Faucon
Il a éclipsé le Ministre de l’Intérieur, le Ministre de la Justice, le directeur général de la Police, le Commandant de la gendarmerie. Il n’y en a plus que pour Serge Oboa. Le général de brigade Serge Oboa sort les griffes, exhibe les crocs et menace tous les contrevenants de la classe politique et particulièrement ceux de l’opposition du Congo-Brazzaville qui oseraient entraver la marche de Denis Sassou Nguesso vers la victoire en mars 2026. A quel titre Serge Oboa s’exprime-t-il ? La mise en garde est on ne peut plus claire. Quiconque se mettrait en travers du chemin d’avenir sera écrasé sans « état d’âme »,, dixit le général de la DGSP. « Le match se joue sur le terrain, pas dans la rue ». Qui a conféré à Serge Oboa le pouvoir de s’adresser à la classe politique ? Les autorités préfectorales (Cf L’affaire Anatole Limbongo Ngoka dans la Likouala), militaires et policières sont-elles au-dessus des lois ?
A Brazzaville, dans les
quartiers nord de la capitale, le patron de la direction
générale
de la sécurité présidentielle (DGSP) est largement moqué
pour son
accent à couper au couteau et son image de marionnette
entre les
mains du clan de l’axe Olombo-Boundji-Oyo-Makoua-
Cet homme, au charisme d’une huître, qui a vécu dans l’ombre des sécurocrates du régime à l’instar de Motando, Morlendé, Blaise Adoua, Patrice Ondelé, Avoukou Ngatsé Nianga Mbouala, Jean-François Ndengé, Jean-Dominique Okemba, Pierre Oba, Norbert Dabira, n’est pas le remède à la crise sécuritaire et politique dans laquelle Denis Sassou Nguesso a plongé le Congo-Brazzaville depuis le 5 juin 1997 avec le renversement de Pascal Lissouba et les institutions démocratiquement installées en 1992, au lendemain de la Conférence nationale souveraine. Serge Oboa, promu au grade de général de brigade par ethnocentrisme, œuvre pour l’avenir de « mbochis » et a fait allégeance au khalife d’Oyo et considère Denis Sassou Nguesso comme le plus grand président du Congo-Brazzaville. Les éléments de Serge Oboa tuent, cassent les maisons et brûlent les motos à l’instar des échauffourées dans le district de Mindouli dans la région martyr du Pool. Serge Oboa n’a pour seule ambition que de pérenniser le pouvoir prédateur et dictatorial de Denis Sassou Nguesso.
Comme si les populations du Congo-Brazzaville n’avaient pas d’autres priorités : un Etat en totale déliquescence, une crise économique endémique, un système industriel inexistant, un chômage massif, un endettement hors des clous, un système éducatif et sanitaire en lambeaux, des infrastructures effondrées, sans parler de la soif de liberté sans pareille de sa jeunesse.
Benjamin BILOMBOT BITADYS

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