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mardi 4 janvier 2022

La France développe délibérément le sentiment anti-français au Congo-Brazzaville

 

LA FRANCE DEVELOPPE DELIBEREMENT LE SENTIMENT ANTI-FRANCAIS AU CONGO-BRAZZAVILLE

Modeste BOUKADIA @MBOUKADIA

Congolese parliamentarians took refuge at the French Cultural Center to modify the Constitution imposed in blood in 2015 by Mr. Sassou Nguesso. Beware of the anti-French feeling that will result! The CCF is not made for barbarism but for emancipation.

Why have Congolese deputies and senators deserted Parliament and moved to the CCF to modify the Constitution? Because they are afraid of being attacked.

But what will France do if the CCF is targeted?

France urgently needs to clarify its position.

Modeste BOUKADIA @MBOUKADIA

Les parlementaires congolais se sont réfugiés au Centre Culturel Français pour modifier la Constitution imposée dans le sang en 2015 par M. Sassou Nguesso. Attention au sentiment antifrançais qui en découlera ! Le CCF n’est pas fait pour la barbarie mais pour l’émancipation.

Pourquoi les députés et sénateurs congolais ont-ils déserté le Parlement et se sont-ils installés au CCF pour modifier la Constitution ? Parce qu’ils ont peur d’être attaqués.

Mais que fera la France si le CCF est pris pour cible ?

La France doit d’urgence clarifier sa position.

https://twitter.com/MBOUKADIA/status/1478415257269944325?s=20

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NOTRE COMMENTAIRE

1) - LA HONTE

Quel a été le degré de menace qui a conduit les parlementaires congolais à émigrer et s'exiler en territoire français pour tenir et organiser leurs séances d'adoption à mains levées de la révision de la constitution du Congo (2015) en territoire français, à savoir l'Institut Culturel Français (ICF) ? La honte !

Tous les Congolais savent que Denis Sassou Nguesso a été catapulté au Congo au bout d'un canon français pour l'installer à la tête du Congo. La France est très bien placée pour savoir et connaître les dégâts causés par son protégé : les crimes de sang, les crimes économiques, etc. D'après un rapport de l'ONU en 2001, depuis l'installation de Denis Sassou Nguesso à la tête du Congo en 1997, 750 000 Congolais manquent à l'appel. Ce chiffre est de 2001. Ils sont donc plus de 750 000 aujourd'hui qui manquent à l'appel. On peut dire qu'il manque aujourd'hui, au bas mot, plus d'un million de Congolais à l'appel, assassinés par Denis Sassou Nguesso. Mais, de là à lui prêter ses locaux pour valider l'imposture, la violation de sa propre constitution et le coup d'Etat constitutionnel pour instaurer une monarchie qui installera son fils à la tête du pays, la France a donc dépassé la mesure. Elle vient donc de poser là un acte belligérant.

Pourquoi donc se plaindre du sentiment anti-français qui se développe en Afrique ? Par ces pratiques, c'est la France elle-même qui fait le lit de la Chine et de la Russie en Afrique, surtout dans ses anciennes(?) colonies.

2) - COMPLICITE DE GENOCIDE

En acceptant que les parlementaires congolais que personne ne menace, mais qui ont peur du hold up constitutionnel à leur actif, aillent se réfugier dans les locaux de l'ambassade de France, en territoire français donc, la France pose un acte très grave et est donc complice de crimes contre l'humanité et de génocide dont peut être poursuivi Denis Sassou Nguesso.

Le Congo n'est pas en guerre. Il n'est en conflit avec aucun de ses voisins. Les populations congolaises ne sont pas en état de révolte. Alors, qu'est-ce qui justifie cette situation?

Oui, dans les années 1940, la France avait émigré et s'était exilée au Congo, et Brazzaville était devenue sa capitale. Cela est très bien compréhensible, car c'était la guerre et le territoire français (l'Hexagone) était occupé par des forces étrangères, les Nazis allemands. Devant cette tragédie, n'importe quel pays au monde aurait ouvert ses portes pour accueillir, à bras ouverts, l'Etat Français qui cherchait refuge. Même si le Congo de l'époque était une colonie française, il n'empêche que le Congo était une terre étrangère occupée, lui aussi, par les forces étrangères, la France.

Cela étant, nous exhortons la France de ne pas permettre ces dérives qui ne l'honore pas mais, bien au contraire, noircissent son image et, dans le même temps, contribue à développer le sentiment anti-français en Afrique. La France doit cesser de soutenir et protéger des crapules, des brigands, des bandits et des prédateurs, des criminels, même s'ils y ont été installés par elle, en 1997. Ils ne sont pas les seuls à pouvoir protéger et/ou garantir les intérêts de la France au Congo, si besoin est.

lundi 18 juillet 2016

Opinion: l’immigration américaine et canadienne: un piège pour les africains!




Opinion: l’immigration américaine et canadienne: un piège pour les africains!



Le chercheur camerounais Jean Paul Pougala a écrit un  célèbre article pour dénoncer les pièges de l’immigration américaine et canadienne pour les africains.

“L’enfer ne se trouve pas toujours où on le croit ou le cauchemar d’être citoyen américain”  déclare t-il. Voici la teneur de son article:

« Votre avenir au Canada », « Immigrez aux USA », « Votre Passeport pour Dubai » etc. C’est ce genre de publicité qui est placardée aux quatre coins des principales villes africaines, comme pour montrer que l’Afrique est un enfer. Les plus naïfs tombent dans le panneau et sacrifient souvent l’épargne de toute une vie pour aller vers le vrai enfer sur terre. Ils sont encouragés dans cette folie par ceux qui sont partis avant eux, brandissant le plus précieux des sésames, le passeport américain, britannique, français, belge, suisse ou canadien comme un vrai trophée. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que rien ne vaut leur passeport africain. Ils ne savent pas qu’ils viennent d’être piégés et à vie. Pour vous faire comprendre comment, je vais vous prendre le plus prisé d’entre eux, le plus célèbre et c’est le passeport américain, la nationalité américaine.

LA NATIONALITE AMERICAINE, UN VRAI CAUCHEMAR

La propagande américaine a mis sur pied un système bien rodé de recrutement des contribuables volontaires pour tenter d’éponger sa montagne de dettes. Avec des instruments très efficaces comme la Loterie pour la Green Card américaine ou le droit du sol pour les enfants nés sur le sol américain et qui deviennent automatiquement américains, la machine est très bien huilée et marche à tous les coups. Les nouveaux naïfs sont toujours plus nombreux à tomber dans le panneau, sans jamais se poser la question de savoir pourquoi un pays peut-il sans contrepartie organiser des loteries pour avoir de nouveaux citoyens. La vérité est que les Etats-Unis d’Amérique sont un pays très bien pour les pauvres, les très pauvres et qui ont pour ambition de demeurer pauvres. Pour les autres qui espèrent un jour devenir quelqu’un, ou tout simplement devenir riches, ce pays n’est pas fait pour eux.

Il est fréquent d’entendre les Africains déclarer qu’ils vont aux Etats-Unis pour chercher de l’argent qu’ils vont rentrer investir en Afrique. Mais ce qu’ils ne savent pas est que c’est un pays d’immigration, c’est-à-dire qui doit toute sa richesse à l’arrivée des candidats venus d’ailleurs. Donc tout naturellement, tout est organisé afin de décourager ceux qui veulent quitter le pays. Cela devient donc une véritable prison dorée. C’est ce qui va expliquer que les Africains résidents aux USA sont ceux qui retournent le moins en Afrique, pas seulement à cause de la distance, mais surtout parce que le système est organisé de manière à leur faire dépenser sur le sol américain tout ce qu’ils y ont gagné. Il est donc quasi impossible qu’ils y deviennent riches un jour. Car, même s’ils devenaient riches, il y a déjà une panoplie de lois pour les empêcher de partir. La première loi date de 1966 et s’intitule : Foreign Investors Tax Act of 1966 avec la référence : Pub. L. no 89-809, adoptée le 13 novembre 1966 qui visait clairement à décourager tout riche voulant quitter les Etats-Unis pour s’installer ailleurs. 30 ans après, pleins de riches ont fui les Etats-Unis, malgré la loi de 1966. Alors une nouvelle loi est votée en 1996 et portera le nom de : Health Insurance Portability and Accountability Act of 1996 sous la référence : Pub. L. no 104-191, adoptée le 21 août 1996. Cette loi punit ses riches qui quittent le pays en les imposant même à l’étranger et ce jusqu’à 10 ans après leur départ des USA.

En 2003, le président Georges Bush envahit l’Irak. C’est une guerre très couteuse dès son commencement. Alors, on va encore plus serrer la ceinture des Américains. Et en 2004, un nouveau pas sera franchi sur les citoyens américains ayant fui leur pays. Le congrès va approuver l’American Jobs Creation Act of 2004 sous la référence : Pub. L. no 108-357, adoptée par le 108èmeCongrès le 15 juillet 2004 et signé par le président Bush le 22 octobre 2004. Là, le clou est une fois encore enfoncé dans la plaie. Désormais même un Américain ayant renoncé à sa nationalité, continuera à payer les impôts américains pendant 10 ans. D’ailleurs, ceci concerne aussi les détenteur de la Green Card, même s’ils quittaient le territoire américain et rendaient leur Green Card, ils seraient obligés de continuer à payer les impôts dans leurs pays de destination, mais aussi aux USA. Et si, par malheur, il devait remettre pied sur le sol américain un jour et y séjourner pour 30 jours, il serait automatiquement imposé comme s’il y avait séjourné une année entière.

C’est en 2008 que tout va s’empirer avec la Heros Earnings Assistance Relief Act of 2008, aussi appelée « la loi HEART », et qui modifie le Internal Revenue Code de 1986. Cette loi va entrer en vigueur le 17 juin 2008 en même temps que les nouvelles règles d’expatriation, appelées : « mark to market » aux alinéas 877A et 2801 qui vont fixer pour la première fois un impôt de départ dénommé la « Exit Tax » de 450 dollars, pour tout citoyen souhaitant renoncer à la nationalité Etats-Unis. Mais aussi pour les résidents permanents de longue date qui décident de quitter les USA. Il faut au préalable qu’ils s’acquittent d’une taxe de départ, sinon, ils ne partent pas.

Comme si tout cela ne suffisait pas, en 2010, les services fiscaux américains (IRS) ont mis en place le Foreign Account Tax compliance Act (FATCA). Son rôle est de demander à toutes les banques du monde l’intitulé du compte et le détail des transactions financières qui vont se passer par toutes les personnes détenant un passeport américain, quel que soit le pays où ils résident. C’est cette dernière surenchère de l’administration américaine qui va mettre le feu aux poudre de tous ceux qui vont se défaire de ce qu’on appelle en Suisse, le Passeport Bleu (en opposition au passeport route suisse et bordeaux européen).

LA DOUBLE NATIONALITE AMERICAINE ET SUISSE

Selon le quotidien suisse Tages-Anzeiger du 25 juin 2012, pour toute l’année 2011, sur les 2 000 personnes qui ont demandé et obtenu d’abandonner la nationalité américaine, 500 étaient des Suisses. Le journal nous précise que ce chiffre est 7 fois plus important qu’il y a 4 ans. 2 jours auparavant, c’était le quotidien de Genève La Tribune de Genève qui donnait une autre information très inquiétante : les principales banques suisses n’acceptent plus d’ouvrir des comptes aux détenteurs d’un passeport américain et invitent même tous les citoyens américains possesseurs d’un compte chez eux de venir les fermer au plus vite. Mais pourquoi ce désamour ?

C’est en effet depuis l’entrée en vigueur des dernières règles plus contraignantes en matière fiscale pour l’expatriation, dont le fameux accord FATCA. Cette loi impose aux institutions financières du monde entier de communiquer les comptes bancaires des clients de nationalité américaine à l’IRS, le fisc américain. Et depuis novembre 2012, le formulaire 8938 de l’IRS exige non plus seulement les détails des comptes détenus à l’étranger, mais également les contrats d’assurance vie, les prêts (non pas les emprunts) et les parts possédées dans toutes les entreprises hors des Etats-Unis. La moindre violation de cette obligation est sévèrement punie d’une amende de 50 000 dollars et lorsque les sommes en question sont plus élevées, cette amende peut s’élever jusqu’à 50% du montant non déclaré. Le pire est que l’amende est exigée même dans le cas où l’imposition serait nulle ou tout simplement oubliée d’être déclarée à temps par le citoyen américain.

Dans un article intitulé : “Ces Suisses qui rendent leur passeport américain” sous la plume de Luca Bernardi du quotidien suisse Le Temps, dans son édition du 16 Août 2013, nous révèle que l’Ambassade américaine à Berne, est celle qui, dans le monde entier, a la plus grande file d’attente des citoyens qui demandent à restituer le passeport américain. Luca Barnardi nous explique même que devant la lenteur entretenue, du traitement des demandes, beaucoup de Suisses se rendent dans les pays d’Europe de l’Est pour espérer accélérer la procédure afin de restituer leurs passeports américains au plus vite.

Devant ce désastre annoncé, l’ambassadeur américain en Suisse en personne descend dans l’arène pour tenter de limiter la casse en incitant ses concitoyens à ne plus rendre leurs passeport. Dans le même article, Luca Bernardi nous informe qu’en février 2013, l’ambassadeur américain à Berne, Donald Beyer, a présidé un déjeuner à l’American International Club de Genève, et, à l’occasion, c’est lui-même qui a déclaré que pour l’année 2012, ce sont bien 900 Suisses qui ont rendu leur passeport américain, citant les statistiques de l’American Citizens Abroad. Et les incitant avec de multiples raisons, à rester citoyens américains.

Puisque les persuasions de l’ambassadeur ne suffisent pas à freiner l’hémorragie, l’Administration Obama est passée aux intimidations et humiliations publiques de ceux qui ont renoncé à leur passeport américain. Ce n’est pas moi qui le dis. C’est en tout cas ce qu’affirme Anne Hornung-Soukup, Membre du bureau de l’association American Citizens Abroad qui dénonce l’agressivité de l’administration Obama en ces termes: «Des listes de noms d’Américains ayant renoncé à leur nationalité sont publiées régulièrement dans le registre fédéral. Elles sont accessibles au grand public, pour créer un sentiment de honte et de malaise. Sur les quelques 200 Suisses qui ont renoncé à leur nationalité américaine sur les trois premiers mois de l’année, j’en connais personnellement sept».
En cherchant à y voir plus clair, on se rend vite compte que l’Ambassade à Berne met à disposition une documentation non pas pour expliquer les démarches à suivre, mais pour expliquer les conséquences négatives qu’une telle décision de restituer le passeport américain comporterait. Le quotidien déclare :
« Après avoir – longuement – rempli la documentation nécessaire, un entretien, obligatoire et sous serment, a lieu dans les locaux de l’ambassade. Toute une machinerie se met ensuite en place. La requête du demandeur passe du Département d’Etat au Département du Trésor, à Washington. Et ce n’est qu’avec l’accord de l’IRS que le certificat de renonciation est délivré. »

Dans un article du quotidien suisse La Tribune de Genève du 25 juin 2012 avec le titre : “Les Américano-Suisses renoncent au passeport bleu” et sous-titre : “Fisc et chicaneries – De plus en plus de citoyens des Etats-Unis renoncent volontairement à leur nationalité. Parce que le fisc américain leur demande des comptes et parce que les banques suisses préfèrent ne plus les avoir comme clients”, le quotidien nous cite l’exemple d’un pasteur retraité américain, un certain Bloomfied, qui vit en Suisse depuis 30 ans et à qui la Banque cantonale de Genève lui a envoyé une lettre pour l’informer de la fermeture de son compte au motif qu’il est Américain. Voici ce que déclare le retraité :
“Passe encore de supporter une charge fiscale supplémentaire. Mais l’Internal Revenue Service (IRS) se montre, de plus, très soupçonneux. Qui passe la franchise et s’annonce à l’IRS voit ses comptes passés au peigne fin et sur plusieurs années: «Il faut ensuite payer les éventuels impôts en retard avec intérêts et, selon, une amende très salée». Le quotidien de Genève affirme de façon dramatique en ces termes :
« Les demandes sont de plus en plus nombreuses et les Etats-Unis n’ont aucun avantage à se précipiter, d’où l’allongement des délais, car les 500 demandes de fin de citoyenneté annoncées pour l’an dernier ne constituent que la partie émergée de l’iceberg. S’ajoute à celles-ci la situation des binationaux qui n’ont pas le courage de s’adresser aux autorités américaines de crainte de devoir payer une lourde amende avant de pouvoir s’affranchir de leur citoyenneté américaine.»
Dans un autre article du 13 août 2010, c’est autour du magazine économique suisse Bilan de faire parler les Américains vivant en Suisse. Il est ainsi tombé sur un vétéran de la Guerre du Golfe: installé en Suisse depuis vingt ans, un certain Scott Schmith qui a renoncé à sa citoyenneté américaine pour échapper à ses obligations fiscales vis-à-vis des Etats-Unis et qui se justifie ainsi :
« Je n’ai rien à cacher mais je ne veux pas être puni pour avoir choisi de vivre en dehors des États-Unis. »

Il va ensuite faire recueillir les déclarations alarmantes de Allison Christians, professeur de droit à l’université McGill, au Canada :
“Cas isolé sur le globe, les États-Unis imposent déjà à leurs ressortissants de déclarer leurs revenus et leurs comptes bancaires même s’ils sont résidents fiscaux d’autres pays. La loi FATCA, qui vise à lutter contre l’évasion fiscale promet d’être une piqûre de rappel douloureuse pour nombre d’entre eux. «Les américains vivant à l’étranger […] réalisent maintenant que les banques vont transmettre des informations sur leurs avoirs et qu’ils pourraient être considérés comme des délinquants».

Avant de conclure avec Peter Spiro, professeur de droit à l’Université Temple de Philadelphie : « Nombre d’entre eux font dès lors face à un «terrible dilemme»: renoncer à leur citoyenneté ou se plier à des règles ultra-complexes qui nécessitent souvent l’aide coûteuse d’un expert fiscal. Si vous faites un raisonnement rationnel, vous vous demandez si ça vaut la peine de garder sa citoyenneté américaine face au fardeau administratif et au risque de pénalités accrues».
Revenons au quotidien Le Temps du vendredi 13 Août 2010, pour relever les propos de Andy Sundberg, secrétaire d’Overseas American Academy (OAA) un forum de discussion, à Genève :
« L’expatriation est la dernière étape d’une «lente agonie» des quelque cinq millions d’Américains vivant à l’étranger. Les deux tiers des États américains n’accordent pas le droit de vote à leurs ressortissants nés à l’étranger, mais en revanche ils n’oublient pas de leur réclamer des impôts. Si un Américain achète une maison (en francs) et la revend lorsque le dollar a baissé, il doit payer un impôt sur le gain (fictif) qu’il aurait réalisé avec le taux de change, même s’il en résulte une perte».

Selon le magazine Forbes, de 2012 à 2013, il y a eu 221% d’augmentation du nombre d’Américains renonçant à leur nationalité. Pour 2014, l’AFP, en juillet 2014 nous annonçait que de juillet 2013 à juillet 2014, l’augmentation avait été de 492%. C’est l’année où l’Administration Obama décide de passer à l’attaque pour freiner l’hémorragie. Elle va tout simplement décider de frapper encore plus fort au porte-monnaie en augmentant l’Exit Tax de 422%. Et désormais, pour renoncer à la nationalité américaine, il faudra accompagner sa demande d’un versement au fisc américain de 2350 dollars, au lieu des 450 dollars de l’année précédente. Qui plus est, il faudra désormais s’acquitter d’un impôt d’abandon de la citoyenneté américaine, proportionnel à votre patrimoine, si celui-ci dépasse 2 millions de dollars.

LA QUESTION DE LA DOUBLE NATIONALITE AMERICAINE ET CAMEROUNAISE

La quasi-totalité des pays africains, pour l’acquisition de leur citoyenneté, appliquent le «ius sanguinis», c’est-à-dire l’acquisition de la nationalité par filiation paternelle ou maternelle. Ce qui n’est pas le cas des pays d’immigration comme l’Amérique du Sud, les Etats-Unis d’Amérique, l’Australie, le Canada, la Nouvelle Zélande, qui pratiquent le «ius soli», c’est-à-dire l’acquisition de la nationalité à travers la naissance sur le sol national. Mais comme les naissances ne suffisent pas, il faut faire appel à des gens venus d’ailleurs. C’est donc cela le principe dit de la Naturalisation par décret. Et c’est ici qu’il y a souvent la sélection qui consiste à n’octroyer la nationalité qu’aux investisseurs, aux meilleurs talents, afin de tirer vers le haut les autres citoyens, dans tous les domaines. J’ai séjourné en Italie pendant 20 ans et j’ai demandé la nationalité plusieurs fois qui m’a été refusée. Le jour où mon livre a été publié par le premier éditeur du pays, dans une prestigieuse collection dite des Immortels comme Voltaire, Proust, Sartre etc. et qu’il a été mis au programme scolaire avec un très grand succès auprès des élèves du lycée, c’est par décret présidentiel que la nationalité italienne m’a été attribuée. Avant d’accepter à cette nationalité, j’ai parlé avec l’Ambassadeur du Cameroun en Italie, qui a été lapidaire avec moi : « Pour moi vous êtes un Camerounais, un point c’est tout ».

J’ai donc compris que le principe est simple : chaque pays soigne d’abord ses intérêts. Il n’y a pas que la nationalité américaine qu’il est difficile de perdre. Nous allons voir dans les lignes qui suivent comment perdre la nationalité africaine n’est nullement facile, contrairement à ce qu’on pourrait penser. Car alors que les pays d’immigration cherchent à attirer les meilleurs éléments des autres pays et leur offrir la nouvelle nationalité, ces autres pays se battent comme ils peuvent pour ne pas perdre leurs citoyens les plus valeureux. Et vous allez voir, avec l’exemple du Cameroun que cela peut prendre des formes les plus imprévisibles.

En 2014 s’est posé au Cameroun la question de la double nationalité du chanteur Ndedi Eyango pour occuper le poste du responsable de l’organisme qui gère les droits d’auteurs des musiciens. C’était une véritable science-fiction, utilisée par les détracteurs du chanteur pour l’écarter du magot. Ce chanteur a un double passeport camerounais et américain. Ni le Cameroun, ni les États-Unis ne reconnaissent la double nationalité. La chance veut que tous les deux pays ne se précipitent pas pour perdre leurs citoyens au profit des autres. La loi camerounaise est claire à ce sujet et est même plus drastique que celle américaine pour perdre sa nationalité camerounaise. En effet, comme m’avait expliqué l’Ambassadeur du Cameroun à Rome, pour perdre la nationalité camerounaise, il faut le concours de 2 évènements : que le requérant fasse une demande écrite au chef de l’Etat et que ce dernier l’accepte par décret présidentiel. Ce qu’il ne fera pas. C’est comme dire que c’est impossible de perdre sa nationalité camerounaise. Et donc, Ndedy Eyango est Camerounais. De l’autre côté, pour l’administration américaine, le jour où Ndedi Eyango a obtenu le passeport américain, toutes les autres nationalités passées et futures sont nulles et non avenues. C’est donc pour elle comme une blague. Donc, pour le fisc américain, le chanteur restera américain et paiera ses impôts aux États-Unis partout où il peut se cacher, y compris dans le village le plus reculé du Moungo. Si les Américains ne veulent pour rien au monde renoncer à Ndedi Eyango pour l’argent qu’il verse au fisc américain chaque année, le Cameroun non plus ne veut renoncer à lui, parce qu’aucun pays ne veut renoncer à ses meilleurs talents. C’est pourquoi, même si Ndedi Eyango introduisait une requête auprès du chef de l’Etat du Cameroun, il ne recevrait aucune réponse. La sourde oreille suffira pour lui faire comprendre qu’il reste Camerounais quoi qu’il arrive. Dans la réalité, il sera de loin plus facile pour le chanteur de renoncer à sa nationalité américaine qu’à celle camerounaise, en payant beaucoup d’argent et à la suite de beaucoup de tracasseries administratives, comme on vient de le voir plus haut.

DIFFERENCE ENTRE LE CAMEROUN ET LES ETATS-UNIS D’AMERIQUE

Lorsqu’un Camerounais débarque à l’aéroport de Yaoundé ou de Douala avec un passeport américain, belge, canadien, français ou suisse, la police aux frontières n’a aucun problème pour les faire entrer tant qu’ils ont pris leur visa. Et on sait, le visa pour le Cameroun est l’un des plus chers au monde. Et l’Ambassade du Cameroun à Paris est l’une des rares ambassades camerounaises à l’étranger capables de passer des dotations financières de l’Etat camerounais depuis Yaoundé. Si ce Camerounais entrait avec son passeport camerounais, c’est-à-dire sans prendre le visa, on l’attend à la sortie, lorsqu’il faudra apporter la preuve de la résidence dans le pays où on compte se rendre. Et si par malchance on sort sa carte d’identité américaine ou française, alors, l’amende est plutôt salée. C’est un jeu de cowboys et Indiens qui ne dit pas son nom.

Au contraire, lorsqu’un citoyen avec un passeport étranger passe à un poste frontière, ce que regarde le douanier américain, en plus du nom est surtout le lieu de naissance. Si dessus c’est écrit New-York, alors, la personne est immédiatement conduite dans une petite salle à coté, pour vérifier si elle avait payé tous ses impôts pour renoncer à la nationalité américaine. Si tel n’est pas le cas, c’est la prison direct. Voilà pourquoi je dis souvent que le vrai paradis sur terre c’est en Afrique. Imagine-t-on un seul instant un policier africain qui lirait sur un passeport belge que vous êtes nés à Yaoundé, vous envoyer en prison parce que vous n’avez pas payer l’impôt pour ne plus être camerounais ?

QUELQUES AMÉRICAINS CÉLÈBRES AYANT RENONCÉ A LEURS NATIONALITÉS

L’acteur Terry Gilliam restitue son passeport américain en 2006 pour se contenter du passeport britannique, parce qu’il dénonce la politique d’agression de Georges W Bush contre l’Irak et ne veut pas que des guerres inutiles américaines soient financées avec son argent. Voici ce qu’il va alors déclarer :

«Je ne suis pas du tout content de ce qu’est l’Amérique depuis 10 ans. La réalité est que les autorités fiscales américaines évaluent tout ce que je possède dans le monde –tout ce que je possède est en dehors des Etats-Unis– et me prélève des impôts dessus, et ça voudrait dire que ma femme et moi devrions probablement vendre la maison pour payer les impôts. Je ne pense pas que ça soit juste pour ma femme et mes enfants.»

Jaycee Chan, le fils de Jackie Chan a restitué son passeport américain depuis 2009, parce qu’aux yeux des Chinois, un Américain chinois est avant tout un traître. Pour faire carrière en Chine, il a été obligé de se défaire de sa nationalité américaine. En tout cas, c’est l’explication que donne le magazine bimensuel américain New Republic.

La chanteuse Tina Turner vit à Zurich depuis 1995 d’où elle continuait de subir comme tout Américain à l’étranger la double imposition : en payant ses impôts suisses et ses impôts américains. Et quand l’administration Obama a décidé d’appuyer sur l’accélérateur de l’Exit Tax, en 2013, elle a tout simplement demandé et obtenu en temps record la nationalité suisse. Elle qui a épousé un Suisse pour fermer le douloureux chapitre de sa vie sentimentale américaine nargue son pays d’origine avec ces mots :
«Je suis très heureuse en Suisse et je me sens à la maison ici. Je ne peux pas imaginer un meilleur endroit pour vivre.»

QUELLES LEÇONS POUR L’AFRIQUE ?

Selon le Département d’État américain, 231 personnes avaient demandé de renoncer à la nationalité américaine en 2008. 6 ans plus tard, dans la seule année de 2014, ils étaient 3415 à avoir renoncé à la nationalité américaine, c’est-à-dire 15 fois plus qu’en 2008, année de référence. Mais sur la liste rendue publique, je n’ai pas vu les noms d’Africains, soit parce qu’ils ne sont pas au courant, soit parce que pour eux les États-Unis d’Amérique demeurent toujours leur paradis rêvé, soit plus prosaïquement parce que leurs revenus sont insuffisamment élevés, soit de moins de 80 000 dollars par an pour qu’ils ne soient en rien concernés par les nouvelles lois sur l’expatriation. S‘ils retournent en Afrique avec cette nationalité, et s’ils veulent transférer un bien immobilier à leurs enfants qui n’ont pas la nationalité américaine, il devront payer 40% d’import sur ce bien. En d’autres termes, si un Camerounais qui a pris la Green Card aux États-Unis il y a 10 ans rentre aujourd’hui au Cameroun, sa banque est obligée d’informer le fisc américain de toutes ses transactions bancaires et financières en terre camerounaise. S’il meurt, et laisse un immeuble valant 100 millions de francs, il faudra d’abord payer 40 millions de francs comme impôt à l’État américain avant de le passer à ses enfants non américains. Et s’il a contribué à piéger lui aussi son propre enfant avec la nationalité américaine, cet impôt baisse à 10%, en contrepartie, cet enfant devra continuer de payer chaque année, ses impôts deux fois : au fisc camerounais et au fisc américain.

Les autres Africains qui sont porteurs des passeports européens ou canadiens vont se dire chanceux, parce qu’ils peuvent rentrer en Afrique n’importe quand et cesser d’être contribuables en France, en Italie, en Suisse, en Allemagne ou en Belgique. Ce qui n’est vrai qu’en partie. En effet, d’après les informations très confidentielles que je tiens des gouvernements de France, Italie, Espagne et Allemagne, les économistes de plusieurs pays sont en train d’étudier, d’évaluer et de préparer la même recette américaine, pour faire payer dans quelques années tous les possesseurs des passeports. Ceci revient donc à la fin de l’imposition basée sur la résidence, pour passer à celle basée sur la nationalité. Soyez donc prêt à vous séparer de votre passeport européen.

Pour les Africains ayant déjà piégé eux-mêmes leurs enfants en allant les faire naître sur le sol américain, je n’ai pas de solution, parce que ces enfants sont condamnés à passer leur vie à travailler pour financer le système de la dette colossale américaine et je ne vois rien qui puisse ralentir l’étau que l’administration fiscale américaine a décidé de serrer autour de ses contribuables. Sinon, la chose la plus urgente à faire serait de vous rendre immédiatement dans l’ambassade de votre pays pour transcrire les actes de naissance de vos enfants dans les registres de naissance de votre pays d’origine. Quand ils seront devenus grands, ils auront besoin de cet acte pour s’établir une carte d’identité et ensuite, leur passeport africain. Ils sauront ainsi profiter de l’acquisition de votre nationalité africaine d’origine, par filiation paternelle ou maternelle. Et s’ils ont un talent en particulier, c’est le pays africain qui se battra pour ne pas les perdre.

Pour le reste, je suis contre l’introduction de la double nationalité en Afrique, comme instrument pour neutraliser l’arrogance de certains Africains de la diaspora qui aujourd’hui inondent nos rues avec des appellations des plus ridicules, tout simplement pour revendiquer une certaine onction pour le seul fait d’avoir séjourné en Occident. Ainsi, on a les Douala Bercy, Auto-Ecole française, européenne, canadienne, les pressing Château Rouge, Montmartre, Auberge de France, des Pyrénées etc. Je ne souhaite pas qu’on retrouve demain avec les candidats aux élections présidentielles avec des slogans, « Votez Toto, le candidat de la vraie démocratie française ». Au moins, le maintien des visas pour les binationaux permet finalement de faire payer un peu d’impôt à ces Africains de la diaspora qui font tellement de bruit alors qu’ils nous sont complètement inutiles, sinon nuisibles.

Le 15 février 2015 dernier, le maire de Londres Johnson qui est né à New York en 1964, a annoncé sous la pression qu’il renonçait à sa nationalité américaine parce qu’il espérait devenir un jour premier ministre de Grande Bretagne. J’aimerais que pour l’Afrique, toute personne ayant séjourné pendant une période dépassant un an à l’étranger ne puisse accéder au poste de la haute gouvernance du pays, comme être ministre ou Président de la République. Comme conséquence, si quelqu’un aspire à ce poste, qu’il fasse toutes ses études au pays, qu’il fasse étudier ses enfants au pays. Sinon, rien. Ce n’est pas le médecin prescrivant des ordonnances qui devrait devenir ministre ou président. Il faut un socle de patriotisme pour gouverner en Afrique. La plupart des Africains partis à l’âge de 16-17 ans étudier dans des systèmes plus puissants, sont ensuite broyés par ces systèmes et ne deviennent à la fin de leurs études que l’ombre d’eux-mêmes, en train de faire de la récitation de tout le bourrage de crâne qu’ils ont reçu. Au contraire ceux qui ont étudié à l’étranger doivent se limiter à des rôles de technocrates, au service de l’économie et de la politique du pays. C’est tout.
Bafang, le 18 Mai 2015
Jean-Paul Pougala
(Ex-Motoboy clandestin)
—————————————
Épilogue du 14 juillet 2016

ÊTES-VOUS SOLDAT DU DÉVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE OU DÉSERTEUR ?

C’est chacun qui cultive son jardin. Il faut être un vrai médiocre pour fuir son pays où on peut écrire sa propre page d’histoire comme patron, pour aller souffrir comme salarié ailleurs, dans l’espoir de s’en sortir. Les beaux immeubles de Paris, New York et Londres ne vous appartiennent pas. Si c’est ce qui vous attire labas, sachez ces gens ont déjà construits leurs pays et n’ont donc pas besoin de vous que pour des taches accessoires de nettoyage et de surveillance et certainement pas pour partager la richesse qu’ils ont produite et accumulée depuis des siècles.

C’est bien parce qu’on n’a encore rien construit en Afrique que ce continent est un vrai El Dorado pour les battants, une aubaine pour les pionniers. On ne gagne pas un match si on ne s’est inscrit à aucun championnat. Le seul championnat auquel un africain peut participer, c’est d’inscrire son nom sur les pierres avec lesquelles on va construire son pays, son village, son quartier. Le reste n’est que tu vent qui ne laissera aucune trace dans les livres d’histoire. loin de chez vous, vous ne serez qu’un ramasseur de balles et ces derniers ne gagnent pas de match. Puisque leur rôle se limite à aider ceux qui jouent à gagner.

Si sur les 200.000 personnes que Fb me promet qui liront ce texte au Cameroun, seulement 1% peut s’énerver et prendre comme décision de passer à l’action et de créer la richesse en Afrique et si la moitié de ces 1%, c’est à dire 0,5% (1000 personnes) pouvait créer chacune 10 emplois, nous contribuerons à changer la vie des gens, plutôt que de passer notre temps à ne trouver qu’un seul et même fautif : le politicien. Et nous- même alors ? Vous êtes un soldat du développement de l’Afrique ou un déserteur qui reste bien loin pour critiquer ? Nous sommes en guerre et en guerre, le déserteur est pire que le mauvais soldat ou mauvais commandant. lui au moins combat et se trompe. L’autre a fui le seul vrai terrain de combat où il serais utile.

Londres le 14 juillet 2016
Jean-Paul pougala
———————-
ps :
Si vous avez compris que le paradis que d’autres vont chercher ailleurs se trouve en Afrique, rejoignez-nous dans le collectif Rinvindaf de 2200 jeunes industriels africains qui sont en train de changer la face de notre continent en vous inscrivant à l’une de nos formations sur : www.iegeducation.com
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samedi 23 novembre 2013

[France/Afrique/Françafrique] La "France-Afrique" ou l'apartheid français en Afrique (by Cameroon Voice)

La «France-afrique » ou l'apartheid Français en Afrique (Cameroon Voice)

by Cameroon Voice November 22 2013, 16:28 Côte d'Ivoire France Afrique Laurent Gbagbo
La «France-afrique » ou l'apartheid Français en Afrique (Cameroon Voice)
La «France-afrique » ou l'apartheid Français en Afrique

Cameroon Voice
Quand j’entends par-ci, par-là que le Président Gbagbo sera libéré le 2, le 3 ou le 11 de tous les mois parce que le dossier est vide, ils n’ont rien contre lui…, je comprends cet aspect sans doute religieux; mais, je dois avouer que ces déclarations me choquent.
Je suis arrivé à la compréhension que les raisons essentielles de la crise ivoirienne échappent à certains de nos compatriotes. Et c’est dommage. Cependant, je voudrais ici rappeler que les gens qui ont équipé, entretenu et protégé la rébellion armée contre le pouvoir du Président Gbagbo depuis le 19 Septembre 2002 ne sont pas des humoristes. Ce ne sont pas non plus des augustes personnes, encore moins des cinéastes. C’est le réseau mafieux, sans la moindre sensation humaine, masqué derrière la monstrueuse «france-afrique» qui n’est rien d’autre que ces accords de dupes au prix des indépendances farceuses qui a opéré en Côte-d’Ivoire. C’est ce qui explique la position de certains pays dont le Nigeria qui s’était loyalement rangé du coté du Président Gbagbo contre les rebelles, au début de l’agression armée du 19 Septembre 2002, et qui s’est, finalement, retrouvé comme l’élite robuste de l’agresseur pour chasser le président Gbagbo du pouvoir.

Nous avons tous observé les mouvements de certains chefs d’état africains qui transitaient obligatoirement par la France, y faisaient des déclarations offusquantes, avant de participer aux nombreuses réunions sur la crise ivoirienne. A quoi répondait cette nécessité de transiter par la France, comme préalable, pour participer aux rencontres sur la crise ivoirienne, si ce n’était pour y prendre des injonctions auprès des maîtres. Les chefs d’Etat qui ne voulaient plus marcher dans cette combine pendant qu’ils sont eux-mêmes le produit de la «france-afrique» en ont eu pour leur compte. On ne comprendra jamais des disparitions brusques, mais n’oublions pas que le Président Gbagbo avait certainement des raisons de baptiser certains de « rigolo ».

La «France-afrique» c’est le traité de sourds que les colons ont imposé aux leaders Africains avant la proclamation des fausses indépendances entre 1958 et 1960. Ces traités sont un ensemble de principes ou de foutaises inchangeables notamment; le (FCFA) ou Franc des comptoirs français d’Afrique. Cette monnaie française en Afrique, selon les closes qui ont abouti aux promulgations des indépendances supposées doit soutenir inconditionnellement le Franc Français de l’époque. En d’autres termes la France doit être l’unique ouverture diplomatique, commerciale, industrielle et technologique de ses colonies. Pas de concurrents aux entreprises Françaises dans ses colonies.
Tous les chefs d’état des colonies Françaises doivent impérativement dire bonjour au Président de la République Française tous les matins entre 11 et 12:00. Aucun retard n’est tolérable. Chaque chef d’état de la colonie doit soutenir financièrement et matériellement le Président Français à tout moment et ne doit lui désobéir. Les chefs d’état et leurs familles passeront impérativement leurs vacances en France, de même que tous les membres des gouvernements respectifs. Les chefs d’état, leurs familles et gouvernements respectifs se soigneront en France. Les accords militaires entre la France et ses colonies resteront intacts. La France restera toujours le tuteur légal et légitime de ses colonies à l’ONU. Celui qui se dérobe de l’un de ces principes sera chassé du pouvoir. Celui qui respectera tous les principes du traité à la lettre, demeurera au pouvoir sous la protection de la France jusqu'à la fin naturelle de son séjour sur terre. De nos jours le principe reste le même et le réseau (France-afrique) s’est élargi à certaines ex-colonies Anglaises pour ne pas dire tous les pays membres de la (CEDEAO) communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest. Il faut lire le livre de Faucard ou Mr Afrique de l’Etat Français pour découvrir l’identité et le fonctionnement du monstre «France-afrique».

Nous sommes tous sans ignorer que c’est pour sa vision pour son peuple, c’est pour avoir bravé l’ordre colonialiste de la fameuse «france-afrique» que le Président Gbagbo a été bombardé, arrêté, déporté et détenu dans le centre punitif impérialiste de La Haye. Les gens qui l’ont conduit dans cette prison colonialiste sont ceux qui l’accusent de faire de la résistance après avoir perdu, selon eux, l’élection Présidentielle de Novembre 2010. Ce sont ces mêmes gens qui ont installé le régime actuel d’Abidjan et reconfiguré ce monstre ségrégationniste ou «france-afrique» dans la sous-région, et ce, dans l’intérêt exclusif et coutumier de la France.
Le film, depuis le 19 Septembre 2002 jusqu’au centre punitif de La Haye, en passant par le 11 avril 2011, est un message clair et net: gare au prochain président africain qui mettrait en cause le traité esclavagiste ou la « France-Afrique ».

Libérer le président Gbagbo, pour manque de preuves contre lui, mettrait à mal la «france-afrique»; et, ce serait un grand désaveu à cette politique colonialiste qui date de l’époque des indépendances bidon. Libérer le président Gbagbo serait un désaveu à leur régime qu’ils ont installé a d’Abidjan. Ils ne peuvent pas se fourvoyer. Ils ne peuvent abandonner leur régime au bénéfice de rien. Ils ne peuvent pas jouer contre eux-mêmes. Ils n’ont jamais joué contre eux-mêmes. Cela ne fait pas partie de leur fonctionnement, quand il s’agit des pays qui croupissent sous leur domination sans partage. Les verdicts de la CPI sont prévisibles et seront les mêmes, tant que les gens qui ont déporté le président Gbagbo seront toujours ceux qui l’accusent d’avoir non seulement refusé de céder le pouvoir alors que, disent-ils, il a perdu l’élection présidentielle de novembre 2010, mais en plus de continuer, depuis sa cellule de La Haye, d’insister qu’il est le Président élu de la Côte-d’Ivoire. Dans ces conditions, comment peut-il être libéré ?
En tout cas, sa libération temporelle, conditionnée ou définitive nous ramènerait, indiscutablement, à l’avant crise post-électorale ou nous avions deux présidents, deux gouvernements et deux armées. Croyez-vous qu’il est de l’intérêt du réseau «France-Afrique» de revenir à un tel scénario? Certes non ! Voilà ce qui explique que le Président Gbagbo reste détenu et le sera davantage, bien entendu sans base juridique. La seule raison qu’ils trouvent très valable, c’est que le président Gbagbo a osé contrarier ou combattre les principes de la « France-Afrique ». Ils l’ont conduit à cet endroit pour le punir pour ce crime de lèse-majesté. Voici chers compatriotes les raisons de la détention et du maintien en prison, sans raisons juridiques, du président Gbagbo.

Par ailleurs, j’entends parler de liberté provisoire, de liberté accommodée du Président Gbagbo dans un pays volontaire pour l’accueillir et je me dis humainement: mais pourquoi pas?! Mais, au même moment, je me demande: l’apartheid en Afrique du Sud aurait-il cessé de lui-même si Nelson Mandela n’avait pas été déporté sur l’île de la mort pendant 27 ans par les dignitaires segregationistes? L’Afrique du Sud serait-elle libérée de l’apartheid si Nelson Mandela avait bénéficié d’une liberté conditionnée dans un autre pays ?... En un mot, je voudrais davantage m’interroger si les noirs Sud Africains auraient retrouvé la dignité de vivre chez eux, sur leur terre naturelle, maternelle, paternelle, natale et que sais-je, si Nelson Mandela n’avait pas fait de sa vie le sacrifice suprême pour sauver son peuple ?

Examinant la posture du Président Gbagbo depuis sa cellule de la prison correctionnelle de La Haye, qui continue de dire fièrement que « je suis ici pour avoir gagné l’élection Présidentielle de 2010», cela veut tout simplement dire qu’il est mentalement disposé a mener le combat de libération de son peuple militairement enchaîné et économiquement torturé par les vrais bénéficiaires de la «france-afrique) dont la France et l’Union Européenne, à l’image des dignitaires de l’apartheid, hier en Afrique du Sud.

De ce fait, la protestation contre l’injustice faite au Président Gbagbo doit s'accroître. La protestation est l'artillerie naturelle de l’être humain. A sa naissance, l’expression vocale, notamment le cri ou le pleur de l’enfant, selon certaines études, est le signe de la vie. Ce signalement vital, sans lequel le nouveau-né serait anormal, est surtout interprété par des recherches psychologiques comme la protestation de l’enfant soudainement exposé à l’atmosphère environnementale. Au cours de ses différentes phases de développement, ce cri vital permettra à l’enfant d’exiger ses besoins nutritionnels, hygiéniques, positionnement physiques, etc. On peut donc conclure que la protestation, en tant que symbole vital, reste incontestablement l’arme naturelle de l’être humain. Et donc réagir, massivement et inlassablement, contre la déportation et le maintien sans base juridique du Président Gbagbo au centre correctionnel esclavagiste de La Haye, en Hollande, est un acte naturel qui vaincra toutes les manipulations inventées jusqu'à ce que justice soit faite. Et, elle le sera.

Cependant, il est me semble nécessaire d’alerter mes compatriotes sur le fait que, à l’image des pays totalement décolonisés ou en voie de l’être, la Côte-d’Ivoire suffisamment dépendante sur le plan alimentaire, pharmaceutique et avec le meilleur score d'analphabètes, de chômeurs et de corruption reste très vulnérable pour le système esclavagiste. Il va falloir créer les conditions pour avoir notre autonomie au moins dans les secteurs vitaux, à savoir:

• L’alimentation (cultures vivrières: riz, banne, manioc, patates, arachides); car, un peuple dont l’alimentation qui est la première nécessité vitale dépend d’un autre pays risque son indépendance.

• L’éducation (encourager la vraie éducation des populations pour minimiser l’ignorance); car, un peuple dont le taux d’illettrés est nettement supérieur au taux d’instruits, le risque de chômage débordant existe, de même que le risque de manipulation, y compris les autres dangers sociaux. Par exemple, Mr Soro étant chômeur a l’époque, il était très vulnérable à la manipulation et à la récupération, de même que ces milliers de jeunes sans éducation, sans domicile fixe, sans emplois et donc sans avenir qui ont été facilement recrutés et armés pour tuer afin de gagner leur vie et permettre aux instigateurs, aux bénéficiaires tapis dans l’ombre d’atteindre leurs lugubres objectifs. Dieu seul sait combien de jeunes désœuvrés, armés avec ou sans leur consentement ont péri dans cette guerre de changement de régime.

L’instruction est l’antidote de l’ignorance. Je dis souvent que si quelqu’un approche des jeunes dans les rues à Paris, à Londres, en Espagne et dans les autres pays ou le taux d’alphabétisés est nettement plus élevé, pour proposer des milliards pour l’aider à changer la nature du pouvoir de ces pays, immédiatement l’on appellera non pas la police, mais l’ambulance pour vous conduire directement dans un centre psychiatrique. Pendant que, à Abidjan, à Bamako, à Lomé et autres, si vous proposez des miettes pour un coup d’état, les jeunes trouveront une occupation et une activité très rentable, au point qu’ils soutiendront discrètement et fortement. Voici le mal de l’Afrique.

• La pharmacie (l’exemple du Ghana dont les produits pharmaceutiques sont entièrement issus de sa pharmacopée et des recherches locales). Aucun embargo meurtrier de l’Union Européenne sur les médicaments n’aura d’effets sur les populations de ce pays.

• L’hygiène alimentaire et sanitaire…. Il faut bien se porter pour étudier, créer de l’emploi, exercer cet emploi et développer le pays. Notre pays est victime du système éducatif hérité de la colonisation qui ne tient pas compte des réalités du moment. J’entends des gens dire, «j’ai mon Bac, ma licence, ma maîtrise mais je ne trouve pas de boulot». Mais c’est dans le Bac, la licence ou la maîtrise de qui, il est écrit qu’il va créer ton boulot. Telles sont les limites affligeantes de ce vieux système d’éducation.

On nous parle aussi d’un Ministère de la santé publique dont l’action se limite à la phase soignante. Tant que le concept de santé publique qui est une sciences préventive, n’est pas fortement intégré dans le système d’éducation et de fonctionnement des populations, dix millions d’hôpitaux sophistiqués à Abidjan ne résoudront jamais les problèmes sanitaires des cinq millions d’Abidjanais.

Tels sont les conditions minimales vitales pour espérer réduire l’expansionnisme. De ces faits, j’invite la diaspora Ivoirienne à dénoncer davantage et massivement la recolonisation de la Côte d’Ivoire par la France. J’invite les âmes allergiques à l’injustice, à la manipulation et à la colonisation de continuer à protester contre la politique raciale française en Afrique et, principalement, contre le pacte colonial «France-afrique», contre la francophonie et surtout contre la détention correctionnelle du Président Gbagbo. La dénonciation est un droit élémentaire et naturel; donc, utilisons-la sans complexe.

Il faut aussi que nous continuions à nous éduquer massivement; car, comme le disent toutes les têtes pensantes de ce monde, l’éducation reste la clef de la vie. Il faut aussi chercher à investir dans la création de plantations industrielles, dans l’agriculture, dans l’élevage industriel et dans les créations de divers emplois, seules assises qui minimisent les risques néocolonialistes. Tel est le modèle qui a amené le développement et minimiser les risques néo-colonialistes dans les pays d’Asie et d’ailleurs appelés désormais pays émergents. Ils n’ont pas pris les armes. Ils n’ont tué personne. Ils n’ont insulte personne. Ils n’ont chassé personne. Ils ont travaillé sans cesse pour garantir d’abord leur indépendance nutritionnelle, sanitaire et culturelle. Les domaines économiques, industriels, militaires, diplomatiques ect… ont été progressivement décolonisés.

La terre Ivoirienne est fertile à tout pour le moment donc mettons nous au travail. Arrêtons la construction des villas, des hôtels et des étages. Quel emploi génèrent ces millions d’argent investis dans ces bâtiments? Quels impacts positifs ces bâtiments ont sur la néo-colonisation à laquelle sont dangereusement exposés ces millions d’individus sans emplois, sans repères, sans avenir et exposés aux recruteurs des rebellions armées? Dénonçons certes les dérives du pouvoir actuel d’Abidjan mais oeuvrons pour le vrai combat qui gagne.

Dally Gogognon
La «France-afrique » ou l'apartheid Français en Afrique (Cameroon Voice)

mercredi 20 novembre 2013

(France/Afrique/Françafrique/Racisme) Derrière le prétexte de la lutte contre l'immigration : la xénophobie, la négrophobie et le racisme

(France/Françafrique/Racisme) Derrière le prétexte de la lutte contre l'immigration : la xénophobie, la négrophobie, le racisme


Derrière le prétexte de la lutte contre l’immigration : la xénophobie, la négrophobie et le racisme

« Je suis dans le malheur.
Je ne veux pas retourner dans un pays noir. »
Bouna Wade, Sénégalais de 17 ans,
mort le 9 juin 1999 en tentant
de rallier clandestinement
la France par avion.


Nous sommes en 2007. La campagne et les élections présidentielles françaises sont terminées. Il y a eu un avant. Il y a un après. Le peuple français a décidé et a fait son choix. Maintenant, qu'on le veuille ou pas, qu'on ait été pour ou contre l'homme qui a été élu président de la République, la logique voudrait qu'on l'accepte comme tel.
Dans cette nouvelle phase, il faut le dire, ce n'est pas de l'homme qu'il est question, mais de ses idées précisément. Durant toute la campagne, on n'a pas ou très peu entendu de politique étrangère, notamment de l'Afrique. Chaque fois, de l'Afrique, il n'a été question que de l'immigration. Mais l'Afrique, ce n'est pas que l'immigration. L'Afrique, ce sont des femmes, des hommes, des jeunes ; bref, des êtres humains, des peuples. L'Afrique, ce sont des régimes politiques. L'Afrique, c'est aussi les droits de l'homme. L'Afrique, c'est aussi la politique africaine de la France qui n'a jamais changé d'un iota depuis des décennies.
Cela dit, la clé pour résoudre le problème de l'immigration est dans ce qui précède. Certes, l'homme en général a toujours été un être mouvant. Il a toujours bougé. Mais les vagues de déplacements des êtres humains que j'appellerai « exode » ont une autre explication. La première question que moi-même je me poserais est celle de savoir :
« Pdouble-visageourquoi tant d'hommes, tant de femmes, tant de jeunes, au lieu de rester chez eux, préfèrent-ils quitter leur pays, partir loin, parfois et bien souvent au péril de leur vie ? ».
A moins de vouloir changer d'air, voir d'autres horizons, ce qui est aussi normal, je sais seulement qu'on ne fuit pas son pays par plaisir, pour aller mettre sa vie en danger. Je me souviens de ces jeunes qui sont morts dans des trains d'atterrissage d'avions. Malheureusement, on a très vite oublié, par cette mort atroce, cette alerte, cette sorte d'appel au secours exprimé dans leurs messages de détresse lancés à titre posthume. Vite oubliés ! Personne ne s'est posé la question après. Personne ne s'est interrogé. Si ! Tout le monde sait et connaît la réponse et la suite à donner aux conséquences de ces tragédies, mais on se voile la face. Après tout ce n'est qu'un cas exceptionnel, rare. Il n'y a donc pas drame.
La clé est donc dans : « Que faire pour éviter tout cela ? ». Au-delà de la France, c'est à l'Europe qu'il revient de revoir la copie de sa politique africaine. Car, on ne peut impunément continuer de fermer les yeux sur les pratiques politiques dans ces pays où des guerres interminables sévissent et déciment des populations entières. Le Rwanda, la Centrafrique, le Tchad, la RDCongo (Kinshasa), l'Angola, le Congo-Brazzaville, la Côte d'Ivoire, etc., sont des cas inoubliables. Au-delà de l'immigration décriée en France, c'est plutôt de l'exil, de l'exode qu'il faut parler. Car, outre les guerres, il faut aussi parler des chefs prédateurs qui, comme dans un système de vases communicants, trouvent des complices ailleurs. Et, dans ce jeu de pillages, de détournements de fonds, le grand bénéficiaire, c'est d'abord l'Europe avant les autres. Et elle est donc obligée de fermer les yeux. Ceci expliquerait-il cela ?

Comment faire alors ?

Plus de quarante ans aujourd'hui, quarante-sept ans précisément, il est toujours interdit de toucher au marché de dupes, de truands, et de pilleurs séculaires qui consacre le « Pacte colonial »[1] et sacralise la kleptocratie dans ces pays avec la connivence de l'Europe en général et de l'Etat français en particulier. Quiconque ose y toucher se voit tomber la foudre de Paris sur la tête. Ceci explique les flux migratoires massifs Sud-Nord. Et tant que l'Europe, la France en particulier n'auront pas mis fin à ce pillage séculaire, surtout à l'affectation et l'installation dans nos pays des « Préfets de région » ou des « Gouverneurs généraux-Présidents » au service de la France, le problème de l'immigration Afrique-Europe (Sud-Nord) ne sera jamais réglé, et les pays dits du Nord, c'est-à-dire l'Europe, seront confrontés à cette immigration pour très longtemps.
En règle générale, personne n'aime partir, quitter, plutôt fuir son pays. Alors, si on veut réellement endiguer ce fléau à défaut de le stopper net, c'est cette situation qu'il faut avant tout régler, c’est-à- dire :
« Cesser d'installer, de soutenir et de cautionner en Afrique des régimes politiques de moralité peu recommandable. Humaniser et civiliser les pitbulls et autres rottweilers que l'Europe et la France en particulier affectent ou installent dans ces pays pour les besoins de leurs intérêts, et au grand mépris des vies humaines ».
Alors seulement les Africains seront heureux de rester et de vivre chez eux[2].
Après le plan « A », celui qui consiste à monter les opérations de parachutage et d'installation au pouvoir des dictateurs criminels et des kleptocrates en Afrique, il doit bien exister dans les archives françaises un plan « B », pour le cas où… !

De l’ADN aux « Non-Aryens » demain ?

Tous à nos langues respectives. Le top est donné par la France. Mais en même temps, un débat à enrichir est ouvert.
Récemment, courant septembre 2007, la France a fait voter une énième loi sur l’immigration ordonnant et imposant la connaissance de la langue française avant de postuler à un éventuel séjour en France. Cette loi inclut et impose le prélèvement de l’ADN de tout postulant à l’exode, sous le prétexte de mieux confirmer la filiation des enfants avec leurs parents dans les cas de regroupement familial.
Cette loi inique et abominable dans son genre, fait retourner la France à la IIIe et la IVe République, et rappelle les moments sombres du régime de Vichy des années 1940, de sinistre mémoire.
La crise économique, comme celle des années 1940, qui a poussé le régime de l’époque à prendre des décisions d’expulsion des Juifs et autres étrangers au nom de l’économie nationale, oblige le gouvernement français, en 2007, à adopter des mesures similaires. La seule différence, et de taille, est que le régime français du XXIe siècle est allé plus loin avec son exigence d’ADN.
Ceci étant, comment prouver la filiation d’un enfant adultérin ou celle d’un enfant adopté ? Comment prouver la filiation d’un enfant obtenu par insémination dont le donneur est anonyme, le père légitime ayant été scientifiquement déclaré stérile ?
Il n’y a pas au monde un seul pays où il n’y a pas d’étrangers. Partout où il y a un être humain, il y a un étranger. Partout, à travers le monde, sur tous les continents, dans tous les pays, on rencontre des Français et des personnes de diverses nationalités. A travers le discours de M. Nicolas Sarkozy, il est facile de comprendre que, selon lui, les malheurs de la France, le chômage, seraient du fait des étrangers, des immigrés. Soit.
Mais au regard de la tournure que prend la situation, comment fera-t-on pour reconnaître dans la rue celle ou celui qui est immigré et celle ou celui qui ne l’est pas ? Dans ce pays, il y a des Noirs, des Arabes, des Jaunes et autres Bronzés Français issus de son Empire colonial. On dit que ce sera la tâche de la Police et la Gendarmerie pour débusquer les « indésirables ».
Seulement voilà, les Policiers et les Gendarmes sont aussi des êtres humains. Avec l’avalanche des lois déjà existantes, ils sont indiscutablement débordés. Pour leur faciliter la tâche et éviter ainsi à ceux qui ne sont pas concernés par ces mesures, les tracasseries policières inutiles, ne serait-il pas plus judicieux, comme cela s’est fait il n’y a pas très longtemps, d’instaurer un système qui puisse faire en sorte que l’étranger vivant en France soit facilement repérable et reconnaissable dans la rue ?
Cela étant, ne serait-il pas préférable qu’on délivre à tous les étrangers ou immigrés des badges jaunes ou rouges sur lesquels serait imprimée la lettre « E » comme étranger bon à expulser ou « I » comme immigré, sous-homme indésirable ? Ce qui les distinguerait des autres Français de souche Noire, Jaune et Arabe, à moins qu’on mette tout le monde dans le même sac, et peu importe qu’ils soient Français ou pas, le seul critère étant la couleur de leur peau.
La solution la plus facile à ce problème épineux est qu’il faut donc que tous les étrangers, tous les immigrés se mettent à porter sur leurs habits un badge frappé d’un « E » ou d’un « I ». Ce badge peut être métallique ou plastifié (style pin’s) ou en tissu, avec la lette « E » ou  « I » imprimée en rouge ou jaune.


De la langue française

Tout être humain ayant décidé de vivre dans un pays autre que le sien propre où il est né est obligé d’apprendre et de savoir parler, lire et écrire la langue du pays qui l’a accueilli. Cela est aussi simple et vieux comme le monde.
Mais que cette nécessité soit un programme ou un thème de campagne électorale et un programme de gouvernement, cela devient inquiétant, très inquiétant. Non pas seulement pour ceux qui vivent en France métropolitaine et dans ses DOM-TOM (colonies déguisées), mais aussi et surtout pour les Français qui aiment voyager, qui aiment élire domicile aux quatre coins du monde, où ils se trouvent souvent en terrain ou territoire conquis.
Devant cette surenchère, je ne crains qu’une chose : « la réponse du berger à la bergère ». Je crains simplement que l’arroseur ne soit arrosé à son tour. Ceci dit, pourquoi les Chinois, les Japonais, les Russes, les Australiens, les Néo-Zélandais, les Danois, les Allemands, les Suédois, les Finlandais, pour ne citer que ceux-là, n’exigeraient-ils pas, à leur tour, des Français d’apprendre leurs langues depuis la France avant de partir y vivre ? Pourquoi les Africains n’exigeraient-ils pas qu’un Européen en général, et un Français en particulier, apprenne depuis son pays, le lingala, le kikongo, le wolof, le mandingue, le swahili, l’arabe, le sango, etc., avant d’émigrer dans les pays où ces langues sont pratiquées ?
Hier, la France a décidé et imposé la Carte de séjour et le visa obligatoire à tous les ressortissants des pays pauvres en particulier. La mesure s’est généralisée partout, même si les Consulats africains les délivrent avec beaucoup plus de condescendance, de facilité aux occidentaux qu’ils n’en délivrent, eux, surtout aux Noirs et aux Arabes, avec la même promptitude.
Aujourd’hui, après la Carte de Séjour et les visas, c’est la langue française et la production de l’ADN qui sont exigés à tous les étrangers et particulièrement aux Noirs d’Afrique.
Demain, après la langue et l’ADN, sera-t-il exigé le critère de la peau ?
Demain, demandera-t-on aux non-Blancs de devenir d’abord Blancs avant d’émigrer vers les pays des Blancs ? Et l’inverse sera-t-il aussi possible ?
Et si demain les Noirs et les Arabes demandaient eux aussi aux Blancs de se faire Noirs ou Basanés avant de prétendre vivre dans un pays non-européen, non-Blanc ?
Ainsi, des Non-Blancs on passera aux « Non-Aryens », comme aux siècles derniers.
Pourquoi, comme sous la IIIe République, ne pas faire réimprimer des timbres poste sur lesquels serait imprimée la mention : « Sauvons la race » ?
Le débat que vient de soulever le président Nicolas Sarkozy est un faux débat. Cependant le problème qu’il pose est dangereux pour l’humanité, car au-delà de son exigence se profile et se cache une arrière-pensée, un Non-dit mal camouflé, tellement il est limpide. Il se résume par une simple phrase : « la culture de la haine et du rejet de l’autre » qui, elle, risquera d’entraîner ou d’engendrer des comportements inacceptables et très regrettables.
Dommage que la France, le pays des Lumières, la Patrie des Droits de l’Homme et Fille Aînée de l’Église Catholique, en soit réduite à ce point ! Mais une question tout de même, la langue française serait-elle en perte de vitesse ? Est-ce par ce moyen qu’elle assurera  son expansion, si ce n’est pour accélérer sa perte de vitesse ?
Tous les grands-parents et parents du président Nicolas Sarkozy savaient-ils tous parler, lire et écrire le Français avant d’émigrer et de débarquer en France ?
Le pire, dans tout ça, est que c’est comme ça que ça commence.
Hier encore, on est parti de l’exclusion des Non-Blancs à la barbarie institutionnalisée avec la destruction des Indiens, l’anéantissement des Noirs dont on a fait une marchandise. Puis on réactualisera le poids idéologique de la suprématie blanche (exclusion des non-Blancs et des « non-Aryens »).
Le politique qui devrait éduquer son peuple et lui dire que l’homme est universel, qu’il est interdit d’exclure, de rejeter l’autre, est le premier à sacraliser cet interdit. D’ailleurs le thème de la génétique n’est pas innocent. Il a été employé, utilisé à dessein. Au rythme où vont les idées, demain on répétera qu’un Noir ou un Arabe n’est pas un être humain. On reviendra aux vieilles recettes des XIIIe et XIVe siècle.
Le président Nicolas Sarkozy a sa langue, mais pas toutes les matières premières dans son pays. Il n’a que des idées. Et demain, si ces autres peuples qu’il répugne et dont il refuse de reconnaître les souffrances et les atrocités subies refusaient de parler sa langue et lui disaient qu’avant d’exploiter nos richesses, il faut d’abord apprendre nos langues ? Soulèvera-t-il des armadas, des troupes et des blindés pour aller mâter ces « insoumis », ces « sauvages », ces « sous-hommes » ? Car c’est avec ces vocables qu’on les désignera, comme par le passé.
En tout cas, j’ai la faiblesse de penser que cette affaire de langue, surtout de l’ADN, soulevée et légiférée par le président de la République Française, en 2007, est une affaire qui risquera d’aller plus loin et de poser ou d’entraîner d’autres problèmes auxquels son géniteur n’a certainement pas pensé. J’ose tout de même espérer qu’il a mesuré toute son ampleur.

Pour éviter les hordes de Nègres aux frontières de la France…

En posant le problème de la langue et de l’ADN qui serait un handicap majeur pour certaines catégories humaines, le président Sarkozy voudrait par là essayer d’endiguer le problème de l’immigration. Quoi de plus normal que de vouloir réguler le flux migratoire, même si depuis la nuit des temps l’homme a toujours voyagé et qu’il est un éternel immigré[3].
Le disant, nous savons tous que les premiers visés, ce sont les Arabes et surtout les Noirs d’Afrique, ces indésirables dont les parents ont versé leur sang pour un pays qui ne les reconnaît plus, un pays ingrat[4].
Le président Sarkozy et son gouvernement omettent volontairement qu’il existe, encore aujourd’hui, ce que les Africains appellent « Le Pacte colonial ».
Récemment, il a reçu les barons de la Françafrique, les piliers de ce pacte colonial. Mais qu’est-ce que c’est le pacte colonial pour lequel il ne dit mot ni ne remet en cause ? Le président Sarkozy et son gouvernement, en raison des batteries et avalanche de lois contre l’étranger, mettront-ils fin à ce pacte ? Supprimeront-ils la Cellule Africaine de l’Elysée ?
La France du président Sarkozy, vecteur des « exodes » massifs, par ses diverses mesures, mettra-t-elle un terme à la « Françafrique / Mafriafrique » pour endiguer l’arrivée en masse de ces hordes de sous-hommes indésirables ?
La France du président Sarkozy et son gouvernement aideront-ils les peuples africains à se débarrasser des dictateurs, des criminels, des kleptocrates et autres Préfets de région qu’ils ont toujours pris l’habitude et le soin d’installer dans nos pays en Afrique, voire ailleurs ?
Cependant, derrière le prétexte de la lutte contre l’immigration : la xénophobie, la négrophobie et le racisme.

Jean-Claude Mayima-Mbemba
Exilé Congolais

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Complément de lecture :
-          Pierre-Victor Malouet, Mémoire sur l’esclavage des nègres, 1788
-          Jacques Tarnero, Le Racisme. Colonisation et colonialisme, Ed. Milan, 1995
-          Billet d’Afrique, septembre 2004, Odile Tobner, « Le racisme français »
-          Koulibaly Mamadou, Les servitudes du pacte colonial, Ed. CEDA/NEI, Abidjan, 2005.
-          Odile Tobner : Du racisme français. Quatre siècles de négrophobie, Ed. des Arènes, Paris, 2007.
-          Louis Sala-Molins, Le Code Noir ou le calvaire de Canaan, PUF, Paris, 1987
-          André Castaldo (introduction de Christiane Taubira), Codes Noirs de l’esclavage aux abolitions, Dalloz, 2006



[1] Pr. Mamadou Koulibaly, Les servitudes du pacte colonial, Ed. NEI/CEDA, Abidjan, 2005
[2] Cf. : Blog Congo-Mfoa : http://la-lettre-du-congo-mfoa.over-blog.com
[3] Mage Tristan, La dérive de Charles Pasqua : Étude comparative de son projet de Loi relatif à l’immigration et aux conditions d’entrée, d’accueil et de séjour des étrangers en France avec les décrets, lois et textes en vigueur, Paris, Tristan Mage Editeur, 1993.
[4] Eric Deroo et Antoine Champeaux, La Force Noire. Gloire et infortunes d’une légende coloniale, Tallandier, Paris, 2006.

mardi 19 novembre 2013

(France/Europe/Afrique) RACISME : une page Facebook pour dire : ASSEZ !



Libération inaugure aujourd’hui la page Facebook «Racisme, incitation à la haine : ASSEZ». Cette page est ouverte à tous ceux qui partagent notre indignation et veulent se regrouper pour l’exprimer. Cette page est une page commune, destinée à accueillir vos écrits, vos témoignages, vos initiatives et tous vos «likes» de soutien.

Venez y apporter vos témoignages sur les discriminations et le racisme au quotidien, venez y manifester votre indignation, votre colère ou votre émotion. Cette page a aussi vocation à diffuser l’agenda des manifestations que vous organisez partout en France, les réunions ou les comités locaux qui se multiplient. Le dispositif est complété par un dossier sur le site de Libération.
Cliquez sur l'image ci-dessous pour aller sur la page Facebook ASSEZ
LIBERATION

mardi 6 décembre 2011

FRANCE-AFRIQUE : Immigration et Exil

FRANCE-AFRIQUE : Immigration et Exil

En France, à la veille de chaque élection présidentielle, la droite et son extrême, chacun s’y donnant à cœur joie, brandissent le chiffon rouge de l’immigration. A leurs yeux, le danger de la France et le vecteur de la crise économique et financière que connaît la France, c’est l’étranger, l’immigré. Tout se passe comme si, ailleurs, à travers le monde et dans d’autres pays, il n’y avait pas d’immigrés français. Et si on commençait à établir les listes de tous les Français vivant dans d’autres pays du monde ; à commencer par l’Afrique dans sa globalité, les USA ensuite, l’Amérique latine, l’Asie, le Proche et Moyen Orient, etc. Il y a quelques années, la chaîne de télévision française France 3 (FR3) avait publié un documentaire intitulé : « Et si tous les étrangers (immigrés) partaient… ? ». Il doit encore être dans les archives. Il serait bon qu’on ressorte et rediffuse ce documentaire pour instruire le peuple français manipulé par leurs hommes politiques extrémistes, racistes et xénophobes. A cette allure et au train où vont les choses, il ne reste plus qu’à faire imprimer, à nouveau, un timbre-poste sur lequel sera gravé : « SAUVONS LA RACE », comme sous la IIIème République. Il y a lieu de craindre que le régime politique du président Sarkozy ne recoure aux vieilles méthodes et pratiques qui ont engendré la Deuxième Guerre Mondiale durant laquelle les « coupables » étaient les Juifs et les Tsiganes, entre autres. Mais cette fois-ci, les « coupables » seront les ARABES et les NOIRS. Le pire ennemi de l’esclave, c’est l’affranchi. OMO lave plus blanc…, dit la pub. Car, ce qui se passe actuellement ne peut être laissé ainsi. Personne, en Afrique d'où je suis originaire, ne maltraite et n'injurie ainsi les Français. Hier, c'était le discours de Dakar, aujourd'hui comme à chaque élection, ce sont les Arabes et les Noirs qui trinquent. Et puis, les mêmes qui nous insultent, sont les mêmes qui reçoivent, mais feignent d’oublier, les mallettes et les valises remplies de billets de banques en provenance d'Afrique. Ils crachent dans l’assiette où ils mangent. Et si demain les Africains remettaient en cause tous les Accords des années 1960et  réclamaient leurs réserves détenues par la France ? N’est-ce pas pour protéger ces Accords-rackets que la France organise, soutient et finance les coups d’Etat dans ses Colonies d’Afrique (CFA) ?



FRANCE-AFRIQUE : IMMIGRATION ET EXIL [1]

« Je suis dans le malheur.
Je ne veux pas retourner dans un pays noir. »
Bouna Wade, Sénégalais de 17 ans,
mort dans le train d’atterrissage d’avion,
le 9 juin 1999, en tentant de rallier
clandestinement la France.


2007. La campagne et les élections présidentielles françaises sont terminées. Il y a eu un avant. Il y a un après. Le peuple français a décidé et a fait son choix. Maintenant, qu'on le veuille ou pas, qu'on ait été pour ou contre l'homme qui a été élu président de la République, la logique voudrait qu'on l'accepte comme tel.

Dans cette nouvelle phase, il faut le dire, ce n'est pas de l'homme qu'il est question, mais de ses idées précisément. Durant toute la campagne, on n'a pas ou très peu entendu de politique étrangère, notamment de l'Afrique. Chaque fois, de l'Afrique, il n'a été question que de l'immigration. Mais l'Afrique, ce n'est pas que l'immigration. L'Afrique, ce sont des femmes, des hommes, des jeunes ; bref, des êtres humains, des peuples. L'Afrique, ce sont des régimes politiques. L'Afrique, c'est aussi les droits de l'homme. L'Afrique, c'est aussi la politique africaine de la France qui n'a jamais changé d'un iota depuis des décennies, voire depuis des siècles.

Cela dit, la clé pour résoudre le problème de l'immigration est dans ce qui précède. Certes, l'homme en général a toujours été un être mouvant. Il a toujours bougé. Mais les vagues de déplacements des êtres humains que j'appellerai « exode » ont une autre explication. La première question que moi-même je me poserais est celle de savoir :
« Pourquoi tant d'hommes, tant de femmes, tant de jeunes, au lieu de rester chez eux, préfèrent-ils quitter leur pays, partir loin, parfois et bien souvent au péril de leur vie ? ».

A moins de vouloir changer d'air, voir d'autres horizons, ce qui est aussi normal, je sais seulement qu'on ne fuit pas son pays par plaisir, pour aller mettre sa vie en danger. Je me souviens de ces jeunes qui sont morts dans des trains d'atterrissage d'avions. Malheureusement, on a très vite oublié, par cette mort atroce, cette alerte, cette sorte d'appel au secours exprimé dans leurs messages de détresse lancés à titre posthume. Vite oubliés ! Personne ne s'est posé la question après. Personne ne s'est interrogé. Si ! Tout le monde sait et connaît la réponse et la suite à donner aux conséquences de ces tragédies, mais on se voile la face. Après tout ce n'est qu'un cas exceptionnel, rare. Il n'y a donc pas drame.

La clé est donc dans : « Que faire pour éviter tout cela ? ». Au-delà de la France, c'est à l'Europe qu'il revient de revoir la copie de sa politique africaine. Car, on ne peut impunément continuer de fermer les yeux sur les pratiques politiques dans ces pays où des guerres interminables sévissent et déciment des populations entières. Le Rwanda, la Centrafrique, le Tchad, la RDCongo (Kinshasa), l'Angola, le Congo-Brazzaville, la Côte d'Ivoire, etc., sont des cas inoubliables. Au-delà de l'immigration décriée en France, c'est plutôt de l'exil, de l'exode qu'il faut parler. Car, outre les guerres, il faut aussi parler des chefs prédateurs qui, comme dans un système de vases communicants, trouvent des complices ailleurs. Et, dans ce jeu de pillages, de détournements de fonds, le grand bénéficiaire, c'est d'abord l'Europe avant les autres. Et elle est donc obligée de fermer les yeux. Ceci expliquerait-il cela ?

Comment faire alors ?

Plus de quarante ans aujourd'hui, quarante-sept ans précisément, il est toujours interdit de toucher au marché de dupes, de truands, et de pilleurs séculaires qui consacre le « Pacte colonial »[2] et sacralise la kleptocratie dans ces pays avec la connivence de l'Europe en général et de l'Etat français en particulier. Quiconque ose y toucher se voit tomber la foudre de Paris sur la tête. Ceci explique les flux migratoires massifs Sud-Nord. Et tant que l'Europe, la France en particulier n'auront pas mis fin à ce pillage séculaire, surtout à l'affectation et l'installation dans nos pays des « Préfets de région » ou des « Gouverneurs généraux-Présidents » au service de la France, le problème de l'immigration Afrique-Europe (Sud-Nord) ne sera jamais réglé, et les pays dits du Nord, c'est-à-dire l'Europe, seront confrontés à cette immigration pour très longtemps.

En règle générale, personne n'aime partir, quitter, plutôt fuir son pays. Alors, si on veut réellement endiguer ce fléau à défaut de le stopper net, c'est cette situation qu'il faut avant tout régler, c’est-à- dire :
« Cesser d'installer, de soutenir et de cautionner en Afrique des régimes politiques de moralité peu recommandable. Humaniser et civiliser les pitbulls et autres rottweilers que l'Europe et la France en particulier affectent ou installent dans ces pays pour les besoins de leurs intérêts, et au grand mépris des vies humaines ».

Alors seulement les Africains seront heureux de rester et de vivre chez eux.

Après le plan « A », celui qui consiste à monter les opérations de parachutage et d'installation au pouvoir des dictateurs criminels et des kleptocrates en Afrique, il doit bien exister dans les archives françaises un plan « B », pour le cas où… !

De l’ADN aux « Non-Aryens » demain ?

Tous à nos langues respectives. Le top est donné par la France. Mais en même temps, un débat à enrichir est ouvert.

Récemment, courant septembre 2007, la France a fait voter une énième loi sur l’immigration ordonnant et imposant la connaissance de la langue française avant de postuler à un éventuel séjour en France. Cette loi inclut et impose le prélèvement de l’ADN de tout postulant à l’exode, sous le prétexte de mieux confirmer la filiation des enfants avec leurs parents dans les cas de regroupement familial.
Cette loi inique et abominable dans son genre, fait retourner la France à la IIIe et la IVe République, et rappelle les moments sombres du régime de Vichy des années 1940, de sinistre mémoire.

La crise économique, comme celle des années 1940, qui a poussé le régime de l’époque à prendre des décisions d’expulsion des Juifs et autres étrangers au nom de l’économie nationale, oblige le gouvernement français, en 2007, à adopter des mesures similaires. La seule différence, et de taille, est que le régime français du XXIe siècle est allé plus loin avec son exigence d’ADN.

Ceci étant, comment prouver la filiation d’un enfant adultérin ou celle d’un enfant adopté ? Comment prouver la filiation d’un enfant obtenu par insémination dont le donneur est anonyme, le père légitime ayant été scientifiquement déclaré stérile ?

Il n’y a pas au monde un seul pays où il n’y a pas d’étrangers. Partout où il y a un être humain, il y a un étranger. Partout, à travers le monde, sur tous les continents, dans tous les pays, on rencontre des Français et des personnes de diverses nationalités. A travers le discours de M. Nicolas Sarkozy, il est facile de comprendre que, selon lui, les malheurs de la France, le chômage, seraient du fait des étrangers, des immigrés. Soit.

Mais au regard de la tournure que prend la situation, comment fera-t-on pour reconnaître dans la rue celle ou celui qui est immigré et celle ou celui qui ne l’est pas ? Dans ce pays, il y a des Noirs, des Arabes, des Jaunes et autres Bronzés Français issus de son Empire colonial. On dit que ce sera la tâche de la Police et la Gendarmerie pour débusquer les « indésirables ».

Seulement voilà, les Policiers et les Gendarmes sont aussi des êtres humains. Avec l’avalanche des lois déjà existantes, ils sont indiscutablement débordés. Pour leur faciliter la tâche et éviter ainsi à ceux qui ne sont pas concernés par ces mesures, les tracasseries policières inutiles, ne serait-il pas plus judicieux, comme cela s’est fait il n’y a pas très longtemps, d’instaurer un système qui puisse faire en sorte que l’étranger vivant en France soit facilement repérable et reconnaissable dans la rue ?

Cela étant, ne serait-il pas préférable qu’on délivre à tous les étrangers ou immigrés des badges jaunes ou rouges sur lesquels serait imprimée la lettre « E » comme étranger bon à expulser ou « I » comme immigré, sous-homme indésirable ? Ce qui les distinguerait des autres Français de souche Noire, Jaune et Arabe, à moins qu’on mette tout le monde dans le même sac, et peu importe qu’ils soient Français ou pas, le seul critère étant la couleur de leur peau.

La solution la plus facile à ce problème épineux est qu’il faut donc que tous les étrangers, tous les immigrés se mettent à porter sur leurs habits un badge frappé d’un « E » ou d’un « I ». Ce badge peut être métallique ou plastifié (style pin’s) ou en tissu, avec la lette « E » ou  « I » imprimée en rouge ou jaune.

De la langue française

Tout être humain ayant décidé de vivre dans un pays autre que le sien propre où il est né est obligé d’apprendre et de savoir parler, lire et écrire la langue du pays qui l’a accueilli. Cela est aussi simple et vieux comme le monde.

Mais que cette nécessité soit un programme ou un thème de campagne électorale et un programme de gouvernement, cela devient inquiétant, très inquiétant. Non pas seulement pour ceux qui vivent en France métropolitaine et dans ses DOM-TOM (colonies déguisées), mais aussi et surtout pour les Français qui aiment voyager, qui aiment élire domicile aux quatre coins du monde, où ils se trouvent souvent en terrain ou territoire conquis.

Devant cette surenchère, je ne crains qu’une chose : « la réponse du berger à la bergère ». Je crains simplement que l’arroseur ne soit arrosé à son tour. Ceci dit, pourquoi les Chinois, les Japonais, les Russes, les Australiens, les Néo-Zélandais, les Danois, les Allemands, les Suédois, les Finlandais, pour ne citer que ceux-là, n’exigeraient-ils pas, à leur tour, des Français d’apprendre leurs langues depuis la France avant de partir y vivre ? Pourquoi les Africains n’exigeraient-ils pas qu’un Européen en général, et un Français en particulier, apprenne depuis son pays, le lingala, le kikongo, le wolof, le mandingue, le swahili, l’arabe, le sango, etc., avant d’émigrer dans les pays où ces langues sont pratiquées ?

Hier, la France a décidé et imposé la Carte de séjour et le visa obligatoire à tous les ressortissants des pays pauvres en particulier. La mesure s’est généralisée partout, même si les Consulats africains les délivrent avec beaucoup plus de condescendance, de facilité aux occidentaux qu’ils n’en délivrent, eux, surtout aux Noirs et aux Arabes, avec la même promptitude.

Aujourd’hui, après la Carte de Séjour et les visas, c’est la langue française et la production de l’ADN qui sont exigés à tous les étrangers et particulièrement aux Noirs d’Afrique.

Demain, après la langue et l’ADN, sera-t-il exigé le critère de la peau ?

Demain, demandera-t-on aux non-Blancs de devenir d’abord Blancs avant d’émigrer vers les pays des Blancs ? Et l’inverse sera-t-il aussi possible ?

Et si demain les Noirs et les Arabes demandaient eux aussi aux Blancs de se faire Noirs ou Basanés avant de prétendre vivre dans un pays non-européen, non-Blanc ?

Ainsi, des Non-Blancs on passera aux « Non-Aryens », comme aux siècles derniers.
Pourquoi, comme sous la IIIe République, ne pas faire réimprimer des timbres poste sur lesquels serait imprimée la mention : « Sauvons la race » ?

Le débat que vient de soulever le président Nicolas Sarkozy est un faux débat. Cependant le problème qu’il pose est dangereux pour l’humanité, car au-delà de son exigence se profile et se cache une arrière-pensée, un Non-dit mal camouflé, tellement il est limpide. Il se résume par une simple phrase : « la culture de la haine et du rejet de l’autre » qui, elle, risquera d’entraîner ou d’engendrer des comportements inacceptables et très regrettables.

Dommage que la France, le pays des Lumières, la Patrie des Droits de l’Homme et Fille Aînée de l’Église Catholique, en soit réduite à ce point ! Mais une question tout de même, la langue française serait-elle en perte de vitesse ? Est-ce par ce moyen qu’elle assurera  son expansion, si ce n’est pour accélérer sa perte de vitesse ?

Tous les grands-parents et parents du président Nicolas Sarkozy savaient-ils tous parler, lire et écrire le Français avant d’émigrer et de débarquer en France ?

Le pire, dans tout ça, est que c’est comme ça que ça commence.

Hier encore, on est parti de l’exclusion des Non-Blancs à la barbarie institutionnalisée avec la destruction des Indiens, l’anéantissement des Noirs dont on a fait une marchandise. Puis on réactualisera le poids idéologique de la suprématie blanche (exclusion des non-Blancs et des « non-Aryens »).

Le politique qui devrait éduquer son peuple et lui dire que l’homme est universel, qu’il est interdit d’exclure, de rejeter l’autre, est le premier à sacraliser cet interdit. D’ailleurs le thème de la génétique n’est pas innocent. Il a été employé, utilisé à dessein. Au rythme où vont les idées, demain on répétera qu’un Noir ou un Arabe n’est pas un être humain. On reviendra aux vieilles recettes des XIIIe et XIVe siècle.

Le président Nicolas Sarkozy a sa langue, mais pas toutes les matières premières dans son pays. Il n’a que des idées. Et demain, si ces autres peuples qu’il répugne et dont il refuse de reconnaître les souffrances et les atrocités subies refusaient de parler sa langue et lui disaient qu’avant d’exploiter nos richesses, il faut d’abord apprendre nos langues ? Soulèvera-t-il des armadas, des troupes et des blindés pour aller mâter ces « insoumis », ces « sauvages », ces « sous-hommes » ? Car c’est avec ces vocables qu’on les désignera, comme par le passé.

En tout cas, j’ai la faiblesse de penser que cette affaire de langue, surtout de l’ADN, soulevée et légiférée par le président de la République Française, en 2007, est une affaire qui risquera d’aller plus loin et de poser ou d’entraîner d’autres problèmes auxquels son géniteur n’a certainement pas pensé. J’ose tout de même espérer qu’il a mesuré toute son ampleur.

Pour éviter les hordes de Nègres aux frontières de la France…

En posant le problème de la langue et de l’ADN qui serait un handicap majeur pour certaines catégories humaines, le président Sarkozy voudrait par là essayer d’endiguer le problème de l’immigration. Quoi de plus normal que de vouloir réguler le flux migratoire, même si depuis la nuit des temps l’homme a toujours voyagé et qu’il est un éternel immigré[3].
Le disant, nous savons tous que les premiers visés, ce sont les Arabes et surtout les Noirs d’Afrique, ces indésirables dont les parents ont versé leur sang pour un pays qui ne les reconnaît plus, un pays ingrat[4].

Le président Sarkozy et son gouvernement omettent volontairement qu’il existe, encore aujourd’hui, ce que les Africains appellent « Le Pacte colonial ».

Récemment, il a reçu les barons de la Françafrique, les piliers de ce pacte colonial. Mais qu’est-ce que c’est le pacte colonial pour lequel il ne dit mot ni ne remet en cause ? Le président Sarkozy et son gouvernement, en raison des batteries et avalanche de lois contre l’étranger, mettront-ils fin à ce pacte ? Supprimeront-ils la Cellule Africaine de l’Elysée ?

La France du président Sarkozy, vecteur des « exodes » massifs, par ses diverses mesures, mettra-t-elle un terme à la « Françafrique / Mafriafrique » pour endiguer l’arrivée en masse de ces hordes de sous-hommes indésirables ?

La France du président Sarkozy et son gouvernement aideront-ils les peuples africains à se débarrasser des dictateurs, des criminels, des kleptocrates et autres Préfets de région qu’ils ont toujours pris l’habitude et le soin d’installer dans nos pays en Afrique, voire ailleurs ?


Jean-Claude Mayima-Mbemba

(Cf. : « Europe-Afrique : immigration et exil », in La violence politique au Congo-Brazzaville. Devoir de mémoire contre l’impunité, L’Harmattan, Paris, 2008, pp. 83-90)


[1] En France, à la veille de chaque élection présidentielle, la droite et son extrême, chacun s’y donnant à cœur joie, brandissent le chiffon rouge de l’immigration. A leurs yeux, le danger de la France et le vecteur de la crise économique et financière que connaît la France, c’est l’étranger, l’immigré. Tout se passe comme si, ailleurs, à travers le monde et dans d’autres pays, il n’y avait pas d’immigrés français. Et si on commençait à établir les listes de tous les Français vivant dans d’autres pays du monde ; à commencer par l’Afrique dans sa globalité, les USA ensuite, l’Amérique latine, l’Asie, le Proche et Moyen Orient, etc. Il y a quelques années, la chaîne de télévision française France 3 (FR3) avait publié un documentaire intitulé : « Et si tous les étrangers (immigrés) partaient… ? ». Il doit encore être dans les archives. Il serait bon qu’on ressorte et rediffuse ce documentaire pour instruire le peuple français manipulé par leurs hommes politiques extrémistes, racistes et xénophobes. A cette allure et au train où vont les choses, il ne reste plus qu’à faire imprimer, à nouveau, un timbre-poste sur lequel sera gravé : « SAUVONS LA RACE », comme sous la IIIème République. Il y a lieu de craindre que le régime politique du président Sarkozy ne recoure aux vieilles méthodes et pratiques qui ont engendré la Deuxième Guerre Mondiale durant laquelle les « coupables » étaient les Juifs et les Tsiganes, entre autres. Mais cette fois-ci, les « coupables » seront les ARABES et les NOIRS. Le pire ennemi de l’esclave, c’est l’affranchi. OMO lave plus blanc…, dit la pub. Car, ce qui se passe actuellement ne peut être laissé ainsi. Personne, en Afrique d'où je suis originaire, ne maltraite et n'injurie ainsi les Français. Hier, c'était le discours de Dakar, aujourd'hui comme à chaque élection, ce sont les Arabes et les Noirs qui trinquent. Et puis, les mêmes qui nous insultent, sont les mêmes qui reçoivent, mais feignent d’oublier, les mallettes et les valises remplies de billets de banques en provenance d'Afrique. Ils crachent dans l’assiette où ils mangent. Et si demain les Africains remettaient en cause tous les Accords des années 1960et  réclamaient leurs réserves détenues par la France ? N’est-ce pas pour protéger ces Accords-rackets que la France organise, soutient et finance les coups d’Etat dans ses Colonies d’Afrique (CFA) ?

[2] Pr. Mamadou Koulibaly, Les servitudes du pacte colonial, Ed.CEDA/NEI, Abidjan (Côte d’Ivoire), 2005.
[3] Mage Tristan, La dérive de Charles Pasqua : Étude comparative de son projet de Loi relatif à l’immigration et aux conditions d’entrée, d’accueil et de séjour des étrangers en France avec les décrets, lois et textes en vigueur, Paris, Tristan Mage Editeur, 1993.
[4] Eric Deroo et Antoine Champeaux, La Force Noire. Gloire et infortunes d’une légende coloniale, Tallandier, Paris, 2006.