. Bauer of the WFP said his team has reached “a substantial number of people”.
But needs remain vast. Bauer recently met a woman at a health centre near the capital, Brazzaville, who had returned to her village in Pool but left shortly after because she could not find food.
“When she got back she said there was nothing there,” Bauer explained. “Her child became malnourished, so she had to come back to Brazzaville.”
Lack of basic facilities in villages is compounding the problem. Most health centres were shuttered during the conflict. Half the primary schools in the Pool region have been closed and 65 completely destroyed, according to the UN. In districts like Vindza, all the schools are closed.
“Life has to be rebuilt,” said Bauer.

Philip Kleinfeld/IRIN
Displaced people in Kinkala, capital of the Pool region.

Peace and promises

Previous peace agreements between the Ninjas and the government have also failed, casting doubt on whether the ceasefire will last.
In the December agreement, the Ninjas agreed to demobilise, dismantle their checkpoints, and turn in their weapons. In exchange, the government promised “free movement” for Ninja leader Frédéric Bintsamou, better known as Pastor Ntumi – meaning he wouldn’t be arrested.
While no clashes have taken place since December, Ntumi is still hiding in the forests of Pool, and many of his fighters have not given up their weapons.
A Ninja spokesman, who asked not to be identified, said Ntumi is worried that an arrest warrant still hangs over his head. IRIN’s request to talk with him directly were denied.
Read more: Congo-Brazzaville’s hidden war

“There’s no freedom of movement” as promised in the peace agreement, the spokesman said, because “until now, many of those who have been arrested are still in prisons.”
The Ninja spokesman added that local people are sceptical that peace has been reached, “because there is military in the villages”.
“There are more soldiers in the villages than locals,” he said. This perception, he added, keeps people from returning.
Bauer confirmed that in some cases only men have returned to tend to their crops, leaving their families in safer locations.

Repression continues

Rather than seeking a genuine end to the conflict, Sassou Nguesso’s motivation for signing the agreement was influenced by economic factors, said Brett Carter, assistant professor at the University of Southern California.
One of the largest oil producers in the region, Congo-Brazzaville has been hit hard by declining prices for global crude. Skyrocketing public debt and unpaid salaries and pensions for civil servants have forced the president to ask the International Monetary Fund for a bailout.
But talks with the IMF have dragged, with military activities in Pool undermining “Sassou Nguesso’s claims to transparency and good governance, which the IMF rightly recognised as dubious anyway,” said Carter.
Since changing the constitution to allow him to stay in power, Sassou Nguesso has also faced growing opposition to his power. Stalwarts of his ruling Congolese Labor Party (PCT), including Charles Zacharie Bowao and Andre Okombi Salissa, have turned against him. Even his own son, Denis-Christel, has suggested he may stand against his father in elections scheduled for 2021.
In response to these threats, Sassou Nguesso has turned to “full-scale authoritarian mode”, said Fonteh Akum, senior researcher at the Pretoria-based Institute for Security Studies. In May, Jean-Marie Michel Mokoko, a former army general who stood against Sassou Nguesso in the 2016 presidential elections, was jailed for 20 years for “undermining the internal security of the state”. Salissa, meanwhile, is expected to face trial on the same charges this month.
Unsure who to trust, Sassou Nguesso is likely to remain wary of the long-restive Pool region which represents, said Akum, “the one space from which military contestation against Sassou Nguesso’s government could actually emanate”.
Rather than an “artificial” peace agreement, what is needed, said Akum, is a truth commission that can establish the root causes of the latest bout of violence in the Pool region and its consequences for civilians.
“Those facts would be able to create some kind of understanding for who is held accountable and who needs to pay reparations for crimes committed,” Akum said.
For now, the residents of Pool have received little closure or assistance from the government.
“I don’t have shelter and my village has been ravaged,” said a 69-year-old currently living in Brazzaville, who gave his name as Makoudou. He said his house, in a village near Vindza, had been partially destroyed by bombs during the conflict, and the tools he needed for work had been taken.
“That is what is preventing me from going back,” he said.

 Read Part 1: The exclusive story of Pool's hidden war

SOURCE :
https://www.irinnews.org/analysis/2018/06/18/razed-villages-and-empty-fields-await-congo-brazzaville-s-displaced

- https://www.irinnews.org/special-report/2018/06/18/updated-congo-brazzaville-s-hidden-war

  • mercredi 2 mars 2011

    L’IRREVERSIBILITE DE L'OPTION SÉCESSIONISTE EN AFRIQUE :
    LE CAS DU CONGO-BRAZAZAVILLE
    par Daniel Nkouta




    Le premier principe sur les droits des peuples proclamé en Droit international pendant le XVIIIe siècle, tendait à justifier et donner une force légale à la colonisation de terres initialement occupées par des peuples indigènes qui, dans la plupart des cas n’ont pas disposé d'organisation étatique ou de système de propriété organisé, fut le principe de terra nullius. Le philosophe suisse et théoricien du Droit international Emer de Vattel, construisant entre autres sa philosophie sur celle de Christian Wolff, lui-même disciple de Gottfried Wilhelm Leibniz, a proposé que soit considérée terra nullius la terre non cultivée par les habitants indigènes. Cette terre n'étant pas cultivée, elle n'était pas considérée comme utilisée à bon escient. Ceux qui ont fait l'effort de la cultiver ont par conséquent le droit de propriété sur elle.

    Ce principe barbare de terra nullius fut invoqué pour justifier la colonisation de l'Australie par les Britanniques et l'expropriation des terres aborigènes. Les Aborigènes en effet ne cultivaient pas la terre, mais leur culture et leur identité étaient et sont inextricablement liées à leurs terres ancestrales. Ce n'est qu'en 1992 que la Haute Cour d'Australie invalida rétroactivement cet argument, et proclama que l'Australie n'avait jamais été terra nullius. Lorsqu’advint  le courant de la décolonisation, il s’est avéré nécessaire en Droit international de trouver et d’organiser l’application des principes qui allaient permettre de gérer au mieux l’accession à l’indépendance des nouveaux Etats ainsi crées. Il s’est agit surtout de résoudre la question de la délimitation de nouvelles frontières d’Etats à la souveraineté nouvelle dont il fallait assurer la stabilité.

    Les Etats d’Amérique latine vont alors, dans leurs déclarations d’indépendance s’inspirer d’un principe du Droit romain « uti possidetis, ita possideatis » qui signifiait qu’un interdit du Prêteur prohibait toute atteinte au statu quo immobilier autrement dit :  « comme tu as possédé, tu continueras à posséder». Cette règle de Droit privé a été ensuite transposée en Droit international public pour régir la délimitation des frontières qui signifie alors: «En cas de substitution de la souveraineté du fait de la décolonisation, les frontières établies  par la puissance coloniale s’imposent au nouvel Etat au moment du transfert territorial ». En d’autres termes, ce principe d’une manière générale consiste à fixer les frontières en fonction des anciennes limites administratives internes à un État préexistant dont les États nouveaux accédant à l’indépendance sont issus. En cas d’accession à l’indépendance, la nouvelle structure étatique va se fondre internationalement dans les frontières internes qu’elle possédait dans le cadre de l’Etat préexistant. Ce fondant sur ce principe, les Etats s’autorisent alors à contester et à réclamer un territoire qui a été acquis par la guerre. Le principe fut ainsi historiquement utilisé pour légitimer les conquêtes territoriales, par exemple l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Empire allemand en 1871.

    Ce principe de l’uti possidetis juris ita possideatis  longtemps considéré comme une règle coutumière d’application régionale, et présumé être la solution idoine pour le maintien de la paix, sera adopté par cette fameuse nébuleuse, instrument au service des puissances occidentales dénommée par abus de langage : la Communauté internationale comme règle de transmission aux nouveaux Etats issus de la décolonisation en Afrique enfermés mécaniquement à l’intérieur des frontières tracées au pantographe des intérêts coloniaux, qui manifestement ignoraient toute logique ou réalité socio-culturelle.

    Au sortir de la première guerre mondiale se pose la question relative à la protection des minorités nationales, autrement dit des populations que les puissances vainqueurs ne veulent pas, pour des raisons stratégiques ou ne peuvent pas, objectivement, faire bénéficier du principe des nationalités compris en tant que droit de toute communauté ethno-culturelle ou peuple au sens pur du terme, à créer son propre État ou à se rattacher à celui de sa nation-mère. Le droit des minorités se définissant en termes de droit à une protection, celle essentiellement de l’individu minoritaire, protection cantonnée à l’intérieur d’un État politique et territorial.

    Dans le souci de fonder et d’asseoir juridiquement le processus de la décolonisation, le Droit des plus forts dénommé Droit international proclame un nouveau principe, celui du droit des peuples à l’autodétermination consacré en Droit international après la seconde guerre mondiale, et transformé par la pratique en droit exclusif à l’accession à l’indépendance et à la création d’un État souverain. Ce nouveau principe fondamental du Droit international signifie pourtant le droit de chaque peuple de choisir librement son statut collectif.  Le processus de la décolonisation cependant impose au principe du droit des peuples à l’autodétermination, le contenu exclusif du droit à l’indépendance, interdisant son application aux minorités nationales, autrement, cela équivaudrait à reconnaître à celles-ci un droit de sécession, contraire à un autre principe fondamental que consacre en parallèle le Droit international contemporain, qui est le respect de l’intégrité territoriale et de l’unité politique des États.

    Il faut dire que ce beau principe du droit à l’autodétermination que consacre le Droit international qui pourrait paraître comme une litote, dans la mesure où il signifie le droit de chaque peuple de choisir librement son statut collectif, se révèle être en réalité un gag dont useront mal à propos les nouveaux Etats africains issus des indépendances. Sans avoir défini avec exactitude la notion de « peuple ou de nation» le droit de chaque peuple de choisir librement son statut collectif s’est in fine révélé être une utopie.

    Le principe de l’uti possidetis juris s’oppose à tout nouveau démembrement du territoire ou modification des frontières désormais sous garantie internationale par la force, s’agissant d’entités souveraines nouvellement créées. Une fois l’indépendance acquise, c’est le nouvel  État qui incarne la souveraineté du « peuple » comprenant la totalité de la population vivant sur le territoire considéré, indistinctement, faisant litière d’énormes différences socioculturelles souvent antagoniques. Le droit à l’autodétermination fonde désormais le seul droit souverain de l’État à « choisir et développer librement son système politique, social, économique et culturel » d’une part et, d’autre part, de participer sur pied d’égalité aux relations internationales (sic.).

    Si le processus de la décolonisation impose l'interprétation unique du droit des peuples à l'autodétermination au sens de l'indépendance, il n'en reste pas moins que, initialement, le Droit international le conçoit en tant que principe à contenu pluriel. Reprenant les termes d'une résolution de  1960 de l’Assemblée Générale des Nations unies, la Déclaration relative aux principes du Droit international contenue dans la Résolution 1541 (XV), du 15 décembre 1960 énonce que « la création d’un État souverain et indépendant, mais aussi la libre association ou l’intégration avec un État indépendant ou l’acquisition de tout autre statut politique librement décidé par un peuple, constituent pour ce peuple des moyens d’exercer son droit à disposer de lui-même ».

    La sécession de l’Erythrée en 1993, celle du Sud Soudan aujourd’hui, sont un exemple qui dément l’interprétation jusqu’ici faite du principe de l'autodétermination applicable au seul sens des indépendances face aux puissances coloniales, à moins de considérer que les puissances occidentales qui, il faut l’avouer, gouvernent sans partage la fameuse Communauté internationale, aient délibérément choisi de faire une entorse au principe pour préserver leurs intérêts à la fois économiques et politiques car, sans leur soutien, le scrutin sécessionniste du Soudant n’aurait jamais eu lieu. Ce faisant, le précédent est là, les mêmes causes entraînant les mêmes effets, la question soudanaise  pose désormais la question de la recherche d’une nouvelle solution globale au problème de la conciliation des principes fondamentaux du Droit international susvisés, eu égard à la problématique de la cohabitation harmonieuse des différents peuples à l’intérieur des frontières héritées de la colonisation. La question soudanaise démontre, que si la sécession est attentatoire à l’intégrité territoriale et à l’unité politique proclamée au moment des indépendances, il faut dire que le principe de l’intangibilité ou de l’inaltérabilité des frontières se heurte au sacro-saint principe du droit de chaque peuple de choisir librement son statut collectif. Le peuple non  sens générique, mais au sens réel du vocable : peuple mboshis, peuple téké, peule koongo etc.

    La Communauté internationale comme l’Union Africaine qui a validé en 2005 à Addis-Abeba l’accord qui a conduit aujourd’hui à ce référendum, ne disposent désormais d’aucun argument juridiquement encore moins moralement recevable, pour s’opposer à toute volonté de tel ou tel peuple enfermé dans les frontières legs de la colonisation, de revendiquer son droit à l’autodétermination autrement dit à la sécession, sans se rendre coupable de la politique de deux poids deux mesures. Les fondateurs de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) à l’époque, plus préoccupés de préserver leur pouvoir personnel, plutôt que d’opter, comme l’avait demandé la Conférence panafricaine d’Accra en 1958, pour une refonte "des frontières tracées par les puissances coloniales", choisirent une solution dite de sagesse à savoir appliquer la règle de l’uti possidetis juris : ils ont accédé à l’indépendance dans le cadre des frontières internes des Empires coloniaux. Aujourd’hui, les conséquences de ce choix hasardeux et déstructurant interpellent l’Afrique. La marche vers la sécession qui menace nos Etats est irréversible et louable parce que raisonnable.

    Les Sud-Soudanais ont voté à 98,83% en faveur de la sécession, selon les résultats définitifs officiels rendus publics par la commission référendaire. Cette annonce était une simple formalité puisque les résultats préliminaires complets publiés le 30 janvier avaient déjà indiqué que 98,83% des Sud-Soudanais avaient voté pour l'indépendance de leur région, appelé ainsi à devenir en juillet un nouvel Etat.

     Le référendum s'est traduit par une victoire écrasante  98,83% du "oui" à l'indépendance du Sud-Soudan, qui va en conséquence faire sécession du Nord en juillet prochain. Près de quatre millions d'électeurs s'étaient inscrits pour ce scrutin historique, dont environ 3,8 millions au Sud-Soudan, selon les chiffres de la Commission référendaire. Les Sud-Soudanais vivant au Sud, mais aussi dans la partie Nord du pays et à l'étranger, avaient le droit de participer à ce scrutin. Le Comté de Juba, l’option de la sécession a reçu 211.018 votes, et l'unité 3.650 », a révélé Timon Wani le Président de l'antenne locale de la Commission référendaire, Timon Wani, dans l'Etat du Bahr al-Ghazal Occidental, 153.839 électeurs sur 162.594 (94,6%) inscrits ont choisi la « sécession », et dans l'Etat de Lakes, siège de l'ancienne capitale sudiste Rumbek pendant la guerre civile, 298.216 votants sur 298.443 (99,9%) ont fait de même, selon des résultats obtenus par l'AFP auprès des commissions référendaires locales. Dans l'Etat pétrolier d'Unité, plus de 471.000 personnes sur 472.000 votes comptés ont préféré la sécession, alors que dans l'Etat voisin du Bahr al-Ghazal Nord, 264.473 sur 265.450 (99,6%) ont opté pour la sécession selon des résultats obtenus auprès des Commissions locales.

    Une panoplie de raisons qui ont poussé à cette option, en tête desquelles figure la négligence du Gouvernement nordiste de Khartoum pour le Sud, faisant ainsi  des ressortissants du Sud des citoyens de second degré. Les mêmes causes provocant les mêmes effets, les ingrédients se mettent en place peu à peu mais sûrement au Congo-Brazzaville qui pourra connaître la révolution des palmiers à l’instar de celle de jasmin en Tunisie, ou celle des vagues du Nil en Egypte.

    Le référendum d’autodétermination du Sud Soudan n’est pas un quid unicum loin s’en faut. La réflexion qui consiste pour les populations du Sud de notre pays, le Congo-Brazzaville de savoir si oui ou non elles vont poursuivre la cohabitation avec les ressortissants de la partie septentrionale, est désormais un sujet de débat au quotidien, suite à l’exacerbation de la mboshisation de l’Etat dans tous ses compartiments, politique qui a mis le pays en proie aux conflits identitaires depuis notamment le retour de Sassou au Pouvoir. Du Kouilou au Pool-koongo, du Niari à la Bouenza en passant par la Lékoumou, la même question récurrente est: Faut-il écouter l’ethnicisme ? Et pour les Koongo, faut-il réhabiliter les anciens royaumes ou continuer à promouvoir la doctrine de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation ?

    La production pétrolière du Congo avoisinera les 127 millions de barils en 2011, a indiqué récemment avec arrogance Gilbert Ondongo le Ministre des Finances de Sassou lors d'une présentation du budget 2011 à l'Assemblée nationale à Brazzaville. Le budget de l'Etat exercice 2011 a été élaboré sur la base des principales hypothèses suivantes: une production pétrolière nationale estimée à environ 127 millions de barils; un prix baril du pétrole, le Brent, estimé à environ 80 dollars, a-t-il déclaré. Les recettes pétrolières en 2011 seront de 2.223 milliards de FCFA (3,39 milliards d'euros), soit une variation de 36 milliards de FCFA (55 millions d'euros, en comparaison à 2010, a-t-il ajouté. Le budget d'Etat du Congo en 2011 avait été arrêté en Conseil des Ministres le 1er octobre à plus de 3.000 milliards de F CFA (plus de 4,5 milliards d'euros) en augmentation de 6,12% par rapport au budget de 2010.  Selon lez Ministre le Gouvernement table sur un taux de croissance de 11,5% pour ce budget.

    Au Congo, le budget est financé à 85%, selon la Banque mondiale, par le pétrole, première ressource du pays à qui les institutions financières exigent souvent une gestion "transparente" du secteur. Le pays dispute au Gabon la quatrième place des pays producteurs du pétrole au sud du Sahara. Fin 2010, sa production journalière devrait atteindre 300.000 barils, avait-on estimé après l'entrée en action du champ de Moho Bilondo exploité par le Groupe français Total. Et pourtant, malgré cette abondance, le Congo est jusqu'à considéré comme un des pays les plus endettés au monde par tête d'habitant, la majorité (70%) des 3,6 millions de Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté, selon les statistiques officiellement reconnues. Ecole en ruine, des Hôpitaux en piteux état où les malades se disputent un seul lit à trois parfois quatre, l’armée et la police en dépérissement au profit de la milice privée de TSAMBITCHO, l’infrastructure routière inexistante, et à propos, le Maire central de la Commune de Pointe-Noire, Monsieur Roland BOUITI-VIAUDO, grand chantre du pouvoir qui avait récemment, à l’occasion du fameux cinquantenaire de notre pseudo-indépendance, inondé la ville océane de banderoles où l’on pouvait lire : AVEC SASSOU-NGUESSO, LA POLITIQUE DE LA MUNICIPALISATION ACCELEREE EST UNE REALITE, a été, il y a quelques semaines pris en flagrant délit de mensonge, rattrapé par les faits, à l’occasion des pluies qui ont bloqué la circulation dans la Commune, achevant de détruire ce qui était jusque là des ruines routières, le Maire habituellement prolixe a du éviter la presse refusant de répondre aux questions des journalistes.

    Pour le Sud du pays en tout cas, exclusif pourvoyeur de l’économie prise en otage par les Mboshis, cela devient révoltant de visiter chaque jour les recoins d'un édifice qui est à la fois le panthéon du tribalisme et la basilique de la folie de ceux qui n’apportent à ce pays que la culture de la médiocrité et de la kleptomanie. Sassou et son PCT devraient déjà envisager immédiatement de convoquer un autre mais un vrai forum à l’instar de la Conférence Nationale Souveraine, à l’occasion duquel sera examinée une seule question :

    DEVRIONS-NOUS POURSUIVRE CETTE COHABITATION SUICIDAIRE ENTRE LE SUD ET LE NORD DANS CETTE REPUBLIQUE MORIBONDE ?

    Alexandre Honoré MPAKA, un autre grand chantre du pouvoir des autres, a eu la stupide idée de convoquer récemment une réunion des représentants des Partis au Kouilou. L’objet de la réunion avait été curieusement, de demander à ces représentants, d’inviter leurs militants à aller se faire recenser dans le cadre de l’identification des abonnés à la téléphonie mobile. Une fois présents, ces représentant des Partis de l’opposition, se sont entendu dire, qu’ils devaient signifier à leurs militants que le Congo n’est ni la Tunisie, ni l’Egypte, que ce qui s’est passé dans ces pays, n’aura jamais lieu ici. Il faut dire que le marxisme a véritablement placé des œillères chez ces dignitaires du PCT qui traîne depuis le kyste de la cécité politique. Les menaces staliniennes propres à l’Etat policier instauré dans le pays par le PCT, ne sauront nous empêcher de revendiquer nos droits, l’insurrection contre le régime tyrannique est un droit constitutionnel.

    samedi 19 février 2011

    [CONGO-BRAZZAVILLE] ADP - AGENCE DE DEVELOPPEMENT DU POOL : Un outil de développement local

    L’Agence de développement du Pool : un outil de développement local



    L'Agence de développement du Pool (ADP) a tenu son troisième conseil d'administration, mercredi 16 février 2011, à Kinkala. Conformément à notre politique et stratégie de communication, nous voulons profiter de cette occasion pour faire connaître cette jeune structure, spécialisée dans l’appui au développement économique local,  et que nous estimons être importante au Congo, dans le cadre de la mise en œuvre de la politique gouvernementale de décentralisation.

    En effet, le concept des Agences Régionales de Développement Economique (ARDE) est connu à travers le monde, et c’est, en général, un organe d’exécution ou de mise en œuvre des orientations des conseils régionaux ou départementaux, agissant en tant qu’organe politique d’une collectivité territoriale. A titre d’exemple, nous pouvons citer l’EURADA (www.eurada.org),  basée à Bruxelles (Belgique), qui coordonne plus de 150 ARDE de l’Union européenne et collabore avec les ARDE américaines et canadiennes. Dans le cadre de la collaboration entre l’ADP et les autres ARDE du monde, le Conseil général du Bas Rhin (France), va intervenir, durant les trois ans à venir, dans le Département du Pool, notamment dans les districts de Louingui, Boko et Loumo, où il mettra en œuvre un programme de développement local, connu sous la dénomination de  PADEL (Programme Agriculture et Développement Economique Local) /PACD Pool (Projet Agropastoral de Coopération Décentralisée avec le Pool), avec l’appui technique de son ARDE, l’IRCOD (Institut Régional de Coopération Développement).

    Ainsi, l’ADP n’est pas une initiative banale et isolée,  mais c’est bien un dispositif d’appui au développement économique local. Les missions que lui a attribuées le Conseil départemental du Pool, qui l’a mise en place en novembre 2008,  répondent parfaitement à cette vocation ou aspiration des membres élus. Bien sûr, l’ADP est une structure jeune. Les membres du Bureau exécutif n’ont été mis en place que le 12 septembre 2009, et l’année 2010 est bien une année d’expérimentation. Ses activités sont donc à placer dans une phase pilote de fonctionnement d’une ARDE  au Congo. Et le Congo a bien besoin d’implémenter ce type de concept pour créer une croissance économique locale, donc des emplois dans le département.

    C’est d’ailleurs pour cette raison que nous voulons sensibiliser tous les Congolais, en général, et les élus et conseillers départementaux, en particulier, afin de bien connaître et s’approprier  cet outil formidable qu’est l’ARDE. C’est l’outil par excellence de mise en œuvre de la coopération décentralisée. Il n’en existe pas d’autres,  à notre humble avis, capables d’assurer un développement économique local.

    Il faut, par conséquent, considérer l’ADP comme une expérience pilote dans un département, d’ailleurs sinistré, qui a besoin de se développer. Les Congolais, particulièrement les élus,  n’ont pour la plupart aucune idée sur l’utilité de cet instrument. C’est ce qui explique certains manquements que nous avons pu constater dans son fonctionnement. Noter tout de même que ces manquements sont aussi dus à l’absence d’affectation de ressources conséquentes – et qui, de ce fait, peut être attribuée à cette ignorance -, d’une part, et aux problèmes liés à l’exécution du budget de l’Etat, d’autre part.

    Mais rien n’est perdu. L’ADP expérimente une phase pilote. Et nous croyons que les résultats de cette phase - s’ils s’avèrent concluants en 2011 - pourraient servir de modèle aux autres départements, qui adopteraient alors ce concept. C’est dans ce cadre que nous allons inviter l’Association des Conseils départementaux, présidée actuellement par M. Richard EYENI, à suivre de près cette expérience. Si cette expérience, qui, de surcroît, se déroule dans un département en situation de post-conflit, est porteuse de développement, alors le Congo aura à gagner en matière d’insertion économique des populations vulnérables, par exemple. Dès lors, la sensibilisation des élus locaux s’avère utile, pour mieux saisir l’existence et l’importance de cet instrument de coopération décentralisée, dans la perspective d’une approche de coopération que le Congo exploite mal ou pas du tout. Or, c’est cet outil qui contribuera à sortir nos régions de la pauvreté ou de la précarité !

    Concernant le contenu du rapport qui a été examiné au cours de cette troisième session du conseil d’administration, nous y avons mis en exergue les actions majeures dont le but est de faire face aux préoccupations suivantes : la méconnaissance, par les élus et autres publics cibles, des missions d’une ARDE comme l’ADP et dont la vocation est de créer une dynamique entrepreneuriale dans le département. En effet, pour que ce territoire se développe et crée des emplois, il faut des entrepreneurs performants et compétents qui doivent être soutenus et renforcés par :

        * des actions de sensibilisation, d’information, de formation, de suivi rapproché des acteurs, couplées avec des actions de mise en place des mécanismes de facilitation d’accès aux services financiers et non financiers adaptés à chaque taille d’activités économiques, et surtout des mécanisme de facilitation d’accès à la micro assurance maladie ou la protection sociale ;

        * des projets/programmes de facilitation d’accès des acteurs aux infrastructures de base, comme l’eau, l’énergie, l’hébergement des entreprises et autres services communs (la collecte, le stockage, la conservation et la commercialisation de la production des acteurs économiques), pour optimiser les investissements mis en place en leur faveur.

    Nous avons surtout pensé à promouvoir  auprès de ces acteurs,  la culture d’entreprise couplée à l’esprit mutualiste, qui est le meilleur gage de réussite dans une communauté des gens d’affaires. L’approche de développement par « Filières » a été aussi privilégiée, pour garantir l’insertion économique des jeunes en difficulté en général, et d’autres populations vulnérables en particulier. Ainsi, les trois filières qui ont retenu notre attention sont les suivantes :

    ·         la filière concernant la domestication et valorisation des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) : il s’agit ici des plantes aromatiques et médicinales, à valoriser par distillation afin d’obtenir des huiles essentielles biologiques dont le marché est porteur, tant sur le marché domestique qu’à l’international ;

    ·        la filière des matériaux locaux de construction, afin de bien saisir l’opportunité que va nous offrir la municipalisation accélérée dans le Département du Pool, car des infrastructures de toutes sortes y seront construites ;

    ·      la filière de la préservation de l’environnement, donc du développement durable, avec la possibilité d’opter pour la séquestration du carbone par le reboisement ou alors reboiser avec les essences à croissance rapide, pour préserver les massifs forestiers naturels, dans le cadre de la fourniture du bois de chauffe et du charbon de bois. C’est du moins la problématique à laquelle est confronté le Département du Pool.

    A cet effet, un mécanisme d’appui et d’accompagnement des acteurs a été proposé. Ce mécanisme s’appuie sur la dynamique du partenariat Public-Privé, dans une approche de concertation permanente.

        * L’implication de l’ADP dans la dynamique environnementale, car le Département du Pool a la spécificité d’être bordé par deux grandes zones de consommation, que sont Brazzaville et Kinshasa. Et les questions d’environnement sont au centre des préoccupations environnementales sur le plan local, national et mondial. La présence de l’ADP dans le dispositif ou mécanisme REDD a été mise en exergue et justifiée.

    Malheureusement, faute de ressources financières adéquates, qui auraient permis à l’ADP d’acquérir les compétences et les outils nécessaires pour atteindre les objectifs visés, les animateurs de l’ADP ont été contraints de se limiter à la veille informationnelle. Ce qui leur a permis d’étudier et de mettre en place un dispositif ambitieux d’appui et d’accompagnement des acteurs qui vont intervenir  dans les filières  ciblées.

    Nous espérons qu’au cours de cette deuxième année d’expérimentation du concept de l’ARDE au Congo, l’ADP pourra disposer des ressources adaptées à son objectif global, à savoir : rendre entrepreneurial le Département du Pool dans les dix années à venir, d’une part, tout en  préservant /conservant la biodiversité locale, d’autre part.

    Marguerite HOMB
    Directrice Générale Adjointe
    Chargée des relations extérieures
    Collège des partenaires au Développement
    ADP

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    NOTRE COMMENTAIRE :
      
    Très bonne initiative. A condition que les "gangsters" implantés dans le pays par la France à travers sa politique françafricaine (mafia), experts en destructions massives, ne réduisent à nouveau à néant, tous les efforts consentis à travers cette initiative.