Affichage des articles dont le libellé est xénophobie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est xénophobie. Afficher tous les articles

dimanche 2 février 2014

FRANCE : Xénophobie franco-française en Alsace (Bas-Rhin) ?

FRANCE : Xénophobie franco-française en Alsace (Bas-Rhin) ?


ALSACE : Commune de La Petite-Pierre (Bas-Rhin)

Cléone… Une femme à chasser


Mais comment traite-t-on une entreprise à La Petite-Pierre ?... Cette question, Cléone se la pose depuis pas mal de temps déjà. Femme réservée et discrète, mais qui génère un dynamisme hautement explosif, cette créatrice de mode hors du commun se fait, depuis des années aussi, traquer par une meute de loups avides de pouvoir et qui, pendant longtemps, n’ont osé montrer que leurs crocs acérés mais qui, aujourd’hui, sont prêts à happer et à déchiqueter leur proie… une intruse sur leur territoire !
Parisienne d’origine, Cléone décide de quitter la capitale à la fin des années 90. C’est sur La Petite-Pierre qu’elle jette alors son dévolu, certaine que la quiétude des lieux profiterait à son inspiration créative.
Grande couturière de notoriété internationale, éminente créatrice dans le monde de la mode où elle jouit d’une image exemplaire et habille une clientèle haut de gamme et des personnalités de prestige.

Mal lui en prend d’acheter cette maison puisqu’elle est aussi convoitée par un hôtelier voisin !

Elle acquière donc cette belle et imposante demeure aujourd’hui prénommée « La belle Jardinière » où elle assoie également les ateliers de sa maison de haute couture ainsi que sa boutique « L’espace Cléone » qui accueille – dans différentes pièces aux décors insolites imaginés et conçus par cette artiste à l’univers créatif très vaste qui va de la mode à la mise en scène en passant par la création de jardins et la composition de décors divers et variés – des expositions des œuvres de Cléone.
Ainsi, durant une demi-douzaine d’années, les visiteurs pouvaient, moyennant un droit d’entrée, non seulement contempler et admirer les créations de haute couture mais également les jardins aménagés, à l’arrière de la villa « Belle Jardinière », qui bénéficient d’un panorama exceptionnel, en l’occurrence d’une des plus belle vue de La Petite-Pierre sur l’horizon avec une vallée profonde à ses pieds… magique !
Mal lui en prend d’acheter cette maison puisque la villa est en même temps convoitée par un hôtelier  voisin lequel, tous les jours en passant devant lorsqu’il allait encore à l’école communale, s’était juré qu’il serait un jour l’heureux propriétaire de cette grande bâtisse.
Malheureusement (pour lui) Cléone est passée par là et a fait éclater, sans le vouloir, la bulle qui enfermait son rêve de gamin… ce qu’il n’a jamais supporté, ni accepté !

Obligée d’arrêter ses visites


Alors qu’il réalise des travaux importants sur l’immeuble de son hôtel, l’aubergiste fait entreposer sur sa propriété de volumineux déchets de constructions (gravats et divers matériaux) sur 60 mètres de long et 4,50 mètres de haut, et qui doivent, à terme, lui permettre le terrassement d’une plateforme qui lui servira de parking pour sa clientèle.
Ce qui dérange dans cette façon d’agir (qu’elle soit intentionnelle ou pas) est que cette montagne de détritus a été déposée en contrebas des jardins de Cléone. Véritable verrue défigurant le paysage grandiose, la gérante des lieux doit alors suspendre et arrêter les visites payantes. Elle est obligée de licencier la personne qui faisait visiter l’exposition aux badauds, puisqu’on ne peut exiger une quelconque somme d’argent d’un visiteur pour lui présenter une vue qui donne sur un tas de gravas (potentiellement dangereux, polluant et illégal), alors que « l’espace Cléone » se doit d’être synonyme de beauté, de pureté, d’élégance et de créativité.
Cléone porte plainte et fait part de son exaspération auprès de toutes les instances (Commune, Canton, Conseil général, Sous-préfecture, Conseil régional, DDASS du Bas-Rhin, SDEA et le Sénat…) pouvant lui venir en aide pour régler rapidement ce problème.

La bonne chair aurait-elle eu raison de l’intégrité de ces messieurs ?

Le maire de La Petite-Pierre  se » mure dans un silence condamnable. Il est vrai que l’hôtelier fait partie de son conseil municipal, qu’il en a fait son protégé (son lionceau d’or)… à tel point qu’il le prépare même à sa succession dès les prochaines élections communales !
Les autres zouaves de la meute  s’excusent misérablement de ne pouvoir lui venir en aide, et même la plainte se fera… sans suite ! La bonne chair aurait-elle eu raison  de l’intégrité de ces messieurs habitués à fréquenter les salles à manger des hôtels-restaurants de La Petite-Pierre ?
Ne dit-on pas que les loups sont solidaires et ne s’entre-tuent jamais tant que l’un d’eux ne s’insurge pas ?
Certainement que ce genre de prise de position renforce l’égo et l’impression de puissance chez un arrogant orgueilleux qui s’estime alors intouchable, jusqu’à se permettre d’insulter vertement une personne ou de lui faire peur en faisant semblant de vouloir la renverser avec son véhicule.
Cléone n’a eu qu’un seul choix dans cette affaire là… celui de se taire !

Il n’y avait pourtant pas de travaux prévus à cet endroit là !

A l’automne dernier, le voisin indélicat supprime, à l’aide d’un tractopelle, la pente d’accès d’un chemin communal qui longe la villa « Belle Jardinière ». Quelques jours plus tard le même cirque se répète. Mais cette fois-ci l’hôtelier endommage une partie des fondations de la maison et dégrade le crépi de celle-ci où apparaissent des fissures. Dans les gravas qu’il a laissé traîner, Cléone retrouve des débris de canalisation, certainement des bouts du tuyau d’évacuation de la gouttière.
De quel droit l’aubergiste entreprend-il des travaux illicites, qui plus est sur un chemin communal ?
Mis au courant de ces faits, le maire de La Petite-Pierre se dit surpris  puisqu’il n’y aurait pas de travaux prévus à cet endroit là. Un courrier daté du 9 octobre 2013 et envoyé au contrevenant confirme les dire du maire :
« Vous avez entrepris des travaux de décaissement avec dépôt de remblai sur le Passage Communal Jacques Meyer. Il a été constaté aussi une attente du décaissement au niveau du soubassement de l’immeuble sis au 3, rue principale. Par la présente, nous vous demandons de bien vouloir remettre en état l’accès au dit chemin et de signaler à l’avenir, par écrit ou déclaration de travaux préalable, toute intervention auprès des services de la Mairie, ceci pour des raisons de sécurité. Par ailleurs, et afin de vous assurer que le bâtiment voisin n’a pas subi de dommage suite au décaissement de terre végétale, il conviendrait, le cas échéant, de vous mettre en rapport avec sa compagnie d’assurance pour clarifier la situation ».
Le 17 décembre 2013, le maire retourne pourtant sa veste et vole au secours de son protégé en inventant tout un programme de travaux à cet endroit là. Le lionceau d’or, acculé dans ses derniers retranchements, aurait alors proposé l’aménagement, à ses seuls frais financiers, de 2 marches en gré des Vosges et l’habillage des fondations de la villa « Belle Jardinière » des mêmes pierres… Soit !
Mais personne ne sait encore par où s’écoulera l’eau de pluie puisque la canalisation d’évacuation a été endommagée. Certainement que l’eau va d’abord stagner, puis imbiber les fondations de la bâtisse où elle créera de l’humidité dans les murs !
Une autre manière de faire déguerpir de la « Belle Jardinière » une propriétaire indésirable et gênante !

Claude Schaeffer 
(Extrait de TONIC MAGAZINE – N° 176 – janvier 2914)
http://www.tonicmagazine.fr
E-mail : redaction@tonicmagazine.fr
---------------------------------------------------------
[NOTRE COMMENTAIRE] :
Nous avons trouvé cet article dans le magazine régional TONIC MAGAZINE n° 176 – janvier 2014. Nous avons simplement estimé que Cléone, cette femme brimée, malmenée par l’équipe municipale de la commune de La Petite-Pierre, en Alsace (Bas-Rhin), mérite un petit coup de pouce, outre les efforts louables des responsables de TONIC MAGAZINE. Nous souhaiterions que le cas de Cléone dépasse le seul cadre alsacien. Peut-être que la discrimination et la ségrégation dont elle est l’objet de la part des élus de la commune prendront-elle fin et que les autres médias nationaux s’y intéresseront et lui prêteront main forte, afin que cesse ce genre de traitements inhumains.

mercredi 20 novembre 2013

(France/Afrique/Françafrique/Racisme) Derrière le prétexte de la lutte contre l'immigration : la xénophobie, la négrophobie et le racisme

(France/Françafrique/Racisme) Derrière le prétexte de la lutte contre l'immigration : la xénophobie, la négrophobie, le racisme


Derrière le prétexte de la lutte contre l’immigration : la xénophobie, la négrophobie et le racisme

« Je suis dans le malheur.
Je ne veux pas retourner dans un pays noir. »
Bouna Wade, Sénégalais de 17 ans,
mort le 9 juin 1999 en tentant
de rallier clandestinement
la France par avion.


Nous sommes en 2007. La campagne et les élections présidentielles françaises sont terminées. Il y a eu un avant. Il y a un après. Le peuple français a décidé et a fait son choix. Maintenant, qu'on le veuille ou pas, qu'on ait été pour ou contre l'homme qui a été élu président de la République, la logique voudrait qu'on l'accepte comme tel.
Dans cette nouvelle phase, il faut le dire, ce n'est pas de l'homme qu'il est question, mais de ses idées précisément. Durant toute la campagne, on n'a pas ou très peu entendu de politique étrangère, notamment de l'Afrique. Chaque fois, de l'Afrique, il n'a été question que de l'immigration. Mais l'Afrique, ce n'est pas que l'immigration. L'Afrique, ce sont des femmes, des hommes, des jeunes ; bref, des êtres humains, des peuples. L'Afrique, ce sont des régimes politiques. L'Afrique, c'est aussi les droits de l'homme. L'Afrique, c'est aussi la politique africaine de la France qui n'a jamais changé d'un iota depuis des décennies.
Cela dit, la clé pour résoudre le problème de l'immigration est dans ce qui précède. Certes, l'homme en général a toujours été un être mouvant. Il a toujours bougé. Mais les vagues de déplacements des êtres humains que j'appellerai « exode » ont une autre explication. La première question que moi-même je me poserais est celle de savoir :
« Pdouble-visageourquoi tant d'hommes, tant de femmes, tant de jeunes, au lieu de rester chez eux, préfèrent-ils quitter leur pays, partir loin, parfois et bien souvent au péril de leur vie ? ».
A moins de vouloir changer d'air, voir d'autres horizons, ce qui est aussi normal, je sais seulement qu'on ne fuit pas son pays par plaisir, pour aller mettre sa vie en danger. Je me souviens de ces jeunes qui sont morts dans des trains d'atterrissage d'avions. Malheureusement, on a très vite oublié, par cette mort atroce, cette alerte, cette sorte d'appel au secours exprimé dans leurs messages de détresse lancés à titre posthume. Vite oubliés ! Personne ne s'est posé la question après. Personne ne s'est interrogé. Si ! Tout le monde sait et connaît la réponse et la suite à donner aux conséquences de ces tragédies, mais on se voile la face. Après tout ce n'est qu'un cas exceptionnel, rare. Il n'y a donc pas drame.
La clé est donc dans : « Que faire pour éviter tout cela ? ». Au-delà de la France, c'est à l'Europe qu'il revient de revoir la copie de sa politique africaine. Car, on ne peut impunément continuer de fermer les yeux sur les pratiques politiques dans ces pays où des guerres interminables sévissent et déciment des populations entières. Le Rwanda, la Centrafrique, le Tchad, la RDCongo (Kinshasa), l'Angola, le Congo-Brazzaville, la Côte d'Ivoire, etc., sont des cas inoubliables. Au-delà de l'immigration décriée en France, c'est plutôt de l'exil, de l'exode qu'il faut parler. Car, outre les guerres, il faut aussi parler des chefs prédateurs qui, comme dans un système de vases communicants, trouvent des complices ailleurs. Et, dans ce jeu de pillages, de détournements de fonds, le grand bénéficiaire, c'est d'abord l'Europe avant les autres. Et elle est donc obligée de fermer les yeux. Ceci expliquerait-il cela ?

Comment faire alors ?

Plus de quarante ans aujourd'hui, quarante-sept ans précisément, il est toujours interdit de toucher au marché de dupes, de truands, et de pilleurs séculaires qui consacre le « Pacte colonial »[1] et sacralise la kleptocratie dans ces pays avec la connivence de l'Europe en général et de l'Etat français en particulier. Quiconque ose y toucher se voit tomber la foudre de Paris sur la tête. Ceci explique les flux migratoires massifs Sud-Nord. Et tant que l'Europe, la France en particulier n'auront pas mis fin à ce pillage séculaire, surtout à l'affectation et l'installation dans nos pays des « Préfets de région » ou des « Gouverneurs généraux-Présidents » au service de la France, le problème de l'immigration Afrique-Europe (Sud-Nord) ne sera jamais réglé, et les pays dits du Nord, c'est-à-dire l'Europe, seront confrontés à cette immigration pour très longtemps.
En règle générale, personne n'aime partir, quitter, plutôt fuir son pays. Alors, si on veut réellement endiguer ce fléau à défaut de le stopper net, c'est cette situation qu'il faut avant tout régler, c’est-à- dire :
« Cesser d'installer, de soutenir et de cautionner en Afrique des régimes politiques de moralité peu recommandable. Humaniser et civiliser les pitbulls et autres rottweilers que l'Europe et la France en particulier affectent ou installent dans ces pays pour les besoins de leurs intérêts, et au grand mépris des vies humaines ».
Alors seulement les Africains seront heureux de rester et de vivre chez eux[2].
Après le plan « A », celui qui consiste à monter les opérations de parachutage et d'installation au pouvoir des dictateurs criminels et des kleptocrates en Afrique, il doit bien exister dans les archives françaises un plan « B », pour le cas où… !

De l’ADN aux « Non-Aryens » demain ?

Tous à nos langues respectives. Le top est donné par la France. Mais en même temps, un débat à enrichir est ouvert.
Récemment, courant septembre 2007, la France a fait voter une énième loi sur l’immigration ordonnant et imposant la connaissance de la langue française avant de postuler à un éventuel séjour en France. Cette loi inclut et impose le prélèvement de l’ADN de tout postulant à l’exode, sous le prétexte de mieux confirmer la filiation des enfants avec leurs parents dans les cas de regroupement familial.
Cette loi inique et abominable dans son genre, fait retourner la France à la IIIe et la IVe République, et rappelle les moments sombres du régime de Vichy des années 1940, de sinistre mémoire.
La crise économique, comme celle des années 1940, qui a poussé le régime de l’époque à prendre des décisions d’expulsion des Juifs et autres étrangers au nom de l’économie nationale, oblige le gouvernement français, en 2007, à adopter des mesures similaires. La seule différence, et de taille, est que le régime français du XXIe siècle est allé plus loin avec son exigence d’ADN.
Ceci étant, comment prouver la filiation d’un enfant adultérin ou celle d’un enfant adopté ? Comment prouver la filiation d’un enfant obtenu par insémination dont le donneur est anonyme, le père légitime ayant été scientifiquement déclaré stérile ?
Il n’y a pas au monde un seul pays où il n’y a pas d’étrangers. Partout où il y a un être humain, il y a un étranger. Partout, à travers le monde, sur tous les continents, dans tous les pays, on rencontre des Français et des personnes de diverses nationalités. A travers le discours de M. Nicolas Sarkozy, il est facile de comprendre que, selon lui, les malheurs de la France, le chômage, seraient du fait des étrangers, des immigrés. Soit.
Mais au regard de la tournure que prend la situation, comment fera-t-on pour reconnaître dans la rue celle ou celui qui est immigré et celle ou celui qui ne l’est pas ? Dans ce pays, il y a des Noirs, des Arabes, des Jaunes et autres Bronzés Français issus de son Empire colonial. On dit que ce sera la tâche de la Police et la Gendarmerie pour débusquer les « indésirables ».
Seulement voilà, les Policiers et les Gendarmes sont aussi des êtres humains. Avec l’avalanche des lois déjà existantes, ils sont indiscutablement débordés. Pour leur faciliter la tâche et éviter ainsi à ceux qui ne sont pas concernés par ces mesures, les tracasseries policières inutiles, ne serait-il pas plus judicieux, comme cela s’est fait il n’y a pas très longtemps, d’instaurer un système qui puisse faire en sorte que l’étranger vivant en France soit facilement repérable et reconnaissable dans la rue ?
Cela étant, ne serait-il pas préférable qu’on délivre à tous les étrangers ou immigrés des badges jaunes ou rouges sur lesquels serait imprimée la lettre « E » comme étranger bon à expulser ou « I » comme immigré, sous-homme indésirable ? Ce qui les distinguerait des autres Français de souche Noire, Jaune et Arabe, à moins qu’on mette tout le monde dans le même sac, et peu importe qu’ils soient Français ou pas, le seul critère étant la couleur de leur peau.
La solution la plus facile à ce problème épineux est qu’il faut donc que tous les étrangers, tous les immigrés se mettent à porter sur leurs habits un badge frappé d’un « E » ou d’un « I ». Ce badge peut être métallique ou plastifié (style pin’s) ou en tissu, avec la lette « E » ou  « I » imprimée en rouge ou jaune.


De la langue française

Tout être humain ayant décidé de vivre dans un pays autre que le sien propre où il est né est obligé d’apprendre et de savoir parler, lire et écrire la langue du pays qui l’a accueilli. Cela est aussi simple et vieux comme le monde.
Mais que cette nécessité soit un programme ou un thème de campagne électorale et un programme de gouvernement, cela devient inquiétant, très inquiétant. Non pas seulement pour ceux qui vivent en France métropolitaine et dans ses DOM-TOM (colonies déguisées), mais aussi et surtout pour les Français qui aiment voyager, qui aiment élire domicile aux quatre coins du monde, où ils se trouvent souvent en terrain ou territoire conquis.
Devant cette surenchère, je ne crains qu’une chose : « la réponse du berger à la bergère ». Je crains simplement que l’arroseur ne soit arrosé à son tour. Ceci dit, pourquoi les Chinois, les Japonais, les Russes, les Australiens, les Néo-Zélandais, les Danois, les Allemands, les Suédois, les Finlandais, pour ne citer que ceux-là, n’exigeraient-ils pas, à leur tour, des Français d’apprendre leurs langues depuis la France avant de partir y vivre ? Pourquoi les Africains n’exigeraient-ils pas qu’un Européen en général, et un Français en particulier, apprenne depuis son pays, le lingala, le kikongo, le wolof, le mandingue, le swahili, l’arabe, le sango, etc., avant d’émigrer dans les pays où ces langues sont pratiquées ?
Hier, la France a décidé et imposé la Carte de séjour et le visa obligatoire à tous les ressortissants des pays pauvres en particulier. La mesure s’est généralisée partout, même si les Consulats africains les délivrent avec beaucoup plus de condescendance, de facilité aux occidentaux qu’ils n’en délivrent, eux, surtout aux Noirs et aux Arabes, avec la même promptitude.
Aujourd’hui, après la Carte de Séjour et les visas, c’est la langue française et la production de l’ADN qui sont exigés à tous les étrangers et particulièrement aux Noirs d’Afrique.
Demain, après la langue et l’ADN, sera-t-il exigé le critère de la peau ?
Demain, demandera-t-on aux non-Blancs de devenir d’abord Blancs avant d’émigrer vers les pays des Blancs ? Et l’inverse sera-t-il aussi possible ?
Et si demain les Noirs et les Arabes demandaient eux aussi aux Blancs de se faire Noirs ou Basanés avant de prétendre vivre dans un pays non-européen, non-Blanc ?
Ainsi, des Non-Blancs on passera aux « Non-Aryens », comme aux siècles derniers.
Pourquoi, comme sous la IIIe République, ne pas faire réimprimer des timbres poste sur lesquels serait imprimée la mention : « Sauvons la race » ?
Le débat que vient de soulever le président Nicolas Sarkozy est un faux débat. Cependant le problème qu’il pose est dangereux pour l’humanité, car au-delà de son exigence se profile et se cache une arrière-pensée, un Non-dit mal camouflé, tellement il est limpide. Il se résume par une simple phrase : « la culture de la haine et du rejet de l’autre » qui, elle, risquera d’entraîner ou d’engendrer des comportements inacceptables et très regrettables.
Dommage que la France, le pays des Lumières, la Patrie des Droits de l’Homme et Fille Aînée de l’Église Catholique, en soit réduite à ce point ! Mais une question tout de même, la langue française serait-elle en perte de vitesse ? Est-ce par ce moyen qu’elle assurera  son expansion, si ce n’est pour accélérer sa perte de vitesse ?
Tous les grands-parents et parents du président Nicolas Sarkozy savaient-ils tous parler, lire et écrire le Français avant d’émigrer et de débarquer en France ?
Le pire, dans tout ça, est que c’est comme ça que ça commence.
Hier encore, on est parti de l’exclusion des Non-Blancs à la barbarie institutionnalisée avec la destruction des Indiens, l’anéantissement des Noirs dont on a fait une marchandise. Puis on réactualisera le poids idéologique de la suprématie blanche (exclusion des non-Blancs et des « non-Aryens »).
Le politique qui devrait éduquer son peuple et lui dire que l’homme est universel, qu’il est interdit d’exclure, de rejeter l’autre, est le premier à sacraliser cet interdit. D’ailleurs le thème de la génétique n’est pas innocent. Il a été employé, utilisé à dessein. Au rythme où vont les idées, demain on répétera qu’un Noir ou un Arabe n’est pas un être humain. On reviendra aux vieilles recettes des XIIIe et XIVe siècle.
Le président Nicolas Sarkozy a sa langue, mais pas toutes les matières premières dans son pays. Il n’a que des idées. Et demain, si ces autres peuples qu’il répugne et dont il refuse de reconnaître les souffrances et les atrocités subies refusaient de parler sa langue et lui disaient qu’avant d’exploiter nos richesses, il faut d’abord apprendre nos langues ? Soulèvera-t-il des armadas, des troupes et des blindés pour aller mâter ces « insoumis », ces « sauvages », ces « sous-hommes » ? Car c’est avec ces vocables qu’on les désignera, comme par le passé.
En tout cas, j’ai la faiblesse de penser que cette affaire de langue, surtout de l’ADN, soulevée et légiférée par le président de la République Française, en 2007, est une affaire qui risquera d’aller plus loin et de poser ou d’entraîner d’autres problèmes auxquels son géniteur n’a certainement pas pensé. J’ose tout de même espérer qu’il a mesuré toute son ampleur.

Pour éviter les hordes de Nègres aux frontières de la France…

En posant le problème de la langue et de l’ADN qui serait un handicap majeur pour certaines catégories humaines, le président Sarkozy voudrait par là essayer d’endiguer le problème de l’immigration. Quoi de plus normal que de vouloir réguler le flux migratoire, même si depuis la nuit des temps l’homme a toujours voyagé et qu’il est un éternel immigré[3].
Le disant, nous savons tous que les premiers visés, ce sont les Arabes et surtout les Noirs d’Afrique, ces indésirables dont les parents ont versé leur sang pour un pays qui ne les reconnaît plus, un pays ingrat[4].
Le président Sarkozy et son gouvernement omettent volontairement qu’il existe, encore aujourd’hui, ce que les Africains appellent « Le Pacte colonial ».
Récemment, il a reçu les barons de la Françafrique, les piliers de ce pacte colonial. Mais qu’est-ce que c’est le pacte colonial pour lequel il ne dit mot ni ne remet en cause ? Le président Sarkozy et son gouvernement, en raison des batteries et avalanche de lois contre l’étranger, mettront-ils fin à ce pacte ? Supprimeront-ils la Cellule Africaine de l’Elysée ?
La France du président Sarkozy, vecteur des « exodes » massifs, par ses diverses mesures, mettra-t-elle un terme à la « Françafrique / Mafriafrique » pour endiguer l’arrivée en masse de ces hordes de sous-hommes indésirables ?
La France du président Sarkozy et son gouvernement aideront-ils les peuples africains à se débarrasser des dictateurs, des criminels, des kleptocrates et autres Préfets de région qu’ils ont toujours pris l’habitude et le soin d’installer dans nos pays en Afrique, voire ailleurs ?
Cependant, derrière le prétexte de la lutte contre l’immigration : la xénophobie, la négrophobie et le racisme.

Jean-Claude Mayima-Mbemba
Exilé Congolais

-----------------------------------------------------

Complément de lecture :
-          Pierre-Victor Malouet, Mémoire sur l’esclavage des nègres, 1788
-          Jacques Tarnero, Le Racisme. Colonisation et colonialisme, Ed. Milan, 1995
-          Billet d’Afrique, septembre 2004, Odile Tobner, « Le racisme français »
-          Koulibaly Mamadou, Les servitudes du pacte colonial, Ed. CEDA/NEI, Abidjan, 2005.
-          Odile Tobner : Du racisme français. Quatre siècles de négrophobie, Ed. des Arènes, Paris, 2007.
-          Louis Sala-Molins, Le Code Noir ou le calvaire de Canaan, PUF, Paris, 1987
-          André Castaldo (introduction de Christiane Taubira), Codes Noirs de l’esclavage aux abolitions, Dalloz, 2006



[1] Pr. Mamadou Koulibaly, Les servitudes du pacte colonial, Ed. NEI/CEDA, Abidjan, 2005
[2] Cf. : Blog Congo-Mfoa : http://la-lettre-du-congo-mfoa.over-blog.com
[3] Mage Tristan, La dérive de Charles Pasqua : Étude comparative de son projet de Loi relatif à l’immigration et aux conditions d’entrée, d’accueil et de séjour des étrangers en France avec les décrets, lois et textes en vigueur, Paris, Tristan Mage Editeur, 1993.
[4] Eric Deroo et Antoine Champeaux, La Force Noire. Gloire et infortunes d’une légende coloniale, Tallandier, Paris, 2006.

dimanche 6 mai 2012

[IMMIGRATION] N'instrumentalisons pas l'immigration

SOURCE : CHERBIB <cherbib@gmail.com>
Envoyé le : Jeudi 3 mai 2012 12h26
Objet : [sidibouzid-solidarite] Libé : N’instrumentalisons pas l’immigration Tribune 02.05.2012

http://journal.liberation.fr/publication/liberation/917/#!/0_22
Bonjour,

Cherbib vous invite à lire cet article :
N’instrumentalisons pas l’immigration
Toute l'actualité avec Liberation.fr

Tribune 02.05.2012
N’instrumentalisons pas l’immigration

Si la gauche, dans toutes ses composantes, a su convaincre une
majorité d’électeurs - parmi lesquels de nombreux habitants des
quartiers populaires et/ou issus de l’immigration -, c’est parce
qu’elle a marqué son rejet du bilan désastreux des cinq années de
Nicolas Sarkozy. Parce qu’elle a commencé à pointer les vraies causes
des problèmes économiques et sociaux (dont les conséquences sont
supportées par la grande majorité des Français), mais également parce
qu’elle s’est prononcée sur les questions sociétales et, entre autres,
sur sa volonté d’accorder aux étrangers non-communautaires le droit de
vote aux élections locales. En accordant majoritairement leurs
suffrages à la gauche et à François Hollande le 22 avril, une majorité
d’électeurs s’est clairement prononcée pour une société fondée sur
plus de justice et plus d’égalité.

En cette veille de second tour, il y a lieu d’être vigilant face aux
dangers de dérives xénophobes. La course aux voix des électeurs du FN
peut y conduire.

Il y a d’autant plus lieu d’être vigilant que ces dérives ne sont pas
le fait des seuls politiciens de droite. Nos craintes sont aussi
ailleurs. Que de fois, en d’autres circonstances, n’avons-nous été
trompés non seulement par les promesses non tenues (Mitterrand en
1981), mais aussi scandalisés par les déclarations inqualifiables
selon lesquelles l’extrême droite «posait les bonnes questions mais…».

Nos craintes sont d’autant plus fondées si l’on se réfère aux récentes
déclarations de certains responsables du Parti socialiste n’hésitant
pas à affirmer que des habitants des quartiers populaires souffrent de
l’insécurité, «souffrent d’une immigration clandestine non maîtrisée».
Les mêmes «émettent des doutes» quant au droit de vote ou à la
nécessité de régulariser les sans-papiers.

Nous n’acceptons pas que les questions liées à l’immigration soient
ainsi manipulées à des fins électoralistes. Revenir sur les promesses
et les propositions des candidats, c’est non seulement trahir la
confiance de millions d’électeurs qui ont voté pour la gauche mais,
qui plus est, cela n’aidera pas à gagner les électeurs du FN. Les
raisons du désarroi et de la désespérance des millions de gens qui se
sont soit abstenus, soit prononcés pour le Front national sont à
chercher ailleurs. C’est le modèle ultralibéral et le système
financier dominant qui ont fini par déposséder les pays et les Etats
de leur souveraineté ainsi que les peuples et les gens de leur
citoyenneté réelle. Plutôt que de s’en prendre à l’idée d’accorder le
droit de vote aux étrangers non-communautaires aux élections locales,
n’y a-t-il pas lieu au contraire de revendiquer encore plus de
citoyenneté, premier pas pour recouvrer plus de souveraineté pour tous
et toutes ?

Nous mettons en garde toutes celles et tous ceux qui seraient tentés
par les dérives démagogiques et les anathèmes contre les immigrés en
vue de gagner les suffrages des électeurs FN. Ils risquent de perdre
ceux-ci ainsi que l’âme et la confiance de ceux et celles qui les ont
soutenus.

Tout en restant extrêmement vigilants et fermement opposés à ces
amalgames et instrumentalisations des immigrés, nous sommes conscients
de la gravité de la situation et de la nécessité de mettre fin au
quinquennat désastreux de Nicolas Sarkozy sur le plan économique,
social et surtout moral en matière de respect des droits de l’homme et
d’égalité des droits. C’est pourquoi nous appelons à la mobilisation
générale et citoyenne pour voter François Hollande. Mais nous
veillerons à ce qu’une fois élu - ce que nous souhaitons - , celui-ci
demeure fidèle à tous ses engagements.

Premiers signataires : Sophie Bessis Economiste Tarek Benhiba, Najet
Mizouni Professeur de droit public Mohsen Dridi Militant associatif
Alima Boumediene Ancienne sénatrice Gilles Manceron Historien Tewfik
Allal Militant associatif Kamel Jendoubi, Abderrazak Bouazizi, Chérif
Ferjani Professeur de sciences politiques Hichem Abdessamad Historien
Hédi Sraieb Economiste Muharrem Koc, Umit Metin, Mouhieddine Cherbib,
Joël Roman Philosophe, essayiste et éditeur Etienne Balibar Philosophe
Dominique Tricaud Avocat François Gèze Editeur Sonia Dayan-Herzbrun,
Abdallah Zniber et Gustave Massiah…

lundi 7 mars 2011

Une droite en compétition avec l'extrême-droite sur le terrain du racisme...

Une droite en compétition avec l’extrême-droite sur le terrain du racisme se dispute jour après jour le même électorat.

L’UMP qui par l’entremise de J-F Copé reçoit à guichets fermés Eric Zemmour afin que celui-ci puisse galvaniser des troupes affaiblies par la médiocrité des prestations et des résultats de son chef à talonnettes. Avec au programme de ses idées et propositions de caniveau : la suppression de la loi Taubira, la suppression de toute possibilité de poursuite pénale contres les propos et faits racistes, et quelques autres joyeusetés dans le registre "je fais mieux que le FN"...

Tout cela après l’instrumentalisation par un autre membre de l’UMP, Patrick Karam et son compère Daniel Dallin, de l’association Collectif Dom afin de porter plainte pour racisme, au profit de la classe béké de Martinique, contre "une femme verticale" défenseur de tous les droits humains Ghislaine Joachim Arnaud secrétaire générale de la CGTM.

Les descendants des maîtres esclavagistes de la Martinique qui obtiennent grâce au Collectif Dom la condamnation à 5000 euros de notre soeur Ghislaine combattante de la liberté pour des droits égaux pour tous et toutes ! On aura tout vu ou presque !

Mais le mal n’est-il pas plus profond qu’il n’y paraît ?
Car enfin que dit et que fait la gauche ?

Un Jean-Pierre Chevènement assimilé socialiste et ancien ministre de Mitterrand et Jospin qui soutient mordicus un Eric Zemmour négrophobe, arabophobe, pétainiste et machiste.

Socialistes en parti ou au sein d’associations dites anti-racistes ou des droits de l’homme qui n’ont pas eu un moment ni un texte pour dénoncer publiquement le racisme négrophobe de Jean-Paul Guerlain après sa prestation nauséabonde du 15 octobre en direct sur France 2. Que dire des socialistes très connus qui dirigent à des postes très élevés la multinationale LVMH, tenancière de la Sté Guerlain, créée par le négrophobe aux propos négationnistes Jean-Paul Guerlain (JPG) sinon qu’ils sont complices à 100% !
Complices puisqu’ils n’ont toujours pas pris, après 5 mois toutes les décisions qui s’imposaient pour rayer de leur société toute trace de JPG "l’homme qui se parfume au racisme du vieux blanc colonial"...

Complices puisqu’ils refusent de se prononcer pour des mesures élémentaires de réparations permettant d’assurer d’une part une diversité ethnique incluant dorénavant les noirs dans tout le groupe et à tous les niveaux et d’autre part des initiatives dans le cadre d’actions positives au profit de causes collectives de la communauté noire dans le domaine de la culture, de la santé, du logement et tout autre activité permettant de mettre en valeur les enfants, les femmes et hommes u groupe humain noir.

Complices du racisme négrophobe puisque la maison Dior a fait en trois jour avec John Galliano, auteur de propos anti-sémites ce qu’il n’ont pas fait en 5 mois pour JPG l’auteur des propos négrophobes et révisionnistes du 15 octobre sur France 2...

Tout milieu social, tout groupe humain qui est opprimé et subit l’inégalité des droits avec les autres humains ne peut obtenir Justice qu’en luttant dans la dignité, en imposant le respect qu’on lui doit comme on le doit aux autres.

Cela s’appelle être "Vertical" comme disait Marcel Manville !
Il n’y a aucune issue ni dans la compromission, ni dans le leurre qu’en étant gentil avec "le bwana" on pourra obtenir quelque chose !

Le Respect se gagne dans la lutte et la fermeté sur les principes et les revendications qui l’ont déclenchée.
C’est le chemin que nous devons prendre en ne nous laissant pas berner une fois encore par les jeux cyniques d’une classe politique qui se fout de la justice sociale et de l’égalité des droits civiques entre les différents groupes humains.

Le seul langage que ces gens comprennent c’est l’action ainsi que la possible remise en cause de leurs avantages électoraux et économiques...

Paris le 5 mars 2011

[1]
Agir pour les Réparations Maintenant pour les Africains et Descendants d’Africains

 
Notes
[1] A.R.M.A.D.A

----------------------------